Moi : Salut tout le monde ! Désolée pour l'absence de chapitre la semaine dernière, j'ai une liste d'excuses si vous voulez ! Alors j'ai été fatiguée, il faisait une chaleur horrible et taper sur un Mac brûlant c'est toujours pas ce que je préfère, j'ai été malade à cause de mes foutues règles et en plus j'ai pas arrêté de sortir, vive la vie sociale !
Kyoya : La meuf elle se croit au tribunal.
Moi : Rappelez-moi de refuser la prochaine fois qu'on me propose d'aller à un gala de danse, ça a duré de 20H à minuit, j'ai mangé un MacDo à presque une heure du matin, ça m'a décalé tout mon rythme de sommeil... T_T
Ryuga : Ah c'est pour ça la gueule de déterrée ?
Moi : Non, ça c'est parce que je me suis réveillé à 6H du matin à cause d'un cauchemar...
Chris : Décidément, le sommeil c'est pas facile pour toi dernièrement ! XD
Moi : Pas vraiment... Mais bref ! Parlons plutôt du chapitre d'aujourd'hui, qui je pense va vous faire plaisir ! Moi j'ai beaucoup aimé l'écrire en tout cas, héhé !
Ryuga : Je l'ai lu. J'ai envie de dire : enfin !
Kyoya : Pour une fois je sens que je vais apprécier ce chapitre.
Moi : Y a de grandes chances oui ! Allez on s'attarde pas plus, disclaimer ! ^^
Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !
Moi : Merci Chris ! Bonne lecture tout le monde, et bonne fête des mères en retard aussi XD
Réponse aux reviews :
Coolio : Nile needs some time alone to think about the situation. For now he's angry, he needs to calm down X)
The baby wasn't expected and created a big mess, but at least Kyoya and Ryuga found the strength to be honest with everyone and now they can get back together ^^
Komachu : Oui bah c'était tout sauf prévu, si Nile avait bien rangé le placard à médicaments on en serait pas là XD
Elle peut pas les avoir entendus, ils sont chez Kyoya et il est genre 8H du matin, Rika elle est toujours dans sa chambre à elle XD
Malheureusement on a pas trop le droit de casser la gueule à ses parents, même quand ils le mériteraient XD
Marius : Bien sûr que Ryuga a déjà un bon avocat, même que c'est son ancien meilleur ami u_u
La super petite famille recomposée ^w^
Skullink : Calme-toi enfin, ça part en thread horreur là XD
Je pense que Nile va avoir besoin de plusieurs jours tout seul tranquille pour réfléchir X)
Ryuga et Kyoya restèrent l'un contre l'autre pendant de très longues secondes, peut-être même de longues minutes, ils n'en savaient rien et ça n'avait aucune importance. Le monde avait cessé de tourner ou même simplement d'exister pour eux. Il n'y avait qu'eux et le soulagement qu'ils ressentaient tous les deux. Kyoya pleurait toujours mais il s'en fichait totalement, c'était des larmes qui lui faisaient du bien, des larmes qui n'étaient pas douloureuses.
C'était enfin fini… Tous ces mensonges, toute cette lâcheté, toute cette vie insupportable qui le faisait souffrir et qui faisait aussi souffrir indirectement son compagnon, désormais ex compagnon. Tout ça, c'était terminé. Ça avait fait des dégâts évidemment mais au moins c'était terminé et enfin, pour la première fois depuis longtemps, le vert n'avait pas peur de ce qui l'attendait à l'avenir. Il avait arrêté d'y croire pour ne pas se faire de mal, mais voilà qu'il allait pouvoir vivre avec l'homme qu'il aimait comme il en rêvait depuis qu'ils s'étaient retrouvés. C'était presque trop beau pour y croire, mais c'était réel.
