Disclaimer : Nous ne tirons profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires. Nous ne retirons rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent. En revanche, l'histoire nous appartient.
Rating : T
Genre : Romance / Drama / Angst / Comfort
Personnages : Tony Stark ; Loki ; la plupart des personnages vus dans les films du MCU
Situation temporelle : Démarre en 2012, après que Loki a récupéré le Tesseract dans Avengers Endgame
Bonjour tout le monde !
Visiblement, vous n'avez pas aprécié la fin du chapitre précédent ! (Ça alors, nous ne nous en doutions pas du tout !) Toujours est-il que vous allez avoir des nouvelles de Loki, dans un piteux état, ainsi que de Tony, et comment il gère la "mort" de Loki.
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Lyrellys, Amy, merci pour vos reviews !
Amy : C'est très difficile de répondre à ta review sans spoiler, aussi je serais brève : tu vas avoir tes réponses dans ce chapitre. (Non, nous ne sommes pas sadiques à ce point là ! XD)
Bonne lecture !
Ju' et Kae
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CHAPITRE 11
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La mort.
Il pensait souvent à la mort. A la sienne, à celle de ses amis, à celle de ses ennemis. Celle qui vous prend par surprise, lorsqu'on s'y attend le moins. Celle qui emporte les êtres chers au loin, sans espoir de retour. Une fin inéluctable. Un baiser ou une étreinte, des coups et des insultes. Des mots échangés négligemment, à la va-vite et sans trop y prêter attention, parce qu'on ignore que c'est la dernière fois.
Il pensait souvent à la mort. A la sienne, à celle de ses amis, à celle de ses ennemis. Aux réactions qu'il ne manquerait pas d'avoir, de l'acceptation tranquille aux larmes dévastatrices, du déni violent à la colère furieuse. De la trace qu'il laissera dans les mémoires de ceux pour qui il aura compté, d'une manière ou d'une autre.
Oui, Tony pensait souvent à la mort. Mais il n'avait jamais envisagé la mort de Loki.
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Loki se réveilla dans un sursaut brutal. Mais ce mouvement brusque ne manqua pas de faire venir un gémissement à ses lèvres tandis que la douleur de son ventre était ravivée. Haletant, il tenta péniblement de reprendre son souffle, ce qu'il ne parvint à faire qu'après de longues minutes d'effort. Malgré cela, sa respiration était difficile et erratique tandis que le gout du sang se faisait plus présent dans sa gorge.
Il ignorait combien de temps il était resté inconscient. De nombreuses heures de toute évidence, puisque le soleil déjà faiblard s'était finalement couché. Il distinguait à peine ses mains, et ne pouvait voir à plus de quelques pas. Mais il n'en avait pas besoin pour savoir que ses blessures ne devaient pas être belles à voir. D'ordinaire, sa magie aurait œuvré pour soigner ses plaies les plus graves, lui accordant un sursis plus qu'appréciable. Mais malgré le temps écoulé depuis qu'Algrim l'avait transpercé, son état ne semblait guère s'être amélioré, bien au contraire. Il appela à lui sa magie pour sonder la blessure, mais ce maigre effort lui coupa une nouvelle fois le souffle.
Il ne pouvait pas rester là. Il était en territoire ennemi, à découvert, alors qu'il était affaibli et vulnérable. L'illusion dont il avait drapé son corps avant de perdre connaissance avait semble-t-il dupé ses ennemis qui le pensaient donc mort, mais rien n'indiquait qu'ils ne reviendraient pas par ici. Il considéra fugitivement le fait que Thor s'était également fait abuser, mais il écarta rapidement cette pensée. Sa situation était trop précaire pour qu'il puisse se permettre de concéder du temps et de l'énergie à son ainé. D'autant plus maintenant que Malekith avait une pierre d'infinité en sa possession, et qu'il était par conséquent presque invincible.
Mais c'était là un problème pour plus tard. Bien plus tard, si tant est qu'il survive, ce qui ne semblait rien de moins que compromis à l'heure actuelle.
Puisque sa magie ne semblait à l'heure actuelle pas lui être d'une grande utilité, il allait devoir se débrouiller autrement pour explorer la gravité de ses blessures. Lentement, il amena une main tremblante à la plaie de son ventre, retenant par un suprême effort de volonté le gémissement qui voulait franchir la barrière de ses lèvres. Les bords de la plaie étaient irréguliers, comme il s'y attendait. Ce qui le surprenait en revanche, c'était l'absence totale de la moindre cicatrisation, et le sang froid, lourd et épais qui continuait de s'écouler sans discontinuer.
Froid ?
Pris d'un affreux doute, il ramena sa main vers son visage pour la trouvé poissée d'un liquide bleu rien moins que monstrueux. Si même le glamour qui dissimulait son effroyable apparence aux yeux de tous s'effritait, son état s'avérait encore plus critique qu'il ne l'avait pensé de prime abord, alors même que ses prédictions n'étaient déjà guère reluisantes.
