Le garage était lugubre et sombre, à peine éclairé. Une silhouette dans l'ombre pouvait être visible par les deux acolytes.

« Ah... Je vous attendais avec impatiente mes petits bijoux. » Exprimait sa joie le directeur du restaurant, de bonne humeur visiblement et en bonne compagnie avec ses sous-fifres.

« Qu'on en finisse au plus vite, je veux aller dans le bar du restaurant avant qu'il ferme. » Répondit Sanji sur un ton agacé.

« Vous vous êtes fait une réputation en or ! Vous avez su vous faire craindre des plus grands trafiquant de la ville, je suis vraiment très impressionné... » Le patron était comblé de bonheur d'après ses dires. Il le savait qu'il était le plus grand trafiquant de la ville, en partie grâce au travail de Zoro et Sanji.

« Je n'avais pas besoin de ce boulot pour qu'ils me craignent. » Disait l'homme aux cheveux vert en tournant le dos à son chef.

« Vue votre confiance, j'imagine que votre livraison s'est bien passée... » Questionnait le directeur tout en ce frottant les mains d'impatiente

Comme un automatisme, les deux hommes commençaient à déballer la cargaison de leur chef. Les types de drogue étaient maintenant disposés devant leur chef.

« Il nous a donné plus que prévu, je pense que c'est pour se faire pardonner des manquements aux autres livraisons. » Lui disait Sanji en sortant les sachets remplis des suspenses illicites.

« Sil n'avait pas fait ça, je lui aurais collé une balle entre les deux yeux. » Disait le chef en imitant un pistolet avec ses deux doigts. Le chef prenait un des sachets en main. Il sortait une de ses pilules, et le mettez dans le creux de sa main. « Cette toute petite chose peut rendre complètement dingue celui qui l'a consomme. » Expliquait le patron en montrant la pilule de près, elle était toute blanche, toute petite.

« Cette drogue est réservée à nos clients les plus fidèles. Ces trucs se vendent comme des petits pains. » Le patron du restaurant avait mis en vente ces pilules directement dans le restaurant en plus de la gastronomie.

Sanji détestait son travail. Un lieu sacré comme un restaurant blasphémé par de la drogue, servis aux clients comme des bonbons. L'envie d'une cigarette se faisait ressentir. Sanji ne perdait pas plus d'un instant, il prenait la dernière drogue et la donnait au patron

« Ah j'aime quand ça va vite ! » Rigolait excessivement le directeur, il l'ouvrait et demandait aux deux jeunes hommes de se rapprocher « Voyez comment ces petits cristaux rouge clair brillent. Elle est très demandée et beaucoup plus accessible en tête de prix. Elle fond délicatement dans la bouche et ce dissout. Elle rend complètement ivre son utilisateur. On peut facilement savoir les consommateurs de cette merde, car leurs pupilles tournent au rouge. »

« Dit le vieux, tu ne veux pas nous laisser boire un coup avant la fermeture du bar ? » Demande Zoro en toute honnêteté. Les yeux des gardes de sécurité s'étaient écarquillés. Comment osait-il parler de la sorte au directeur ?

« Il est fou » « le patron va lui pulvérisé la cervelle » pouvaient résonner dans le garage.

Quel crétin pensait Sanji

« Hahaha, tu ne manques pas de tact, Roronoa, tu sais quoi ? Je t'aime bien... On est ami depuis le temps, vous pouvez disposer. Vous aurez tous deux une compensation financière pour cette livraison, comme d'habitude. » lui tendit la main le patron. Avec nonchalance, Zoro lui tapait dans la main.

Le patron est vraiment de bonne humeur aujourd'hui, pensait Sanji.

Les deux acolytes commençaient à quitter le garage, mais se faisait interpeler une nouvelle fois par leur directeur. « Oi, tenez » Le patron avait jeté un sachet rempli de drogue, la jolia. « Cette drogue, vous aussi, donne les effets de l'alcool. Ça devrait te plaire, Roronoa. »

Un rictus s'affichait sur le visage de Zoro. « Oi ! Qu'est-ce que vous avez tous avec ça ! Je n'ai aucun problème ! Et je ne consomme pas de drogue. »

« Non merci, pareil que la tête d'algue. » Sanji le pointait du doigt de manière sarcastique

« Tu me cherches toi aussi, cuisinier de seconde zone ?! » Zoro avait grincé des dents. En perdant son sang-froid, Zoro attrapait le col de Sanji. Le cuisinier en faisait de même directement. Le directeur leur faisait signe de se calmer.

