Disclaimer : Nous ne tirons profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires. Nous ne retirons rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent. En revanche, l'histoire nous appartient.
Rating : T
Genre : Romance / Drama / Angst / Comfort
Personnages : Tony Stark ; Loki ; la plupart des personnages vus dans les films du MCU
Situation temporelle : Démarre en 2012, après que Loki a récupéré le Tesseract dans Avengers Endgame
Bonjour tout le monde !
Beaucoup de questions et de remarques sur Pepper et sa relation avec Tony. Cet événement ne va pas les faire rompre, mais c'est un poids de plus dans la balance. Dans le canon, Pepper et Tony sont ensemble au moment de "L'ère d'Ultron", mais ont rompu peu de temps avant "Civili War". Sans spoilers, ils ne resteront pas ensemble aussi longtemps ensemble, ils auront déjà rompu quand on abordera Ultron.
Le but n'est pas de faire de Pepper la méchante dans cette histoire, et elle reste une personne importante pour Tony. Mais elle reste un énorme frein entre Tony et Loki, et rien que pour cette raison, ils vont devoir rompre à un moment où à un autre !
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Tsuki Banritt, Lyrellys, Makiang, Amy, merci infiniment pour vos review et votre fidélité !
Bonne lecture !
Ju' et Kae
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CHAPITRE 13
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Il y a des mots qui ne sont pas prononcés. Des sourires qui sont retenus. Des regards qui sont détournés. Des secrets qui sont tus. Des gestes qui ne sont même pas esquissés.
Qu'importe. Tous ces moments existent bel et bien, pour celui qui sait voir, écouter et ressentir. Et si tous deux se complaisent avec facilité dans le déni, se faisant bien plus aveugles qu'ils ne le sont réellement, cela n'a guère d'importance. Si aujourd'hui s'épanouit le règne d'un silence protecteur, un jour il sera rompu. Le moment viendra, promptement ou non, mais il viendra.
Un jour.
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Ils avaient finalement eu une explication. Une très, très longue explication. Car s'ils étaient allés se coucher ensemble, se blottissant l'un contre l'autre et tombant comme des masses après une semaine d'insomnies derrière eux, l'accalmie avait été brève. Trop brève. Et après un petit-déjeuner passé dans un silence à couper au couteau que ni l'un ni l'autre n'avait su rompre, il avait bien fallu parler.
Et ils l'avaient fait. Des heures durant – et ce n'était même pas une exagération de sa part pour une fois – ils avaient parlé. Étonnamment, c'était lui qui avait commencé, se jetant à l'eau. Et à chaque fois elle lui avait répondu de ses propres confessions, devenant la bouée l'empêchant de se noyer. Ensembles ils s'étaient maintenus à la surface, les mots dont ils avaient usé comme des armes – était-ce il y a une semaine seulement ? – devenant des balises dans le noir.
Je suis Iron Man, et ça ne changera pas. Tu es mon petit ami, et je ne veux pas que ça change.
J'ai peur de te perdre au combat. J'ai peur de te perdre à cause de moi.
C'est mon devoir d'aider les gens. Et qui t'aides, toi ?
J'ai peur de te voir partir, et que tu ne reviennes pas. J'ai peur que tu fermes la porte, et ne la rouvre pas.
Je ne veux pas que tu t'inquiètes pour moi. Tu ne seras jamais seul.
Il n'y avait pas eu de promesse de changements qu'il ne pourrait pas tenir, et elle non plus. Il n'y avait pas eu d'excuses, parce qu'il n'y avait jamais eu de pardon à accorder. Il n'y avait pas eu de compromis, qui l'un comme l'autre les aurait laissés encore plus détruits qu'alors. Mais il y avait eu des aveux faits à mi-voix, des peurs refoulées franchissant enfin la barrière jusque-là close de leurs lèvres. Il y avait eu de la douceur et de la tendresse, comme un baume sur des plaies encore à vif, avant qu'elles ne laissent place à un silence apaisé.
Il aimait Pepper. Bordel, il aimait cette femme à en crever. Il ne voulait, ne pouvait pas la perdre. Et Pepper l'aimait aussi, il le voyait dans chacun de ses gestes tendres, dans chacun des regards attentionnés qu'elle posait sur lui, dans chacun des mots doux qu'elle lui murmurait à l'oreille. Mais serait-ce suffisant ? Et pour combien de temps ? Un jour, une semaine, un mois, un an… Un jour, elle lâchera prise. Et ce n'était pas une hypothèse, mais bien une certitude.
Pour l'heure elle s'accrochait. Il était Iron Man et un Avengers, un super-héros avec tous les devoirs et les responsabilités qui allaient avec. Elle l'acceptait, pour lui, pour eux. Elle se battait pour eux. Mais un jour viendra où ce sera trop dur à supporter pour elle, où elle sera lasse de s'inquiéter pour lui et de lutter en vain contre des choses sur lesquelles elle n'avait aucune emprise.