Ryuga de son côté avait l'impression qu'on venait de lui retirer un poids de plusieurs tonnes des épaules. Enfin. Il avait enfin trouvé le courage de reprendre sa vie en main et il ne comptait pas laisser ce courage se faire la malle. Ça avait déjà commencé quand son petit frère lui avait parlé sérieusement de sa situation, qu'elle lui faisait du mal à lui mais aussi à son fils et qu'il avait besoin d'aide pour se sortir de là, mais là, que Kyoya lui révèle qu'il était enceint de lui… C'était l'électrochoc dont il avait besoin, la baffe de trop, celle qui avait réussi à le sortir de sa torpeur. Il en avait toléré des choses dans sa vie, bien trop il le savait, mais là c'était trop. Il ne pouvait pas laisser la vie lui marcher dessus comme ça plus longtemps. Il aimait Kyoya, du plus profond de son putain de cœur, et là… Là il avait l'opportunité de se débarrasser de cette vie horrible, de dire « Je vous emmerde » et de se mettre avec la personne qu'il aimait réellement, qui le rendrait plus heureux qu'il ne l'avait jamais été et qui avait besoin de lui plus que jamais.
Oui, faire ça allait lui attirer des ennuis, des ennuis qu'il avait dit ne pas être prêt à affronter à son petit frère, mais désormais ça n'avait plus d'importance pour lui. Plus aucune importance. Rika allait probablement péter un câble quand son mari allait lui annoncer qu'il voulait divorcer, mais il s'en fichait. Ses parents allaient sans aucun doute se ramener à MetalBey City pour l'incendier sur ses choix de vie, et faire une crise de nerfs en constatant qu'il s'était remis avec cet oméga qu'ils détestaient depuis qu'il était arrivé dans la vie de leur fils, mais même ça il s'en foutait. Ryuga avait laissé trop longtemps son bonheur se faire piétiner par des gens, surtout ses parents, et il en avait marre. Il avait 27 ans, merde ! S'il ne prenait pas les choses en main maintenant, alors quand le ferait-il bordel ? Probablement jamais.
Mais soudain, Ryuga repensa à quelque chose. Il était chez ses voisins actuellement, planté en plein milieu du salon, et il n'y avait aucun signe de Nile dans la maison… Il était trop tôt pour qu'il soit parti au travail, et puis on était dimanche de toute façon, Nile ne travaillait pas le dimanche même si c'était l'été et qu'il y avait une masse de travail conséquente à l'office de tourisme. Mais alors où était-il ?
-Kyoya… Il est où Nile ? Demanda le blanc après avoir pas mal hésité.
-Oh… Je me doutais que tu finirais par me demander ça… soupira Kyoya, déglutissant sans pouvoir s'en empêcher. Il… Il est parti… Je lui ai tout avoué hier soir… Je l'avais jamais vu dans cet état, je pensais même pas que c'était physiquement possible pour Nile de s'énerver comme ça, mais en même temps vu ce que je lui ai fait…
-Oh, Kyoya… Je suis vraiment désolé… répondit l'alpha, sincèrement peiné.
-T'as pas à l'être, c'est moi qui me suis mis dans cette situation, répliqua le vert en haussant les épaules. J'ai fait du mal à Nile, beaucoup de mal, alors j'ai mérité la soirée et la nuit horribles que j'ai passées…
-Ne dis pas ça Kyoya, tu ne mérites pas ça… Tu n'es pas quelqu'un de mauvais, tu n'as pas cherché à faire volontairement du mal à Nile. Tu t'es juste…laissé dépasser par une situation que tu ne savais pas comment gérer. Je sais mieux que personne ce que c'est.
-Je ne l'ai pas voulu, mais je l'ai fait quand même, et maintenant Nile me déteste et ne veut plus jamais entendre parler de moi…
-Kyoya… Il t'a dit ça parce qu'il était énervé, c'est le choc… Il a des raisons d'être énervé contre toi, mais toi et moi on le connaît Nile. Il va se poser tranquillement quelques jours, il va réfléchir et je suis sûr qu'il va se calmer. De toute façon il va bien devoir revenir ici si vous vous séparez, ne serait-ce que pour récupérer toutes ses affaires.
