Disclaimer : Nous ne tirons profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires. Nous ne retirons rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent. En revanche, l'histoire nous appartient.
Rating : T
Genre : Romance / Drama / Angst / Comfort
Personnages : Tony Stark ; Loki ; la plupart des personnages vus dans les films du MCU
Situation temporelle : Démarre en 2012, après que Loki a récupéré le Tesseract dans Avengers Endgame
Bonjour tout le monde !
Aujourd'hui, des retrouvailles avec les Avengers au grand complet, un an jour pour jour après la fameuse bataille de New-York. Anniversaire riche en émotions et une pause appréciée pour Tony, avant de replonger tête la première dans les ennuis !
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Tsuki Banritt, Egwene Al' Vere, nesfylli, merci beaucoup pour vos review !
Bonne lecture !
Ju' et Kae
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CHAPITRE 14
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Une seconde chance… C'était facile, si facile à dire. On faisait des erreurs, on blessait les gens autour de soi, pour finalement implorer leur pardon et réclamer une seconde chance, une possibilité de se racheter… Trop facile…
Pathétique.
Le choix, voilà le seul et unique maitre mot. Des décisions à prendre, consciemment ou non, et des conséquences à assumer, d'une manière ou d'une autre. On gardait la tête haute et on avançait, coute que coute, malgré les obstacles qui nous barraient inévitablement la route.
Il ne s'agissait pas de seconde chance, de faire mieux ou de faire pire. Non, tout était une question de choix, pour faire les choses différemment. Faire autrement. Et toujours avancer.
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Stark avait quitté New-York et les États-Unis quelques heures plus tôt et serait absent près d'une semaine. En effet, il partait près d'une semaine avec sa compagne pour célébrer son anniversaire – pourquoi une espèce à l'espérance de vie limitée comme les midgardiens célébrait-elle avec autant d'enthousiasme l'inexorable passage du temps ? C'était au-delà de sa compréhension – tandis que lui-même profitait de l'occasion pour se retirer à Malibu. Il voulait user de cette accalmie loin des bavardages incessants de Stark pour se reposer, lui qui n'avait que trop peu dormis depuis qu'ils avaient repris leurs expérimentations, alors même qu'il était encore convalescent. Stark n'avait étonnamment rien dit face à l'instabilité de ses pouvoirs, prenant cela pour une conséquence naturelle de sa blessure. Et c'était le cas, d'une certaine façon. Mais Loki savait pertinemment que les raisons de cette instabilité étaient bien plus profondes.
S'il était parvenu à faire cesser les crises d'angoisse – ou presque du moins. Pas aussi bien qu'il l'aurait souhaité en tous cas – les cauchemars étaient toujours présents. Sa presque mort avait fait remonter nombre de souvenirs à la surface, des souvenirs dont il aurait pour la plupart préféré qu'ils restent enfouis sans jamais se les remémorer. Des images trop violentes, des cicatrices à vifs, et des regrets que moins qu'hier il ne savait gérer. Il avait pensé qu'ils disparaitraient d'eux-mêmes, mais deux mois avaient passé depuis son accident et ils étaient toujours aussi présents dans son esprit. Au grands maux les grands remèdes. Avec sa présence trop fréquente à la Tour, il n'avait pas trouvé le temps de se plonger dans une profonde méditation. Il allait y remédier.
Sitôt fut-il à Malibu qu'il gagna le salon et son immense baie vitrée. Il lui fallait quelque chose sur lequel focaliser son attention pour se plonger dans une transe profonde. Traditionnellement, il portait son regard sur la flamme mouvante d'une bougie, ou se concentrait sur les battements réguliers de son cœur. Mais depuis qu'il était sur Midgard, il se surprenait de plus en plus souvent à utiliser le bruit des vagues comme point focal.
Il s'assit au sol, le froid du carrelage étonnamment vivifiant. Doucement, il ralentit sa respiration, et ferma les yeux. Fit le vide dans sa tête, jusqu'à ce que rien d'autre n'existe que le roulement des vagues venant s'écraser sur la falaise en contrebas. Alors, et seulement alors il appela sa magie. Et pour la première fois depuis ce qui lui semblait être une éternité, elle lui répondit aussitôt. Il la sentait couler comme un feu liquide dans ses veines, une flamme vivace l'embrasant tout entier. Si naturelle… Ce ne fut qu'en cet instant qu'il comprit à quel point cette maitrise totale et ce sentiment de bien-être à l'usage de la magie lui avait manqué. Devoir se contenter d'un pouvoir au mieux erratique pendant deux mois avait été bien plus éprouvant qu'il ne l'avait cru ou ne voulait le reconnaitre, y compris à lui-même. La magie était une part essentielle de lui-même, et s'en retrouver privé était pareil à l'amputation d'un membre.
