Rien à voir avec le précédent, mais cet OS est achevé et traîne sur mon ordinateur depuis un temps proprement scandaleux sans aucune raison.

Je profite d'une vague de motivation de publication pour vous l'offrir

Contexte : Début de la sixième année, la suite se comprendra aisément je pense

Bonne lecture !

(cet OS s'appelle Lily sur mon ordinateur, mais quand même, j'ai voulu chercher autre chose. Vous pouvez tout à fait voir une référence à Jean-Jacques Goldman)


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Famille

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Le rendez-vous avec McGonagall avait pris plus de temps que prévu et il était considérablement en retard. Lily allait l'assassiner.

Il entra en trombe dans la bibliothèque, s'attirant un regard noir de Mme Pince qu'il ignora pour continuer sa course jusqu'à la table cachée au fond de la pièce où Lily s'était installée. L'adolescente était penchée sur des parchemins, ses longs cheveux relevés en un chignon désordonné, elle écrivait frénétiquement comme si elle voulait se venger sur sa plume et elle poussait régulièrement des soupirs énervés.

Il freina juste avant de rentrer dans la table, et alors qu'il s'apprêtait déjà à déclamer ses excuses sincères il s'arrêta net, Lily avait déjà relevé la tête et planté ses yeux furieux dans les siens. Un regard de Lily aurait arrêté un rhinocéros en pleine course.

Prenant un air contrit il s'assit en face de sa camarade.

« Bonjour Black, attaqua-t-elle d'un ton lapidaire. J'ai failli t'attendre. Dis-moi, tu t'es perdu en essayant de trouver le chemin de la bibliothèque, vu que tu n'y mets jamais les pieds ?

- Faux, j'y vais la nuit pour piller la réserve.

- Excellente excuse Black ! Je te pardonne immédiatement tes vingt minutes de retard.

- Pardon Evans, tu as raison. Je suis vraiment désolé. J'étais avec McGonagall et ça s'est éternisé.

- Super… donc non seulement tu es en retard mais en plus c'est parce que comme d'habitude tu te faisais punir pour avoir fait l'abruti… Black j'ai accepté de me mettre en groupe avec toi parce que tu es le moins débile de notre classe d'Étude de Runes, mais j'ai vraiment besoin qu'on ait une bonne note alors ne me fais pas regretter mon choix ! Je ne suis pas comme toi moi, je ne suis pas un génie qui n'a pas besoin d'ouvrir un livre pour avoir des O, je n'ai pas de temps à perdre en retenue à cause de blagues stupides.

- Du calme Evans, je suis désolé vraiment ! Ce rendez-vous n'était même pas pour me punir, je n'ai pas eu de retenue depuis longtemps… »

Sirius fit une légère pause, eut un soupir d'hésitation avant de continuer.

« Elle… elle s'inquiétait pour moi.

- Très touchant. Tu n'as pas fait de bêtises depuis deux jours alors j'imagine qu'elle a peur que tu sois mourant.

- Très drôle. Enfin Evans, je veux bien m'excuser et t'expliquer mon retard mais comment veux-tu que je le fasse si tu me coupes tout le temps ?

- Tu as tout fait raison ! Je m'en fiche complètement ! Tu es là, c'est déjà miraculeux, je vais m'en contenter. Maintenant tu m'as fait perdre assez de temps, alors on va se mettre au travail tout de suite et tu as intérêt à être efficace ! Et arrête de me regarder avec ce sourire en coin ! »

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Retenant difficilement un rire qui aurait achevé de vexer la jeune femme, il fit de son mieux pour se composer un air studieux et appliqué. Il sortit rapidement ses livres et des parchemins et ils se mirent tous les deux au travail. A leur grande surprise mutuelle, ils travaillèrent plutôt bien et avancèrent efficacement dans leur projet. Lily constata que Sirius en plus d'être réellement brillant était parfaitement capable de travailler sérieusement, il se montrait consciencieux et faisait des remarques pertinentes. De son côté, il fut étonné de voir qu'une fois son énervement passé, l'adolescente était agréable, pleine d'humour, énergique et pas du tout aussi coincée qu'il le pensait. A eux deux ils faisaient, contre toute attente, un binôme efficace, ne cessant de se chamailler mais abattant tout de même une quantité de travail impressionnante. Ils ne virent pas le temps filer et ne s'arrêtèrent que quand le ventre de Lily se mit à protester. Ils réalisèrent qu'ils étaient les derniers élèves dans la pièce et que l'heure du repas était passée depuis quelques temps maintenant.

