Moi : Salut tout le monde ! J'espère que ça va bien pour vous ! Moi ça va même si je suis crevée parce que j'ai été malade pendant quelques jours, J'ADORE être une femme ! Fuck you Mère Nature -_-
Kyoya : Et elle a quand même réussi à écrire...
Moi : Eh ouais ! u_u
Ryuga : J'ai lu le chapitre d'aujourd'hui, Kyo tu vas le détester.
Kyoya : Su-per.
Moi : Oui bah lui il est jamais content ! Donc le chapitre d'aujourd'hui est un chapitre un peu révélation ! Je pense que certains d'entre vous l'auront vu venir vu que j'avais semé des indices, héhé ^^
Chris : Ça commence à sentir la fin de l'histoire !
Moi : Je ne sais pas exactement pour combien de chapitres on en a encore, mais je pense que la fin arrivera d'ici...entre 10 et 15 chapitres on va dire ^^
Ryuga : On n'est pas encore sortis...
Moi : Je profite, j'aime beaucoup cette fic même si elle est émotionnellement très complexe ! D'ailleurs le chapitre d'aujourd'hui c'est les montagnes russes émotionnelles, préparez-vous XD
Kyoya : Dit-elle en souriant.
Moi : Oui bon hein ! Disclaimer ? ^^
Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !
Moi : Merci Chris ! Bonne lecture ^^
Réponse aux reviews :
Komachu : Pour l'avoir vécu, quand ça va pas entre tes parents, même très petit tu le sens ! Bon de là à souhaiter le divorce de tes parents, c'est que ça va VRAIMENT pas ! XD
Souffreeeeez, mwhahahahaha ! XD
Marius : Les enfants sont des éponges à émotions, si l'ambiance est pourrie ils le sentent... ^^'
Bah le drama il s'arrêtera quand je déciderai, c'est une fic drama quand même ! u_u
Kyoya avait tenté de se rendormir à plusieurs reprises pour ignorer le mal-être qu'il ressentait, en vain. Visiblement, ses nausées ne se comportaient pas comme le mal des transports qu'il avait souvent en voiture et qui pouvait être calmé simplement en s'endormant. Était-ce la chaleur qui le mettait si mal et aggravait son envie de vomir ?
Nile était parti au travail depuis quelque chose comme une demi-heure. Comme le mois d'août amenait énormément de travail à l'office de tourisme il ne s'était pas attardé à la maison et n'avait donc pas remarqué que son compagnon ne semblait clairement pas dans son assiette ce matin-là. Certes, ça faisait déjà une ou deux semaines que Kyoya n'allait pas très bien, mais aujourd'hui c'était pire et le bêta ne s'en était pas rendu compte. Les nausées qui retournaient l'estomac du jeune homme aux cheveux verts étaient bien plus violentes qu'auparavant, il se sentait réellement malade, comme s'il avait mangé quelque chose qui ne passait vraiment pas… Pourtant, il n'avait pas l'impression de se sentir plus coupable qu'avant, alors pourquoi semblait-il être de plus en plus malade ? Et cette chaleur horrible qui lui donnait encore plus envie de vomir… Pourquoi Nile et lui passaient-ils leur temps à reporter l'installation d'une climatisation dans leur maison au juste ?
-Toute cette sueur sur ma nuque, je déteste ça… pensa Kyoya en passant justement sa main sur sa nuque. Il ne pouvait pas se voir actuellement, mais il était tellement pâle qu'il en paraissait quasiment transparent.
Sa main était déjà moite de base, mais après l'avoir posée sur sa nuque ce fut pire. Tout son corps était moite, terriblement moite… Chaque centimètre carré de sa peau transpirait. Cependant, c'était différent de quand il avait une chaleur. Kyoya ne se sentait pas actuellement en train de bouillir, il n'avait pas l'impression que son corps était en feu… Non, cette fois c'était moins violent mais plus…plus lourd ? Il ne savait pas comment l'expliquer, il avait la sensation d'étouffer… Son estomac se soulevait de plus en plus fort, ça devenait insoutenable… Le vert sentit qu'il n'allait plus réussir à contenir ses nausées.