-C'est pas faux… J'attends pas qu'il me pardonne, mais j'espère au moins qu'on pourra se parler sans que ce soit la guerre…
Ryuga hocha la tête avec un air compréhensif et reprit l'oméga contre lui pour le réconforter. Nile devait probablement être sacrément en colère contre lui aussi, sûrement même plus qu'il ne l'était à l'égard de Kyoya, et ça le rendait très triste… Ils étaient amis tous les deux et perdre une amitié n'était jamais agréable, mais le blanc ne pouvait pas dire qu'il ne l'avait pas mérité. Il avait trahi la confiance du bicolore, et au-delà de sa confiance il l'avait trahi tout cours. Il n'existait pas pire trahison que la sienne… C'était triste, mais l'alpha pourrait s'y faire. En revanche, il espérait vraiment que les choses s'apaiseraient entre Kyoya et Nile, pour le bien de leur séparation.
-Ryuga… Qu'est-ce qu'on fait maintenant… ? Demanda finalement le vert après quelque chose comme une minute de silence.
-J'ai pas franchement eu le temps de réfléchir, tu m'as un peu pris de court, répondit Ryuga avec un petit ricanement nerveux. Je pense que le mieux pour l'instant c'est que tu restes ici et que tu te reposes. Moi je vais rentrer parler à Rika, et à Sakyo aussi. Vaut mieux ne pas attendre le dernier moment pour lui annoncer que papa et maman se séparent.
-Tu es sûr de vouloir faire ça aujourd'hui ? S'étonna Kyoya.
-Je ne supporterai pas de passer une journée de plus à faire semblant que tout va très bien avec Rika, affirma l'alpha avec fermeté. En fait je sais même pas si je vais réussir à rester sous le même toit qu'elle ne serait-ce que quelques heures de plus… Enfin, bref je préfère faire tout ça le plus vite possible.
-Je comprends… Je crois que je vais appeler mon père avant de me reposer, et peut-être mon frère aussi s'il est pas trop occupé avec je-ne-sais-quoi.
-Okay, mais repose-toi surtout, et mange aussi. T'es tout pâle et t'as les traits tirés.
-Je pourrais te dire la même chose, monsieur j'ai pas beaucoup dormi cette nuit.
-Certes, mais moi je suis pas enceint.
Kyoya leva les yeux au ciel, plus par réflexe qu'autre chose, mais il ne put s'empêcher de sourire avec une certaine douceur et de rougir. Ça lui faisait toujours aussi bizarre que d'autres personnes lui parlent de sa grossesse, ça la rendait bien plus…réelle.
-Allez, j'y vais, reprit Ryuga en souriant avant d'embrasser le vert sur le front. Je t'aime…
-Moi aussi je t'aime… lui répondit Kyoya dans un petit souffle, son cœur battant plus vite alors qu'il prononçait ces mots. Il avait cru qu'il ne pourrait plus jamais lui dire ces mots sans crainte, sans pression, sans culpabilité…
L'alpha sourit, caressa une dernière fois la joue de son amant et partit, franchissant la baie vitrée pour rentrer chez lui. Il perdit son sourire dès qu'il posa les yeux sur sa maison, pensant avec amertume à la conversation qui l'attendait avec sa femme, mais il était bien décidé à l'avoir même si ça allait être explosif. Il avait comme une envie de tout foutre en l'air, de tout faire péter et le plus vite possible. Des années à vouloir repousser ce moment le plus possible pour ne pas l'affronter, et maintenant il voulait que tout se passe vite. Quelle ironie.
Maintenant qu'il y pensait, c'était encore une fois la paternité qui chamboulait sa vie et qui le poussait à vouloir améliorer les choses. Il ne savait pas trop quoi en penser mais il avait tendance à croire que c'était plutôt bon signe.
En remettant les pieds dans sa maison, Ryuga sentit une tension dans l'air. Une tension terriblement désagréable, le même genre de tension qui trainait dans l'air avant qu'un orage éclate. En un sens, c'était le cas. Le journaliste remonta les escaliers sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller son fils qui dormait toujours et se dépêcha de rejoindre sa chambre. Comme il s'y attendait, Rika s'était réveillée à son absence et venait visiblement de sortir de la douche.
-T'étais passé où toi ? Lui demanda la jeune femme de but en blanc, fronçant les sourcils. T'as vu l'heure sérieux ? T'es tombé du lit ou quoi ? Déjà que t'as passé toute la nuit à bouger…
-Kyoya voulait me parler, c'était urgent, rétorqua sèchement Ryuga. Il faut que je te parle toi aussi.