Et Tony n'avait aucune foutue idée de ce qu'il ferait le jour où elle s'en irait.
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Loki se réveilla en sursaut, à bout de souffle. Une fraction de seconde plus tard, les objets en lévitation autour de lui s'écrasèrent au sol avec fracas. Il n'y porta pas la moindre attention. Après tout, il ne s'agissait que de la troisième fois en presque autant de semaines, auxquelles s'ajoutaient quelques explosions de magie impromptues alors qu'il était éveillé. Il avait depuis longtemps renoncé à ramasser éclats de porcelaines ou de miroir, pas plus qu'il ne s'intéressait aux meubles réduits en miette. Qui s'en souciait d'ailleurs ? Stark avait les moyens.
Sa poitrine étant oppressée et ayant du mal à respirer, le dieu se rallongea dans son lit. Il ferma les yeux, tentant de se concentrer sur sa respiration erratique et les sensations qui parcouraient son corps. Il voulait ne penser à rien. Rien d'autre que le chemin de l'air, inspiré lentement par le nez, descendant le long de la trachée avant de faire gonfler les poumons qui se dilataient. Le sang de nouveau oxygéné, qui en une boucle que rien n'arrêtait venait irriguer muscles et organes. Le liquide vital d'un rouge trop vif, synonyme de vie. Le sang d'un bleu trop froid, qui venait couler sur sa peau gelée avant que le néant ne l'avale.
Il rouvrit les yeux et se leva rapidement. Il ne chercha même pas à s'habiller, restant torse nu et quittant simplement la chambre. Malgré lui, ses pas le menèrent comme si souvent ces derniers temps au salon, et plus précisément à l'immense baie vitrée qui donnait sur l'océan. Sans qu'il n'ait à prononcer le moindre mot, Jarvis ouvrit obligeamment celle-ci, laissant une légère brise s'engouffrer dans la pièce et faire voler ses cheveux. Il faisait certes nuit et les vagues tranquilles étaient à peine plus que des ombres mouvantes, mais le reflet de la lune sur l'eau et le ciel piqueté d'étoiles recelaient une beauté certaine, qu'il n'aurait jamais cru trouver sur une planète comme Midgard. Il ferma les yeux, respirant l'odeur iodée qu'il avait appris à reconnaitre et à apprécier, se laissant bercer par le doux bruit des vagues. Tout était calme, et silencieux. Lentement, sa respiration s'apaisa, et les battements douloureux de son cœur qui résonnaient dans sa poitrine ralentirent à leur tour. Bientôt, la panique qui l'avait habité ne fut plus qu'un lointain souvenir.
Jusqu'à la prochaine fois.
Il savait ce que c'était. Tout dieu qu'il soit, il avait malheureusement une certaine expérience à ce sujet. Enfant, il avait fait plusieurs crises d'angoisses. A l'époque, elles étaient principalement dues à la découverte de ses pouvoirs qu'il ne maitrisait pas encore, et qui parfois avaient eu des conséquences désastreuses. Quelques blagues ayant failli très mal tourner de la part de Thor et de ses amis n'avaient pas aidé.
Cette fois-ci cependant, c'était différent : si les symptômes étaient les mêmes, la cause en était toute autre. Bien loin de ses peurs d'enfant et de quelques mauvaises expériences qu'il avait depuis longtemps mis de côté. Non, ce n'était définitivement pas la même chose : c'était bien plus pragmatique. Bien plus concret.
Il avait failli mourir. Il s'était senti mourir.
Tant que Stark avait été à la villa, occupant ses pensées de son babillage futile et incessant, il avait été relativement aisé pour le dieu d'occulter de son esprit toutes les conséquences de ce qu'il avait vécu. Mais depuis trois semaines qu'il était seul, il ne parvenait plus à compartimenter, et se sentait plus affecté qu'il ne voulait bien l'admettre par cette épreuve.
Et avec cette expérience de mort imminente remontaient en même temps à la surface des souvenirs qu'il avait enfoui, les épreuves qu'il avait traversées, les deuils qu'il avait vécus et les blessures qui n'avaient jamais guéri. Le refoulement n'était jamais une bonne chose. Encore moins lorsqu'on enfouissait en soi ses traumatismes les plus profonds depuis des siècles. Mais qu'il soit maudit si jamais il se laissait aller.