Il avait l'impression de renaitre. Ses sens étaient plus exacerbés que jamais, tandis qu'il avait l'impression d'être connecté au monde l'entourant et à l'univers tout entier. La sensation de faire partie d'un tout.
Mais il ne s'agissait là que du calme avant la proverbiale tempête. Grisé par cette sensation de liberté retrouvée qu'avait provoqué cette osmose soudaine avec sa magie, il en avait oublié la raison première de cette transe profonde. Terrible erreur. Ce ne fut d'abord qu'un sursaut de son cœur, tandis qu'une pensée aussi amère que fugitive traversait son esprit avant de disparaitre. Mais elle fut bientôt suivie d'une autre, et encore une autre. Devenant des images concrètes et terriblement réelles de ses pires souvenirs qu'il voyait défiler derrière ses paupières closes. Patiemment, douloureusement, il les refoula au plus profond de lui-même, là où était leur place. Sachant qu'un jour ou l'autre ils reviendraient le hanter, malgré les barrières et la discipline mentale qu'il s'imposait. Mais pour l'heure, il était plus que satisfait de remettre à plus tard cette introspection douloureuse, et de les enterrer pour un siècle ou deux.
Et si ses joues étaient trempées de larmes lorsqu'il émergea de sa transe, trois jours plus tard, nul n'avait besoin de le savoir.
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Une fois Tony revenu de voyages, les choses s'étaient enchainées à toute allure. Loki avait eu l'air bizarre quand il était revenu, mais lorsqu'il avait posé des questions – de façon très lourde et peu subtile, même lui voulait bien l'admettre – le dieu s'était rapidement téléporté ailleurs et n'était reparu que le lendemain. Face à cette attitude hautement suspecte et très éloigné de son comportement habituel, Tony avait toutefois préféré fermer son clapet. Mine de rien, il tenait à la vie. Ou peut-être simplement commençait-il à connaitre le dieu, et savait quand il valait mieux ne pas insister.
Actuellement, Loki était encore absent de la Tour et de l'atelier alors que lui-même s'y trouvait, ce qui était suffisamment rare pour être souligné. Mais on était le 12 juin – le matin du 12 juin, ou peut-être même la nuit du 12 juin étant donné qu'il n'était même pas trois heure du mat' – ce qui signifiait qu'il y a un an jour pour jour il mettait la pâtée au dieu psychopathe devenu depuis son irritant colocataire, partenaire de travail, et surement d'autres choses beaucoup trop sentimentales auxquelles il ne préférait pas penser. Ni maintenant, ni jamais tant qu'à faire.
Mais qui disait anniversaire de la bataille de New-York disait célébrations en compagnie de tous les Avengers, y compris le frère du dit psychopathe qui avait confirmé – lui demandez pas comment – qu'il reviendrait d'Asgard pour l'occasion et profiterait de son séjour sur Terre pour reprendre quelques temps ses recherches à propos de son frère, même si elles s'étaient avérées inutiles jusqu'ici. Pas étonnant que ledit frangin ait préféré aller se planquer quelques temps ailleurs qu'à la Tour, s'agissant du point de chute des Avengers, Thor compris.
Les Avengers devaient arriver dans la matinée pour qu'ils déjeunent ensemble. Ensuite, ils défileraient en costume – il allait littéralement crever de chaud dans son armure ! – lors d'une gigantesque parade dans les rues de New-York qui s'achèverait sur Times Square. Là, le maire leur remettrait très officiellement les clés de la ville, avant que le président – le président ! – ne leur décerne à tous la célèbre Medal of Honor. Et même s'il avait le président Ellis dans la poche depuis qu'il lui avait sauvé la vie en décembre dernier, ça restait quand même super impressionnant, même pour lui ! Ensuite, discours des officiels et surtout le sien, puis interview de l'équipe au complet. Et le soir, un grand bal caritatif serait donné afin de récolter des fonds pour les familles des victimes de l'invasion et créer un fond de solidarité si – quand – de pareilles catastrophes se reproduisaient. Tout un programme donc !
Mais ce qui l'avait tiré du lit où dormait encore Pepper n'était pas l'excitation face à des événements d'une telle ampleur, ni les même les idées créatives se bousculant dans son esprit comme c'était trop souvent le cas. Non, son problème était bien différent, et plus pragmatique. Si Rogers, Barton, Romanoff et Thor n'allaient passer qu'une nuit à la Tour avant de repartir – en mission pour les deux agents, à la poursuite de son frère pour le dieu, et il ne savait où pour Cap – il avait enfin réussi à convaincre Banner de rester quelques temps aux Etats-Unis avant de repartir.
