Moi : Salut tout le monde ! Oui, je sais, ça fait longtemps... J'suis désolée, j'ai été super occupée... Entre les exams et les TEA de la Fac et les problèmes persos, j'ai vraiment pas eu le temps d'écrire ! Euh du coup, joyeuses Pâques en retard hein ! J'espère qu'ils étaient bons vos chocolats !
Kyoya : C'était-
Ryuga : Pour ta survie personnelle, je te conseille d'éviter de dire que c'était bien pour toi parce que c'était les vacances.
Moi : Oui tiens, écoute la voix de la raison et ferme ta tronche u_u
Kyoya : ...
Moi : Oui donc j'espère que vous allez bien ! Après des semaines d'absence me revoici...avec un chapitre pas franchement fun... ^^'
Chris : Oh bah youpi, ça valait le coup d'attendre ! XD
Moi : Héhé, détestez-moi, je maltraite mes personnages X)
Kyoya : Je sens que les vacances elles sont vraiment finies là...
Moi : Allez, disclaimer ! ^^
Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Ryu ! Bonne lecture tout le monde, et essayez de pas trop déprimer... ^^'
Réponse aux reviews :
Komachu : Chris, le pote relou qui sait pas se réguler XD
C'est pas une bonne idée de sauter dans le public s'il est pas prévenu, c'est un coup à s'éclater lamentablement au sol XD
Marius : J'aime bien comme on a tous acté que Chris est un gamin alors que dans l'anime il est quand même vachement sérieux XD
T'inquiète pas, Chris et Ryuto sont motivés pour l'opération Cupidon u_u
Coolio : Chris, Ryuto and Gingka together is too much energy XD
40 chapters to make Dashan come ! He made us wait ! XD
Dashan really is a guy that gives off cool vibes X)
Alors qu'il était en train de préparer le dîner chez lui, Kyoya était un peu ailleurs. Il avait du mal à cuisiner depuis quelques jours, et ce soir ne faisait pas exception. Pas qu'il manquait d'idée ou d'envie de cuisiner, non, mais en fait il manquait d'appétit, et cuisiner en n'ayant pas faim s'avérait très compliqué. Ça faisait plusieurs jours que le vert ne se sentait pas très bien et que l'idée de manger en quantité classique le rendait nauséeux. Il savait très bien pourquoi il était dans cet état. Il ne faisait que repenser à son infidélité… À chaque fois qu'il posait les yeux sur Nile, à chaque fois qu'il se retrouvait seul avec ses pensées, à chaque fois qu'il se couchait dans leur lit, ce lit où il avait couché avec son ancien petit-ami…
Les premiers jours après son adultère, Kyoya s'était senti dévorer par la culpabilité mais il était parvenu à se tenir debout et à garder toutes ses habitudes. Quand Nile était rentré de son déplacement, la culpabilité s'était faite quasiment écrasante, étouffante, mais pourtant il avait réussi à encore tenir, à faire comme si tout allait bien, et son compagnon n'avait rien remarqué d'étrange dans son comportement. Le vert avait alors commencé à se sentir mieux et il avait cru que ça irait, qu'il était sorti d'affaire, que sa conscience allait lui foutre la paix et qu'il allait se sentir mieux, ce qui ne voulait pas dire se sentir bien. Se sentir réellement bien, Kyoya avait la sensation qu'il ne saurait plus jamais réellement comment c'était… Mais de toute façon, il avait été trop optimiste, trop hâtif dans ses conclusions, ou trop naïf et con, tout dépendait des perspectives. Quelques jours après que Nile soit rentré, alors que l'oméga se sentait mieux, soudainement tout s'était effondré. Il avait recommencé à se sentir horriblement mal et soudainement il avait perdu son appétit. Ça ne lui était jamais arrivé auparavant. Enfin si, une fois, quand il avait rompu avec Ryuga, sans surprise… Là il arrivait encore à manger, mais seulement en petites quantités. Rien que de penser à manger en quantités habituelles pour lui, il avait une horrible envie de vomir… Ça ne lui ressemblait pas d'être comme ça, il DÉTESTAIT se sentir malade comme ça, mais que pouvait-il y faire ? Il n'était pas réellement malade donc il ne pouvait pas se soigner, il devait simplement s'accrocher et essayer de se calmer pour retrouver son état normal.
