Bonjour

Encore une semaine où c'est moi LadyJoyNoire qui poste. Merci pour vos commentaires, même si Etoile ne les voit pas XD, je les voit

Je vous souhaite une bonne lecture et un bon week end et semaine

LadyJoyNoire

CHAPITRE 11: RETOUR À PARIS

ADRIEN

- Il arrive, Gamin, déclara Plagg d'un ton grave alors qu'ils se retrouvaient seuls tous les deux dans la salle de bain.

Le kwami n'avait pas besoin de préciser l'identité de la personne qui arrivait pour qu'Adrien comprenne que son temps était de nouveau compté. Il soupira et ferma les yeux avant de se masser les tempes, essayant ainsi d'endiguer la migraine qui commençait à pointer. Il fallait rapidement qu'il trouve une nouvelle destination où fuir mais aussi une excuse pour son ami qui l'avait si gentiment hébergé. Combien de temps encore allait-il devoir fuir ainsi ? Sa vie ne serait-elle plus que ça à présent: une perpétuelle fuite ?

Adrien se déshabilla et entra dans la douche, ouvrant le robinet pour permettre à l'eau chaude de couler sur son visage, repoussant l'espace de quelques instants sa nouvelle réalité quotidienne. Le son de l'eau frappant le rideau de douche lui rappela la symphonie de la pluie tombant sur un parapluie et ses pensées divaguèrent de nouveau vers les événements de la veille au soir.

Il avait embrassé Marinette. Il avait embrassé Marinette et elle lui avait rendu son baiser. C'était la première fois depuis qu'il avait découvert qu'elle avait perdu la mémoire qu'il était aussi heureux. Il aurait très bien pu douter d'elle, car elle avait embrassé avec fièvre une personne qu'elle ne connaissait pas -à cause de sa perte de mémoire- alors qu'elle sortait avec lui, Adrien. Mais il prenait plutôt ça pour un bon signe. Pour lui, cela signifiait que son corps et son cœur se souvenaient de lui et, surtout, qu'ils n'étaient pas leurrés par la magie miraculeuse. C'était une lueur d'espoir et il n'était pas prêt à la laisser s'éteindre.

Adrien sortit de la douche et se sécha. Étonnamment, ce soir-là, il avait eu une bonne étoile au-dessus de lui, car, non seulement il avait pu embrasser Marinette et recevoir un baiser en retour mais il était également rentré pile à temps pour que Théo ne remarque pas son absence. Peut-être que, depuis le ciel, cette bonne étoile avait pris pitié de lui et de ses tourments et lui avait offert un peu de chance l'espace d'une nuit…

Mais le matin était finalement venu et la chance s'était envolée, le laissant de nouveau avec un problème à régler… et pas des moindres comme il s'agissait de trouver où fuir le Gardien Céleste qui arriverait incessamment sous peu…

Adrien soupira, rattrapé par la réalité, puis se tourna vers son Kwami, qui était allongé paresseusement sur ses vêtements, occupé à digérer tout le fromage qu'il avait ingurgité.

- Peux-tu me dire combien de temps il me reste, Plagg, avant que Su-Han arrive ? l'interrogea-t-il.

Le petit chat souleva une paupière pour l'observer de son regard vert électrique.

- Plus ou moins deux jours, répondit-il d'une voix à moitié endormie. Tout dépendra du temps qu'il fera les prochains jours.

Adrien hocha la tête et plongea de nouveau dans ses pensées tandis qu'il s'habillait. Il lui restait peu de temps pour agir: il allait devoir se décider rapidement de la direction à prendre…

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Adrien s'était enfin décidé sur sa future destination: la ville de Colmar, en Alsace. Il avait longuement hésité entre la Capitale des Vins Alsaciens et la Cité Phocéenne mais avait finalement préféré le Grand Est plutôt que le Midi de la France. Son choix s'était porté sur Colmar notamment à cause de sa distance avec Toulouse: il faudrait plus de temps à Su-Han et à son père pour le retrouver s'il changeait complètement de direction que s'il continuait à descendre vers le Sud…

Une fois la décision de sa destination prise, Adrien avisa Théo de son départ prochain. Son ami sembla un peu triste mais lui sourit quand même, sachant que, désormais, ils avaient bien plus de chance de se revoir que lorsqu'il était encore sous la coupe de son père. Afin de fêter dignement son départ, Théo lui annonça qu'il allait faire des courses, le laissant donc seul quelque temps, ce qui lui permit de finaliser ses bagages pour son départ.