Il lui fallait un lieu sûr et sécurisé où il ne serait pas dérangé, afin de pouvoir plonger sans risque dans une transe de guérison. Et il ne voyait qu'un seul endroit pouvant faire l'affaire. Rassemblant ses pouvoirs et les dirigeant vers le Tesseract, il ouvrit une brèche qui l'engouffra aussitôt. Et si la sensation de distorsion ne fut d'aucun effet sur ses blessures, il ne put que crier lorsque son corps mutilé heurta avec violence le parquet ciré de la chambre.
« Monsieur Loki ? Dois-je prévenir Monsieur Stark ? »
Evidemment, le dieu s'était téléporté à Malibu. C'était à l'heure actuelle le lieu le plus sécurisé auquel il pouvait penser. Une villa capable de devenir un bunker armé ultra sécurisé – l'ingénieur avait appris sa leçon depuis le Mandarin – parfaitement isolé, loin de tout, hors de portée de Thor et d'Ásgard comme de Malekith et ses sbires. Et surtout, aucun risque de visiteur intempestif si ce n'est Stark lui-même.
Ce qui amenait un autre dilemme, soulevé par la question de l'IA : devait-il ou non le faire prévenir par Jarvis ? Il pesa longuement le pour et le contre de cette décision. Il détestait viscéralement se montrer en position de faiblesse, et voir le mortel être témoin de sa déchéance n'était pas pour le réjouir. Mais il avait également conscience de sa vulnérabilité. Même si personne ne songerait à venir le chercher à Malibu, c'était là un risque qu'il ne pouvait se permettre de prendre. Et si Stark pouvait potentiellement profiter de son état pour le livrer au SHIELD, Loki voulait croire que l'homme ne s'abaisserait pas à le trahir de cette façon. Il préfèrerait lui cracher ouvertement au visage plutôt que lui planter un couteau dans le dos.
Mais malgré tout, la menace n'était pas nulle. Que lui avait dit cet impertinent, le jour où il s'était montré pour la première fois face à lui sans son réacteur ark ? Un pari avec le diable n'est-ce pas ? Et aujourd'hui, c'était à son tour de prendre le risque.
« Appelle-le. »
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Thor était rapidement parti. Tout juste s'était-il contenté de lui raconter brièvement le combat qu'ils avaient menés contre les elfes noirs sur Svartalfheim, et le sacrifice de Loki pour le sauver. La voix du dieu s'était mise à trembler lorsqu'il avait évoqué le corps froid de son cadet, et quelques larmes s'étaient échappées avant qu'il ne les essuie rageusement.
Mais Tony n'en avait rien eu à foutre. Il était resté muet, debout dans son salon, et ce jusqu'à ce que Thor ne se laisse finalement submerger par l'émotion en évoquant les inévitables funérailles à venir. Mais le dieu de la foudre s'était rapidement renfermé face à l'apparente indifférence de son hôte. Dissimulant son chagrin derrière un masque de bravade tout sauf au point, il avait quitté la Tour, sans que Tony n'ait prononcé le moindre mot.
Dans son esprit, la tempête faisait rage. Il ne réalisait pas, pas du tout, pas encore. C'était l'incompréhension qui régnait en maitre. Pas de colère ou de tristesse – il n'allait pas pleurer Loki, non ! Et puis quoi encore ? – juste cette foutue incompréhension qui seule demeurait. Parce que c'était justement de Loki dont on parlait ! Loki le traitre, dieu fourbe et menteur, un enfoiré de première, connard à ses heures perdues et véritable enculé le reste du temps. Et le simple fait d'imaginer qu'il puisse ne plus être là, bêtement terrassé par une foutue épée… Quelque chose n'allait pas. C'était juste impossible ! Loki avait semble-t-il été créé pour emmerder le monde en général, et lui en particulier. On ne tuait par le Trickster, comme on ne pouvait détruire le chaos !
Tony se rendit compte que sa main tremblait, et il serra le poing. Mais ça n'enleva rien au poids qui pesait sur son estomac. Il se sentait fébrile, nauséeux. Au bord d'un précipice qu'il ne voyait pas, et attendant la bourrasque qui le ferait immanquablement chuter. Et finalement vint la colère. C'était juste Loki, merde ! Colère de se sentir concerné par le sort de l'autre enfoiré, colère d'être affecté d'une quelconque par l'annonce de sa mort. Colère contre lui-même surtout, pour ressentir ce qui ressemblait bien trop à des sentiments.
Il avait envie de vomir.
« J'ai besoin d'un verre. »
Pourtant, de manière parfaitement incompréhensible, il passa sans s'arrêter devant le bar et se dirigea d'un pas désespérément chancelant vers l'ascenseur. Là, sans qu'il n'ait eu à donner la moindre indication, la cabine descendit vers son atelier. Brave Jarvis, qui savait exactement comment lui remonter le moral.