En attendant il devait toujours cuisiner pour ce soir, et le problème résidait dans le fait qu'il ne cuisinait pas que pour lui. Si Kyoya avait été seul, il n'aurait sans doute même pas cuisiné, ou alors juste une soupe pour se donner bonne conscience et puis basta, mais malheureusement il n'était pas seul. Non seulement il ne pouvait pas ne pas cuisiner puisqu'il faisait aussi à manger pour son compagnon, mais en plus il ne pouvait pas non plus ne pas manger puisque sinon ce même compagnon s'inquiéterait pour lui et l'engueulerait probablement.
-J'ai pas le choix, faut que je cuisine comme d'hab… pensa le vert en soupirant, planté devant le plan de travail de la cuisine. Je vais faire un truc léger et prier pour que Nile ne remarque pas que je mange moins que d'habitude…
Kyoya redoutait l'inquiétude caractéristique de son conjoint. C'était l'un de ses traits de caractère qu'il aimait et détestait le plus à la fois. Quand on allait mal mais qu'on arrivait pas à en parler, avoir quelqu'un comme Nile qui s'inquiétait facilement, savait décrypter les gens comme personne et insistait jusqu'à vous faire cracher le problème était une bénédiction. En revanche, quand on allait mal mais qu'on n'en parlait pas volontairement parce qu'on ne le voulait pas, là les gens comme Nile devenaient une véritable plaie. Kyoya espérait sincèrement que pour cette fois, le bêta allait garder son inquiétude de côté et ne rien remarquer de son étrange comportement. Il ne se sentait absolument pas capable de subir un interrogatoire, de soutenir le regard inquiet de Nile, de lui mentir encore et encore comme il le faisait déjà bien trop… Le vert n'allait plus réussir à supporter ça à la longue, il sentait qu'il était de plus en plus instable. Il avait la sensation de marcher sur un lac gelé : au moindre faux pas, la glace pourrait se briser et il se retrouverait alors englouti dans des eaux sombres et glaciales.
Occupé à broyer du noir, l'oméga entendit à peine son téléphone émettre une petite sonnerie derrière lui, lui indiquant qu'il venait de recevoir un message. Ça lui sembla être une sorte de son très lointain alors que pourtant son téléphone était posé à même pas un mètre derrière lui, sur la table de la cuisine. Mécaniquement, il tendit le bras en arrière, attrapa son téléphone et le ramena devant son visage pour voir de qui venait le message, s'attendant à ce que ce soit son père. À sa grande surprise, c'était en réalité un numéro inconnu qui lui avait envoyé une vidéo suivie d'un texto, et il l'aurait complètement ignoré s'il n'avait pas lu les premières lignes du texto qui s'affichaient sur la notification. Il avait reconnu un nom…
-Ryuto… ? Souffla-t-il, incrédule, fixant l'écran de son téléphone.
Comment était-ce seulement possible ? Comment Ryuto pouvait-il avoir son numéro de téléphone ? Le petit frère de Ryuga et lui ne s'étaient plus vus depuis dix ans évidemment… Était-ce Ryuga justement qui aurait donné son numéro à son cadet ? Ça paraissait étrange tout de même, le blanc ne connaissait le numéro de Kyoya que depuis récemment et n'avait aucune raison de le donner à son petit frère. Peut-être avait-il raconté à Ryuto ses péripéties de voisinage et que celui-ci lui avait alors demandé le numéro de l'oméga pour renouer contact… Oui, peut-être, ça paraissait plutôt logique. Enfin, il ferait mieux de lire le message, Ryuto s'y expliquait peut-être.