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« Super, marmonna Lily. Il ne manquait plus que ça pour finir la journée, rater le repas du soir…

- Ne soit pas si dramatique, il y a pire quand même.

- Parle pour toi, j'ai faim et je suis moyennement motivée pour aller me coucher le ventre vide.

- Qui parle de ventre vide ? Allez viens, pour me faire pardonner le retard de tout à l'heure, je t'emmène dans les cuisines. Tu vas voir, cette découverte va révolutionner ta scolarité. »

Ignorant les protestations de la rouquine, il l'entraîna à sa suite dans les couloirs de l'école, jusqu'à ce qu'il appelait « Le sanctuaire ». L'adolescente ne put retenir son étonnement et sa fascination en découvrant l'armée d'elfes de maison qui s'activa avec plaisir en les voyant arriver.

Si elle avait entendu parler des elfes de maison, elle n'avait jamais réussi à en croiser encore et elle observait leur ballet avec attention.

« C'est incroyable tous ces elfes, on me l'avait dit mais je n'en avais jamais vu encore. Et puis ils sont si gentils ! »

Sirius laissa éclater un petit rire, doucement amer.

« Oui c'est vraiment qu'ils sont adorables. Malheureusement ce n'est pas le cas de tous, tu verrais celui de mes parents… »

Lily ne lui répondit que par un petit sourire compatissant. Elle ne connaissait pas bien l'adolescent mais ses problèmes familiaux n'étaient un secret pour personne dans cette école et lui rappelait cruellement les siens.

Ils s'installèrent tous les deux et se jetèrent avec appétit sur le repas qu'on leur avait apporté. Restant silencieux un premier temps, Lily déclencha les hostilités la première.

« Merci de m'avoir emmené ici ! Mais les trois autres ne vont t'en vouloir ? Je crois que je ne vous ai jamais vu manger séparément.

- Tu rigoles bien sûr que si ils vont m'en vouloir ! Quand quelqu'un n'est pas là on a pris l'habitude de récupérer des restes et de manger ensemble dans le dortoir. Là ils doivent être installé, en train de m'attendre alors qu'ils meurent de faim. Ils vont hurler quand je vais leur dire que j'ai déjà mangé et James encore plus quand il saura que j'étais avec toi. Ça va être si drôle !

- Votre amitié est vraiment bizarre parfois quand même…

- Peut-être… C'est ça qui lui donne toute sa saveur je pense.

- Si tu le dis… Bon maintenant que la moitié de notre devoir est faite et que mon estomac commence à se remplir : pourquoi est-ce que McGonagall voulait te voir ? demanda-t-elle d'un ton se voulant innocent.

- Ah, tout de même ta curiosité se réveille ! Rassure-toi, je ne suis pas mourant. »

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Sirius lui avait répondu avec son sourire en coin qui charmait tant de monde et qu'il avait érigé en mur entre le monde et ses vrais sentiments. Il fit une pause et ses yeux se perdirent dans le vague quelques secondes, pendant qu'il réfléchissait à ce qu'il voulait raconter.

« Elle voulait discuter… elle s'inquiète pour mon avenir.

- Ton avenir ?! Mais quelle raison elle peut avoir de s'inquiéter pour ton avenir ? Enfin je veux dire, objectivement, tu es beau, intelligent, brillant même, tu réussis absolument tout sans avoir l'air de faire le moindre effort et en plus tu es riche et tu as pleins de relations. »

S'il avait d'abord souri en entendant qu'elle le trouvait beau, le visage de l'adolescent se ferma en entendant la suite de la phrase.

« J'étais riche et j'avais des relations… Attends, tu n'es pas au courant ? rajouta-t-il en voyant l'air surpris de sa camarade.