Et s'il était absolument ravi d'accueillir le scientifique – même s'il avait trouvé son compagnon de jeu en la personne de Loki, il lui tardait néanmoins d'échanger avec le docteur – cela impliquait un certain nombre de petits aménagements auxquels procéder, dont nettoyer le labo de tout indice de la présence de Loki et de verrouiller tous les documents parlant de près ou de loin d'Omega. Certes, ces fichiers étaient cryptés, et les dossiers ultra-sécurisés même en temps normal. Mais il se connaissait : viendrait inévitablement le moment où il s'exclamerait une connerie du genre « Je te laisse accès à tous les fichiers, fais-toi plaisir ! ». Tout sauf un bon plan, même lui pouvait le voir. Et autant pouvait-il avoir confiance en Bruce, autant il ne se risquerait pas à éprouver sa loyauté en abordant de près ou de loin des sujets comme Loki, le réacteur ark, Omega ou la magie. Définitivement un très mauvais plan. Il avait donc des consignes spécifiques à donner à Jarvis avant que le docteur n'arrive. Tout ça devrait l'occuper… oh, une bonne demi-heure. Une heure peut-être s'il trainait en route. Il pourrait alors retourner se coucher et grapiller quelques heures de sommeil pour faire face à la journée qui s'annonçait.
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Clint éclata de rire, mais sa voix fut rapidement couverte par l'éclat tonitruant de Thor. Bruce, qui était en train de boire au moment où la bombe avait été lancée, essayait de ne pas s'étouffer, quand Steve semblait visiblement hésiter entre rire de la plaisanterie ou s'insurger face à sa vulgarité. Même Natasha, d'ordinaire si impassible, s'était déridée et arborait un petit sourire en coin.
Bras croisés sur la poitrine et sourire aux lèvres, Tony se balançait sur sa chaise et se sentait immensément fier de lui, ce qui n'était pas peu dire. L'ambiance avait été un peu étrange quand les autres étaient arrivé. Il faut dire que s'ils s'étaient vus plus ou moins régulièrement – plutôt moins dans son cas – et entretenu au téléphone ou en visio toutes les deux semaines max, c'était la première fois depuis New-York qu'ils étaient tous réunis. Mais Tony s'était empressé de détendre l'atmosphère avec quelques blagues de son cru, de grandes accolades dans le dos et quelques remarques sur le cul de Barton qu'il avait été obligé de sauver. Mine de rien, il était vraiment heureux de les voir. Ils lui avaient manqué.
Après ça, ils étaient rapidement passés à table. C'était bien connu, on discutait mieux le ventre plein et la bouffe créait du lien. Evidemment, il n'avait pas mis un pied dans la cuisine – Mauvaise idée. Une fois, il avait même réussi à faire bruler des pâtes ! – et il avait commandé le repas. Il avait même ajouté quelques shawarmas pour la blague, ce que n'avait pas manqué de remarque l'archer avant de se jeter dessus. Barton aimait manger libanais, c'était à retenir : toujours avoir un moyen de pression ou une monnaie d'échange !
« Comment se passent vos mission dame Natasha ? » demanda finalement Thor une fois qu'ils eurent tous repris leur souffle et retrouvé un semblant de sérieux. « La dernière fois que je suis venu sur Midgard, je me suis entretenu avec le directeur Fury. Et lorsque j'ai demandé de vos nouvelles à tous, il m'a confié que vous meniez une dangereuse quête. »
« Depuis plusieurs mois en effet, » opina l'espionne. « Ça fait un moment que le SHIELD est sur la piste de Centipède. C'est un réseau de scientifiques qui cherche à créer des méta-humains… Des humains améliorés avec des pouvoirs, » expliqua-t-elle devant la visible incompréhension de Steve et Thor.
« Ils sont établis partout dans le monde, et délocalisent leurs labos presque toutes les semaines, » renchérit Clint. « Le SHIELD a démantelé certains de leurs sites, mais ces cafards sont increvables. Apparemment, on aurait des équipes qui creusent une potentielle piste en lien avec Ian Quinn, mais on n'a rien de nouveau pour le moment. »
« Ian Quinn ? » répéta Tony, surpris d'entendre ce nom. « Le PDG de Quinn WorldWild ? »
« Ouais, tu le connais ? »
« Je l'ai croisé à quelques galas de charité, ainsi qu'à des réunions informelles entre industriels. Une entreprise florissante, un peu touche à tout, sans véritable spécificité. J'ai toujours pensé qu'il trempait dans des trucs louches. Mais contrairement à Justin Hammer qui était un abruti fini, Quinn est intelligent, même si ça me tue de devoir l'avouer. Y'a jamais eu de preuves contre lui. »
« Comme c'est pratique, » marmonna Clint, et Tony était bien d'accord avec lui. Néanmoins, il n'y avait rien qu'ils ne puissent faire pour le moment, et Tony avait bien autre chose à faire que parler boulot en une journée pareille.
