" Tom !

- Hum ?

- Qu'est-ce que tu manigances encore ? continua Viviane irritée au point de délaisser sa lecture.

- Rien. "

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Il la regarda dans les yeux, elle baissa ses boucliers d'occlumencie pour lui balancer un 'menteur', avant de les remonter. Il haussa un sourcil, seul signe de sa surprise.

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" Je ne savais pas que tu étais au courant pour mon talent en légimencie.

- C'était assez facile à deviner, au vu de ton caractère et de tes dispositions magiques.

- Toujours aussi intelligente Vivi...

- Je ne suis pas à Serdaigle pour rien. Mais ne change pas de sujet. "

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Il soupira et elle sut qu'il allait céder, ou au moins lui révéler une part de vérité. Habituellement, elle préférait le laisser à ses manigances avec Fred, puis se renseigner auprès de son frère qui se faisait une joie de ternir l'image de Tom. Il nourrissait probablement le vain espoir de les voir se séparer. Cela arriverait peut-être, cependant, ce serait parce que l'un deux aurait besoin de faire bande à part. Donc, habituellement, elle le laissait tranquille, mais depuis quelques semaines elle étouffait à cause de son aura très sombre et meurtrière. Cela ajouté au fait qu'il passait beaucoup de son temps libre avec elle, à côté d'elle, et qu'elle stressait de plus en plus pour les ASPICS, elle se retrouvait à bout de nerfs.

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" Je compte confronter mon père et le tuer pour être un con lâche et en profiter pour détruire tout ce qu'il aime, qu'il comprenne ce que cela fait. "

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Blasée, elle le fixa en se demandant s'il était sérieux. Il était crispé et fixait l'horizon, ce qui lui indiqua qu'il était honnête. Pâlissant considérablement, elle posa sa main sur son bras. Elle ne s'était pas attendue à ce niveau de sincérité, d'instabilité et de folie chez lui. Elle pensait qu'elle avait encore du temps avant qu'il ne sombre, avant qu'il ne s'éloigne trop d'elle et de ce qui était acceptable...

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" Tom, il existe d'autres alternatives...

- Je t'écoute. "

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Il ne considèrerait pas une seconde les options qu'elle lui soumettrait. Tentant le tout pour le tout, elle lui suggéra avec tout son culot la meilleure solution pour tous le monde.

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" Pardonne lui, et laisse le pourrir dans sa campagne profonde. "

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Sans un mot, il lui embrassa le front, se leva et partit. Elle n'avait plus le choix, à ce rythme elle serait en danger auprès de lui et elle risquait de compromettre la société entière s'il découvrait ses recherches et ses expériences. Elle devait partir. Une larme coula le long de sa joue, et le cœur brisé, elle s'accorda au moins jusqu'à la fin de l'année... Peut-être jusqu'à septembre de l'année suivante.