Il surmonterait seul cette épreuve, comme il le faisait à chaque fois. Et seul il l'était, plus que jamais, à présent que… Peu importe. Il irait de l'avant, comme il l'avait toujours fait. Il ne s'agissait là de rien qui ne soit insurmontable. Chaque jour, il regagnait en contrôle sur sa magie. S'il manquait encore de puissance, la maitrise était là. Physiquement, il était parfaitement rétabli, ressentant à peine plus qu'un léger tiraillement lors d'efforts soutenus et prolongés. Quant aux cauchemars et aux crises comme celle qui venait de troubler son sommeil, elles restaient peu présentes, et parfaitement gérables du moment qu'il gardait l'esprit occupé. Fort heureusement, il savait parfaitement comment se distraire, et de fait ne plus penser à ces idées grotesques et à ces souvenirs inutiles. Il allait se remettre au travail, tout simplement.
Il était temps pour lui de retourner à New-York.
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Loki laissa toutefois passer deux jours supplémentaires pour se recomposer totalement. Il était absolument hors de question de laisser transparaitre le moindre signe de cette faiblesse passagère au mortel qu'il côtoyait. Que celui-ci l'ait vu plus bas que terre, alors même qu'il se vidait de son sang sur son parquet, n'avait pas à entrer en ligne de compte. Absolument pas.
Après quelques hésitations, il choisit finalement de laisser son armure – qu'il avait nettoyée et restaurée – à Malibu. Après tout, il l'avait abandonné plusieurs mois auparavant. L'enfiler aujourd'hui, uniquement pour tenter de compenser la faiblesse qu'il avait affiché, serait du plus mauvais effet. Sans oublier le fait que Stark ne pourrait que remarquer ce détail relativement flagrant et ne manquerait donc pas de s'en gausser, ou du moins de l'interroger à ce sujet. S'il ignorait comment allait réagir l'ingénieur à son retour, il tenait autant que faire se peut à mettre derrière lui ses événements, et les questions perpétuelles du mortel ne l'y aiderait pas. Inutile donc de les provoquer.
« Jarvis, » appela-t-il, « Stark est-il seul ? »
« Monsieur Stark est effectivement seul. Il se trouve actuellement dans son atelier principal de la Tour Stark, » l'informa-t-il, avant d'ajouter : « Mademoiselle Potts étant absente pour plusieurs jours, vous devriez avoir devant vous tout le temps que vous jugerez nécessaire à une quelconque discussion. »
« Je ne compte pas discuter, et encore moins avec Stark » grinça-t-il. « Uniquement me remettre au travail. »
« Si vous le dites Monsieur. »
Loki leva les yeux au ciel. S'il s'était habitué à l'insolence manifeste de l'intelligence artificielle envers son créateur, ce n'était que récemment que celle-ci s'était étendue à lui, que soit en présence ou non de Stark. La première fois que l'IA lui avait répondu avec tant d'impertinence, environ deux mois plus tôt, Stark avait éclaté de rire avant de lui donner une grande claque dans le dos, s'exclamant que Jarvis l'avait finalement adopté. Misérable mortel.
Cela avait cependant été une bonne journée.
Renonçant à faire entendre raison à l'IA – c'était là un combat perdu d'avance, Jarvis étant bien plus coriace et buté que ne l'était son maitre, alors que celui-ci était déjà un adversaire de choix – il se contenta de vérifier une dernière fois son accoutrement dans le miroir avant de se téléporter à la Tour, directement dans l'atelier où se trouvait Stark.
Pour se retrouver avec un répulseur braqué sur la figure. Charmant.
Fort heureusement, il disparut rapidement avant que Stark n'enlève le gantelet qu'il avait enfilé à la hâte en le sentant apparaitre dans son dos. Il est vrai que Loki n'avait pas prévu d'apparaitre si près de lui, mais il ne s'agissait là que d'un détail qu'il règlerait rapidement. Après tout, il ne s'était pas téléporté depuis près d'un mois, ce qui était une durée relativement longue pour un exercice si complexe. Et intérieurement, le dieu ressentait une certaine fierté face à ce franc succès, en sachant qu'en pareilles circonstances un sorcier moins puissant ou talentueux n'aurait pas manqué de se tuer lors de la procédure.
« Bordel, tu m'as fait peur ! » s'exclama Stark, l'interrompant dans ses pensées. « Tu m'avais pas dit que tu rentrais aujourd'hui ! Ou alors j'ai loupé le mémo ? Ouais, c'est probable. Jarvis, quand est-ce que tu m'as prévenu que Loki revenait déjà ? »
« A sa demande, je vous ai informé du retour prochain de Monsieur Loki il y a deux jours. Il ne m'avait cependant pas communiqué de date précise, raison pour laquelle ne n'ai pu vous en avertir au préalable. »
« Ça doit être pour ça. Pour une fois que c'est pas de ma faute ! »
« Alors comme ça vous reconnaissez que vos habituels oublis sont de votre propre fait ? J'apprécie grandement pareil aveu de votre part, » ne put-il s'empêcher de répliquer malgré lui. Et en une mécanique bien huilée, Stark répondit aussitôt.