D'un seul coup, ses jambes prirent le contrôle de son corps sans demander l'avis de son cerveau et l'arrachèrent de son lit pour le précipiter à toute vitesse aux toilettes. Emporté par son élan l'oméga manqua de littéralement tomber sur les toilettes, mais il réussit à se rattraper au dernier moment et à se mettre à genoux sans se faire mal. Il n'eut cependant pas vraiment le temps de se féliciter de s'être épargné de futurs bleus. À l'instant même où ses yeux se posèrent sur l'eau claire au fond de la cuvette, son estomac lui renvoya tout ce qu'il avait emmagasiné au dîner de la veille. Heureusement qu'il n'avait pas encore mangé ce matin-là, sinon son petit-déjeuner serait aussi parti dans les toilettes…
Kyoya sentait que quelque chose était étrange, ça ne le quittait pas. Il avait déjà été malade à cause d'un aliment et il se rappelait des effets que ça avait. On vomissait longtemps, ça nous brûlait la gorge, on pouvait croire qu'on allait finir par vomir notre estomac avec, et souvent vomir une seule fois n'était pas suffisant pour apaiser le mal. Là, ce n'était pas pareil. Ce n'était vraiment pas pareil. Le vert venait de vomir de manière assez violente, comme si son corps avait ressenti le besoin d'expulser quelque chose de toxique, pas spécialement longtemps mais violemment, mais surtout dès qu'il eut vidé le contenu de son estomac, il se sentit beaucoup mieux d'un seul coup. Ses nausées s'envolèrent subitement, son estomac arrêta enfin de faire des loopings dans son ventre et la chaleur qui l'étouffait jusque-là disparut. Ce fut comme prendre une immense bouffée d'air frais après avoir passé des heures enfermé dans une pièce totalement hermétique. Si Kyoya fut évidemment soulagé d'être ENFIN libéré de ses nausées qui lui pourrissaient la vie depuis ce qui paraissait être une éternité pour lui, il ne put en revanche faire abstraction du fait que tout ceci était extrêmement étrange et peut-être inquiétant aussi…
-Je crois que j'ai besoin d'un café… soupira l'oméga en se relevant, tirant la chasse avant de sortir des toilettes.
En réalité il avait surtout besoin de se poser pour réfléchir sérieusement, mais pour faire ça il fallait qu'il réveille son cerveau avec un café justement. Fatigué et littéralement vidé, Kyoya descendit donc au rez-de-chaussée et traîna des pieds jusqu'à la cuisine, se frottant le visage avec ses mains. Il se sentait mieux mais Dieu qu'il était crevé… Ça pompait l'énergie d'être malade. Il allait lui falloir un expresso bien serré pour se donner un bon coup de fouet.
Un peu gauchement, le jeune homme ouvrit un placard, prit le premier mug qui lui passa sous la main et le plaça sur la machine à café. Il prit ensuite une capsule de café, une qui contenait du café fort, et la mit dans la machine avant de l'allumer. Le vert s'appuya alors sur le plan de travail en attendant que le café coule dans son mug, la machine émettant des bruits dignes d'un marteau-piqueur, et sentit rapidement l'odeur caractéristique et puissante du café emplir la pièce. Et là, sans prévenir, il eut un haut-le-cœur qui retourna une nouvelle fois son estomac déjà maltraité. Ah putain, c'était trop beau pour être vrai… Kyoya se morfondit mentalement, se disant qu'il allait sûrement devoir retourner aux toilettes en courant, mais il tenait à son café et voulut tout de même en boire au moins une gorgée. Il prit donc le mug une fois plein et essaya de le porter à ses lèvres, en vain. Les effluves chaudes et corsées de la boisson lui fouettèrent quasi littéralement le visage et il eut un autre haut-le-cœur.
-Super, mon café me file la gerbe… marmonna Kyoya en reposant son mug, tournant la tête pour essayer instinctivement de fuir l'odeur. J'adore l'odeur du café en plus, pourquoi ça me rend malade aujourd'hui sérieux ?
Et là, une soudaine réalisation le frappa de plein fouet. Non… Non il devait se tromper ! Il devait forcément se tromper ! Mais il fallait qu'il soit sûr… Le jeune homme aux cheveux verts se précipita à l'étage, le souffle court, et entra en trombe dans sa chambre pour se jeter sur son téléphone qu'il avait laissé sur sa table de chevet. Légèrement tremblant, il l'alluma et regarda la date s'afficher sur l'écran. C'était la mi-août. C'était la putain de mi-août. Il était pourtant persuadé que le huitième mois de l'année venait tout juste de commencer, mais non. Kyoya se laissa alors tomber sur le lit, horrifié, fixant toujours cette date sur son téléphone. Il y avait un problème. Un immense putain de problème.