« Sinon Cap, comme se passe ton adaptation au XXIème siècle ? »
« Je sais me servir d'un téléphone et d'un ordinateur, et il m'arrive même de regarder la télévision à l'occasion si c'est ça qui t'intéresse, » lui répondit Steve d'un ton léger. Tony inclina légèrement la tête, peu surpris d'avoir été si facilement percé à jour, avant de laisser le Cap poursuivre. « Pour le reste… je suppose que j'ai finalement réussi à accepter qu'il s'agît du monde dans lequel je vis maintenant. J'ai parfois du mal à interagir avec les gens, mais je m'améliore. Il a ce café où je vais souvent, j'y retrouve les habitués. Et puis il y a ma voisine, une infirmière. Elle est gentille, et ne me regarde pas comme si j'étais complètement stupide ou attardé. »
« Oh mon dieu, Steve Roger aurait-il quelqu'un en vue ? » lança Natasha avec un sourire narquois, avant qu'il ne devienne vaguement prédateur. « Tu aurais pu me le dire avant que je ne commence à t'organiser tous ces rencards ! »
Ils éclatèrent tous de rire, tandis que Steve rougissait légèrement. Fort heureusement, il fut sauvé par le gong, personnifié par Pepper. Celle-ci les avait laissés entre eux pour le déjeuner, tandis qu'elle réglait les derniers détails de la journée à venir. Tony avait également supposé qu'elle souhaitait éviter la population super-héroïque locale le temps de leur présence à la Tour, mais il avait préféré ne faire aucun commentaire à ce sujet.
« Si vous avez terminé de manger, vous devriez aller vous préparer. La parade commence dans moins d'une heure, et je vous veux tous à quatorze heures précises sur votre char. »
Tony se frotta les mains, affichant un sourire satisfait.
« J'ai fait quelques améliorations au niveau de vos costumes, vous m'en direz des nouvelles ! »
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La parade avait duré trois heures. Trois putains d'heures à crever de chaud dans son armure ! Il avait pas signé pour ça, merde ! La prochaine fois, il s'assurerait de vraiment regarder ce que Pepper avait prévu et organisé, au lieu de bêtement hocher la tête à tout ce qu'elle disait en écoutant d'une oreille distraite.
Mais avec le recul, ce n'était pas si étonnant. La bataille de New-York signifiait quelque chose d'énorme, et pas uniquement pour les Etats-Unis. C'était plus qu'une victoire, aussi épique soit-elle. C'était l'émergence de héros disparates, devenus une équipe dont nul aujourd'hui n'ignorait le nom ou celui de ses membres. C'était six personnes, qui a elle seules s'étaient dressé face à l'ennemi et avaient non seulement fait face, mais avaient vaincu. C'était une invasion planétaire, qui avait été jugulé de justesse. C'était la révélation au grand public de la vie extra-terrestre, et de l'existence d'autres mondes bien au-delà du notre. C'était une page qui se tournait dans l'histoire de l'humanité, et l'ouverture d'un nouveau chapitre effrayant dont nul ne saurait. Ouais, dit comme ça, ça claquait !
New-York, c'était le début de quelque chose de plus grand qui les dépassait tous. Alors ouais, ça méritait ces trois longues heures de parade, et sans doute bien davantage – étonnant d'ailleurs que le 12 juin ne soit pas carrément devenu un jour férié dans ces conditions ! – Mais qu'il soit maudit si seulement il l'admettait à haute voix ! La seule chose qui le réconfortait, c'était que les autres avaient l'air d'en avoir au moins autant ras-le-bol que lui. Entre les cris assourdissants de la foule, les pétards amateurs et feux d'artifices professionnels qui explosaient à intervalles réguliers, et les confettis et cotillons qui pleuvaient sur eux… Au moins, planqué derrière son casque, lui n'était pas obligé de continuer de sourire !