« T'es là depuis même pas deux minutes et t'essayes déjà de m'accuse de tous les maux de l'univers ? N'essaye pas de me faire croire que ça t'arrive jamais ce genre d'oubli. Rappelle-moi, qui a oublié de vérifier l'alignement de cristaux la dernière fois ? »
« Et qui a alimenté immédiatement l'appareil sans procéder aux plus élémentaires contrôles de sécurité ? »
« La sécurité, comme tu dis, aurait été nickel, si môssieur avait fait son taff correctement ! »
Ils échangèrent ainsi pendant quelques minutes, aucun des deux de voulant lâcher prise. Pourtant, même le dieu voulait reconnaitre que cette joute verbale n'avait rien de violent, ou même d'insultant. Les deux hommes s'envoyaient sarcasmes et répliques acides sur un ton joueur, comme en témoignait le demi-sourire qui ne quittait pas les lèvres de Stark malgré son emportement feint, et qu'il se savait arborer également.
Mais la discussion finit par s'essouffler à mesure que les arguments de l'un comme l'autre se faisait de plus en fallacieux et de mauvaise foi – évoquer leurs erreurs respectives dans des manipulations datant de plusieurs mois relevait effectivement de l'absurdité, même lui voulait bien l'admettre. Mais comme tous deux avaient pareillement usé de ce même stratagème éculé, on pouvait sans doute conclure à un match nul.
Sauf qu'avec le silence revint également le sérieux, et Loki se tendit légèrement tandis qu'il attendait les inévitables questions. Y répondrait-il ? Rien n'était moins certain, lui qui ne voulait que mettre cet épisode derrière lui.
« Comment tu vas ? » finit ainsi par lui demander Stark, comme il s'y attendait.
Un instant, Loki envisagea de l'ignorer, ou tout du moins de lui répondre sèchement pour couper court et embrayer aussi vite sur la suite. Mais parce qu'il vit la sincérité de la demande, la même qu'il avait affiché lorsqu'il s'était enquit de son état à son réveil, il lui répondit d'un ton plus affable qu'il ne l'avait escompté de prime abord.
« Je me sens mieux, je vous remercie. »
Et Loki se surpris lui-même par l'honnêteté de sa déclaration, dépouillée de tout faux-semblant. Il en décela pourtant rapidement la raison, et se maudit en même temps qu'il le réalisait. Intérieurement, ce n'est pas tant pour cette question et son intérêt que le dieu le remerciait, mais bien pour l'ensemble de l'attitude qu'il avait eu tout au long de cette affaire, et sa présence solide à ses côtés. Mais qu'il soit damné si seulement il l'admettait de vive voix ! Stark sembla toutefois comprendre le message puisqu'il se contenta d'opiner légèrement de la tête, un sourire étonnamment humble aux lèvres. Loki hocha la tête en retour, et sur l'invitation de Stark alla s'assoir dans un fauteuil et tourna son regard vers l'un des plus grands écrans holographiques de l'ingénieur tandis que celui-ci commençait à lui expliquer les idées qu'il avait eu pendant ces trois dernières semaines. Retrouvant la routine délaissée malgré eux pendant un long mois.
Aussi simplement que ça.
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Tony jeta un bref coup d'œil par-dessus son épaule, s'assurant que Loki lui tournait bel et bien le dos, avant de le regarder plus franchement. Il guetta le moindre signe de faiblesse, des appuis moins stables ou un sort qui n'était pas exécuté aussi parfaitement que d'habitude, mais rien. C'était… rassurant, plus qu'il ne l'avait escompté. Il reporta donc son attention sur son propre ouvrage, tout en sachant pertinemment qu'il regardait de nouveau dans dix minutes. Grand max. Plus probablement cinq. Même rassuré, c'était plus fort que lui, il pouvait pas s'en empêcher.
Loki était arrivé une dizaine d'heure plus tôt, par surprise. Et après une parodie de leurs échanges habituels et une brève question de sa part pour s'assurer de son état, ils s'étaient installés dans les fauteuils où ils avaient leurs habituels conciliabules, dans un coin de l'atelier. Mais après que les idées de l'un et de l'autre aient été évoquées, ils s'étaient tous les deux rapidement dirigés vers leurs établis respectifs pour préparer les outils et matériaux dont ils auraient besoin dans les prochains jours pour leurs expériences. Dans son cas, il s'agissait comme souvent de fabriquer des réacteurs ark, mais il avait entretemps eu une idée à propos du câblage circulaire, une autre concernant l'alimentation, sans compter les ajustements dont ils avaient parlé, et résultat il se retrouvaient – sans blague, comme c'était étonnant – avec une dizaine de prototypes différents à faire au lieu des quatre initiaux. Et en plusieurs exemplaires à chaque fois s'il vous plait merci.