Sauf que ce qu'il pensait être un excellent moyen de se changer les idées s'avérait être à double tranchant, tandis que les pierres précieuses sur l'établi en face du sien paraissaient le narguer. Leur tournant résolument le dos, il se pencha sur sa propre armure, reprenant là où il s'était interrompu un peu plus tôt avec l'arrivée de Thor. Sauf que ses mains étaient agitées de tremblements sporadiques, ses pensées confuses, et il peinait à résoudre les équations les plus élémentaires tant son esprit était préoccupé. Par Omega majoritairement, puisqu'il se refusait à penser à quoi que ce soit d'autre. Omega, un remarquable dessein visant à allier technologie et magie en un seul super bouclier. Protéger la Terre des attaques extérieures, à n'importe quel prix. Un projet ambitieux. Trop peut-être ? En plusieurs mois de boulot, on ne pouvait honnêtement pas dire qu'il avait fait de véritables progrès. Qu'importe. Il y arriverait, avec ou sans magie. Avec ou sans Loki.
Il n'y avait pas d'autre choix. Pas pour lui.
Alors qu'il s'échinait à trouver un palliatif aux moyens magiques que Loki avait mis à sa disposition, il s'écharnait dans le même temps sur son armure, foutant allègrement en l'air des heures de travail en massacrant sans véritablement s'en rendre compte les pièces manufacturées dans les jours précédents. Pas comme si c'était essentiel. Pas comme si ça importait vraiment. Anticiper, sauvegarder, protéger, les seuls choses qui comptaient vraiment. Il y croirait presque. Dommage que ces mots soient exactement ceux de ses vieilles crises d'angoisse, ou il aurait presque pu y croire.
Les heures passèrent, indistinctes et indéfinies. Ça n'aurait pu être que quelques dizaines des minutes d'ailleurs, ou même ou jour ou deux pour ce qu'il en savait. Il n'en avait juste plus rien à foutre. Mais quand il commença à voir trop flou pour continuer et à se bruler les doigts sur les soudures plus de trois fois sur quatre, il reposa ses outils avec un soupire de dépit. Ça avait été loin d'être aussi cathartique qu'il ne l'avait espéré. Bien au contraire, il avait l'impression d'être encore plus nerveux et tendu qu'il ne l'était avant de commencer. Il se prépara rapidement un café, conscient que ça n'arrangerait probablement pas les choses. Mais qu'il fasse nuit ou pas, il était hors de question qu'il aille se coucher avant d'être écroulé de fatigue. Les cauchemars, il avait assez donné, merci bien.
« Monsieur ? » l'interpella finalement son IA, rompant pour la première fois le silence pesant qui s'était installé depuis le départ de Thor.
Tony se pinça machinalement l'arête du nez, sentant poindre une vilaine migraine. Distraitement, il ajouta deux cachets de paracétamol dans son café.
« Monsieur ? »
« Oui Jarv' ? » soupira-t-il finalement, regardant les pastilles effervescentes buller joyeusement dans sa tasse.
« Monsieur Loki se trouve présentement dans votre villa à Malibu. Il est dans un état critique, mais m'a toutefois notifié son accord pour que je vous prévienne de sa présence en Californie. »
Son mug alla s'écraser au sol.
« Merde. »
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Tony n'avait pas hésité une seule seconde. Passé la surprise et le choc, il s'était précipité dans son atelier, maux de tête et courbatures totalement oubliés. D'une impulsion, il avait appelé à lui sa dernière armure et avait décollé sitôt qu'elle avait été enfilée, laissant tout juste le temps à Jarvis d'ouvrir la baie vitrée pour le laisser passer.
Mais maintenant qu'il fonçait en plein ciel à plusieurs centaines de kilomètres/heure, il était bien forcé de remettre en cause son empressement, et de réfléchir un tant soit peu à ce qui l'attendait à Malibu. Pas comme si c'était facile à oublier, on oubliait rarement qu'on filait rejoindre quelqu'un à l'article de la mort, à fortiori quand le dit quelqu'un était déjà supposé être décédé. Sauf que là il s'agissait de Loki. Loki, l'éternel enfoiré aux côtés duquel il travaillait depuis des mois, et au chevet duquel il se précipitait sans y avoir réfléchi à deux fois. Loki merde !
Il ralentit très légèrement son allure, sans même s'en rendre compte. Pourquoi ? Pourquoi tant d'empressement ? Certes, le type était en train de clamser, et très probablement en train de se vider de son sang sur le parquet. Assez glauque, et ce serait probablement une chiée à nettoyer. Mais une heure de plus ou moins, quelle différence ça faisait au fond ? Pourquoi se grouillait-il à ce point pour rejoindre la Californie ? Et pourquoi Malibu d'abord ? Pourquoi Loki, gravement blessé et sur le point d'y passer, avait jugé que le meilleur endroit pour venir se planquer était chez lui ?