« Je pensais qu'avec ces années passait à travailler ensemble vous serez devenue ami... » disait le patron en se frottant les tempes de désolation. Vraiment irrécupérable ces deux là, pensait-il

« Pourquoi vous restez ensemble si vous ne vous entendez pas ? » demandait un des disciples du directeur.

Les deux acolytes se lâchaient à cette réflexion. Zoro est toujours en compétition avec Sanji et se bat avec lui pour des questions insignifiantes, souvent à des moments inopportuns. Malgré leurs combats et leur rivalité, ils ont entre eux une confiance fraternelle et une attention qu'ils n'admettraient jamais.

Une fois toute la livraison débarrassée, les deux acolytes s'étaient directement rendu à l'intérieur du restaurant. Le but de ce restaurant était de promouvoir la gastronomie en proposant un cadre agréable, un service soigné, un accueil attentif, des plats de qualité, ainsi qu'une cave honorable. En général, le menu de ce restaurant gastronomique se compose aussi bien de plats de viande, que de mets à base de poisson. Ce qui distingue particulièrement ce restaurant des autres, certains clients ont le droit à un supplément.

Le bar avait tout les types de boissons. « Oi, un verre pour l'alcoolique à ma droite. » soupirait Sanji.

Aussitôt la phrase du blondinet finit, le barman sur son 31, arrivé avec une bouteille de saké assez atypique recouverte d'or feuilleté.

« Elle coute plus de 1200, c'est un saké difficile et très rare à obtenir... » Zoro n'en revenait toujours pas.

« Messieurs, vous pouvez déguster, offert par le directeur. » Le barman leur tendait un verre chacun, la contenance des verres était dorée comme la bouteille de saké.


Après quelques verres, la tête de Sanji était floue. Il avait regardé autour de lui et s'est rendu compte qu'il n'y avait plus personne dans le restaurant hormis le personnel. Les effets de l'alcool commençaient à se faire ressentir pour Zoro. Le blond sirota son verre de saké.

« 15 degrés quand même... » Disait Sanji au ralenti. « Je pense que je devrais... arrêter là pour aujourd'hui. »

Le rire de Zoro pouvait s'entendre dans toute la salle. « Alors, on se dégonfle, sourcil ? »

« Oi, Oi ! Tu veux te battre... » Le blond s'était tu à cause de ce qu'il voyait devant lui. Une jeune femme, de grande taille et mince, elle possède une longue chevelure noire qui descend jusqu'au milieu de son dos. Elle possède aussi une forte poitrine. Sa tenue vestimentaire est composée d'une longue robe polka sans manches, une paire de chaussures à talons hauts et des boucles d'oreilles rondes. Il ne pouvait s'agir que de Viola.

Viola est une ex-danseuse de flamenco maintenant reconverti en serveuse pour le restaurant de l'Azur « Viola chérie ! » S'écriait-il de vive voix.

La jeune femme sourit à la vue du blond. « Sanji, ça fait un bail que tu n'es pas venu ici »

« Tu es si belle ce soir. » Dit Sanji en lui prenant la main

Viola lâchait un petit gloussement.« Oh, toujours aussi flatteur... je ne te voyais plus au restaurant, j'ai cru que tu t'es fait virer encore à cause d'une bagarre avec un client fructueux... » continuait-elle

« Cette enflure l'avait mérité, il a essayé d'avoir une compensation en disant que ma bouffe n'était pas bonne. » Souriait-il bêtement.

Le regard de Viola se posait sur les yeux du blond. « Oh, tu devrais faire attention mon petit Sanji, tu risques de mal finir. »

Le cuisinier était totalement sous son charme. « Viola, tu as quelque chose à me demandé ? »

La perspicacité de Sanji faisait sourire la jeune serveuse. Elle en était sur qu'il aurait deviné. Effectivement, Viola avait quelque chose à dire au blond. « Est-ce que tu aperçois la serveuse derrière moi...? »

Viola avait arrêté de parler en entendant le soupir prolongé de l'homme aux cheveux vert. « Oi, ne vous voulez pas parler plus loin ? J'essaie de savourer... »

« Enfoiré, tu as coupé la parole à Viola ! »

En voyant un début d'altercation commencé, Viola avait attrapé Sanji et Zoro par leur bras et les avait emmenés plus loin. L'homme aux cheveux vert ne faisait pas attention à elle, il continuait de boire son verre et de le remplir à nouveau.

