Panique
La porte claqua. Harry se retourna précipitamment et essaya de l'ouvrir. Elle était verrouillée. Il se mit à frapper et à hurler. Il faisait sombre et l'endroit était exigu. Il se mit à paniquer et commença à avoir du mal à respirer. Il continua à frapper désespérément la porte de ce fichu placard en espérant que quelqu'un, n'importe qui, vienne le délivrer de cet enfer.
Progressivement, il eut l'impression d'être de retour dans son placard à Privet Drive alors qu'il n'avait que cinq ans et se replia sur lui-même en pleurant silencieusement.
La porte s'ouvrit deux heures plus tard et il fut ébloui par une lumière vive. Il vit une silhouette large et imposante s'approcher vivement et l'agripper par l'épaule.
« Non ! Pitié, Mon Oncle ! Je suis désolé ! Je vous demande pardon ! Je serais sage ! Je le promets ! Pitié ! Mon Oncle ! »
On le sortit du placard et légèrement secoué. Une voix qui n'était pas celle de son oncle lui parlait, familière, mais il n'arrivait pas à la situer.
« Potter ! Ressaisissez-vous ! » disait-elle. « Qui suis-je ? Où êtes-vous ? »
Mais Harry ne répondit pas. Il sentit qu'on le faisait glisser le long d'un mur, lentement vers le sol, et qu'on lui appliquait quelque chose de frais contre sa bouche. Il but le liquide qui coulait dans sa gorge.
Il eut l'impression de mieux respirer. Tout redevint net autour de lui et il croisa le regard soucieux du professeur Snape à genoux devant lui.
« Potter ? Où êtes-vous et qui suis-je ? »
« Poudlard, professeur Snape, » répondit-il.
Le Maître des Potions aida le Gryffondor à se relever et l'emmena dans son bureau. Ce n'était pas la première fois que le jeune Potter faisait une crise de panique. La première fois qu'il l'avait découvert, il avait décidé de l'aider à se sortir de ce cycle infernal de ses mauvais souvenirs, cela en commençant par le libérer de sa famille en devenant officiellement son tuteur légal et magique. Pour la santé du Survivant et l'avenir du monde, cela était nécessaire. Il fallait que le Gryffondor grandisse dans un milieu sain pour mieux se construire et affronter la vie au lieu d'être détruit avant l'heure.