De son côté, Loki avait paru surpris de trouver sur son établi personnel les saphirs roses et violets qu'il y avait abandonné quand ils avaient été interrompus par l'arrivée inopinée de Thor à la Tour. Ça paraissait si loin désormais, alors que ce n'était arrivé qu'il y a un mois. Mais Tony n'avait pas trouvé le courage ou l'envie de les ranger. Dans un premier temps car il n'avait même pas été capable d'approcher l'établi du dieu qu'il pensait décédé, et ensuite car la vision de ces pierres l'avait encouragé à poursuivre ses propres recherches pour Omega pendant tout le temps qu'avait duré la convalescence du dieu. Loki avait-il deviné tout ça, en voyant la table de travail intacte ? Rien n'était impossible avec lui, et s'il s'était contenté d'un bref geste de la tête avant de poursuivre leur discussion en cours, Tony savait qu'il n'en pensait pas moins.
Toujours est-il qu'ils s'étaient tous deux mis à l'ouvrage, tandis que Tony zieutait plus ou moins discrètement – plutôt moins que plus d'ailleurs – le dieu en train de bosser. Comment celui-ci ne s'en était pas encore rendu compte, c'était à n'y rien comprendre… Ou plus probablement qu'il savait ce qu'il faisait et le laissait faire, préférant sans doute cet espionnage intempestif à une quelconque discussion. C'était tout bénef : ils évitaient la parlotte et Tony se rassurait de lui-même.
Car il n'en revenait pas de penser ça, mais il était soulagé d'avoir le dieu de retour dans son atelier. Heureux même, et c'était sans doute encore plus choquant que le reste. Si quelqu'un lui avait dit dix mois plus tôt, au lendemain de la bataille de New-York, qu'il serait heureux de retrouver leur envahisseur dans son atelier… Non seulement il lui aurait ri au nez, mais en plus il l'aurait fait interner. Et pourtant… Pourtant, il en était là. Et ça faisait mal de se rendre compte que, d'une manière qu'il n'imaginait même pas possible, il avait presque fini par s'attacher à lui.
Un sourire vaguement incrédule aux lèvres face à cette réalisation qu'il n'aurait jamais pu anticiper, il se remit au boulot. Après un dernier regard jeté par-dessus son épaule.
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Le boulot avait repris et leur routine également tandis que les semaines s'écoulaient paisiblement. Ils faisaient leurs expériences dans l'atelier, et avec Pepper n'y venant que rarement, ils étaient relativement tranquilles. Bon nombre de leurs prototypes avaient explosé – a vrai dire, la quasi-totalité des modèles – mais ils avaient quelques pistes prometteuses. Et même en sachant qu'Omega serait un projet courant sur plusieurs années, entrevoir de vagues perspectives de réussite faisait du bien au moral. Même si pour ça, il devait manquer encore et encore de se faire exploser. Mais hey ! parait que ça faisait partie du boulot.
Mais concernant son autre « job » en revanche, c'était le calme plat. S'il continuait régulièrement de travailler sur ses armures – quoi qu'à un rythme moins frénétique que l'année précédente, il n'en était que au Mark-53 après tout – il n'en avait pas enfilé une seule autrement que pour des test depuis un mois et demi, quand il était revenu à la Tour. Certes, il avait pu discuter avec Pepper, et elle semblait vouloir accepter son côté super-héros et tout ce que ça impliquait. Pour autant, il préférait éviter de l'énerver ou de l'inquiéter pour rien, et n'avait de fait effectué aucune mission en tant qu'Iron Man depuis un bon moment.
Mais cette fois-ci, il n'avait pas eu le choix. Il était avec Pepper, en train de discuter d'un de leur projet d'investissement – oui, cela lui arrivait occasionnellement de devoir s'intéresser sérieusement à son entreprise. Parfois, environ tous les trente-six du mois. Mais ça arrivait ! – quand il avait reçu un appel de Barton. L'agent se trouvait en mission au Panama, l'un des rares pays du monde avec Malte et la Serbie à n'avoir signé aucun accord avec le SHIELD. Sauf que la mission avait mal tourné, et en vertu des lois internationales l'organisation ne pouvait lui envoyer aucun renfort ou équipe d'exfiltration. On pourrait croire que le statut d'Avengers vous donnerait des privilèges, mais c'était tout le contraire. Ou il trouvait tout seul une solution comme un grand garçon, ou bien sa mission connaitrait une fin plus tragique que prévue. Dans tous les cas, ce ne serait plus le problème du SHIELD. Foutus bureaucrates ! En désespoir de cause, Hawkeye avait donc appelé Tony à la rescousse, le seul capable d'être sur place et d'intervenir suffisamment rapidement pour lui épargner une fin aussi désagréable que prématurée.
