Bonjour à toutes et à tous,

Merci pour les reviews sur le premier chapitre :)

Je vous laisse découvrir la suite des aventures d'Harry.

Bonne lecture !


Harry regardait les trois adultes devant lui, son parrain et ses parents : Sirius, James et Lily. Tous les trois se trouvaient au milieu d'une clairière. Il contempla plus longuement les alentours, ce n'était pas une clairière, c'était un cimetière, LE cimetière où il avait été envoyé lors du Tournoi des Trois Sorciers. Son sang se glaça face aux souvenirs de ce soir-là.

" Tu nous déçois beaucoup Harry" commença son père. Harry tressaillit, entendre son père lui parler de la sorte lui fit beaucoup de peine.

"Tu n'as fait aucun effort cette année, c'est de ta faute si je suis mort" lança Sirius avant de faire demi tour accompagné de James.

" Sirius, je ne voulais pas. Je suis désolé !" haleta Harry essayant de réprimer un sanglot. Il ne voulait pas les laisser partir. Il voulait leur dire à quel point il les aimaient, à quel point il était reconnaissant de tous les sacrifices qu'ils avaient fait pour lui.

" Tes excuses ne valent rien Harry, Sirius est mort, par ta faute. Nous sommes morts aussi par ta faute" cracha Lily. Elle lui jeta un regard haineux et s'en alla rejoindre James et Sirius.

" Maman, je suis désolé, je n'ai jamais voulu que ça arrive" cria Harry. "Je n'ai jamais … Je ferais un effort. Maman ! Revient !"

Une claque le réveilla brutalement. Il se redressa vivement et mit ses mains devant lui en protection. Le retour à la réalité fut aussi surprenant que douloureux. Ce rêve avait l'air si réel !

"Mon garçon, tu as bientôt fini ? Certains dans cette maison aimeraient dormir" grogna Vernon rouge de colère.

"Pardon oncle Vernon, je suis désolé."

" Epargne moi tes excuses, tu n'es qu'un bon à rien, un garçon faible qui fait des cauchemars. Je vais te montrer les bonnes manières. Reste là et enlève ton T-shirt, une bonne correction s'impose" lança Vernon en quittant la chambre.

Troublé par son cauchemar, les yeux encore rougis par les larmes, Harry ne se posa pas de question et bondit en dehors de son lit. Il était évident que Vernon était parti chercher de quoi le battre et il ne pouvait plus supporter ça. Cela faisait des semaines qu'il était battu et il était à bout. De nombreuses fois il avait protesté, il s'était rebellé mais à chaque fois la correction qui suivait était plus vive et douloureuse que les précédentes. Après plusieurs jours il s'était fait une raison, il était pris au piège et ne pouvait rien faire pour en sortir. Il ne savait pas pourquoi aujourd'hui c'était différent mais il ne pouvait plus laisser Vernon le battre.

Il mit ses lunettes, sortit son sac à dos de sous son lit, enfonça son coffret en ébène dedans et agrippa sa baguette. Une chance qu'il se soit endormi habillé. Il attrapa ses chaussures et sortit de la chambre. Il dévala les escaliers à toute vitesse. Arrivé devant la porte d'entrée, il changea son plan de départ. Impossible d'ouvrir la porte, il n'avait pas les clés et il voulait éviter d'utiliser la magie car si c'était le cas il ferait un tour au Ministère mais Dumbledore le renverrait chez les Dursley sans l'écouter. Il courut vers la fenêtre du salon donnant sur la rue et enclencha l'ouverture du volet électrique.

"Mon garçon, revient ici tout de suite ! Tu vas te prendre une raclée." pesta Vernon qui descendait les escaliers dans un boucan qui avait sûrement dû réveiller Pétunia et Dudley.

Harry ouvrit la fenêtre, grimpa mais resta coincé, il se retourna et vit Dursley qui tenait son pied dans sa grosse main velue.

"Lâche-moi !" s'exclama Harry.

"Certainement pas" gronda Vernon.

À ce moment-là, Harry frappa la main de Vernon avec son autre pied de toutes ses forces. Sa liberté en dépendait. Dursley lâcha Harry qui tomba de l'autre côté de la fenêtre.

"Aïe" cria Harry en atterrissant sur le dos.

Une douleur fulgurante le parcourut de la tête aux pieds. Ses plaies venaient sans doute de se rouvrir mais il n'avait pas le temps d'y penser. Il se releva rapidement, fit abstraction de la douleur et se mit à courir le plus vite possible. Toujours pieds nus, il prit la direction du parc à toute vitesse. Il fallait qu'il se cache, qu'il mette ses chaussures, qu'il reprenne ses esprits quelques instants et réfléchisse où aller. Si seulement il pouvait joindre Ron. Il devrait lui écrire dès qu'il en aurait l'occasion.

"Hedwige !" murmura Harry.

Il l'avait laissé chez les s'était enfui et n'avait pas pensé une seule seconde à elle. Il ne l'avait pas vu depuis plusieurs jours après que son oncle l'avait enfermé à double tour dans l'abri de jardin. Il s'arrêta de courir et tomba assis sur le trottoir le regard perdu dans le vide. Il se prit la tête dans les mains et des larmes coulèrent. Il sentit un liquide chaud entre ses doigts, du sang. Vernon lui avait ouvert l'arcade en le giflant. Il prit une de ses chaussettes et fit pression sur la plaie.

