Moi : Salut tout le monde ! Sa mère il fait CHAUD d'un coup ! Écrire sur un ordi qui chauffe alors qu'il fait déjà chaud, c'est pas super agréable XD

Ryuga : Aaaaah, enfin un temps pour moi !

Chris : Un temps à manger des glaces surtout !

Kyoya : Ouais et le chapitre ?

Moi : Haha, je dis rieeeeeen ! Faut le lire pour savoir, mais vous pouvez ranger les mouchoirs en tout cas u_u

Chris : C'est pas trop tôt ! On veut pas finir en dépression nous ! T_T

Moi : Oui oui, je sais, mais le drama !

Kyoya : J'espère pour toi que ça passera au tribunal quand on t'accusera d'avoir fait déprimer plein de gens.

Moi : Si on pouvait poursuivre les gens pour ça, crois-moi qu'il y a longtemps que j'aurais poursuivi Marvel...

Ryuga : *ricane*

Moi : Bref, disclaimer ? ^^

Kyoya : Wonderinn ne possède pas MFB.

Moi : Merci Kyo ! Bon chapitre tout le monde ! n_n


Réponse aux reviews :

Komachu : Nile en PLS de l'infini XD

Marius : Envoyons des câlins à ce pauvre Nile...
Reste avec nous Marius, ça va s'arranger ! X)


Le dimanche matin, quand le soleil se leva sur MetalBey City, Kyoya était déjà réveillé et fixait le plafond avec une expression morne. Qu'est-ce qu'il avait mal dormi… Il avait dû dormir même pas trois ou quatre heures à tout casser. Il se sentait malade, fatigué, complètement au bout du rouleau à vrai dire… Et le vert allait devoir se lever, trouver l'énergie et le courage d'aller voir Ryuga pour lui dire « Tu n'as pas compris hier, je suis enceint de toi ! ». Est-ce qu'il en était réellement capable ? Honnêtement, il n'en était vraiment pas sûr… Il se sentait réellement épuisé, autant physiquement qu'émotionnellement. Il ne serait peut-être pas capable d'encaisser un autre choc émotionnel violent, du style que Ryuga refuse de l'écouter…

-Dans mon état je suis censé me ménager, non ? Pensa le jeune homme, ses yeux bleus soulignés de cernes violettes. Avec tout ça, si je fais pas une fausse-couche nerveuse, ce sera un miracle… Remarque, comme ça j'aurais plus à me prendre la tête et je pourrais foutre la paix avec Ryuga… Plus de bébé, plus de problèmes.

Un frisson glacé parcourut l'échine de Kyoya et il se sentit malade rien qu'à cette pensée. Comment avait-il pu ne serait-ce qu'imaginer une chose pareille ?! C'était monstrueux… Il n'en avait pas voulu de ce bébé, pas une seule seconde, mais maintenant qu'il était là il n'envisageait pas qu'il ne le soit plus soudainement. C'était bizarre, il ne se l'expliquait pas, mais c'était comme ça.

Kyoya se prit le visage dans ses mains et souffla un bon coup. Il fallait qu'il se calme, qu'il respire un grand coup et qu'il se relaxe un peu. Ça ne servait à rien de se mettre dans des états pareils, ça lui faisait du mal plus qu'autre chose et il se faisait probablement une montagne de quelque chose qui en réalité n'était pas aussi insurmontable qu'il le pensait, comme toujours. Ryuga était parti vexé et triste la veille, mais le vert savait que ce n'était pas son genre de couper soudainement les ponts comme ça. S'il demandait à lui parler, l'alpha ne l'ignorerait pas et ne l'enverrait pas non plus bouler. Ce n'était pas son style…

-Ryuga a toutes les raisons d'être vexé et de ne plus vouloir entendre parler de cette histoire, mais je refuse qu'on reste sur un quiproquo pareil… soupira Kyoya à voix basse en se levant finalement de son lit, dans lequel cette nuit il avait dormi seul. Il est comme ça seulement parce qu'il croit que c'est de Nile que je suis enceint… Je dois lui dire la vérité, je dois lui demander de venir ici pour parler…