Il était bien plus simple de se questionner sur les raisons ayant motivé le retour du dieu sur Terre que de s'interroger sur son propre comportement, totalement incompréhensible soit dit en passant. Parce qu'il refusait de s'attarder sur ce qu'il avait ressenti lorsque Thor lui avait appris la mort du dieu. Il refusait de s'appesantir sur la boule qui avait alors pris place dans sa gorge, et encore plus sur cet étrange sentiment qui ressemblait bien trop à du soulagement maintenant qu'il savait qu'il était en vie.
Il s'inquiétait simplement pour la réalisation d'Omega, qui serait bien plus ardu à mettre en place sans le dieu – malgré son incroyable génie, même lui voulait bien le reconnaitre – Omega, et c'est tout. Absolument rien d'autre. La seule raison. Pas le moindre sentiment qui puisse entrer en ligne de compte.
Et c'est donc uniquement pour Omega qu'il accéléra encore l'allure.
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Les quelques dizaines de minutes qui furent nécessaire à Stark pour faire le trajet parurent une éternité pour le dieu. Néanmoins, il se refusait à lâcher prise et à se laisser aller à l'inconscience pour le moment. Il doutait encore d'avoir pris la bonne décision quant au fait d'avoir appelé le mortel, mais il n'avait guère d'autre choix. Sans compter que l'IA aurait sans nul doute prévenu son créateur, quoi qu'il puisse dire. Jarvis lui laissait uniquement la possibilité de faire clairement un choix, qu'au fond il n'avait pas.
Mais les minutes s'écoulaient une à une, autant que le sang qui n'avait pas voulu se tarir. Malgré lui, il se sentait peu à peu faiblir. La blessure était bien plus grave qu'il ne l'avait cru de prime abord, et aurait nécessité qu'il se plonge sans tarder dans une transe de guérison. Mais pareille transe le rendrait vulnérable, plus vulnérable encore que sa blessure seule ne le faisait, et il ne pourrait se laisser aller tant qu'il n'aurait pas vu Stark. Tant qu'il n'aurait pas pu s'assurer que l'humain ne comptait pas le livrer à Thor ou aux autorités midgardiennes. Tant qu'il ne saurait pas s'il pouvait se permettre, rien qu'un instant, de déposer son fardeau et de montrer sa faiblesse. Alors seulement il pourrait se reposer. Il lui fallait juste attendre encore un peu que ce misérable mortel n'arrive.
Mais alors que sa magie s'échinait à le soigner, il ne put manquer l'instant où le glamour qui camouflait encore son apparence se rompit totalement pour laisser apparaitre sa peau bleue, ultime signe s'il en était nécessaire que son état approchait un stade critique tel qu'il n'en avait encore jamais connu. Stark se montrerait-il hostile qu'il n'aurait la force de lutter contre lui. Quelle déchéance qu'un dieu incapable de dominer, ou même simplement de lutter à armes égales avec un mortel ! A présent, même se risquer à utiliser le Tesseract pour le transporter ailleurs reviendrait ni plus ni moins à un suicide, son corps trop affaibli pour supporter le voyage.
Il lui était désormais impossible de faire machine arrière.
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Il lui fallut deux heures et une poignée de minutes pour rejoindre Malibu. En temps normal, il aurait clamé à qui voulait l'entendre – et à qui ne voulait pas l'entendre aussi d'ailleurs – ce nouveau record qu'il venait d'établir, mais à l'heure actuelle il était bien plus préoccupé par la longueur de ces quelques cent-vingt-neuf minutes qu'il lui avait fallu pour traverser les Etats-Unis presque de part en part et par tout ce qui avait potentiellement pu mal tourner dans ce laps de temps.
Voyant la baie vitrée du salon ouverte – brave Jarvis – il s'y engouffra sans attendre. D'un geste de la main, il se débarrassa de son armure, dont les pièces détachées allèrent s'entasser dans un coin de la pièce sur une impulsion mentale. Il rangerait plus tard, si seulement il prenait la peine de s'en souvenir.
« Où ? » lâcha-t-il rapidement en reprenant son souffle, sachant que son IA saurait parfaitement de quoi il parlait.
« A l'étage monsieur, la deuxième porte sur votre droite. »
La voix ne s'était pas encore tût que déjà il s'élançait dans les escaliers, manquant de peu de s'y rétamer. Cela ne l'arrêta pas pour autant, et c'est sans attendre qu'il se dirigea vers la pièce mentionnée par Jarvis, envoyant claquer la porte contre le mur. Mais il n'eut pas fait trois pas dans la chambre qu'il se figea.