Sa chaleur était en retard. En retard. Ce n'était pas normal. C'était tout sauf normal ! Et ce qui était encore moins normal, c'était qu'il ne la sentait pas sur le point d'arriver. Pas de chaleur en vue, des nausées, l'odeur de café qui soudainement lui donnait des haut-le-cœur… Tout convergeait vers une seule conclusion, mais c'était impossible. Complètement et totalement impossible.
-Non, je peux PAS être enceint ! Pensa l'oméga, presque agressivement. C'est pas possible ! J'ai pris ma pilule bordel ! C'est impossible !
Et pourtant, c'était la seule conclusion logique. Elle expliquait tout, mais Kyoya ne pouvait tout simplement par lui accorder le moindre crédit. Il ne pouvait pas parce que s'il le faisait, s'il se disait « je suis enceint », alors il rendrait tangible un problème encore plus immense que le simple fait d'être enceint sans l'avoir voulu. S'il était vraiment bel et bien enceint, alors ça n'avait pu arriver qu'à un seul moment : sa chaleur précédente. C'était forcément à ce moment-là puisqu'il n'avait plus rien fait depuis. Quand on trompe son compagnon et qu'on en meurt de culpabilité, on n'a plus vraiment envie de coucher avec… Mais alors, ça voulait dire que ce n'était justement pas de son compagnon qu'il était enceint…
-Mais c'est pas possible bordel ! Se répétait Kyoya inlassablement dans sa tête. Je l'ai pris ma pilule, j'suis pas devenu fou quand même ! J'ai pas halluciné ça ! Même Ryuga m'a vu faire !
Cette histoire n'avait aucun sens. Il l'avait vraiment pris cette pilule, il s'en souvenait très bien ! Il avait même eu un peu de mal à l'avaler, ce qui n'était pas habituel. Alors comment il pourrait être enceint ? C'était impossible ! Il fallait qu'il aille vérifier de ses propres yeux s'il avait bien pris cette foutue pilule. Il en était sûr, vraiment sûr, mais il fallait quand même qu'il aille voir ça. Le vert abandonna donc son téléphone sur son lit et courut jusqu'à sa salle de bain. En ouvrant le placard à pharmacie, il sentit son cœur accélérer et pria intérieurement pour trouver sa plaquette avec une pilule manquante. C'était comme ça qu'elle devrait être s'il avait bien pris sa pilule le mois précédent. Elle était toujours rangée au même endroit pour que Kyoya n'ait pas à farfouiller dans le placard. Il mit donc la main au même endroit que d'habitude, sentit la plaquette sous ses doigts et la sortit du placard.
Et là, ce fut le choc. Il manquait bien une pilule sur la plaquette…mais ce n'était pas SA plaquette de pilules. Elle y ressemblait oui mais les pilules étaient légèrement différentes, un peu plus grosses et de forme plus ovale. Kyoya les reconnut quand il les observa plus attentivement. Ces cachets appartenaient à Nile, c'était des espèces de vitamines si le vert se rappelait bien. Mais pourquoi étaient-elles là ? Pourquoi étaient-elles à la place de ses pilules à lui ?! Normalement elles étaient censées être rangées en-dessous ! Kyoya craignait de comprendre ce qu'il s'était passé. Anxieux, il remit la main dans le placard et sentit une autre plaquette qui était sous la précédente. Il la saisit et la ramena devant lui, et dans sa poitrine son cœur se contracta avec une puissance incroyable. Ça lui fit mal, très mal.
C'était sa plaquette cette fois, sa plaquette de pilules "contraceptives". Elle était complète, pas une seule pilule ne manquait à l'appel. À ce moment-là, Kyoya comprit ce qui était arrivé et il eut l'impression que l'intégralité de son monde s'effondrait. Nile avait mal rangé le placard à pharmacie après avoir racheté ses vitamines. C'était forcément lui, Kyoya était maniaque avec le rangement de ce placard et lui n'aurait jamais fait l'erreur d'inverser la place des deux plaquettes. Nile avait dû se montrer moins attentif et sans faire exprès il avait mélangé les deux plaquettes en les rangeant. Trop habitué à ce que le placard soit toujours rangé de la même manière, l'oméga avait alors pris une vitamine à la place de sa pilule lors de sa dernière chaleur, pas aidé par le fait que les deux cachets se ressemblaient. Kyoya n'avait pas pris sa pilule. Il avait cru la prendre, et en fait c'était une banale vitamine. Il n'avait PAS pris sa putain de pilule.