La voix essoufflée de Clint ne s'était pas encore tue que Pepper, brave, douce Pepper avait répondu à sa place qu'il allait venir, et qu'il se mettait en route aussi vite que possible. Lui adressant en même temps un regard noir tout en désignant d'un doigt ferme l'ascenseur pour qu'il aille enfiler son armure. Il avait tout juste eu le temps de confirmer lui-même à Barton qu'il venait et d'embrasser rapidement sa compagne que celle-ci l'avait mis dehors en le sommant de se dépêcher.
Voici donc la raison pour laquelle Iron Man avait débarqué en fanfare au Panama moins de deux heures plus tard. Après tout, depuis quand le grand Tony Stark se sentait-il concerné par les lois internationales et la diplomatie ? – Également l'un des innombrables avantages à bosser pour son propre compte, indépendant de toute organisation dont le SHIELD – De là, il avait rejoint Clint au point de rendez-vous qu'ils avaient établi avant de neutraliser un par un les trafiquants d'armement chitauris sur lequel l'agent était venu enquêter sans se douter de l'ampleur du réseau. Tu parles d'une mission de repérage ! Mais ensemble ils avaient fait du bon boulot, l'un dans les ombres et l'autre en pleine lumière, et mis à mal toute la petite bande. Ils étaient des Avengers après tout, et eux n'étaient qu'une bande d'humain tout ce qu'il y a de plus ordinaires.
C'est donc avec un grand sourire satisfait que Tony rejoignit Clint après avoir livré les malfrats aux autorités panaméennes. En train de poser les dernières charges explosives dans l'entrepôt désormais désert, il se retourna en l'entendant arriver.
« Merci d'être venu Stark. »
« Merci à toi de m'avoir sauvé d'une conversation mortellement ennuyeuse ! Qu'est-ce que j'en ai à foutre des avoirs de l'une de nos filiales de S.I. en Angleterre sérieux ? » s'exclama-t-il d'un ton joueur qui fit lever les yeux au ciel à l'archer. Mais il retrouva rapidement son sérieux. « Et sinon, tu m'expliques comment tu t'es retrouvé dans une merde pareille ? »
« C'était pas sensé se passé comme ça, » lui répondit Clint avant de reporter son attention sur la mine explosive qu'il était en train d'armer.
« Nan sans blague, » ne put-il s'empêcher de répliquer. Comme s'il l'avait pas deviné à l'instant même où il avait reçu ce coup de fil.
« Ça devait être une simple mission de reconnaissance. Le SHIELD pensait que le cartel local avait mis la main sur quelques artefacts d'origine alien, et je devais les subtiliser avant de disparaitre avec. Sauf qu'il y avait bien plus que deux ou trois petits gadgets, mais un arsenal complet d'armes chitauris et de prototypes hybrides expérimentaux. »
« J'ai vu ça ! Après New-York, le SHIELD a fait de son mieux pour limiter les cas, mais ils pouvaient pas être partout et ces bestioles ont fait un paquet de dégâts. Par contre, tu m'expliques pourquoi tu fais tout sauter ? Le SHIELD est pas sensé récupérer ce genre de joujoux normalement ? »
« Le SHIELD comme tu dis, a pas été foutu de m'envoyer le moindre renfort, parce que ''oui, vous comprenez agent Barton, le SHIELD se doit de respecter les accord internationaux, et nous ne pouvons mettre les pieds sur le sol panaméen sans une autorisation expresse du gouvernement en place, et blablabla…'' » lui répondit-il, singeant ce qui devait sans doute être son responsable de mission. Très probablement un connard qui ne mettait jamais les pieds sur le terrain et vénérait la paperasse. Tous les mêmes. « Mais tu paries combien qu'à la seconde même où je leurs dirais que la cible est neutralisée et que tout est sous contrôle, ils débarqueront avec leurs gros sabots pour tout récupérer ? »
« C'est qu'il se rebelle le piaf ! » s'exclama-t-il avec un sourire. S'il appréciait Barton – sous son air sérieux et professionnel se cachait un type sarcastique à la répartie mordante. Et c'était bien le seul à rire à ses blagues ! – il le prenait quand même pour un larbin du SHIELD, toujours à obéir aux ordres. Alors ce genre de réaction… C'était plus qu'une bonne surprise.