Il ne savait pas trop à quoi il s'attendait, alors qu'il fonçait à tout allure dans le ciel. Il n'avait étonnamment pas essayé d'envisager l'état dans lequel pouvait bien être Loki. Après tout, Thor l'avait annoncé mort transpercé par une épée. Même s'il n'était de toute évidence pas si mort que ça – de toute façon, jamais croire à la mort d'un type sans en avoir vu le cadavre, toutes les bonnes séries télé te le disaient. Et même là, rien n'était moins sûr – il devait toutefois être sacrément amoché. Il n'avait également pas anticipé le fait que la pièce toute entière serait gorgée de magie. Parce que oui, il ne voyait pas comment appeler autrement ce frisson qui couvrait sa peau et cette énergie qu'il pouvait presque sentir vrombir dans l'air, tandis que de légères volutes vertes et or évoluaient autour d'eux. Mais surtout, jamais il n'aurait pu imaginer la figure de Loki, sa peau naturellement pâle ayant laissé la place à un océan de bleu. Et c'étaient bien un regard rouge vif et non plus émeraude qui le transperçait depuis qu'il était entré dans la pièce, la douleur jusqu'ici dissimulé tant bien que mal trônant dans les prunelles écarlates.
Mais Tony ne vit rien de tout ça. Son regard passa sur l'étendue de peau céruléenne sans s'y attarder, pour venir se fixer sur la flaque de sang bleu sombre qui s'étendait sous le corps du dieu. Il franchit rapidement les derniers mètres le séparant de lui, mais n'eut que le temps de se jeter à genoux avant que celui-ci ne lève une main ensanglantée pour l'empêcher d'aller plus loin.
« Ne… ne me touchez pas… »
Oh putain. La voix était rauque, étranglée, et son ordre ressemblait étonnamment trop à une supplique. Rien auquel le dieu ne l'avait habitué. Bordel, qu'est-ce qu'il c'était passé exactement pour mettre un dieu tel que Loki à terre, et qu'il se résolve à faire appel à lui – misérable insecte mortel, insistons sur ce fait – pour lui venir en aide ? Comment avaient-ils pu passer, en l'espace de deux jours, d'alliés de circonstances… à ça ? Quoi que soit ce ça d'ailleurs.
Mais il n'eut pas le temps de finir son introspection ou de poser ses questions que Loki finit par s'évanouir. Merde, merde, merde, qu'est-ce qu'il faisait maintenant ? Certes, rester éveillé pendant plus de deux heures – et il avait été blessé il y a combien de temps au juste ? – avait dû l'épuiser, mais il aurait quand même apprécié d'avoir le mode d'emploi !
Pas loin de commencer sérieusement à paniquer, il interpella l'IA.
« Jarvis, fais-moi un diagnostic complet, j'ai absolument pas la moindre idée de ce que je suis censé faire ! »
Il ne lui fallut attendre qu'une quinzaine de secondes – atrocement longues secondes, soit dit en passant – avant que Jarvis ne reprenne la parole.
« Monsieur Loki souffre d'une hémorragie massive, due à une plaie à l'abdomen causée par une arme blanche. »
« Sans déconner Sherlock, j'avais pas deviné. Dis-moi quelque chose que j'ignore ! » s'exclama-t-il, excédé.
« A l'heure actuelle, » lui répondit Jarvis sur un ton réussissant l'exploit d'être tout à la fois pédant et narquois, « sa température corporelle avoisine les – 40 °C. Les parties distales de votre corps tels que les doigts, naturellement moins perfusées et plus exposées au froid, commencent à geler quand la température dermique descend en dessous de – 0,52 °C, tout en sachant que vos cellules ne sauraient rester à l'état liquide en dessous de – 15 °C. Vous risque risqueriez une nécrose instantanée de l'épiderme… »
« Abrège Jarv', rien à foutre des détails ! »
« … en cas de contact fortuit. Je vous déconseille donc très fortement de le toucher tant qu'il est sous sa forme Jötunn, » poursuivit l'IA comme si elle n'avait pas été interrompue. Saleté de machine qui lui ressemblait bien trop !
« Si je peux pas le toucher, qu'est-ce que je fais merde ? »
« Selon toute probabilité, il n'y a rien que vous ne puissiez faire pour le moment. »
« Super… » laissa-t-il échapper malgré lui.
Se passant une main lasse sur le front, il jeta un coup d'œil plus attentif au corps du dieu avachi par terre, prenant toutefois en considération les recommandations des Jarvis et ne le touchant pas – il tenait à ses doigts mine de rien ! – Se penchant en avant – priant de fait pour que le dieu ne se réveille pas et ne le congèle pas au passage – il observa avec plus d'attention encore sa blessure, le nez à tout juste une dizaine de centimètres de celle-ci. C'était peut-être une vue de l'esprit, mais il avait l'impression qu'elle saignait moins qu'un peu plus tôt. Ou elle commençait vaguement à cicatriser – ce qui pouvait sans doute être considéré comme une bonne chose – ou alors le dieu n'avait plus de sang à perdre et était définitivement en train de lui claquer entre les mains.