-C'est pas possible… souffla le jeune homme, abasourdi et horrifié. Il était dans un profond état de choc et se plaqua le dos contre un mur pour ne pas tomber. Je l'ai pas prise… Je me suis pas rendu compte que c'était pas ma pilule… Alors je suis vraiment… ?
Enceint. Il était plus que très probablement enceint. En fait c'était même sûr à quasiment 100%. Un oméga qui a des rapports sexuels non protégés pendant une chaleur c'est la grossesse pratiquement assurée, encore plus s'il a des rapports avec un alpha en plein rut. Kyoya le savait, bien sûr qu'il le savait, mais une partie de lui continuait de refuser d'y croire. C'était une réalité trop dure à accepter. Lui, enceint de Ryuga… Non, ça ne pouvait tout simplement pas exister. Ça ne pouvait pas arriver !
-Il faut que j'en sois sûr, pensa le vert en se relevant soudain, rangeant les plaquettes de médicaments qu'il avait toujours dans les mains, dans le bon ordre cette fois.
Et il n'y avait qu'un seul moyen parfaitement certain de s'assurer de ça, mais pour ça il fallait qu'il passe faire un tour à la pharmacie. Habituellement, ça l'aurait un peu angoissé de devoir sortir tout seul et ça l'aurait agacé de devoir aller à la pharmacie car il détestait cet endroit, mais là c'était comme si son cerveau était passé en mode automatique. Il était dans une espèce d'état second. Sans réellement réfléchir, l'oméga ressortit de sa salle de bain pour aller dans sa chambre, s'habilla en vitesse sans même s'être douché, prit son téléphone, son portefeuille et les clés de sa maison, et puis quitta son domicile pour aller vers l'arrêt de bus le plus proche. Il faisait une chaleur écrasante dehors, la plupart des gens vivant à MetalBey City et des touristes en vacances dans la ville seraient probablement à la plage, ça arrangeait les affaires de Kyoya. Il n'avait pas envie de croiser des gens dans son état.
XXXXXX
Un peu plus d'une demi-heure plus tard, Kyoya était de retour chez lui après son passage à la pharmacie. Le silence qui régnait dans sa maison lui paraissait oppressant, étouffant… Son cœur battait si fort dans sa poitrine que le son résonnait jusque dans ses oreilles. Un rythme régulier et rapide, ça n'avait rien d'agréable… Kyoya secoua la tête pour essayer de ne plus y penser, ou plutôt de ne plus écouter, et remonta dans sa chambre. Le pilote automatique sur lequel son cerveau s'était branché depuis qu'il était parti semblait s'être désactivé, il commençait à se sentir stressé, vraiment TRÈS stressé. Il fallait qu'il se change les idées, s'il laissait le silence autour de lui il allait de nouveau avoir des pensées toutes plus angoissantes et incohérentes que les autres. De la musique, il lui fallait de la musique.
À peine eut-il mis un pied dans sa chambre que l'oméga lança sur son lit le sachet de la pharmacie et son portefeuille et se précipita sur son enceinte Bluetooth pour l'allumer et la relier à son téléphone. Il lança alors la première playlist qui lui tomba sous la main, qu'importe ce que c'était tant qu'il avait de la musique dans ses oreilles pour canaliser ses pensées. Le jeune homme retourna ensuite vers son lit et sortit du sachet de la pharmacie la boîte de tests de grossesse qu'il avait achetée. Il resta un moment à la fixer, sentant sa détermination à connaître la vérité flancher. Était-il vraiment sûr de vouloir savoir s'il était réellement dans la pire situation du monde… ?
-Non, ça suffit d'être lâche, se dit-il en serrant son poing libre. J'en ai marre de l'être, je veux plus être ça ! Je veux être à nouveau comme avant… Prends ton courage à deux mains et vas-y, merde !