-Ah oui ? Répliqua la brune en fronçant encore plus les sourcils. Tu veux parler ?
-Non, je n'veux pas, mais il faut, la corrigea-t-il, croisant les bras avec un air fermé. Lève-toi s'il te plait, je préfère qu'on fasse ça dehors.
-Et si j'ai pas envie ?
-Alors ça ferait de toi quelqu'un de particulièrement immature. Tu as bientôt 30 ans et tu veux refuser une conversation comme une ado qui s'enferme dans sa chambre pour ne pas parler à ses parents ?
Rika n'aimait pas la tournure que prenait cette journée. « Il faut que je te parle » était clairement la pire phrase à entendre dans un couple et elle ne pensait pas l'entendre dans la bouche du blanc. Elle n'aimait pas ça… Qu'est-ce que ce petit con de Kyoya avait encore été raconter à son mari ? Il ne savait donc pas faire autre chose que créer des problèmes dans le mariage de ses voisins ? La bêta n'avait aucune envie de devoir encore écouter son époux lui faire la morale mais elle sentait bien qu'il n'allait pas la lâcher tant que ce ne serait pas fait. Putain, et il fallait qu'il veuille faire ça un dimanche matin… Quelle plaie.
À contrecœur, Rika se leva donc du lit où elle était en train de se brosser les cheveux et accepta de suivre l'alpha hors de la maison, sur leur terrasse. Comme il était encore tôt il ne faisait pas encore une chaleur étouffante dehors, mais la jeune femme aux yeux rouges ne comprenait pas pourquoi Ryuga tenait à parler ici plutôt que dans leur chambre. Il comptait lui hurler dessus ou quoi ?
-Bon, qu'est-ce qu'il y a encore ? S'impatienta la professeure, croisant les bras sur sa poitrine dans un geste quelque peu hautain. Il t'a dit quoi l'autre ? Visiblement il ne sait pas-
-C'est fini toi et moi, Rika, la coupa le blanc, le ton de sa voix tranchant comme un couteau tout juste affuté.
La brune se retrouva subitement sans voix et fixa son mari avec un air éberlué pendant plusieurs longues secondes avant de se mettre à cligner des yeux et à froncer les sourcils comme si elle ne parvenait pas à saisir ce qu'il venait de lui dire.
-…Pardon ? Finit-elle par lâcher, regardant l'alpha comme s'il venait de commencer à lui dire une blague et qu'elle attendait qu'il donne la chute.
-Toi et moi c'est terminé Rika, répéta Ryuga, le visage neutre. Je veux divorcer.
Voilà, il avait enfin lâché le mot : divorcer. Ça faisait des années qu'il rêvait de dire ça mais qu'il avait trop peur des conséquences, et là il avait enfin réussi à le dire. Il se sentait libéré, incroyablement plus léger… Enfin bon, ça risquait de ne pas durer.
Face à lui, Rika semblait avoir complètement planté. Ses yeux rouges étaient fixés sur son conjoint avec incompréhension et elle avait le sifflet totalement coupé, ce qui était rare pour elle. Elle ne comprenait clairement pas ce qui était en train de se passer actuellement, ça se lisait sur son visage.
-Tu te fous de moi, hein ? Lui demanda Rika avec une agressivité qui ne demandait qu'à exploser. C'est une blague pas drôle, c'est ça ?
-Non, je suis complètement sérieux, répondit Ryuga. Je pense même que j'ai jamais été aussi sérieux avant. Je veux qu'on divorce Rika. Tu peux me dire tout ce que tu veux, je ne changerai pas d'avis.
-Mais pourquoi ?! S'écria la brune, l'expression de son visage partagée entre la colère et l'incompréhension.
-Tu me poses sérieusement la question ? Répliqua l'alpha en fronçant les sourcils. Elle se foutait de sa gueule là, non ?
-Évidemment que oui ! Pourquoi tu veux divorcer d'un seul coup ?!
-D'un seul coup ? Rika, notre mariage n'a aucun sens depuis le premier jour et tu ne vas pas me faire croire que tu ne le sais pas ! Je ne t'ai jamais aimée, je ne t'ai épousée que pour que mes parents me foutent la paix et tu le sais. Alors oui, toi tu m'aimais et je sais que tu m'aimes encore, mais j'en ai assez. Je ne veux plus partager ma vie avec quelqu'un que je n'aime pas, et je ne veux plus non plus imposer à Sakyo de vivre avec des parents qui se disputent un jour sur deux.