Il fallait qu'il trouve un endroit où se cacher et où il pourrait réfléchir à un plan pour récupérer sa chouette. Il pourrait aller au Square Grimmaurd mais s'il y mettait les pieds Dumbledore serait averti et il devrait retourner chez les Dursley. Il ne voulait plus, ne pouvait plus y retourner. C'était une chose d'être malnutri mais s'en était une autre d'être battu chaque jour et ça Harry avait dû mal à y faire face. L'Élu, battu, sans défense. Si la communauté sorcière apprenait ça !

Il secoua la tête pour reprendre ses esprits. ça n'était pas le moment de craquer. Il fallait avoir toutes ses facultés pour ce qui allait suivre. Il devait vraiment chercher un endroit où passer la nuit. Les Dursley allaient le chercher et Dumbledore devait déjà être au courant de son départ. Il devait avoir alerté l'Ordre du Phénix tout entier pour le retrouver.

Il remit ses chaussettes, son arcade sourcilière continuait de saigner mais il n'avait rien sur lui pour pouvoir faire pression. Il haussa les épaules, après tout ça s'arrêterait à un moment donné, comme les lacérations dans son dos. Il prit son sac et commença à marcher dans la direction opposée à Privet Drive. Il ne savait pas encore où il allait, il ne connaissait personne dans le Londres Moldu.

Après plus d'une demie heure de marche, il remarqua au loin une ombre qu'il avait déjà croisée plus tôt dans la journée. Le renard. Il s'avançait vers lui. Harry s'arrêta net. Qu'est ce qu'il faisait là ? Le suivait-il ? Impossible, c'était un animal après tout. Soudain, Harry ressentit un étrange pressentiment. Et si ça n'était pas un animal mais plutôt un animagus ? Harry sortit sa baguette. Le renard était à quelques mètres de lui à présent.

"Recule" ordonna Harry.

Le renard s'assit et Harry se demanda depuis quand les renards obéissaient comme des chiens devant leur maître. L'animal se tenait droit comme un I et regardait Harry avec un regard perçant mais rempli de bienveillance ce qui rassura un instant le Survivant.

"Bon je ne sais pas qui tu es ou ce que tu es mais j'aimerais que tu me laisses tranquille maintenant."

Harry avait peur de se faire repérer. Un jeune garçon avec le visage en sang et suivi par un renard en pleine nuit, ça ne pouvait faire que désordre.

L'animal s'avança dans la direction où Harry allait et fit un signe de tête, oui un signe de tête afin de le suivre. Harry devrait être méfiant, c'est quand même très étrange ce renard qui sortait de nulle part dans l'après midi et qu'il croisait de nouveau cette nuit. Surtout que son attitude lui disait quelque chose. Il avait le pelage terne, le nez légèrement crochu et un regard perçant.

Tout à coup une voiture arriva en trombe et se "gara", à quelques mètres de Harry, dans un crissement de pneus.

"Je t'ai enfin retrouvé sale gamin !" cria Vernon en sortant de sa voiture. "Tu vas revenir à la maison et tu vas apprendre qu'on ne s'enfuit pas de chez les Dursley."

Stupéfait Harry n'arrivait plus à bouger et Vernon arriva près de lui en une fraction de secondes.

"Espèce de monstre" cria Vernon en lui attrapant le bras." Si seulement ton vieux fou de professeur ne nous versait pas une somme conséquente pour ta garde, nous nous serions débarrassé de toi depuis des années." ajouta Vernon en lui assénant un violent coup de poing dans le visage.

Harry tomba en arrière sous la violence du choc. Il était sonné. Il vit d'un coin de l'œil le renard s'avancer vers son oncle en grognant. Il avait l'air féroce à cet instant, il avait l'air d'un vrai animal sauvage et non pas du renard qui lui faisait un signe de tête quelques instants plus tôt.

" Tu ne me fais pas peur, sac à puce" pesta Vernon en donnant un coup de pied dans la direction de l'animal.

Harry essaya de se redresser sans succès, il avait la tête qui tournait. Soudain, il vit un comme un brouillard, un tourbillon autour du renard et l'instant d'après il y avait devant lui un homme sans doute, la vision d'Harry se troublait et il lui était difficile de voir correctement, qui s'avança d'un pas assuré vers Vernon.

"Ah non ?" répondit l'homme à l'oncle Vernon en s'avançant, baguette sortie devant lui.

"Vous n'avez pas le droit !" s'insurgea Dursley.

"Et vous, qui vous donne le droit de maltraiter cet enfant ?" gronda l'animagus.

Cette voix. Harry reconnaissait cette voix. Il la connaissait depuis son entrée à Poudlard. Il en était sûr maintenant. La peau terne, le regard perçant, le nez crochu. C'était son professeur de potions ! La chauve-souris des cachots. Snape. Severus Snape était un animagus ! Harry était stupéfait. Il essaya de se relever mais il fut pris d'un vertige et retomba en arrière.

"Prof…." commença-t-il d'une voix faible.

"Monsieur Potter" entendit-il avant que tout ne devienne noir.