Maintenant ? Oui, maintenant, c'était maintenant ou jamais. Plus l'oméga laissait le quiproquo vivre, plus Ryuga risquait de prendre ce quiproquo pour une vérité et aurait du mal à accepter d'entendre la réelle vérité. Alors oui c'était dimanche, oui le blanc souhaitait probablement se reposer, encore plus que la veille, et oui il était tôt, mais plus vite ce serait fait, mieux ce serait. Kyoya devait s'accrocher pour qu'enfin tout soit clair, que tous les malentendus soient pour de bon dissipés. Ça n'était en rien facile, mais il devait le faire. Il ne pouvait pas reculer, il n'en avait pas le droit. C'était fini la lâcheté, il se l'était promis.

Bien décidé à ne plus lâcher cette motivation, ce courage qu'il avait trop longtemps laissé derrière lui, Kyoya sortit de sa chambre pour aller se laver. En entrant dans la salle de bain, il ne put s'empêcher de remarquer toutes les affaires de Nile, toujours là comme si de rien n'était. Son compagnon, ou plutôt ex compagnon maintenant, était parti tellement précipitamment la veille au soir, il n'avait pris même pas le quart de ses affaires. Évidemment, le vert ressentit un pincement au cœur de culpabilité, et aussi d'appréhension à l'idée que Nile doive revenir à la maison à un moment ou à un autre pour récupérer toutes ses affaires. Il préviendrait certainement à l'avance pour que Kyoya et lui n'aient pas à se croiser. L'oméga l'avait tellement profondément blessé, ce serait certainement mieux de cette manière…

Mais ce n'était pas le moment de penser à ça. Un problème à la fois. Pour l'instant, il devait se concentrer sur Ryuga.

Après avoir pris une douche rapide et quand même relativement fraîche pour se mettre un petit coup de fouet, Kyoya s'habilla et prit son téléphone. On était dimanche, il ne voulait pas débarquer chez ses voisins comme ça, surtout à une heure aussi matinale. Il fallait que ce soit son amant qui vienne chez lui, histoire qu'ils soient tranquille et bien seul à seul. Si Ryuga venait chez lui, ils ne pourraient pas être interrompus par quelque chose ou quelqu'un. Le vert n'avait plus qu'à espérer que celui-ci ne l'ignore pas… Peut-être que la nuit l'avait calmé, en tout cas Kyoya l'espérait. Il regarda l'écran de son téléphone, prit une nouvelle fois une grande inspiration pour se donner du courage, et rédigea un petit message concis et clair.

Kyoya : Ryuga, je sais que tu ne veux probablement plus entendre parler de moi, mais il faut que je te parle. Je n'ai pas pu te dire ce que je voulais hier, cette chose importante… Il faut vraiment que je te le dise, après je ne t'embêterai plus jamais. Viens chez moi s'il te plait.

Kyoya laissa ensuite son téléphone sur son lit et se leva dans l'optique de descendre à la cuisine pour prendre son petit-déjeuner, pensant que vu qu'il était assez tôt le blanc ne lui répondrait probablement pas avant au moins une bonne heure, mais à peine eut-il fait deux pas dans les escaliers qu'il entendit le bruit caractéristique d'une notification provenir de la chambre. Le journaliste était déjà réveillé alors, comme lui ? L'oméga fit marche arrière en courant et se rua de nouveau dans la chambre, son cœur accélérant dans sa poitrine. Il se dépêcha de reprendre son téléphone et vit que oui, Ryuga lui avait déjà répondu. Il ne devait pas avoir passé une bonne nuit lui non plus…

Ryuga : Tu n'as pas besoin de me le dire directement pour que je comprenne ce que tu voulais me dire.

Le vert ne pouvait pas dire qu'il était surpris, mais il n'était pas décidé à abandonner pour autant.

Kyoya : Non, c'est pas « ça » que je voulais te dire Ryuga. Je t'en prie, c'est vraiment important. Je te demande seulement deux minutes, après je te lâche la grappe et tu pourras couper les ponts si c'est ce que tu veux.