Si Kyoya avait pu, il se serait lui-même mis un coup de pied au cul pour se pousser hors de la chambre, et aussi pour se punir d'être le pire des lâches depuis des années, mais c'était physiquement impossible alors il se contenta de se mettre des petites claques sur la joue pour se garder les idées en place et alla aux toilettes. Sans surprise, c'était la première fois de sa vie qu'il devait faire un test de grossesse. Il savait comment faire, tout le monde savait, ça ne demandait pas Bac+8 non plus, mais il trouva quand même ça incroyablement gênant, et pourtant il était seul dans son coin, de la musique sympa provenant toujours de sa chambre. Quand même, depuis le temps, personne n'avait pensé à développer un autre moyen que pisser sur un bout de plastique pour savoir si on attendait un bébé ou pas ? On avait bien réussi à faire des thermomètres qui se logeaient ailleurs dans le derrière pour détecter une fièvre après tout ! Ah bah tiens, voilà qu'il recommençait à avoir des pensées à la con, c'était le stress qui refaisait des siennes ça… C'était long aussi en même temps là, non ? Pourquoi elle prenait autant de temps à apparaître cette foutue barre ?
Kyoya avait tendance à réagir n'importe comment au stress, mais en plus il n'était pas spécialement quelqu'un de patient, alors évidemment il s'agaça et sortit des toilettes pour faire les cent pas, ou plutôt les quatre-cent pas à ce stade. Et toujours rien, le bout de plastique entre ses mains avait visiblement envie de lui faire développer un ulcère. De plus en plus agacé, le vert balança alors le test sur son lit par la porte de sa chambre et descendit à la cuisine pour boire quelque chose et ainsi calmer ses nerfs. Ah bah merde, son café était toujours là sur le plan de travail, il l'avait complètement oublié. Quel gâchis, maintenant il était froid et dégoûtant… Rien n'était pire que du café froid. À contrecœur, Kyoya prit le mug et le vida dans l'évier, puis il prit un verre dans un placard, ouvrit son réfrigérateur et en sortit une bouteille de limonade. Il ne s'en servit pas beaucoup, il avait juste besoin de se rafraîchir et de se calmer, et vida son verre d'un seul trait. Il se sentit mieux, poussa un petit soupir d'apaisement et remonta à l'étage. Son enceinte était toujours allumée dans sa chambre, diffusant de la musique pop-rock entraînante des années 2000, et son lit l'attendait, les draps défaits et le sachet de la pharmacie perdu entre eux. Il ne vit pas immédiatement le test qu'il avait balancé quelques minutes auparavant car il l'avait lancé un peu à l'aveugle sur son lit et que ça restait un bout de plastique relativement petit, mais il finit par le retrouver en secouant doucement ses draps. Le jeune homme le récupéra assez nonchalamment, se rassit et regarda le résultat du test.
Lui qui avait réussi à retrouver son calme, il le perdit instantanément quand son regard se posa sur les deux petites barres roses du test. Deux barres, pas une. Alors c'était vraiment la réalité hein ? Il était bel et bien enceint de son ancien petit-ami donc il était toujours amoureux, qui l'aimait toujours lui aussi mais qui était marié avec quelqu'un d'autre et ne comptait pas demander le divorce pour des raisons qui pouvaient paraître discutables mais que Kyoya comprenait. Il avait suffi d'une seule journée, d'un seul dérapage, d'un alignement des planètes complètement abusé, et voilà qu'il avait foutu sa vie actuelle en l'air de manière définitive. Et maintenant, que devait-il faire ? L'oméga était enceint d'une autre personne que son compagnon officiel, une personne avec laquelle il ne pouvait pas vivre même si tous deux le désiraient du plus profond de leur cœur…
-Eh bien, tu as deux options, lui glissa sa conscience, sa bonne conscience, son Gemini Cricket personnel. Tu peux continuer d'être le lâche que tu es depuis des années, tu fais style de rien, tu caches ta grossesse à Nile tant que c'est physiquement possible, et puis quand t'auras plus le choix tu lui laisses croire que c'est lui le père et tu mentiras toute ta vie à lui, ton gosse et le véritable père de ce gosse qui se trouve être ton voisin. Sinon tu portes tes couilles et tu avoues toute la vérité à Nile et à Ryuga. Alors oui tu vas violemment briser le cœur d'un mec qui ne mérite pas ça et tu vas foutre l'homme que tu aimes dans une situation particulièrement bordélique et inconfortable si tu choisis cette option, mais tu préfères vraiment la première ?