Ce sentant offensé du manque d'attention de Zoro, Viola prenait la bouteille de ses mains et la vidait dans l'évier du bar.

« Ma bouteille ! » Criait le bretteur de désolations « j'espère que ta une très bonne raison d'avoir fait ça ! »

« Demande nous tout ce que tu veux, Viola chérie » Disait le blondinet à l'écoute de la serveuse.

Les yeux de Viola pointaient en direction de la serveuse. « Voilà, la serveuse derrière moi est une nouvelle recrue, il faudrait que vous lui donner un peu plus confiance en elle... »

« Oh, la pauvre... C'est son premier jour ? Je vais aller lui parler si tu veux. » Souriait bêtement le cuisinier.

L'ex-danseuse eut un sourire gêné sur le visage. « Ne t'inquiète pas, ce n'est pas ça le problème. »

« Crache le morceau, je veux rentrer chez moi. » S'impatientait le bretteur.

« Et bien... » Viola mit les mains sur son visage pour cacher ses joues rouge clair « Ça m'embête de te demander ça, est-ce que tu peux la ramener chez elle, Zoro ? » Finissait la serveuse en lui montrant toutes ses dents.

« Même pas en rêve, et puis quoi encore ? » commençait à partir le bretteur naturellement.

« Oi, reviens ! » Criait le cuisinier en lui attrapant l'épaule. « Je n'ai pas le permis, et tu ne vas pas la laisser rentrée toute seule ! »

« C'est toi le crétin ! Je veux juste boire une autre bouteille et rentré chez moi ! » s'énervait à son tour, Zoro

« Violette, tu viens ? J'ai fini le service de nuit. » La serveuse tapotait l'épaule de Viola.

« Baby ! Je ne t'ai pas fait les présentations, l'homme au smoking, voici Sanji. » Affichait un sourire la serveuse en montrant son collègue de travail.

« Bonsoir. » lui disait simplement Sanji en lui prenant les mains. Baby ne savait pas trop comment l'interpréter, elle décidait donc de retiré ses mains facilement.

« Hum... l'homme aux cheveux vert, c'est Zoro. » Souriait Viola en faisant de même avec le bretteur.

« Hm... » Zoro lui faisait un signe de tête avant de détourner le regard.

À la vue du bretteur, Baby repartait en place une de ses mèches rebelles. « Salut. » La jeune femme lui souriait, espérant la même chose en retour.

« Qu'est-ce qui a ? J'ai un truc sur le crâne ? » Lui disait soudainement Zoro.

J'en étais sûr, c'est de la véritable mousse à l'intérieur de son cerveau, se disait à lui-même Sanji.

Un silence s'était installé entre eux et Viola s'empressait d'y mettre fin « Nous allons nous changeait, on revient. »

« Encore une nouvelle femme dans le restaurant, j'espère au moins qu'elle travaille bien. »

Pendu appuyé contre le mur, Sanji répondait à Zoro avec un air agacé. « Tu ne peux pas être gentil, pour une fois ? C'est pourtant simple à comprendre. »

« Qu'insinues-tu, le cuistot ? »

« Je pense qu'elle veut juste faire connaissance plus avec toi que moi... » Pointait du doigt Sanji le bretteur avec un air assez marqué.

La patiente de Zoro était arrivée à son terme. Le bretteur piquait une bouteille dans le bar et se dirigeait vers la sortie. « Oi, met ça sur la note de Sanji. »

« Tu veux que je te tue ?! »


Le vent soufflait et faisait virevolter des feuilles sèches dans la pénombre de la nuit. Il était minuit. En cette heure solennelle, le ciel était plus noir que jamais. Une silhouette généreuse se tenait à la porte d'une bâtisse, le vent faisait basculer ses cheveux. Malgré l'atmosphère sombre qui régnait en cet instant, Sanji sentait son cœur se réchauffer.