« C'est surtout que j'en ai ras le bol d'être pris pour un con. Ça se saurait si c'était un boulot facile, je risque ma peau continuellement et encore plus depuis que je dois limiter les missions d'infiltration sous couverture au risque d'être reconnu, mais j'ai pas signé pour ça. J'te jure, les choses étaient bien différentes quand c'était Coulson mon superviseur… »
Perdant instantanément son sourire moqueur, Tony détourna les yeux. Bordel, Coulson… ça faisait longtemps, des mois même qu'il ne s'était pas laissé aller penser à Agent Agent. Et pourquoi faire ? Le type était mort il y a près d'un an. Alors peu importe qu'il ait été à ses côtés au moment de l'affaire Obadiah, ou encore qu'il soit venu le voir en personne alors qu'il était mourant – et depuis quand un agent de niveau 7 se déplaçait pour ça, sérieusement ? – Peu importe que ce soit grâce à lui que les Avengers existaient, et qu'ils ressemblaient à un semblant d'équipe plutôt qu'à un assemblage hétéroclite de bras-cassés. Peu importe qu'il ait été là quand ça comptait. Il était doué pour faire l'autruche et ignorer ses sentiments, surtout les plus douloureux. Il avait des années de pratique derrière lui.
Sauf que si lui-même ressentait ça, cette boule à l'estomac, cette souffrance lancinante – même s'il la niait – pour un homme qu'au final il ne connaissait presque pas, il ne voulait imaginer ce que ça devait être pour Clint. L'agent ne s'était que très peu confié à ce sujet, mais ça faisait longtemps que Tony avait infiltré les serveurs du SHIELD et épluché les dossiers de ses partenaires. Il savait lire entre les lignes. Coulson était plus qu'un superviseur pour lui : c'était l'homme qui avait cru en lui, et qui lui avait offert une nouvelle vie. C'était un mentor, un ami. Surement la seule personne hormis Romanoff qu'il pouvait appeler sa famille.
Et Tony hébergeait son meurtrier chez lui. Qu'importe que Loki ne soit pas ou peu conscient de ses gestes à l'époque, qu'il soit manipulé par le pouvoir du sceptre juste comme Clint l'était, que Coulson ne soit pas une cible prioritaire mais juste un dégât collatéral. Loki avait tué Coulson, c'était un fait inaliénable, et rien ne viendrait jamais changer ça.
Pour la première fois depuis qu'il travaillait avec Loki, Tony se demanda réellement s'il avait fait le bon choix en acceptant ce deal. Si un jour ce poids ne serait pas trop lourd à porter. Les sacrifices, les douleurs, les mensonges… Toujours mentir, en permanence, sur tout et à tout le monde. Tout ça pour un projet dont il n'était même pas certain qu'il aboutirait un jour. Est-ce que ça en valait vraiment la peine ? Tony n'avait pas la réponse à cette question, et n'était pas certain de la vouloir.
Mal à l'aise, il piétina nerveusement sur place avant de reprendre d'une voix faussement assurée, changeant tout sauf subtilement de sujet de conversation. Heureusement, Clint semblait plus que prêt à vouloir le suivre.
« Je te dépose quelque part ? »
« Et comment tu comptes faire ça Sherlock, en me portant dans tes bras ? Même si être transporté en mariée ne me dérangeait pas, il faudrait une heure au bas mot pour rejoindre les Etats-Unis, et je suis pas sûr que ce soit vraiment pratique. Je vais me débrouiller, t'inquiète. »
« Et je suppose que le SHIELD ne daignera pas envoyer un avion ou même une voiture te récupérer, n'est-ce pas ? » Il n'eut droit qu'à à un haussement de sourcil sarcastique en réponse. « Sinon j'ai qu'à t'envoyer le jet, qu'est-ce que t'en dis ? Je suis sûr que Pepper sera d'accord en plus. Jarvis, où se trouve l'aéroport privé le plus d'ici ? »
« A San Cristobal, à environ trente-sept kilomètres d'ici, » répondit l'IA à haute voix, épargnant à Tony d'avoir à répéter.
« Nickel. J'appelle le pilote dès que je décolle, le temps qu'il fasse le trajet aller, ça te laissera le temps de rejoindre San Cristobal sans te faire repérer. Ça ira ? »
« Si ça ira ? Tu déconnes, c'est sans doute la meilleure extraction à laquelle j'ai eu droit depuis un sacré bout de temps. Je te revaudrai ça ! »
« Appelle-moi lors de mon prochain conseil d'administration pour que je vienne te sauver les miches et on sera quitte ! »
Clint éclata de rire avant de lui serrer la main et de lui souhaiter un bon vol de retour.
« On se voit dans un mois ! » le salua finalement l'archer tandis qu'il décollait, attirant son attention et le retenant un instant.
« Comment ça dans un mois ? »
« La fête pour célébrer les un an de la bataille de New-York ? Le bal caritatif ? » lui rappela-t-il, avant de lever les yeux au ciel face à son manque évident de réaction. « Sérieux Stark, ne me dis pas que t'as oublié ? C'est toi et Pepper qui l'organisez ce bal, et t'es même sensé faire un discours ! »
Bordel, il avait complètement zappé !