Kyoya déverrouilla donc son téléphone, ouvrit son application de messages et manqua de s'étouffer en voyant la vidéo s'afficher, enfin la miniature de la vidéo. C'était Ryuga debout sur une scène avec une guitare dans les mains, SA guitare ! Mais comment ? Kyoya se souvenait d'avoir entendu l'alpha dire qu'il avait arrêté d'en jouer et qu'il avait laissé son instrument chez ses parents, alors comment pouvait-il l'avoir récupéré et en jouer à nouveau comme si de rien n'était ? Le vert en était sûr, c'était bel et bien la guitare que son ex avait quand ils étaient ensemble, il la reconnaissait ! Il ne pouvait pas oublier cette Gibson noire couverte de stickers qu'il avait tant vue dans sa jeunesse…
-Il faut que je lise ce texto, je dois comprendre ce qu'il se passe… pensa l'oméga.
Kyoya ignora donc totalement la vidéo que Ryuto lui avait envoyé et se concentra sur le message texte qui suivait. C'était un très long message, un « pavé » comme on disait, mais le jeune homme aux cheveux verts s'en fichait bien. Un peu de lecture ne le dérangeait pas.
« Salut Kyoya ! Je sais que tu dois être surpris de recevoir quelque chose de ma part parce que je ne suis pas censé avoir ton numéro et qu'on ne s'est pas vus depuis dix ans. C'est Kakeru qui me l'a donné, à ma demande. Je voulais renouer avec toi ! Tu sais bien que je t'ai toujours beaucoup apprécié.
Tu ne dois pas comprendre non plus pourquoi je t'envoie une vidéo de mon frère en train de jouer « In The Shadows » sur la scène d'un bar avec Chris et son pote Dashan (c'est le mec derrière la batterie). J'espère que ça ne va pas sonner bizarre, mais je voulais que tu le voies heureux. Je sais que par le plus pur et étrange des hasards vous êtes voisins maintenant, et je sais que tu as pu constater qu'il ne va pas très bien… Vous n'êtes peut-être plus ensemble mais je te connais, ça doit te faire de la peine de le voir comme ça. C'est pour ça que je suis venu à MetalBey City d'ailleurs, Chris m'a appelé à la rescousse pour remonter le moral de mon frangin ! Je lui ai ramené sa guitare, qu'il croyait avoir laissé en plan chez nos parents mais qu'en fait je gardais précieusement dans mon appartement depuis des années, parce que je voulais qu'il réussisse à faire comme avant et à exprimer ses émotions avec, et aussi parce que je sais qu'il tient à cette guitare mais qu'il est trop con pour le dire (lui dis pas que j'ai dit ça STP, je tiens à la vie…). »
Kyoya ne put s'empêcher de glousser, sincèrement amusé. Ryuto n'avait pas changé d'un iota en dix ans et c'était très agréable à constater. Il était visiblement toujours aussi débordant d'énergie, toujours aussi positif et toujours aussi fusionnel avec Ryuga. Alors comme ça, le journaliste pensait avoir abandonné sa guitare chez ses parents mais c'était en réalité son cadet qui l'avait, attendant patiemment le bon moment pour la rendre à son propriétaire légitime… Ouais ça leur ressemblait bien, à tous les deux. En tout cas, le mystère du numéro de téléphone était élucidé. L'oméga n'était pas tant surpris que ça d'apprendre que Ryuto avait obtenu son numéro de téléphone de la part de son petit frère Kakeru, les deux s'étaient toujours très bien entendus car ils se ressemblaient énormément.