Bien sûr, Kyoya espérait que les choses ne se passeraient pas comme ça. Il aimait toujours Ryuga et, même si leur histoire n'était plus possible, il ne voulait pas qu'ils se mettent à s'ignorer alors qu'ils étaient voisins, surtout dans la situation actuelle…

-Je t'en prie Ryuga, accepte… pensa le vert en fixant nerveusement l'écran de son téléphone. J'ai pas envie de faire ça par message…

Ce n'était effectivement pas le genre d'annonce qu'on faisait par message, enfin tout du moins c'était bien mieux en personne, mais si Ryuga persistait à ne pas vouloir lui parler, Kyoya n'aurait pas le choix. Il ne pouvait pas laisser le journaliste dans ses fausses idées, peu importe ce qu'il devrait faire pour faire éclater la vérité. Mais finalement, après de longues secondes qui parurent durer une éternité pour l'oméga, Ryuga lui répondit.

Ryuga : Okay, mais j'ai pas beaucoup dormi alors va falloir me parler lentement et faire aussi court que possible. J'arrive.

Kyoya soupira de soulagement, rangea son téléphone et descendit au rez-de-chaussée pour aller ouvrir sa baie vitrée. Bon, il allait devoir ne pas tourner autour du pot et tout dire à Ryuga directement s'il était dans cet état de fatigue. Ça risquait de lui faire un sacré choc de si bon matin… Ils traversaient bien trop d'émotions fortes tous les deux ces derniers temps, ça allait vraiment leur user la santé à force…

Quand Kyoya ouvrit sa baie vitrée, il se prit une bouffée d'air chaud en plein visage. Malgré l'heure matinale, il faisait déjà chaud dehors, comme tous les jours de ce mois d'août… Kyoya avait beaucoup plus de mal à supporter la chaleur du mois d'août qu'à son habitude, ça devait sûrement venir du fait qu'il était enceint. En fait il n'en savait rien, il n'était pas médecin mais il supposait. En attendant que Ryuga arrive, l'oméga décida de prendre son petit-déjeuner. Il avait très peu dormi et la veille il avait été si épuisé et dévasté par sa dispute avec Nile qu'il n'avait quasiment rien mangé après, seulement du riz et c'était tout. Pas vraiment nourrissant comme dîner en plus d'être assez déprimant. Pour être honnête, Kyoya n'avait pas vraiment faim aujourd'hui non plus mais il fallait qu'il mange, sinon il allait se sentir encore plus mal. Sans grand appétit, le jeune homme prit simplement des tranches de pain de mie et les fit toaster au grille-pain. C'était toujours mieux que rien.

-Je suis là, dit une voix derrière le vert alors qu'il avait à peine commencé à manger.

Kyoya se retourna avec un peu d'appréhension et se retrouva face à son amant. Ryuga semblait aller encore plus mal que lui… Son habituel teint halé était étrangement terne, il avait le visage comme creusé et ses yeux dorés étaient soulignés par des cernes qui paraissaient presque noires tant elles avaient l'air profondes. Le blanc n'avait réellement passé qu'une seule mauvaise nuit ? On aurait dit qu'il avait plutôt passé toute une semaine à faire des nuits blanches…

-Merci d'avoir accepté de me parler, Ryuga, répondit l'oméga après avoir posé son petit-déjeuner, laissant de côté ses pensées sur l'état physique de son interlocuteur.

-Pas comme si j'avais quelque chose de mieux à faire à cette heure-ci, répliqua Ryuga avec une certaine froideur, regardant le jardin de son voisin par la baie vitrée encore ouverte.

-Je ne vais pas t'embêter longtemps, je te l'ai promis, soupira le vert, sentant bien que l'ambiance n'était pas au rendez-vous. Mais c'est vraiment important. Ce que je voulais te dire hier, c'est que…

-On est vraiment obligés de faire ça ? Le coupa l'alpha, l'air fatigué mais aussi agacé. C'est bon Kyoya, je sais ce qu'il y a. J'ai pas franchement envie de t'entendre me raconter que toi et moi de toute façon c'était pas possible et que maintenant il vaut mieux qu'on prenne nos distances. Je le sais, mais le savoir et l'entendre c'est pas pareil. On ferait mieux d'en rester là.