Ce qui fit pencher la balance pour la première option – et accessoirement l'empêcha de faire une connerie monstre comme saisir le Jötunn par les épaules pour le secouer violemment – ce fut les résidus dorés et indéniablement magiques qui semblait s'attarder au niveau de la plaie. Super, le grand Schtroumpf s'était endormi pendant que la magie recollait littéralement les morceaux, ce qui était quand même tout aussi fascinant que dégoutant. Et lui, il faisait quoi pendant ce temps-là ?
Mal à l'aise, il se releva en époussetant machinalement son jean, grimaçant en le voyant maculé de sang. C'était bleu, froid et visqueux. En un mot, dégueulasse. Toutefois, ça ne pouvait pas être pire que l'état de son parquet, qui devait probablement être flingué. Parquet hautement inconfortable soit dit en passant, aussi luxueux soit-il, et il n'y était resté que peu de temps. Alors le dieu, qui en l'état actuel des choses allait probablement y rester vautré des heures durant… Le réveil serait difficile. Mais comme il ne pouvait pas toucher Loki, il voyait difficilement comment il pourrait…
Il fut tout à coup pris d'une illumination.
« Jarvis, est-ce que l'amure pourrait supporter le contact avec Loki sous sa forme actuelle ? »
« Votre armure pourrait effectivement supporter la différence de température, pour peu que vous évitiez les contacts prolongés, » acquiesça l'IA, manquant de le faire sauter au plafond. Pour autant, il ne retint par un cri de victoire.
« Je suis un génie ! »
Ravi de son idée, il appela son armure à lui. Une fois qu'il en fut enveloppé, il s'accroupit auprès du dieu inconscient, et posa lentement une main sur son bras. Immédiatement, des voyants se mirent à clignoter sur l'écran holographique de son casque, mais en soit, il ne sentait pas vraiment de différence. Il retira sa main, et avisa ses doigts couverts de givre et fronça les sourcils. Ou peut-être que si en fait… Tout à coup moins sûr de lui, il hésita un instant. Mais avait-il un autre choix ?
En toute honnêteté, oui. Il ne devait strictement rien à Loki, et pourrait sans le moindre état d'âme le laisser comater sur le sol le temps qu'il faudrait pour qu'il reprenne connaissance. Il pourrait, et personne ne trouverait rien à redire à ce sujet. Sauf qu'en plus d'être stupide, mesquin et puérile – ce qu'il assumait sans complexe – ça se faisait juste pas. Car si Loki était et demeurait un connard, lui-même faisait partie des gentils. Ce qui malheureusement impliquait de venir en aide aux personnes en détresse, comprenant les dieux psychopathes en train de clamser.
Soupirant, il glissa ses bras sous le corps du Jötunn et se redressa, grimaçant sous le poids. Puis, évitant de son mieux les flaques de sang bleu répandu au sol – et maintenant qu'il ne voyait plus qu'elles, il y en avait un paquet – il se dirigea vers le lit et y déposa le mage, aussi délicatement qu'il le pouvait. Certes, il n'appréciait pas spécialement le type, mais il n'était pas une brute épaisse non plus ! Il poussa même la gentillesse à le recouvrir d'une couverture, s'il était pas formidable !
Mais une fois que le dieu fut installé aussi confortablement que possible étant donné les circonstances et que lui-même se soit une nouvelle fois débarrassé de son armure – qu'il ne rangea pas plus que la première fois – il se retrouva étrangement désœuvré.
Bon. Qu'est-ce qu'il faisait maintenant ?
Mais alors qu'il commençait à envisager d'aller se servir un verre pour se remettre de ses émotions – pas qu'il ressente quoi que ce soit de particulier au sujet de Loki ou de la situation actuelle, c'était juste une expression merde ! – la voix de Jarvis résonna dans la pièce.
« Monsieur Stark, je me permets de vous rappeler que vous rendez-vous avec Mademoiselle Potts et le conseil d'administration. »
Bordel, il avait complètement zappé – et pour une fois, ce n'était même pas une excuse !
« Dans combien de temps ? »
« Dans dix minutes. »
Autant dire que c'était foutu. Même s'il partait maintenant, il lui faudrait plus de deux heures pour retourner à New-York, et il ne parlait pas du temps de se changer et de rejoindre le lieu de la réunion proprement dit. Il glissa un coup d'œil vers le lit et le dieu endormi. Et c'était sans compter le fait qu'il n'avait pas l'intention de partir pour le moment.
Il sortit dans le couloir et referma la porte derrière lui. S'il pouvait éviter de réveiller Rodolphe alors qu'il était toujours en train de pisser le sang, ce serait surement appréciable.