En revanche, Kyoya ne savait que penser du reste… Il n'avait même pas fini de lire le texto et pourtant il se sentait déjà…assez retourné. Que Ryuto sache que son grand frère et lui étaient désormais voisins, ce n'était pas étonnant. Que Ryuto s'inquiète pour son grand frère et revienne à MetalBey City pour tenter de lui remonter le moral, ce n'était pas étonnant. Mais que Ryuto pense à lui et pense au fait que lui aussi devait s'inquiéter pour Ryuga et apprécierait sans doute de le voir un peu heureux et souriant… Ça c'était déjà plus étonnant. Et il avait réussi à taper en plein dans le mille en plus. Bien sûr que Kyoya voulait voir Ryuga heureux, bien sûr qu'il voulait le voir kiffer un peu sa vie et sourire, et putain que ça lui faisait plaisir de voir le blanc se remettre à la guitare. Le vert était aussi un musicien, sans prétention mais un musicien quand même. Il savait ce que ça faisait de libérer ses émotions au travers de la musique, c'était incroyable comme émotion… C'était comme libérer d'un seul coup des litres et des litres d'eau retenus par un barrage. Ryuga avait toujours eu du talent à la guitare, c'était réellement triste qu'il ait arrêté d'en jouer…
Et avant même de s'en rendre compte, Kyoya était en train de lire la suite du message de Ryuto.
« Tu sais, je pense que ça ne va pas te surprendre, mais Ryuga a arrêté de jouer de la guitare quand on a déménagé. Il a essayé de continuer au début, mais il arrivait à jouer que des trucs déprimants et ça lui faisait plus de mal que de bien. J'imagine que jouer de la guitare ça lui rappelait trop quand il était avec toi vu qu'il en jouait surtout avec toi et pour toi… Enfin, pardon, je devrais pas te dire ça, je te connais et tu vas culpabiliser. Bref, il a balancé L-Drago dans un placard et il a même plus voulu qu'on en parle de cette guitare, mais je savais qu'au fond il l'aimait toujours alors j'en ai pris soin pour lui, en attendant qu'il aille mieux. Ce soir, quand je l'ai vu monter sur scène et rejouer, j'ai eu la sensation de retrouver mon grand frère à la meilleure période de sa vie… J'crois que j'aurais pu en pleurer de bonheur, mais si je commence à pleurer il pleure aussi ce crétin… Bon j'ai trop parlé, mais en bref je me suis dit que ça te ferait plaisir de le voir un peu mieux !
Je vais rester à MetalBey City à peu près une semaine, donc si tu veux qu'on se capte, just give me a call ! Ou alors sors juste de ta maison et va chez ton voisin, y a de grandes chances que j'y sois ! »
Oui, Kyoya se doutait que Ryuga avait cessé de jouer de la guitare à cause de leur rupture, mais ça faisait quand même mal de le lire, d'en avoir la certitude… Il avait vraiment la sensation que le blanc avait en quelque sorte arrêté de vivre après leur séparation forcée, mais il fallait bien reconnaître que lui-même s'était retrouvé dans un état déplorable après cet évènement. Il n'avait plus été que l'ombre de lui-même pendant des mois, c'était comme si plus rien n'avait de saveur, comme si toutes les choses qui avant lui donnaient le sourire étaient soudainement devenues fades… Que Ryuga ait été dans le même état ne le surprenait aucunement, mais ça lui faisait forcément de la peine.