- De toute évidence, non je ne sais pas. Enfin sans vouloir te vexer Black, mon monde ne tourne pas autour de toi. »

Sirius avala une longue gorgée de sa bieraubeurre, qu'un elfe lui avait apporté, après une longue séance de négociation, il poussa un long soupir et puisqu'il avait déjà commencé se décida à continuer son histoire.

« Je me suis enfuit de chez mes parents cet été. »

Lily échappa un petit hoquet de surprise.

« Pourquoi est-ce que quand tu dis ça j'ai l'impression que tu n'as pas juste fait le mur pendant une nuit ?

- Parce que c'est le cas, je ne suis pas juste parti pour quelques heures. J'ai fait ma valise et j'ai claqué la porte de la maison. Définitivement.

- Sirius… je suis désolée, murmura l'adolescente, réellement peinée pour son camarade. Je ne savais pas du tout. C'était si horrible que ça avec eux ? »

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Pour une fois il ne répondit pas par le petit rire amer et désabusé qu'il offrait à tout le monde, qu'il avait utilisé avec sa directrice de maison un peu plus tôt dans la journée. Il joua distraitement avec sa bouteille de bieraubeurre tandis que son autre main tapotait nerveusement la table. Il répondit sans tout de suite regarder sa camarade.

« Oui, c'était vraiment affreux. Je ne sais pas, ce n'était peut-être pas uniquement leur faute… je n'y mettais pas du mien non plus… Mais chaque fois que je retournais là-bas j'y allais la boule au ventre, le cœur serré. Chaque instant avec eux était un supplice.

- Je ne pensais pas… Je savais que tu ne t'entendais pas avec ta famille, mais je n'aurais jamais cru que ça allait si loin. Ça a toujours été comme ça ?

- Non bien sûr. Enfin… ça n'a jamais été un paradis, mais enfant j'ai quand même quelques souvenirs heureux avec ma famille… enfin je crois… Avec Reg en tout cas, oui. Jusqu'à pas si longtemps, on arrivait même encore à se parler de manière civilisée, sans que ça ne dérape tout de suite… Mais avec mes parents… ça a toujours été compliqué. Mais avec le temps ça n'a fait que s'empirer. Ils ne me comprenaient pas… moi je faisais tout pour les énerver… Aujourd'hui on est arrivé au stade où la seule chose qu'on partage c'est le sang. Sauf que dommage pour eux, je m'en contrefiche. Bien au contraire, ils me donnaient envie de vomir parfois.

- Ils… tu me dis si je vais trop loin, si tu ne veux pas répondre… Ils partagent les idées de… de Tu-Sais-Qui ?

- Voldemort ? ricana-t-il, ignorant complètement le long frisson qui avait parcouru sa camarade en entendant ce nom et le sursaut des tous les elfes qui avaient entendus. Bien sûr qu'ils partagent ses idées d'arriérés, on peut même dire que partager est un euphémisme. Toute leur vie tourne autour de cette mentalité débile dans laquelle ils auraient voulu m'enfermer.

- C'est pour ça que tu es parti ? Pour leur montrer que tu n'étais pas d'accord avec leur opinion ?

- En partie… enfin non et oui en même temps. Ils le savent depuis longtemps que je ne suis pas d'accord, mais je pense qu'ils espéraient que c'était ma phase rebelle, que ça me passerait, qu'ils arriveraient à me faire plier et me faire rentrer dans le moule. Sauf que plus le temps passait, plus c'était l'inverse, plus ils s'énervaient, moins ils avaient de prise sur moi et plus j'avais envie de m'enfuir, de ne plus vivre étouffé. On a juste fini par atteindre le point de rupture. Une dispute à peine plus violente que celle d'avant… ce n'était même pas la pire… mais c'était celle trop. Je me suis dit que je n'avais plus rien à faire chez eux, ça m'est venu comme une évidence. Je ne sais même pas pourquoi j'ai mis autant de tant à le réaliser, sûrement par peur, mais c'était la meilleure chose à faire, comme si pour avancer, la seule chose à faire était de rompre complètement les liens qui me reliaient à eux. »