La première chose qu'il fit, ce fut de se rendre à la médiathèque pour faire quelques recherches sur les hôtels de Colmar: il voulait connaître leurs positions, leurs disponibilités et, accessoirement, leurs prix. Théo lui avait bien dit qu'il pouvait se servir de son ordinateur mais Adrien n'aimait pas le faire quand son ami n'était pas présent: il avait l'impression de violer sa vie privée s'il le faisait alors qu'il était absent… et cela pourrait également conduire son père à lui, ce qu'il ne voulait à aucun prix.

La médiathèque était presque vide quand il entra à l'intérieur et seulement un seul ordinateur sur cinq était occupé: évidemment, aujourd'hui, quasiment tout le monde possédait un ordinateur ou pouvait faire ses démarches sur son téléphone… Adrien avait laissé son téléphone chez ses grands-parents en fuyant de chez eux pour ne pas être tenté de l'utiliser de nouveau: il savait parfaitement que c'était quand il s'en était servi pour joindre Marinette que son père avait su où il se trouvait…

Il trouva un hôtel à un prix raisonnable non loin du vieux Colmar, sur les berges de la Lauch qui traversait la ville. Le bâtiment semblait assez vieux mais il avait un aspect typique de la région -avec ses poutres extérieures apparentes- qui le séduisit aussitôt. Bien sûr, il aurait pu loger dans un Ibis mais il préférait payer un peu plus cher et avoir un logement calme et de meilleure qualité, surtout s'il devait y passer de nombreuses nuits…

Satisfait de sa trouvaille, Adrien s'apprêtait à refermer l'onglet internet sur l'ordinateur, pour rentrer à l'appartement de Théo, quand il s'arrêta soudainement dans sa lancée: et s'il en profitait pour passer faire un petit tour sur le Ladyblog ? Il ne s'attendait pas à ce qu'il y ait des nouveaux articles mais revoir des photos de lui en tant que Chat Noir -alors encore heureux et insouciant- ainsi que de sa Lady, lui ferait du bien et lui rappellerait pourquoi il se battait encore…

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit un étrange message sur l'onglet qui le concernait ! Il n'y avait aucun commentaire dessous, comme s'il était le premier à le voir. Il soupçonna alors Alya et Marinette -ça ressemblait trop à sa Lady pour ne pas être son idée- d'avoir laissé ce message à son intention ou, du moins, à celle de Chat Noir.

Le message était limpide, en tout cas pour lui: son père avait quitté Paris -voir même peut-être la France- et les deux jeunes femmes trouvaient cela suspect. Lui-même restait perplexe face à la décision de son géniteur et décida de surveiller régulièrement les nouvelles que les filles pourraient bien lui donner via le LadyBlog, ce qui était beaucoup moins risqué qu'avec un téléphone. Pour les informer qu'il avait bien lu et reçu leur message, il leur en laissa un lui-même, en commentaire: "Quand le Chat n'est pas là, les souris dansent…"

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La porte de la chambre d'hôtel se referma derrière Adrien et il poussa un soupir de soulagement: tout s'était bien passé et il était enfin de nouveau en sécurité. Il avait payé la chambre en avance pour une semaine, avec l'argent liquide qu'il avait retiré à la banque; juste avant de partir de Toulouse. Il savait qu'il courait alors des risques minimes d'être retrouvé par son père : il partait dans la foulée et Gabriel n'était plus à Paris…

Adrien posa ses sacs dans l'entrée et fit le tour de sa petite chambre. Il y avait un toilette et une petite salle d'eau avec un lavabo et une douche, le tout dans des tons blancs classiques. Il était content d'avoir son intimité pour faire sa toilette et de ne pas devoir partager la salle d'eau avec les autres résidents de l'hôtel.

Les fantaisies venaient dans la partie de la chambre en elle-même: il y avait un vieux parquet en bois patiné par le temps et les passages des différents occupants, ainsi que des tableaux fleuris accrochés au mur. Le lit était grand et paraissait douillet avec son traversin, ses deux coussins et sa grande couette blanche. La pièce comportait également un placard pour ranger les vêtements, un petit bureau -sur lequel était posé une bouilloire et des sachets de thé et de café- deux simples tables de nuit en bois clair et une télé, accrochée au mur.