Cette vidéo… Il fallait qu'il la regarde. Il n'avait plus vu Ryuga depuis…hum…eh bien depuis ce qu'il s'était passé entre eux et qu'ils voulaient tous deux oublier, mais il avait toujours gravé dans sa tête l'horrible souvenir de la détresse de l'alpha quand ils avaient parlé de la raison qui le poussait à subir sa vie telle qu'elle était actuellement. Kyoya avait trop vu l'homme qu'il aimait encore malheureux, les traits fermés, le regard sans saveur, l'air vide et exténué… Il avait besoin de le voir heureux, vraiment besoin. C'était viscéral à ce stade, il ne pouvait pas l'expliquer mais il le ressentait dans chaque petite parcelle de son corps. L'oméga avait besoin de voir son ancien petit-ami heureux, souriant comme à l'époque où ils étaient ensemble. Il en allait de l'équilibre de sa santé mentale, ou émotionnelle, ou peut-être les deux à la fois…
Avec un peu d'appréhension, le vert appuya sur la vidéo pour la lancer. Les premières notes de la chanson le ramenèrent des années en arrière et il ne put retenir un sourire nostalgique et assez…tendre. Ryuga jouait aussi bien que dix ans auparavant, c'était étonnant mais très plaisant. Ces notes de guitare assurées, énergiques mais pas agressives… Kyoya les savourait comme des madeleines de Proust quand soudain il entendit quelque chose qu'il ne pensait pas entendre : la voix du journaliste. Il ne faisait pas que jouer la chanson, il la chantait. Ça Ryuto ne lui avait pas dit…
Oh bordel, Kyoya n'avait pas entendu Ryuga chanter depuis des lustres… Il fallait l'avouer, l'alpha avait une voix étrange dont parfois il avait un peu honte. C'était comme s'il n'avait jamais réellement terminé de muer à l'adolescence… Sa voix restait dans les graves la plupart du temps, mais quand il essayait de hausser le ton ou juste de parler plus fort que ce dont il avait l'habitude, elle montait subitement dans les aigus. Ça rendait le blanc totalement fou. Essayez donc d'être crédible pendant une dispute quand votre voix joue aux montagnes russes dans vos cordes vocales ! C'était d'ailleurs la raison pour laquelle il évitait de crier quand il s'embrouillait avec quelqu'un, et croyez-le, ce n'était pas évident. Mais étrangement, lorsque Ryuga chantait, ses cordes vocales semblaient enfin s'accorder correctement et c'était lui qui choisissait de monter dans les aigus ou de descendre dans les graves, un peu comme un bègue qui cessait subitement de bégayer quand il chantait. Voilà pourquoi il aimait bien chanter, et ça tombait bien puisqu'il chantait juste et que c'était très séduisant un homme qui chante et qui joue de la guitare. Enfin, aux yeux de Kyoya en tout cas, et il savait pertinemment qu'il n'était pas le seul à penser ça.
À ce moment-là, Kyoya n'avait plus du tout vingt-cinq ans et il n'était plus dans sa cuisine à se débattre pour cuisiner alors qu'il n'avait pas faim. Il avait à nouveau quatorze ans et il était assis sur son lit, dans le manoir de ses parents, à écouter Ryuga jouer de sa Gibson branchée sur une ampli d'une qualité bien supérieure à ce dont le lycéen avait l'habitude. Ça faisait du bruit, mais heureusement toutes les pièces du manoir étaient bien isolées et ils avaient fermé la porte pour n'embêter personne. Quelle merveilleuse période de leur vie c'était… Tout ce temps libre passé à écouter des chansons rock ou metal dont les paroles se résumaient souvent à « Je suis mal dans ma peau et personne ne me comprend donc je vais tout envoyer chier », à les mettre à fond sur des enceintes pour sauter dessus comme s'ils étaient à un concert et ensuite laisser Ryuga les rejouer avec sa guitare, de manière complètement autodidacte. L'alpha ne savait pas lire une partition de toute façon, il n'avait pas vraiment le choix que de se débrouiller tout seul pour jouer ce qu'il aimait. Au vu de son talent en la matière, Kyoya était quasiment sûr et certain que son petit-ami possédait l'oreille absolue.
-Kyoya ? L'interpella soudainement la voix de Nile derrière lui.
Le vert était tellement plongé dans ses souvenirs et absorbé par la vidéo qu'il regardait que ce soudain rappel à la réalité le fit sursauter violemment, tellement violemment qu'il manqua de lâcher son téléphone et de le faire donc tomber dans l'évier de la cuisine. Putain, il avait complètement oublié que Nile était là…
-O-Oui, quoi ? Bafouilla l'oméga en se retournant.