Ryuga soupira et se retourna, prêt à partir. Il avait essayé de se forcer à écouter Kyoya parce qu'il lui faisait de la peine et qu'il l'aimait toujours, mais c'était au-dessus de ce qu'il pouvait encaisser émotionnellement. Entendre l'oméga lui dire « Je suis enceint de Nile, je sais que ça te blesse mais les choses sont sûrement mieux comme ça. », ça lui briserait définitivement le cœur, il le sentait. Il avait essayé mais il ne pouvait tout simplement pas…

Kyoya se sentit désemparé en voyant le blanc faire plusieurs pas vers la baie vitrée ouverte pour repartir. Mais non ! Pas maintenant, pas comme ça ! Il allait lui dire ! Il ne pouvait pas le laisser partir. Tant pis, il allait devoir laisser complètement tomber le tact et lui jeter littéralement la vérité au visage. Il n'avait plus le choix.

-Ryuga, arrête ! S'écria le vert. Ne pars pas !

-Laisse-moi tranquille steuplait, lui répondit Ryuga, déjà un pied dehors.

-JE SUIS ENCEINT DE TOI PUTAIN !

Et là, comme dans un dessin animé, l'alpha se figea d'un seul coup. Vraiment d'un seul coup. Il était quasiment dehors, il allait vraiment partir, mais là il ne bougeait plus d'un seul millimètre. Est-ce qu'il respirait encore seulement… ?

-Tu viens de dire quoi là… ? Demanda-t-il d'une voix toute faible en se retournant, subitement tout pâle et les yeux écarquillés.

-C'est pas de Nile que je suis enceint Ryuga… répondit Kyoya d'un air désolé, désolé d'avoir eu à lui annoncer comme ça. C'est de toi…

Ryuga eut l'impression qu'on venait de lui mettre une gifle. Une immense gifle, le genre de gifle qui produit un bruit sec, qui brûle la joue et qui vous laisse tout hébété pendant plusieurs secondes, un peu comme la gifle que Tsubasa lui avait mise devant le tribunal quand il avait voulu péter la gueule de ce petit con de Pluto. Est-ce qu'il était en train de faire un rêve étrange… ? Était-il en pleine hallucination ? Ça ne pouvait être que ça, hein ? Il était en train d'halluciner une espèce de fantasme, une version de la réalité qui l'arrangeait et ne lui faisait pas de mal…

-Non, ça ne peut pas être vrai… lâcha le blanc dans un souffle, les jambes un peu flageolantes. Tu ne peux pas… Je me souviens t'avoir vu prendre ta pilule après… Tu peux pas être enceint de moi…

-C'est ce que je croyais oui… C'est tellement…tellement improbable cette histoire… soupira Kyoya avant de commencer à s'expliquer. Le placard à médicaments est toujours rangé de la même manière normalement, pour que je n'ai pas à chercher ma pilule, mais Nile… Nile a racheté des vitamines et normalement elles sont rangées sous ma pilule, sauf que cette fois il a…il a inversé les deux sans le remarquer… J'ai cru prendre ma pilule, mais en fait c'était une de ses vitamines… Je m'en suis pas rendu compte sur le moment parce qu'en plus ces foutus cachets ressemblent quand même pas mal au niveau de la forme à ma pilule. Et maintenant on en est là…

Kyoya n'aurait pas pu mieux dire les choses. Toute cette histoire était improbable du début jusqu'à la fin… Un enchaînement d'évènements tous plus improbables les uns que les autres, comme si les planètes avaient décidé de produire le plus grand et absurde alignement de tous les temps, et tout ça pour quoi ? Pour faire exploser la vie de deux gars random ? L'entité écrivant la destinée des êtres humains avait-elle tant de temps à perdre, tant d'énergie à mettre dans cette histoire ?

Ryuga lui avait la sensation que tout était « trop » à cet instant. Son cœur battait trop vite et trop fort, il avait trop chaud mais les sueurs dans son dos étaient trop froides, ses pensées paniquées et sans aucun sens prenaient trop de place dans sa tête… Il avait l'impression que le monde n'existait plus autour de lui, qu'il n'y avait que Kyoya, lui et la réalité qui venait de le frapper violemment. Alors c'était de lui que l'oméga était enceint, pas de son compagnon… ? Tout ceci était bien réel ?