La chambre n'avait rien à voir avec celle qu'il avait au manoir ou celle où il avait dormi chez ses grands-parents mais elle avait le mérite d'être à lui, l'espace du temps qu'il allait passer à Colmar. Adrien avança jusqu'à la fenêtre et tira le rideau pour regarder la vue qu'il avait. Il avait de la chance, en ayant payé pour une semaine, on lui avait donné une chambre avec vue sur la rivière et les bâtiments typiques de la ville.

Il allait être bien ici, il s'y sentait d'ailleurs déjà bien.

- C'est bon, je peux sortir maintenant ? Murmura la voix étouffée de Plagg depuis l'intérieur de sa veste.

Adrien sourit légèrement de l'impatience de ce dernier et referma le rideau pour dissimuler de nouveau l'intérieur de la chambre à un regard inopportun. Il ouvrit ensuite sa veste pour laisser sortir son kwami. Le petit chat noir sortit comme une balle de sa cachette et fit le tour de la pièce, avant de revenir vers son porteur.

- J'ai faim, conclut-il sa visite et Adrien ne put s'empêcher de lâcher un petit gloussement: il n'y avait que Plagg pour le faire rire en des moments pareils…

Les jours qui suivirent donnèrent l'impression à Adrien d'être en vacances: il eut le temps de visiter la ville, de flâner dans les boutiques et, surtout, de goûter aux produits locaux. Il connaissait déjà la flammekueche et la choucroute -même s'il n'en avait jamais mangé d'aussi bonnes qu'ici- mais découvrit avec plaisir le baeckeoffe, cette potée alsacienne composée de trois viandes. Bien sûr, sa dent sucrée ne fut pas en reste car il savoura des pains d'épices alsaciens, des bretzels, des manele.. et tellement d'autres spécialités sucrées.

Plagg gouta et adopta également le munster, ce fromage fabriqué au sud de Colmar. Il possédait en effet toutes les caractéristiques qui plaisaient au petit kwami: un fort goût en bouche et une odeur très prononcée… au grand malheur d'Adrien.

Quand il se ne promenait pas, Adrien se posait dans sa chambre, devant la télé, et plongeait dans ses pensées, songeant, la plupart du temps, à Marinette et à ce qu'il pouvait faire ou ne pouvait pas faire maintenant avec elle. Il était retourné une nuit, en tant que Cavalier de Velours, la voir mais elle n'était pas dans sa chambre… Elle était certainement partie passer la nuit chez Alya. Il n'avait d'ailleurs pas su s'il devait en être soulagé ou déçu…

Ce fut lors de l'un de ces après-midi -pluvieux qui plus est- que la paisible parenthèse alsacienne d'Adrien bascula: les bonnes choses ont, hélas, toujours une fin… Il était allongé sur son lit, à moitié somnolent devant la télé, quand un flash d'info interrompit le programme qu'il avait mis. Il ne faisait pas vraiment attention à ce que disait le journaliste mais sortit immédiatement de sa torpeur quand celui-ci prononça des paroles qu'Adrien n'avait pas entendues depuis longtemps.

- Ladybug, Chat Noir, si vous nous entendez, venez nous aider…

L'écran devient tout noir quelques secondes avant de reprendre la suite du programme, comme si de rien n'était. Le cœur d'Adrien tambourinait à toute vitesse dans sa poitrine: il n'avait pas vraiment écouté le flash d'information mais il semblait qu'il se passait quelque chose à Paris…

Le jeune homme sortit en trombe de sa chambre et rejoignit l'accueil de l'hôtel, à la recherche de personnes qui auraient vu ce qu'il n'avait pas vu. Il n'eut pas besoin de chercher longtemps: à l'entrée, un petit groupe de résidents de l'hôtel discutait avec le gérant des dernières nouvelles et il put saisir quelques mots au vol. Attaque… Techno- Pirate…

Il ne lui en fallut pas beaucoup plus pour comprendre: Techno-Pirate s'était évadé de sa prison américaine et était venu à Paris pour se venger de lui et de Ladybug… Après tout, ils avaient été des acteurs majeurs dans son arrestation lors de leur voyage à New York, quelques années auparavant…

Adrien retourna dans sa chambre, les neurones fonctionnant à cent à l'heure. Il ne pouvait pas laisser tomber Paris. Pas maintenant. Pas après avoir souffert autant pour la protéger… mais il restait tout de même le gardien des Miraculous: il ne pouvait pas prendre de décisions hâtives sans réfléchir, comme il le faisait quand Ladybug était présente…

Ladybug… Aujourd'hui plus que jamais, elle lui manquait… ce serait son premier combat sans elle… Sans partenaire… car il ne pouvait confier à personne d'autre que Marinette le Miraculous de la Coccinelle. C'était au-delà de ses forces.