« Jarvis, enregistre un message pour Pepper. »
« Enregistrement en cours. »
« Chérie, je suis désolé pour le conseil d'administration, j'ai eu une urgence imprévue. Mais du genre, vraiment pas prévisible, et pas du tout de mon fait pour une fois ! Du coup, je vais devoir m'absenter un moment, et je serai probablement indisponible pour une durée indéterminée. Quelques jours surement. Je te tiens au courant dès que je sais où je me tiens. Je t'aime, à plus tard. »
« Message envoyé, » l'informa son IA.
« Bien. »
Il resta de longues minutes dans le couloir, profitant du silence. Il avait la tenace impression d'être en apnée depuis près de trois heures, et de seulement commencer à respirer de nouveau. Ce brutal retour à la vie réelle – Pepper, le conseil d'administration, Stark Industries, toutes ces choses bassement concrètes et terre à terre – lui avait fait l'effet d'un électrochoc. S'il était toujours fébrile – on le serait pour moins que ça – le début de panique contre lequel il luttait depuis l'annonce d'un Loki vivant mais blessé avait fini par refluer.
Il avait vu Loki, l'avait aidé à la hauteur de ses moyens, et le dieu allait survivre si sa magie daignait coopérer et le soigner. Il avait devancé Pepper, prévenant de son absence à venir, et lui avait directement envoyé un message pour ne pas l'inquiéter.
Il gérait parfaitement la situation. Oui, parfaitement. Mais que faire maintenant ?
Oubliant totalement le verre qu'il avait initialement l'intention de se servir, il alla se chercher un StarkPad et revint rapidement dans la chambre pour aller s'avachir dans un fauteuil, qu'il avait pris soin de rapprocher du lit. Après un dernier regard à son « patient », il soupira et déverrouilla la tablette, faisant apparaitre ses notes les plus récentes au sujet d'Omega.
L'attente promettait d'être longue.
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Étonnamment, le premier sens à lui revenir fut l'ouïe. Une rythmique de tapotements irréguliers couplée à des sons d'origine indéniablement électronique. Une respiration et des bruits de tissus étouffés, comme si quelqu'un changeait régulièrement de position. Il entendait le son du vent, ou plus probablement celui de l'air conditionné s'il se fiait au lointain ronronnement de la machine. Et au loin, un bruit d'eau en mouvement, des vagues probablement.
Malheureusement, tout ceci ne l'avançait guère. Péniblement, il fit appel à sa mémoire, cherchant à se rappeler comment diantre était-il arrivé ici, où que soit le « ici » en question. Fort heureusement, les souvenirs revinrent rapidement à la surface, tandis qu'il se remémorait son combat contre Malekith et Algrim, la blessure ayant manqué de lui être fatale, et son arrivée en catastrophe en Californie grâce au Tesseract. Mais combien de temps s'était-il écoulé depuis son arrivée, et surtout depuis sa perte de conscience ? Il se rappelait avoir vu Stark, juste avant de perdre connaissance. Mais qu'en était-il à présent ?
Il aurait voulu sonder magiquement la pièce dans laquelle il se trouvait afin d'en déceler toute menace potentielle, mais il savait qu'il s'agissait d'une mauvaise idée. Après une blessure telle que la sienne et une profonde transe de guérison, sa magie serait erratique, pour peu qu'elle lui réponde. Et s'il ne se souciait guère de potentiellement faire exploser la villa du midgardien – ce qui ne serait jamais que la deuxième fois en l'espace de quelques mois – il était à l'heure actuelle encore trop affaibli pour pouvoir se protéger correctement. Et sans sa magie, il n'avait d'autre choix que d'ouvrir les yeux.
Malheureusement, ce fut une fort mauvaise idée, puisque la lumière trop vive lui brula les yeux, lui arrachant un faible gémissement.
« Jarvis, lumière à 20%. »
Loki se relaxa très légèrement en reconnaissant la voix de Stark, bien qu'il reste sur ses gardes. Selon toute vraisemblance, il était toujours à Malibu. Ne restait plus pour lui qu'à s'en assurer.
Il rouvrit de nouveau les yeux, et il remercia intérieurement Stark d'avoir eu la prévenance de diminuer la luminosité. Lentement, il détailla la pièce dans lequel il se trouvait. Il s'agissait de la chambre qu'il avait faite sienne depuis quelques semaines. Rien ne semblait avoir changé, ou presque. A vrai dire, ce qui semblait le plus déplacé dans cette pièce était Stark lui-même, qui n'y avait pas remis les pieds depuis la reconstruction de la villa, a fortiori en présence de Loki. Le mortel était installé dans un fauteuil, d'ordinaire placé dans un coin de la pièce, mais qui avait été approché du lit où il se trouvait installé. Près de lui, un StarkPad encore allumé, posé sur le bord d'un meuble – sans nul doute l'origine des tapotements intempestifs – à côté d'une cafetière et d'une tasse encore fumante. Mais c'était bien là les seuls indices de la présence du mortel, qui avait su se faire étonnamment discret.