-T'es vraiment en train de me dire que t'es enceint de moi… ? Insista le blanc après avoir déglutit. Il ne savait même pas comment il arrivait à encore tenir debout.

-Oui… lui confirma Kyoya avec une expression coupable. Je suis tellement désolé Ryuga, j'ai rien voulu de tout ça, je te le jure… Maintenant on est coincés tous les deux dans une situation tellement compliquée, surtout toi… J'attends rien de toi tu sais ! J'veux pas que tu foutes ta vie actuelle en l'air à cause de ça mais je pouvais simplement pas te le cacher. J'aurais été un monstre de ne rien te dire. Maintenant je… Bah j'ai aucune idée de comment me débrouiller, mais je vais bien finir par trouver. J'ai pas tellement le choix…

Le vert voulut rajouter encore autre chose mais il n'en eut pas l'occasion. Alors qu'il ouvrait la bouche pour continuer de parler, il se fit littéralement couper le souffle par des lèvres qui se posèrent sur les siennes. Attendez… Est-ce que Ryuga était en train de l'embrasser ? Mais oui, Ryuga était en train de l'embrasser ! Mais qu'est-ce qui était en train de se passer là ?!

Kyoya resta interdit pendant plusieurs secondes, ne sachant pas comment réagir, mais rapidement il se sentit entouré d'une chaleur douce, réconfortante et apaisante qui lui donna envie de se laisser aller et d'abandonner toute sa méfiance et ses questionnements. Cette chaleur n'avait rien à voir avec le fait que Ryuga l'avait pris contre lui, elle provenait d'ailleurs. Elle venait de ses phéromones d'alpha… Consciemment ou non, Ryuga était en train de libérer des phéromones d'alpha particulièrement apaisantes et relaxantes et le vert se sentait enfin réellement bien pour la première fois depuis la veille au soir, tellement bien. Il décida alors de tout laisser tomber au moins pour quelques instants et rendit son baiser à son amant tout en passant ses bras autour de son cou. Il avait subi tellement de stress et de mal-être depuis la veille, il avait bien le droit de se sentir heureux et apaisé pour quelques secondes, quelques précieuses secondes…

Toute la tension qui avait envahi l'air s'était soudainement évanouie. Ce n'était plus que douceur, tendresse et calme. Ryuga et Kyoya avaient enfin retrouvé tous les deux un rythme cardiaque normal et leurs pensées s'étaient tues pour une fois. Le monde n'existait plus l'espace de quelques instants, il n'y avait qu'eux et la paix intérieure qu'ils n'avaient plus ressentie depuis si longtemps. Leur baiser n'avait rien de passionné, il était juste d'une tendresse et d'une douceur simples. Quand Ryuga rompit finalement le baiser, pas spécialement par manque d'air mais juste parce qu'il avait senti que c'était le bon moment pour arrêter, il rouvrit ses yeux qu'il avait fermé et regarda le visage de l'oméga. Il eut la sensation que les choses avaient changé, qu'il ne le voyait plus de la même manière. Tout paraissait plus beau à ses yeux, plus calme, plus paisible…

-Oh, Kyoya… souffla le blanc avant de se mettre à sourire, un sourire qu'il n'avait plus eu depuis si longtemps. J'en reviens pas… On va avoir un bébé…

-Je t'ai dit que j'attends rien de toi Ryuga, soupira Kyoya en retour, rougissant légèrement malgré tout. T'es toujours marié et je sais que tu supporteras pas que tes parents reviennent dans ta vie si tu te sépares de Rika…

-Non, ça suffit maintenant, rétorqua l'alpha en affichant soudainement une expression sérieuse. J'ai accepté de subir ces conneries trop longtemps et ça a fait du mal à tous ceux que j'aime… Je peux plus continuer comme ça, je vais finir par devenir fou au sens clinique du terme. Je t'aime Kyoya, je t'aime comme je t'aimais il y a dix ans et je refuse de te laisser te débrouiller tout seul avec NOTRE enfant. J'en ai assez de subir ma vie. Cette fois c'est décidé, je vais demander le divorce.