-Tout va bien ? Lui demanda son compagnon, l'air un peu inquiet mais surtout intrigué. Je ne t'entendais plus dans le salon…
-Oh, oui, désolé… soupira le vert en rangeant son téléphone dans sa poche. Je cherchais quoi cuisiner mais j'ai reçu un message, ça m'a déconcentré…
-Un message ? Répéta le bêta, encore plus intrigué. De qui ?
-De Ryuto. Il est venu en ville cette semaine pour remonter le moral à Ryuga, apparemment ça va pas fort…
-Oh… D'un côté je suis content d'apprendre que Ryuto est dans le coin cette semaine, mais de l'autre ça m'fait de la peine que Ryuga soit déprimé… Ça me fait encore plus de peine d'admettre que ça ne me surprend pas.
-Il a l'air d'aller au moins un peu mieux grâce à son petit frère et Chris. Ils l'ont emmené dans un bar avec une scène ouverte, il s'est remis à la guitare.
-Ah oui ? C'est cool ça ! Il jouait super bien de la guitare, c'était dommage qu'il ait arrêté. Et si ça lui remonte le moral, c'est encore mieux.
Kyoya hocha la tête pour approuver et perdit son regard sur leur rue par la fenêtre au-dessus de l'évier. Comme il était quelque chose comme vingt heures et qu'on était à la fin du mois de juillet, il faisait encore clair dehors. Le ciel était rose-orangé, donnant une ambiance onirique et calme à la ville. Quand on voyait ça, on n'avait pas envie de rester enfermé chez soi, on avait envie de sortir, de se trouver un coin tranquille et de s'allonger dans l'herbe pour regarder le ciel et se perdre dans des rêveries sans fin jusqu'à ce que la nuit tombe définitivement, et encore. Le vert poussa un petit soupir à cette pensée. L'été était vraiment la pire période pour être un oméga, surtout un oméga non marqué. Il fallait subir des chaleurs alors qu'il faisait déjà horriblement chaud, se renfermer chez soi, fuir les endroits pleins de monde… Ce n'était pas une vie ça. C'était de la torture… Enfin bon, c'était trois-quatre mois de sa vie, il pouvait y survivre. Il fallait qu'il s'accroche jusqu'à l'automne.
-Tu n'as pas commencé à préparer le dîner ? S'étonna le jeune homme d'origine égyptienne, sortant une nouvelle fois son petit-ami de ses pensées. Ça commençait vraiment à devenir une habitude.
-Oh, ça… J'allais commencer mais j'ai été distrait par le message de Ryuto… dit Kyoya en se grattant la nuque. Désolé… Tu dois vraiment avoir faim maintenant…
-Pas tant que ça mais je m'inquiète un peu, lui répondit Nile. T'as reçu ce message il y a quoi ? Cinq ou dix minutes ? Tu es dans la cuisine depuis une demi-heure Kyoya, et tu n'as toujours rien sorti…
-Désolé… s'excusa une nouvelle fois le vert. Il voulait éviter ça, mais évidemment il avait fallu que son compagnon soit encore et toujours trop observateur… J'ai pas très faim du coup j'ai un peu de mal à cuisiner, parce que je sais pas quoi faire que tu pourrais manger et que je réussirais à avaler…
-Ça t'arrive souvent quand même ces derniers temps… Tu es sûr que tu n'es pas malade ? Tu devrais peut-être prendre rendez-vous chez le médecin…
-Mais non, t'en fais pas. J'ai rien d'autre que cette petite baisse d'appétit, j'suis pas malade. C'est juste l'été, tu sais bien que je vis pas très bien les grosses chaleurs…
-Mmh, c'est vrai. Écoute, je vais cuisiner si t'as du mal. Je sais que je suis pas aussi bon que toi en cuisine, mais je suis pas un désastre non plus ! Je peux bien réussir à cuisiner au moins pour ce soir.