Non, évidemment que non. La première option était monstrueuse, s'il faisait ça il ne pourrait plus jamais se regarder dans un miroir et il sombrerait probablement dans une dépression qui rodait autour de lui depuis déjà plusieurs années. La deuxième était la bonne option, la bonne chose à faire, mais elle allait faire éclater deux ménages d'un coup… Vous pouvez vous dire qu'il existait pourtant une troisième option qui serait de ne pas garder ce bébé, mais c'était une option que Kyoya ne pouvait malheureusement pas envisager. Les omégas, mâles comme femelles, n'avaient pas le droit d'avorter. Allez comprendre pourquoi. Les gens qui avaient rédigé cette loi s'étaient probablement dit que c'était la vie des omégas de faire des bébés et qu'iels n'avait plus leur mot à dire à partir du moment où iels tombaient enceint.e.s, quand bien même la grossesse n'était pas voulue, dangereuse pour la personne ou découlait de circonstances traumatisantes. Si les omégas étaient respectés par la société de toute façon, ça se saurait.
-J'ai pas l'choix… soupira Kyoya, le test positif toujours dans ses mains. Ça peut plus continuer comme ça, si je m'enfonce plus loin je m'en sortirai jamais… Je dois dire la vérité… Je vais foutre un bordel monstre dans nos vies… Putain…
Le jeune homme aux yeux bleus se prit le visage dans ses mains, exténué et angoissé par ce qui l'attendait. Réalisait-il vraiment ce qui lui arrivait ? Était-il réellement conscient que dans huit mois environ il allait avoir un bébé ? Sûrement pas, il était plus préoccupé par le fait qu'il était sur le point d'exploser non seulement sa vie mais aussi celle de Ryuga. Il n'attendait rien en particulier de lui, il ne pouvait simplement pas lui cacher que l'enfant qu'il attendait était le sien. Il fallait qu'il lui dise, mais pas aujourd'hui… Ça ferait trop pour une seule journée, Kyoya se sentait déjà à bout de nerfs, il avait besoin de digérer l'information. Le lendemain serait sans doute mieux, mais c'était un samedi alors le vert allait devoir trouver le bon moment pour parler à Ryuga seul à seul. Ensuite, il rentrerait pour raconter toute la vérité à Nile. Le bêta l'avait prévenu qu'il rentrerait sûrement très tard le soir même car il avait un dîner organisé à l'office de tourisme pour fêter le départ en congé maternité d'une collègue, il lui avait précisé de ne pas l'attendre pour se coucher. Quelle ironie, mais au moins ça donnait un peu de répit émotionnel à Kyoya. Il allait avoir du temps seul pour réfléchir à comment s'y prendre pour annoncer tout ça.
À suivre...
Moi : Fin du chapitre ! Les problèèèèèèmes XD
Kyoya : PUTAIN MAIS C'ÉTAIT SÛR QUE T'ALLAIS FAIRE UN TRUC COMME ÇA ! C'ÉTAIT SÛÛÛÛÛÛR !
Moi : Kyo, faut vraiment te calmer, tu fais de la concurrence à Sardoche ! XD
Chris : Alors là c'est vraiment les giga méga problèmes level final ^^'
Ryuga : Je sens arriver le chapitre bien dur où Kyoya va devoir avouer la vérité à Nile...
Moi : Oui, ça ça risque de faire mal... ^^'
Kyoya : Elle va vraiment bien se terminer cette histoire ? T'es tellement sadique que j'ai du mal à croire au happy ending !
Moi : Vous verrez bien, je spoil pas ! Et je remercie mes lecteurs et lectrices parce qu'on a dépassé les 3 500 vues sur cette fic ! Merci beaucoup beaucoup de toujours me lire après toutes ces années ! n_n
Chris : Et sinon, l'OS que tu devais écrire pour l'anniversaire de ta pote ?
Moi : Haha... Bah je galère parce qu'en ce moment je sors beaucoup et je suis fatiguée, mais je suis toujours dessus hein ! Il arrivera quand il arrivera !
Chris : Je veux mon OS :(
Kyoya : Il est désespérant ce mec...
Moi : Bref, laissez les reviews de l'amour, et à la semaine prochaine ! n_n