Quand la porte de sa chambre se referma derrière lui, Adrien avait pris sa décision: il allait mettre la Miracle Box en sécurité dans le coffre-fort de sa chambre puis il irait à Paris en toute discrétion pour évaluer la situation par lui-même… ainsi que ce qu'il pouvait faire. C'était ce qu'aurait fait sa partenaire, il en était certain: observer et réfléchir avant d'agir…

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Dire que la situation était critique était un euphémisme. Quand Cavalier de Velours arriva à Paris, tout au sommet de la Tour Montparnasse, la ville était plongée dans le silence. Les rues étaient désertes, les magasins éteints et même les maisons paraissaient inoccupées. Il avait l'impression d'être revenu à l'époque où son père terrorisait la ville et cela lui donna des sueurs froides. Pourquoi soupçonnait-il soudainement celui-ci d'être lié, d'une manière ou d'une autre, à ce qui se passait actuellement ? Il chassa cette pensée et se concentra pour repérer la maison où habitait Alya: il avait besoin de réponses et la journaliste lui semblait être la personne la plus indiquée pour lui en donner.

En sautant de toit en toit à toute vitesse pour ne pas être vu, il découvrit que les feux tricolores ne fonctionnaient plus mais aussi que les panneaux publicitaires n'étaient plus que des écrans noirs. Il semblait que Techno-Pirate ait privé Paris d'électricité… ce qui expliquerait le soudain écran noir lors du flash info…mais aussi la raison pour laquelle la Capitale semblait dénuée de vie.

Il arriva finalement à l'appartement qu'Alya et Nino partageaient et toqua doucement au volet en bois qui protégeait la fenêtre de leur salon. Il fallut quelques secondes avant que celui-ci ne s'ouvre sur la meilleure amie de Marinette en personne. Son visage, plissé par l'inquiétude, s'éclaira quand elle découvrit qui venait leur rendre visite.

- Je le savais, chuchota-t-elle. Je le savais que tu ne nous abandonnerais pas.

Puis elle s'effaça pour le laisser entrer, avant de refermer le volet derrière lui.

Le petit appartement était éclairé par quelques bougies mais était essentiellement plongé dans le noir. Nino, qui attendait de l'autre côté de la fenêtre avec une poêle, se détendit immédiatement quand il identifia le visiteur.

- Nous sommes sauvés, déclara-t-il en souriant.

Le cœur de Pattes de Velours se serra dans sa poitrine à la vue de son meilleur ami. Il lui manquait. Terriblement. Et il était certain que si Nino savait que c'était lui, Adrien, qui se cachait derrière le masque de Pattes de Velours, il changerait d'avis…

Ils s'assirent tous les trois sur le canapé puis Alya lui demanda, très sérieusement.

- Que pouvons-nous faire pour toi, Pattes de Velours ?

Le héros leur exposa alors le fait qu'il n'était pas sur Paris au moment de l'attaque et qu'il avait besoin de toutes les informations possibles pour savoir ce qu'il se passait mais aussi ce qui l'attendait.

Techno-Pirate avait commencé par se rendre à la Tour Montparnasse, siège des studios de télévision, afin de faire passer un message: il voulait que lui soient livré Ladybug et Chat Noir à l'Arc de Triomphe dans l'heure ou il mettrait le chaos dans Paris. Bien sûr, aucun des deux ne purent se présenter, aussi avait-il commencé par couper l'alimentation des transports en commun, puis de la signalisation… tout avait pris une escalade jusqu'à ce qu'il ait privé complètement Paris d'électricité. Personne ne savait quelle serait sa prochaine étape, aussi les habitants s'étaient enfermés chez eux, en attendant que quelqu'un vienne les sauver: la police, l'armée… ou, mieux encore: leurs héros.

- Nous sommes prêts à redevenir Carapace et Rena Rouge, si tu as besoin d'aide, conclut Nino, le regard brillant d'une détermination sans faille.

Pattes de Velours aurait aimé lui dire oui. Vraiment. Avoir l'aide de ses meilleurs amis serait une bénédiction pour lui… mais il était devenu Gardien et s'était responsabilisé avec cette charge. S'il savait qu'il pourrait leur confier sans la moindre hésitation sa vie, il ne pouvait -ni voulait- courir le risque de les exposer au danger.