-Bon, d'accord… Mais tu fais quelque chose de léger hein ? Pas de viande, je sens que si j'en mange je vais avoir des nausées jusqu'à demain…
Nile lui promit que c'était ce qu'il allait faire, lui embrassa rapidement la joue et le laissa sortir de la cuisine sans plus insister sur son état. Il ne voulait pas en rajouter parce qu'il savait qu'à force il allait braquer l'oméga et le pousser à se refermer sur lui-même, mais il commençait à sincèrement s'inquiéter pour son état de santé. Il était vrai qu'en été son petit-ami avait tendance à être un peu moins bien que le reste de l'année, à moins manger et à plus dormir, mais pas à ce point normalement… Kyoya était ce qu'on appelle vulgairement un viandard, un mec qui adore manger de la viande quoi. Qu'il demande spécifiquement à ne pas en manger parce qu'il sentait que ça allait le rendre malade, ce n'était encore jamais arrivé et ça inquiétait vraiment le bêta.
De nouveau seul mais cette fois dans le salon, Kyoya poussa un long soupir et se prit le visage dans ses mains. Il avait la sensation que de continuer à mentir comme ça le rendait encore plus malade qu'il ne l'était déjà car ça ne faisait qu'amplifier son sentiment de culpabilité… Nile s'inquiétait pour lui et le pensait malade au point de devoir peut-être prendre rendez-vous chez le médecin, alors qu'en fait il n'était que « malade de culpabilité » car il l'avait trompé pendant son déplacement et le lui cachait. Bordel, sa nausée était en train de monter là ou c'était juste lui ? Il fallait qu'il pense à autre chose…
-La vidéo, lui souffla une voix quelque part dans sa tête. Regarde-la encore.
Quel était le rapport entre regarder une vidéo de son ancien petit-ami en train de chanter et jouer de la guitare et calmer ses nausées ? Le vert n'en avait aucune idée mais il écouta tout de même cette petite voix. Il sortit donc son téléphone de sa poche et relança la vidéo de Ryuga prise par son petit frère. Kyoya sentit alors son cœur se réchauffer dans sa poitrine et son envie de vomir redescendre. Son malaise venait de se dissiper. Ce n'était sans doute pas vraiment bon signe qu'il commence à avoir besoin de voir Ryuga, même juste en vidéo, pour se sentir bien, mais sur le moment il n'en eut rien à faire. Kyoya voulait juste un peu de paix, un peu de bonheur, même en infime quantité, même juste un instant… Juste un tout petit instant… Ce n'était pas trop demander, non ?
À suivre...
Moi : Fin du chapitre ! C'est toujours autant la fête pour Kyoya hein XD
Kyoya : Ouaiiis -_-
Chris : Bon, Kyoya il va attendre de développer un ulcère à cause du stress avant de prendre son courage à deux mains et de quitter Nile ?
Moi : Le tente pas, il en serait capable !
Kyoya : -_-
Ryuga : Ryuto il cache bien ses réelles intentions en tout cas.
Moi : En même temps c'est plus facile de mentir par message qu'en face à face XD
Chris : Ouais regarde cette vidéo de mon grand frère ! C'est absolument pas pour torturer tes sentiments, pourquoi tu dis ça ? XD
Kyoya : J'vais me pendre.
Moi : Kyoya ça va bientôt faire cinq ans que tu dis ça et t'es toujours là XD
Kyoya : Comment ça "cinq ans" ?!
Moi : Bah oui, ça va bientôt faire cinq ans que je publie des fanfics sur FFN X)
Kyoya : J'ai l'impression que ça fait plus de dix ans que tu nous tortures...
Ryuga : Un jour peut-être il arrêtera d'en faire des caisses.
Chris : Oh j'y crois pas trop moi XD
Kyoya : Fermez-la è_é
Moi : BREF ! Sachez que mon année est quasiment finie, j'ai encore quelques exams mais concrètement j'ai enfin la PAIX ! Donc normalement je vais plus disparaître ! Et il y a un petit OS DynChris en préparation, je vais essayer de sortir ça début mai ^^
Chris : Purée ça faisait longtemps TTwTT
Moi : Laissez les reviews de l'amour, et à la semaine prochaine ! n_n