Rika avait la sensation que le ciel venait de lui tomber sur la tête. Bien sûr qu'elle savait que Ryuga ne l'aimait pas, elle était sortie du déni il y a bien longtemps, mais jusqu'ici son mari ne montrait aucune volonté de la quitter malgré cela, et ça lui allait très bien ! Elle n'avait pas l'amour de l'homme qu'elle aimait mais elle l'avait lui auprès d'elle, ça lui suffisait. Et maintenant il voulait divorcer ?! Comme ça, d'un seul coup ?!
-C'est Kyoya, c'est ça ?! S'écria la bêta en dardant un regard meurtrier vers la maison de leurs voisins. C'est ce sale petit enfoiré qui t'a mis des idées à la con en tête ?!
-Je t'interdis de parler de lui comme ça, lui rétorqua froidement le blanc, serrant les poings pour contenir sa colère. Il ne m'a rien mis dans la tête volontairement, c'est seulement un truc tout con qu'on appelle l'amour. Toi tu ne sais pas ce que c'est ! Tu prétends m'aimer, mais est-ce que tu te soucies de moi ? De comment je vais ? De comment je me sens ? Non, tu t'en fous. Tu m'aimes comme on aimerait un objet ou un meuble, tu n'es qu'une égoïste ! Tu te fous tellement de moi que t'as même pas remarqué toutes mes années d'alcoolisme !
-A-Attends quoi ? Bafouilla sa femme en redescendant de ton, les yeux écarquillés.
-Bah ouais, j'ai été alcoolique et tu l'as jamais remarqué, ricana amèrement Ryuga. Pourtant je l'étais déjà quand on s'est rencontrés, mais t'es tellement focalisée sur toi, toi et seulement toi que t'as même pas capté que je passais mon temps à essayer de noyer mon mal-être dans l'alcool. J'ai réussi à sortir de cette merde seulement grâce à l'arrivée de Sakyo et dernièrement je me suis senti tellement mal que j'ai failli replonger dedans à plusieurs reprises, mais toi t'as toujours rien vu.
-E-Et tu t'attendais à ce que je le devine ou quoi ?!
-Tu sais ce que c'est ton problème Rika ? Tu es exactement comme mes parents. Il n'y a que le paraître qui t'intéresse, tu juges les gens sur ce qu'ils sont et pas ce qu'ils font et tu veux une vie parfaite aux yeux des autres. Regarde-toi. Je te dis que je veux divorcer et ta seule réaction c'est d'être en colère parce que ta petite vie parfaite en apparence va voler en éclats. Est-ce que tu es triste parce que tu perds ton mari ? Non, tu m'en veux ! C'est pas franchement une grande preuve d'amour ça.
-Mais-
-Mais comment j'ai pu accepter de t'épouser ? J'étais vraiment au fond du trou à cette époque pour m'être dit que c'était une pas si mauvaise idée. La seule bonne chose qui soit ressorti de notre relation c'est notre fils, et même là tu as réussi à être égoïste et à faire du mal. Tu ne m'aimes pas moi, tu ne l'aimes pas lui, tu n'aimes rien d'autre que ta petite personne et ta petite vie confortable ! C'est fini maintenant. Tu vas devoir faire sans moi.
Rika regardait avec un mélange d'incompréhension et de colère son mari qui était littéralement en train de l'incendier. Elle semblait ne toujours pas comprendre ce qui était en train de se passer, et à vrai dire c'était bel et bien le cas. La jeune femme ne réalisait pas que sa vie venait de basculer, elle ne voulait pas le réaliser. Ryuga avait raison, elle tenait à cette vie en apparence parfaite. Elle était une professeure d'histoire-géographie appréciée par ses élèves, mariée à un journaliste reconnu travaillant dans le plus grand journal de la ville, tous les deux avaient eu un petit garçon unanimement reconnu comme adorable, sage et bon élève, et ensemble ils vivaient tous dans une belle maison dans un beau quartier tranquille. Cette vie était parfaite, tout le monde le lui disait, ses collègues l'admiraient, ses amies l'enviaient ! La bêta ne voulait pas perdre tout ça !