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Sirius s'arrêta là dans sa phrase, il avait continué à jouer avec sa bouteille de bieraubeurre mais il ne regardait plus Lily depuis un moment, son regard s'était perdu sur le mur derrière elle, comme s'il y cherchait des réponses aux questions que lui seul connaissait. Lily le contemplait la gorge nouée, sans savoir quoi dire. L'histoire de Sirius faisait douloureusement écho à ce qu'elle vivait avec sa sœur et elle lui aurait volontiers dit qu'elle comprenait, qu'elle compatissait, si ses propres problèmes ne lui avait pas paru aussi futiles. Elle découvrait ce soir la facette de Sirius qu'elle s'était toujours refusée à voir, la part où il n'était pas juste prétentieux rebelle, arrogant et insupportable, mais un adolescent en plein désarroi, perdu, essayant de se tracer un chemin sans avoir de repères, sans famille pour le soutenir. En quelques minutes elle se sentait plus proche de Sirius que de n'importe qui d'autres dans cette école. Même Severus qui venait aussi d'une famille conflictuelle ne lui avait jamais parut vivre la situation de la même manière qu'elle.

Elle se força à reprendre la parole pour briser ce silence qui devenait insoutenable et sortir Sirius de sa mélancolie.

« Et comment ils ont réagit ? Ils ont essayé de retenir ?

- Absolument pas, répondit-il avec une voix un peu plus rauque que d'habitude. Ils n'ont pas fait le moindre geste pour me retenir et plus tard pendant tout l'été pas la moindre tentative de me faire revenir. Ils n'ont même pas demandé de nouvelles. Ils m'ont rayé de leur existence… A la rentrée, sur le quai, ils m'ont regardé comme si j'étais un inconnu parmi d'autres. Et quand j'ai vu Regulus la seule chose qu'il m'a dit c'est « Merci pour l'été pourri que tu m'as fait passer »… comme si mes étés précédents n'avaient pas été horribles... Je pense qu'on ne se parlera plus jamais et ce n'est pas plus mal.

- Mais, après être parti tu es allé où, chez d'autres membres de ta famille ?

- Chez James. Ses parents sont formidables, une générosité incroyable, ils font bien plus partie de ma famille que mes cousins Black, que tous les Lestranges ou Rosier du monde. Ils m'ont accueilli sans même me poser de questions. James et moi ce n'est pas juste une amitié en l'air, quelques blagues, deux rires et rien de plus. Je sais que tu ne l'aimes pas Lily, et quand je réfléchis à l'image qu'on renvoie, je pense que je te comprends, mais c'est vraiment quelqu'un de bien. Sans lui je n'ose même pas imaginer où j'en serais… »

Lily s'était renfrognée à cette phrase, elle s'efforçait d'ignorer le sourire sincère et les yeux brillants de Sirius dès l'instant où il parlait de James.

« Enfin voilà ! Maintenant tu connais toute l'histoire menant à McGonagall s'inquiétant pour mon avenir, me convoquant pour en discuter. Évidemment au début j'étais plus que réticent à me confier, elle a refusé de lâcher le morceau et au final je suis resté bien plus longtemps que prévu et me voilà en retard pour te rejoindre. Me pardonnes-tu ô féroce Lily Evans ?

- Je vais faire un immense effort et te pardonner, même si tu viens tout de même de reconnaître que c'est de ta faute. Si tu avais accepté de lui répondre tout de suite, votre rendez-vous aurait sûrement été plus rapide. »

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Sirius répondit uniquement en tirant la langue et Lily en prenant un air offusqué. Ils finirent par prendre un peu de dessert en discutant sur un ton plus léger, Sirius lui présentant certains elfes et acceptant de lui révéler quelques uns des secrets de Poudlard qu'ils avaient découverts. L'adolescente s'étonnait vraiment de passer un moment si agréable en sa compagnie. Elle aurait voulu rester sur ce ton joyeux, mais il y avait une question qui lui brûlait les lèvres, peut-être parce qu'elle se la posait si souvent à propos de sa relation avec Pétunia.

« Dis Sirius… ne te sent pas obligé de répondre… Mais tu me disais que vous n'avez plus rien en commun, que vos opinions sont bien trop différentes… Mais ton frère, tes parents… si jamais ils reconnaissaient qu'ils avaient torts, s'ils te demandaient de revenir… tu le ferais, tu pourrais leur pardonner ? »

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Le regard qu'il lui jeta parut la transpercer. Ses yeux gris qu'elle avait toujours trouvé magnifiques luisaient de tristesse, mais elle n'y lisait pas une once de colère.

