Chanson d'amour
La Grande Salle était animée, les élèves discutant joyeusement autour des tables. Severus, comme toujours plongé dans son propre monde, se servait son repas, attendant que ce moment passe comme à son habitude. Soudain, alors que les hiboux livraient le courrier habituel aux élèves, une Beuglante atterrit bruyamment devant lui et ouvrit grande sa bouche de papier :
"Severus, oh Severus,
Le plus fort, le plus valeureux,
Avec tes yeux de jais, si mystérieux,
Toute la magie que tu maîtrises est fabuleuse.
Non, Severus, on ne peut détourner son regard,
Telle une étoile brillant dans la nuit noire,
Ton charme, ton allure, tout est digne de mémoire,
À Poudlard, tu es une légende à part.
Oh, Severus, tu es une véritable merveille,
Ta voix, ton intelligence, tout me réveille,
Avec toi, la magie s'élève à un nouveau seuil,
Dans ton aura, je me sens si frémissante, si belle."
La lettre hurlait cette chanson d'éloges à pleins poumons. Les paroles ridicules résonnaient dans la salle, provoquant un silence stupéfait dans la salle.
Les élèves écarquillèrent les yeux, certains se demandant si le monde avait sombré dans la folie.
Même Severus était bouche bée, incrédule devant cette étrange beuglante qui glorifiait ses attributs d'une manière qui le laissait pantois. Puis, comme s'il avait subitement retrouvé son sang-froid, il pointa sa baguette vers la lettre et l'incinéra d'un sortilège silencieux, réduisant la chanson à un tas de cendres.
Un rire contagieux se répandit dans la salle. Severus se demanda qui aurait pu avoir l'audace d'envoyer une telle lettre et, lorsqu'il regarda autour de lui, son regard se posa sur Elara. Elle était assise à l'autre bout de la table, recroquevillée sur elle-même, les épaules secouées par des spasmes de rire incontrôlables.
Severus était rouge de honte. Il sentait les regards se poser sur lui, une sensation qu'il détestait. D'un geste brusque, il quitta la Grande Salle aussi rapidement que possible.