Kyoya… C'était sa faute. C'était la faute de ce putain d'oméga si son mari avait soudainement décidé de faire voler en éclats cette vie si merveilleuse. Ça ne pouvait pas être une coïncidence que Ryuga ait décidé de lui annoncer son envie de divorcer après qu'il ait eu une conversation avec cette sale petite vipère qui leur servait de voisin. Depuis le départ elle savait qu'elle devait se méfier de cette enflure. C'était évident depuis le premier jour que cet oméga ne voulait qu'une chose : récupérer le mari de la brune qui se trouvait être son ex petit-ami du lycée. Ce sale petit fils de pute avait réussi à la faire passer pour une folle et à toujours se placer en victime, et maintenant il avait carrément réussi à lui voler son mari. Ce n'était pas juste… Ce n'était pas juste !
-Aie au moins l'honnêteté d'admettre que tu me quittes pour te remettre avec ton putain d'ex ! Cracha Rika avec haine, ses yeux rouges s'emplissant de larmes amères, presque acides.
-Tu es pathétique, lui répondit le blanc avec une sorte d'amusement exaspéré. T'es absolument pas triste, tu es juste vexée de me perdre, comme une gamine à qui on confisquerait un jouet qu'elle tapait contre les murs pour s'amuser, et en plus tu es obsédée par Kyoya. À t'écouter, tout est toujours de sa faute. Tu es incapable d'accepter que si on en est là, c'est principalement de TA faute, et de la mienne évidemment.
-Tu décides de demander le divorce juste après avoir parlé avec lui, et je devrais croire que ça n'a aucun lien ?! Répliqua-t-elle avec hargne. Sois putain d'honnête ! Tu me quittes pour lui !
-Okay, tu veux pas me lâcher avec ça ? S'agaça Ryuga, ayant de plus en plus de mal à garder son calme. Oui je vais me remettre avec Kyoya parce que je l'aime et qu'il m'aime aussi, mais je ne te quitte pas POUR faire ça. Je te quitte parce que j'en peux plus de cette vie, j'en peux plus de devoir te supporter et j'en peux plus que Sakyo souffre de vivre avec un père à deux doigts de la dépression et une mère qui ne l'aime pas ! J'aurais fini par le faire même dans une réalité où je n'aurais jamais retrouvé Kyoya, il n'a fait que me donner l'impulsion nécessaire. On n'peut pas dire que je te quitte pour lui, par contre je te quitte grâce à lui.
L'alpha eut à peine le temps de terminer sa phrase qu'il sentit un choc contre sa joue gauche. Rika venait de le gifler en y mettant toutes ses forces, des larmes plein les joues et une expression de haine sur son visage, mais pourtant il n'avait ressenti aucune douleur et sa tête avait à peine bougé. La jeune femme fut encore plus contrariée de constater que son conjoint s'en fichait d'être giflé et n'avait aucune réaction agressive. On aurait dit qu'il ne réagissait tout simplement plus à elle, et ça la rendait folle.
-Je te préviens Rika, ce divorce il peut se passer de deux manières, dit Ryuga parfaitement calmement, ignorant le fait qu'il venait de se faire frapper. Soit on fait ça à l'amiable, ça ira plutôt vite et toi comme moi on pourra rapidement passer à autre chose dans nos vies, soit tu veux rendre ça difficile et dans ce cas-là on passera beaucoup de temps au tribunal pour rien et tu devras te trouver un très bon avocat. Je préfèrerais sincèrement la première option, mais si tu veux que ce soit la deuxième alors ce sera la deuxième et tu risques de le regretter.