- Ce n'est pas un akuma ordinaire, les prévint-il doucement. Si vous êtes blessés, le Lucky Charm ne pourra pas vous guérir cette fois-ci…

Alya et Nino hochèrent gravement la tête et la journaliste eut un léger sourire en coin.

- C'est exactement pour cette raison que Nino m'a empêché d'aller sur place, commenta-t-elle alors.

Ce dernier lui jeta un regard en biais et Pattes de Velours savoura quelques instants la normalité de cet échange. Finalement, il se releva et rejoignit la fenêtre par laquelle il était entré.

- Merci du fond du cœur pour votre proposition, leur répondit-il sincèrement. Je saurais faire appel à vous en cas de besoin.

Il n'avait pas besoin de leur dire qu'il ne le ferait qu'en dernier recours… Ses deux amis hochèrent la tête puis lui rouvrirent leur volet.

- Bon courage, Pattes de Velours, déclarèrent-ils en cœur avant qu'il ne regagne les toits, à la recherche de son ennemi.

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Pattes de Velours trouva Techno-Pirate au sommet de l'Arc de Triomphe. Il possédait la même apparence que celle qu'il avait lorsqu'il avait été akumatisé -avec ses multiples bras robotisés à la manière d'Octopus- bien que le félin sache parfaitement que les miraculous n'en n'étaient pas responsable cette fois-ci: celui du Papillon étant en sécurité dans le coffre-fort de sa chambre d'hôtel à Colmar…

Il s'agissait donc là de technologie. De haute technologie même… ce qui conforta le héros dans son idée que le vilain avait un complice. Un complice riche et influent… Gabriel Agreste était-il vraiment derrière tout ça, une fois de plus ? Pattes de Velours ne savait plus quoi penser: après tout, son père avait déjà prouvé qu'il était capable de tout…

Le félin secoua sa tête pour chasser ses pensées parasites: son père n'était pas le cœur du problème actuellement, c'était Techno-Pirate. Il allait devoir s'approcher pour l'examiner de plus près et tenter de trouver une solution pour le neutraliser.

Les rues étant vides de monde, Pattes de Velours savait qu'il serait immédiatement repéré s'il avançait à pied vers son ennemi, ayant peu de cachettes derrière lesquelles se cacher. Il descendit donc dans les égouts et, à l'aide d'un plan qu'il trouva sur sa matraque, se rendit sous le monument parisien.

Son instinct le poussait à escalader le mur de l'Arc de Triomphe pour aller espionner lui-même Techno-Pirate mais il savait que ce n'était pas ce qu'il convenait de faire. Il entendait même la voix de Ladybug lui rappeler, dans un coin de sa tête, de réfléchir, pour une fois, au lieu de foncer tête baissée dans le danger. Il choisit donc la sécurité, une fois de plus, et déploya sa matraque jusqu'en haut du monument, pour pouvoir observer tranquillement son ennemi.

Les bras articulés étaient épais et bardés de gadgets en tout genre, dont, notamment, des missiles et des armes à feu. Pattes de Velours eut un léger sourire amusé lorsqu'il vit un pigeon voleter au dessus de lui, avant de lâcher sa fiente, mais il le perdit immédiatement : sans même que Techno-Pirate n'eut besoin de lever les yeux, ses bras articulés avaient dégainé ses armes et tiré, réduisant en cendres le pauvre volatile. La fiente n'atteignit même pas sa tête, un arc lumineux l'ayant arrêtée en pleine course.

Il possédait donc une sorte de bouclier invisible ainsi qu'un détecteur de mouvement, ce qui conforta Pattes de Velours dans sa décision d'être prudent: s'il avait grimpé comme il l'avait songé au début, il aurait immédiatement été repéré…

Le félin ramena sa matraque à sa taille normale et regagna la sécurité des égouts pour réfléchir à un plan d'action. Plusieurs scénarios lui traversèrent la tête mais ils étaient tous voués à l'échec. Tous sauf un: celui qui incluait qu'il n'agisse pas seul.

Pattes de Velours devait se faire une raison: il avait besoin d'aide… Il avait besoin d'une partenaire… Il avait besoin de sa Coccinelle… Il avait besoin de Marinette…

A suivre

La semaine prochaine : Chapitre 12 : Coccigirl