Son inspection terminée, il se tourna vers son hôte, attendant qu'il ne prenne la parole. Ce qui d'ailleurs ne manqua pas. Comme il pouvait être prévisible…
« Comment tu te sens ? »
Ou pas. Stark avait l'air étonnamment soucieux, et son regard recelait une certaine inquiétude. En ajoutant à cela le ton dénué de sarcasme, et Loki devinait sans mal avoir une mine affreuse, sans doute assortie à son état de fatigue avancé. Entièrement courbaturé, il avait l'impression d'être passé sous un troupeau de Bigglsnipes.
« Mieux. » Voyant les sourcils toujours froncés de l'ingénieur alors qu'il semblait douter de ses paroles, il daigna finalement développer. « Encore fatigué, mais ce n'est là rien qui ne soit inattendu. Ma blessure était assez grave, et a par conséquent requis une forte utilisation de magie. Je dois à présent laisser mes réserves d'énergie se reconstituer. Rien qu'un peu de repos ne saurait satisfaire. »
Visiblement soulagé, le mortel se laissa aller dans son fauteuil et se passa une main sur le visage, avant de soupirer.
« Et c'est moi qu'on traitre d'inconscient, sérieux… »
Piqué au vif, Loki se redressa, ignorant la douleur que cela réveilla au niveau de son abdomen.
« Contrairement à vous, ma mort pas été annoncé dans tous les médias de la planète. »
« Non, effectivement, » répliqua-t-il aussitôt, se redressant à son tour. « Y a juste tout Ásgard qu'est en train de te préparer des funérailles princières, crétin. »
Intrigué – par l'œil d'Odin, où donc ce misérable mortel avait-il pu aller pêcher cette information ? – Loki tenta de s'assoir mais la douleur se fit plus prononcée, lui arrachant une brève grimace.
« Reste couché abruti ! »
Faisant fi de cette recommandation pourtant sensée, le dieu s'assit dans le lit, concédant tout de même à s'adosser à quelques oreillers.
« Expliquez-vous, » aboya-t-il d'un ton rogue, conscient malgré lui que son état comme son aspect ne faisait guère figure d'autorité. Pourtant, pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, Stark obéit quand même à son injonction.
En quelques mots, Stark lui résuma la situation actuelle. Il lui apprit ainsi que Thor avait fini par vaincre Malekith après un long combat sur Midgard lors de la convergence, et qu'il s'en était ensuite allé ramener l'éther sur Asgard, lui organisant par la même occasion lesdites funérailles mentionnées précédemment. Loki ne savait trop ce qu'il pensait de cette dernière nouvelle qui le troublait. Certes, il savait que Thor n'avait jamais renoncé à le trouver après les événements de New-York l'année passée, et pas uniquement pour le châtier. De même, au cours de leur brève aventure commune, il lui avait semblé retrouver un ersatz de l'ancienne relation fraternelle qui les avaient liés pendant des siècles. Mais de là à lui accorder des funérailles dignes d'un prince ? Il aurait pourtant cru avoir été déchu de ses titres depuis longtemps, mais il semblerait qu'il n'en soit rien. Et si le dieu ignorait – et par la même occasion ne voulait pas savoir – ce que cela signifiait pour lui vis-à-vis d'Odin, il se trouva malgré lui étrangement touché par ce geste d'affection posthume de la part de son ainé.
« La prochaine fois, si tu pouvais te manifester avant que Thor annonce ta mort, ce serait appréciable. »
Relavant la tête, Loki croisa le regard de Stark posé sur lui. Il se toisèrent en silence tandis que les mots imprégnaient l'air, laissant à tous deux le temps de les accepter. La demande du midgardien semblait sincère, comme s'il avait été touché par la situation et se sentait concerné par celle-ci. Le dieu aurait pu se moquer de pareille faiblesse. Il aurait dû. Mais était-ce l'écho lointain qu'avait avivé en lui les propos rapportés de son frère, ou la surprenante franchise qu'il voyait dans les yeux du midgardien ? Il ne saurait le dire.
Lentement, il hocha la tête, et Stark lui rendit son geste. Il n'y aurait pas un mot de plus échangé à ce sujet, et tous deux s'abstiendraient scrupuleusement d'y revenir. Trop sentimental pour eux. Mais en silence, le pacte avait été passé, accord tacite et muet, sans qu'aucun des deux n'en ait réellement conscience.
Petite information : Kaelyan a actuellement beaucoup de travail, et Julindy s'apprête à vivre sa première rentrée en tant qu'enseignante. A priori, la publication ne devrait pas être impactée (nous avons encore quelques mois d'avance). Par contre, nous allons peut-être être temporairement incapables de répondre à vos reviews, faute de temps. Dans tous les cas, sachez que chacun de vos messages nous fait extrêmement plaisir, et nous vous en remercions par avance.