Cette fois, Rika sentit qu'elle avait perdu et elle ressentit enfin de la tristesse, mais de la tristesse teintée de frustration. C'était foutu, elle allait devoir dire adieu à tout ce qu'elle avait et qu'elle aimait… Elle allait devoir repartir de zéro pendant que Ryuga se remettrait tranquillement avec son ex. La jeune professeure avait du mal à y croire…
-On fait quoi alors ? Finit-elle par demander, la gorge nouée et les poings serrés. Ça ne servait plus à rien de lutter, elle sentait que se battre contre son mari était une très mauvaise idée. Je veux dire, pour la maison, l'argent, tout ça…
-Je n'ai que deux exigences, lui répondit le blanc en croisant les bras, l'air plus serein et assuré que jamais. Premièrement, je veux garder la maison. Je l'ai payée en majorité mais je te rachèterai ta part bien sûr, même si elle est relativement petite. Deuxièmement, je veux la garde exclusive de Sakyo. Tu peux demander un droit de visite si tu veux, tu restes sa mère, mais soyons honnêtes, tu t'en fous de lui alors je pense que tu vas t'en passer. Ne t'avise même pas d'envisager de demander une garde partagée juste pour me blesser, si tu fais ça je pourrais devenir vraiment méchant, et je te garantis que tu n'as pas envie de me voir comme ça.
La jeune femme brune déglutit face à la dureté du ton de l'alpha et se contenta de hocher la tête, les yeux baissés. Ryuga ne plaisantait pas, il était prêt à tout pour son fils et il ne valait mieux pas se mettre en travers de son chemin. De toute façon, Rika s'en fichait bien du gamin. Elle ne l'avait jamais aimé, elle avait toujours été jalouse de lui parce que lui avait l'amour de Ryuga et pas elle, alors si ce dernier voulait garder le gosse avec lui, pas de problèmes. Penser que Sakyo allait se retrouver avec Kyoya comme nouvelle figure parentale et qu'il allait probablement adorer ça ne faisait évidemment pas plaisir à Rika, ça lui piquait même violemment le cœur, mais au final c'était perdre la maison qui lui faisait le plus de mal. Sa si belle maison qu'elle avait décorée avec tout son goût…
-D'accord, dit-elle quand même avec abattement. Mais pour maintenant, on fait quoi ? Je doute sérieusement qu'on arrive à rester sous le même toit le temps du divorce…
-Moi je suis prêt à cohabiter le temps du divorce, mais si tu ne t'en sens pas capable je comprends. Je ne compte pas déraciner Sakyo de la maison, et je pense que tu n'as pas franchement envie de te retrouver seule avec lui ici pendant que moi je m'installe chez le voisin, donc je pense que le mieux c'est que tu t'en ailles quelques temps, proposa Ryuga, même si ça sonnait plutôt comme un ordre. Tu peux aller chez une amie ou à l'hôtel, comme tu préfères. Ça ne devrait pas durer trop longtemps, et quand je t'aurai racheté ta part de la maison tu pourras te trouver un nouveau chez-toi.
Rika serra les dents mais hocha une nouvelle fois la tête pour dire qu'elle acceptait, à contrecœur. Elle n'avait aucun contrôle sur la situation, c'était son mari, enfin futur ex-mari, qui menait la danse, elle était impuissante et elle détestait ça. Elle avait tout perdu, et ça la rendait bien plus amère que triste.
À suivre...
Moi : Fin du chapitre ! Et ça dégage la connasse, mwhahaha !
Ryuga : Pourquoi je me fais autant gifler moi dans cette histoire ? -_-
Moi : J'sais pas, tu veux de la pommade pour tes petites joues ? XD
Ryuga : -_-
Kyoya : Bon, là on le voit déjà un peu plus arriver l'happy ending.
Moi : Effectivement ! Je ne sais pas combien de chapitres il reste à cette fic, mais clairement on est sur la fin ! ^^
Chris : On est safe ou tu nous gardes encore des surprises où il faudra sortir les mouchoirs...?
Moi : Bah j'vais pas le dire, huhu u_u
Kyoya : Ça veut dire oui ça.
Moi : Non, ça veut dire que je spoile pas monsieur rabat-joie !
Chris : Bon, cette fois tu disparais pas la semaine prochaine ?
Moi : Non c'est bon, je reste ! J'ai eu mon bulletin vendredi, j'ai validé ma deuxième année donc je suis tranquille d'esprit n_n
Ryuga : Espérons qu'en L3 elle sera blindée de travail, comme ça on aura un peu la paix.
Moi : Saloperie... Laissez les reviews de l'amour en tout cas, et à la semaine prochaine ! ^^
