Neurones
Harry discutait avec Drago. Pour une fois qu'ils parlaient sans aucune animosité … Depuis la guerre, ils n'avaient plus du tout été des ennemis. Juste des anciens camarades de classe qui se respectaient l'un l'autre. Ils avaient maintenant chacun trente ans et ils avaient tous deux construits une famille et avaient vécu une tragédie. Ils avaient tous deux perdus leur épouse, le serpentard en couche tandis qu'Harry avait perdu la sienne deux ans après la naissance de James. Dernières répercussions de la guerre. Autant dire que le Mangemort qui les avait attaqués ne s'en était pas échappé en un seul morceau !
Alors voilà où ils en étaient. Deux pères célibataires qui vivaient seuls, élevant chacun leur fils comme il le pouvait. Ils discutaient tout simplement en savourant un bon verre d'alcool. Ou plutôt une bonne bouteille. Leurs garçons étaient de bons amis d'école et James voulait voir Scorpius. Alors pendant que les garçons s'amusaient, leurs deux pères discutaient et, ne voyant pas le temps passer, les Potter furent invités à rester au Manoir Malfoy.
Un verre entrainant un autre, les neurones n'étant plus tout à fait connectés, les deux vieux compères se rapprochèrent l'un de l'autre et ils s'embrassèrent … langoureusement.
Le lendemain matin, ils se retrouvèrent tous les deux dans la chambre du blond avec une affreuse gueule de bois et totalement dépourvus de leurs vêtements. Ils se regardèrent un instant. Ils n'étaient pas spécialement rebutés par la situation. Ils avaient tous deux bu et ils étaient tout à fait conscients qu'ils n'étaient pas du genre à se soumettre à l'autre alors …
Le petit problème dans l'histoire était … que Scorpius et James se tenaient dans l'embrasure de la porte et les regardaient avec des yeux ronds.
« Hmmm … Potter ? » fit Drago.
« Oui, Malfoy, on remonte le temps et on se jette devant l'Avada de Voldemort, » répliqua immédiatement le Sauveur.
Ce dernier était aussi rouge que le Serpentard et ils tentaient tous deux de se cacher sous la couverture, l'arrachant à l'autre et ce devant les yeux ébahis de leurs fils. La journée commençait bien !