Ils s'étaient ignorés, voir détestés pendant cinq ans, mais ce soir sans savoir pourquoi il acceptait de se livrer à elle, simplement parce qu'elle l'écoutait avec une attention absolue, parce qu'il avait bien perçu les quelques trémolos dans sa voix et la douleur qui dansait dans ses yeux à elle aussi. Parce qu'elle avait une manière de le regarder qui le faisait sentir bien et qui lui donnait l'impression d'être compris enfin.

« La question ne se pose pas, ils ne reconnaîtront jamais qu'ils ont tort... Mais si tu veux tout savoir, oui bien sûr... Quand je suis parti, s'ils avaient fait le moindre geste pour me retenir, si ma mère avait seulement ouvert ses bras, je me serais jeté dedans sans hésiter. Je la déteste seulement parce qu'avec le temps c'est devenu trop douloureux de l'aimer. »

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Il y a parfois des phrases que l'on jette comme une bouée à la mer, parce qu'on a ce besoin de s'y accrocher pour ne pas se noyer. Cette bouée Sirius l'a retenue dans ses bras bien trop longtemps, et il l'a finalement échappée brutalement, presque sans le vouloir, se condamnant à la regarder dériver. C'était devenu trop douloureux de les aimer… ces pensées, il ne les a avouées à personne, pas même à James qui n'a fait que les deviner cachées dans les demi-mots de Sirius. Et voilà qu'il vient de tout lâcher à Lily, qu'il n'a jamais appréciée et qu'il connait à peine.

Il y a parfois des phrases que l'on reçoit en pleine figure sans s'y attendre et qui vous coupent le souffle. Elle n'a pas grand chose à dire face à cette douleur qui n'est pas la sienne. Dire qu'elle comprenait, que ça s'arrangerait ? Il y a des phrases qui viennent de bien trop loin pour qu'on leur réponde par un mensonge. Même sincère. Alors Lily ne répondit rien, mais ses yeux parlèrent pour elle.

Ce furent ces quelques larmes qui se montrèrent sans oser couler, faisant briller de lumière ses beaux yeux verts qui rassurèrent Sirius, le poussant à continuer.

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« ... Enfin, il est trop tard, il n'y a plus de retour possible, nous avons tous dit des choses qui ne peuvent pas s'effacer et se pardonner... Ils m'ont effacé de leur vie, c'est plus simple. Il n'y a pas de demi-tour dans la famille Black. Même moi, malgré toute mon envie, je pense qu'il y a des paroles, des actes que je ne pourrais jamais leur pardonner… Sauf peut-être Regulus… Mais bon il faudrait encore qu'il reconnaisse qu'il agit comme le dernier des abrutis… Je peux toujours rêver. »

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Son histoire avec Pétunia brûlait les lèvres de Lily mais elle avait ce sentiment que ce n'était pas le moment de la raconter, pas ce soir. Cette soirée était celle de Sirius. Se levant, ils remercièrent les elfes et se dirigèrent vers la porte de la pièce. L'adolescent jeta un coup à sa montre.

« On dirait qu'on a dépassé le couvre-feu. Ça va aller pour retourner à la Salle Commune ?

- Oh oui, pas de problème, si je croise Rusard je dirais que je fais une ronde. Mais… tu ne viens pas avec moi ?

- Non, je dois retourner à la bibliothèque emprunter des livres.

- Euh Black… j'imagine que tu es au courant que Pince ne sera plus là… Tu veux aller fouiner dans la réserve ?

- Même pas, je veux juste prendre des livres de sortilège, mais Pince me déteste tellement… C'est plus simple d'aller me servir quand elle n'est pas là. »

Lily se contenta de lever les yeux au ciel en soupirant.

« Je vais faire comme si je n'avais rien entendu… »

Ils sortirent et au moment de se séparer, l'adolescente eu une légère hésitation avant de se lancer.

« Sirius… on se retrouve la semaine prochaine à la même heure pour travailler ?

- Attention Evans, je pourrais presque croire que tu m'apprécies un petit peu finalement ! Mais oui et promis je serais à l'heure cette fois ! »