À cet instant, Kyoya regarda Ryuga comme s'il était devenu complètement fou. Il se souvenait de la violence avec laquelle le blanc s'était effondré quand il lui avait raconté pourquoi il ne pouvait pas divorcer, de la peur panique de ses parents qui le paralysait… Et là sa peur avait disparu ? Kyoya ne voulait pas espérer, mais…

-Ryuga, arrête, dit l'oméga, refusant de croire à qui était en train de se passer pour se protéger. Je ne veux pas que tu te fasses du mal pour moi…

-Et moi je refuse de vivre cette vie plus longtemps et de te laisser seul, répliqua presque immédiatement le journaliste avec une assurance désarmante. Tu sais Kyo… Quand Ryuto est venu il y a quelques temps, on a eu une discussion lui et moi. Il m'a dit que ça ne pouvait plus continuer, qu'il fallait vraiment que je divorce, pour moi mais aussi pour Sakyo, que je ne serai pas tout seul pour faire face à nos parents, et aussi qu'il fallait que je parle à un psychologue professionnel parce que j'en ai vraiment besoin. Il avait raison, sur toute la ligne. J'ai pas encore commencé à voir un psy mais je compte bien le faire, et là, ce que tu viens de me dire… C'est le dernier électrochoc dont j'avais besoin je crois. Je ne veux plus de cette vie où mes seules sources de bonheur sont mon fils et mon meilleur ami… Kyoya, je veux vivre avec toi, mon fils…et le bébé que tu attends…

Des larmes s'étaient mises à rouler sur les joues du vert, mais ce n'était en rien des larmes de tristesse. C'était des larmes d'émotion et de bonheur. Est-ce que ça pouvait vraiment être la réalité ? Il voulait y croire mais il avait si peur… La vie dont il avait rêvé était à portée de main ! Vivre avec Ryuga, accueillir avec lui cet enfant qui n'était pas prévu mais qu'ils étaient tous les deux prêts à aimer, et être le beau-père de Sakyo… Bien sûr qu'il le voulait, il le voulait vraiment de toute son âme ! Et ça allait réellement arriver… ? C'était presque trop beau pour être vrai…

En sentant les mains de Ryuga se poser sur ses joues avec tendresse, Kyoya se rendit compte que oui, tout ceci était la réalité. C'était bel et bien vrai ! L'oméga se mit alors à pleurer encore plus avec une euphorie qu'il était incapable de contenir et sauta presque littéralement au cou de son amant. C'était réel… Sa vie reprenait enfin une bonne direction, LA bonne direction…

À suivre...


Moi : Fin du chapitre ! C'EST LA HOLA DANS LE STADE, LE RYUKYO EST ENFIN DE RETOUR, WOUUUUUUH !

Kyoya : Eh bah putain, on y croyait plus !

Ryuga : Je vais enfin demander le divorce, alléluia bordel ! Casse-toi la connasse de Rika !

Chris : Bébé Sakyo va enfin être entouré de gens qui l'aiment vraiment, ouiiiii TTvTT

Ryuga : Je sens tout de même que Rika va pas spécialement bien prendre ma demande de divorce hein...

Moi : Ça, on le verra la prochaine fois ! Mais ça y est, ces deux idiots sont de nouveau ensemble, ça aura été long hein ! XD

Ryuga et Kyoya : Hé !

Moi : Et on ne va pas s'attarder plus, j'ai chaud sa mère et j'en ai marre de toucher mon ordi ! Ah au fait, j'ai définitivement terminé mon année de Fac ! On a pas encore reçu nos bulletins mais au moins c'est fini, enfin du temps libre ! TTwTT

Kyoya : C'est pas une bonne nouvelle pour nous ça...

Moi : Héhé. Laissez les reviews de l'amour, pensez à boire de l'eau c'est important, et je vous dis à la semaine prochaine ! En espérant ne pas fondre...

Chris : Allez zou, on va manger des glaces !