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Fort heureusement, Pepper n'avait rien oublié du tout, elle. Une fois revenu à la Tour et après l'avoir rassuré sur l'état de Clint et le bon déroulement de la mission, il s'était empressé de l'interroger au sujet de ce fameux bal. Mais grâce à sa fabuleuse, extraordinaire petite-amie, les préparatifs suivaient tranquillement leur cours et il n'avait à se soucier de rien – ce qui était sans doute mieux quand on le connaissait – Pepper l'assurant que tout serait prêt dans les temps. Et si elle l'encouragea à commencer à réfléchir à son discours, elle savait aussi bien que lui qu'il ne ferait rien et improviserait le jour J, comme d'habitude.
Cependant, le bal était encore lointain – encore un mois de délais, d'aucun diraient qu'ils avaient de la marge ! – Les célébrations de la semaine prochaine en revanche étaient bien plus présentes dans son esprit. En effet, il allait fêter le vingt-huit mai prochain son quarante-troisième anniversaire. Un événement ! Ce ne serait pas une grosse fête comme il y a deux ans – oh non, d'ailleurs même s'il aurait préféré ne jamais avoir à s'en souvenir, Pepper comme Rhodey ne le laisseraient jamais, jamais oublier cette foutue fête – mais ce serait quand même un bon moment. Pour l'occasion, Pepper et lui allaient prendre quelques jours tous les deux et partir loin de New-York, des obligations et de leur boulot. La destination était toute trouvée : une villa qu'il possédait sur un caillou dont il ne retenait jamais le nom, paumé quelque part dans l'océan Indien. Sauf apocalypse – et encore, ça se discutait – Jarvis avait l'ordre de filtrer absolument toutes les communications. Ce serait juste lui et Pep', tous seuls, loin de tout et de tout le monde, pendant six longs et merveilleux jours.
Mais alors qu'il faisait part à Loki de ses projets pour les prochains jours ainsi que la semaine d'absence qui allait en résulter, une pensée lui traversa soudainement l'esprit, l'une de celle dont il savait qu'il ne saurait se défaire avant d'avoir posé sa question au dieu, même si ça devait l'énerver. Surtout si ça devait l'énerver d'ailleurs. Et comme il préférait – et de loin – céder à la tentation qu'y résister…
« Dis-moi Tête de Bouc, c'est quand ton anniversaire ? »
Pour toute réponse, le dieu haussa un sourcil circonspect face à cette question qu'il n'attendait visiblement pas et qui semblait sortir de nulle part.
« Allez, je te demande pas ton âge, parait que c'est impoli. De toute façon, je sais déjà que t'es un vieux crouton âgé de je ne sais pas combien de siècles. Mais tu peux au moins me donner ta date de naissance ! »
Loki se pinça machinalement l'arête du nez, comme s'il se retenait difficilement de mettre fin, et d'une manière tout à fait définitive, à ce qu'il qualifiait habituellement de « verbiage incessant et odieux ». Tony considérait le fait de garder malgré ça chacun de ses membres à leur place comme une grande victoire, et comme une preuve – si besoin est – que leur collaboration ne fonctionnait pas si mal, puisque Loki résistait à l'envie de lui arracher la tête. Cependant, il ne s'attendait pas vraiment à ce qu'il lui réponde.
« Le calendrier asgardien diffère de celui midgardien, et c'est sans compter les incertitudes et les zones d'ombre qui entourent ma naissance, » avoua-t-il finalement d'une voix basse, tandis qu'il lui tournait le dos. « Néanmoins, je pense pouvoir me fier aux paroles d'Odin en ce qui concerne ce point-ci. Selon votre calendrier midgardien, je suis né l'équivalent de votre 21 janvier. »
Loki disparut rapidement après cette confession, comme à chaque fois qu'il était question de près ou de loin de son ascendance ou de son adoption. Tony attendit toutefois quelques minutes avant d'être bien certain d'être seul pour interpeller Jarvis.
« Tu as enregistré tout ça ? »
« Bien évidemment monsieur. Devrais-je vous rappeler cette date avant qu'elle n'arrive ? »
« Bien sûr, je suis pas foutu de retenir la date d'anniversaire de Pepper, alors celle de Loki… Préviens-moi début janvier, idéalement une fois certain que j'aurais décuvé après le réveillon, et rappelle le moi une semaine avant la date exacte. »
« Ce sera fait monsieur. »
Tony eut un petit sourire en coin. Il pariait que Loki n'avait pas fêté son anniversaire depuis un sacré bout de temps, et Tony était terminé à changer ça, d'une façon ou d'une autre. Et puis après tout, il avait près de huit mois devant lui pour trouver une idée géniale, c'était plus que dans ses cordes !
Petite incursion de Clint dans ce chapitre, et les autres Avengers suivront dans le prochain. Mais de manière générale, ils vont d'ici quelques chapitres être un peu plus présents en marge de l'histoire.