Il avait finalement eu le droit de quitter son armure, mais il avait alors fallu sacrifier au protocole, échanger sourires crispés, poignées de mains moites et poses stoïques devant les photographes avec le président, le maire de New-York, et tout un tas de sénateurs et de gouverneurs dont il ne connaissait pas le nom tandis qu'on leur remettait médailles et décorations. Les officiels avait ensuite fait leurs discours – ennuyeux à mourir, seul le regard furieux de Pepper installée dans une tribune voisine l'avait empêché de bailler – et c'était maintenant à son tour de prendre la parole.
« Bonjour à toutes et à tous. »
Il n'eut pas le temps d'aller plus loin que la foule amassée près de la scène se répandit en cris et exclamations, le faisant sourire plus largement. Il n'y avait pas à dire, c'était toujours aussi grisant d'être ainsi acclamé par une foule en délire. Sans compter que ça faisait du bien à l'ego de constater par lui-même qu'il avait toujours autant la côte.
« Tout d'abord, je m'exprimer en mon nom et en celui de l'ensemble des Avengers pour vous remercier d'être si nombreux à être présent aujourd'hui, qu'il s'agisse des personnes qui sont descendues dans la rue ou toutes celles qui nous regardent à la télévision. »
Il y eut de nouvelles exclamations, tout aussi longues, avant que le calme ne revienne lentement.
« Je ne vais pas vous bassiner avec le fait qu'il s'agit d'une journée exceptionnelle et que nous célébrons aujourd'hui l'anniversaire d'une date marquante de notre histoire, tous ceux qui m'ont précédé vous l'ont répété encore et encore sur tous les tons possibles. »
Ça, c'était fait. Il y eut de francs éclats de rire dans la foule, et très probablement quelques sourcils froncés et grognement de la part de la tribune officielle derrière lui. Etrangement – ou pas d'ailleurs – il visualisait parfaitement bien Pepper en train de l'assassiner du regard, raison pour laquelle il s'abstint tout à fait innocemment de jeter le moindre coup d'œil en direction de sa tribune. Même si ce n'était que repousser temporairement la mise à mort.
« Je vais vous parler… et bien, de moi pour changer. » Nouveaux éclats de rires, même s'il ne s'interrompit pas cette fois-ci. « De moi et des personnes qui sont assises juste derrière moi. Nous six, nous sommes des héros, et ce n'est même pas moi qui le dis. Pas parce qu'on l'a voulu, encore moins parce qu'on l'a mérité. C'est juste un concours de circonstances. Heureux ou malheureux, à vous de me le dire, je n'en sais rien. Mais nous étions là, au moment où il le fallait. Nous avions la volonté et les moyens d'aider. Et nous sommes devenus des héros du jour au lendemain, des héros auxquels on a aujourd'hui accordé les plus grands honneurs de ce pays. Et quand on regarde un peu qui nous sommes, notre passé et ce que nous avons vécu… qui aurait pu le prédire franchement ? »
Qui aurait pu le prédire en effet… Une icône ressuscitée des années quarante, un dieu bien réel tout droit sorti de la mythologie nordique, un scientifique avec un complexe à la Docteur Jekyll et Mister Hyde, une ancienne assassin de la Chambre Rouge, un agent spécial et tireur d'élite du SHIELD et lui, ex-marchand d'armes et surtout génie, milliardaire, playboy philanthrope. Qui aurait pu dire, il y a quelques années, qu'ils feraient équipe pour repousser des aliens venus envahir leur planète ? Qui ? Franchement, ils ressemblaient plus à une bande de bras cassés qu'autre chose, et pourtant il s'incluait dedans.
« On a tous nos casseroles, comme tout le monde. Je ne parlerai pas du passé de mes camarades, ce n'est pas mon rôle, aussi me contenterais-je de vous parler de faits que vous connaissez tous, mais qui sont peu à peu oublié. J'ai été marchand d'arme pendant des années, sans complexer le moins du monde à ce sujet. Et en tant qu'homme… Oui, on peut dire sans se tromper que j'étais un connard de la pire espèce. Je le prendrais pas mal, demandez à mes rares amis de l'époque, ils vous le confirmeront. Mais je veux croire que je me suis amélioré depuis. Que je suis devenu quelqu'un d'autre, quelqu'un de meilleur. Être Iron Man, et maintenant un Avengers… c'est une chance de pardon, et une rédemption. »
Il s'interrompit une seconde, ravalant ces souvenirs qui la nuit le réveillaient encore. Lui avait reçu sa seconde chance quelque part dans une cave miteuse au fin fond du désert afghan, quand un doc mourant dans ses bras lui avait dit qu'il pouvait être quelqu'un de bien. Le visage souriant de Yinsen gravé derrière ses paupières, il poursuivit son discours sur le même ton emporté.
« Je crois à l'erreur, aux oublis stupides, aux paroles inconséquentes et aux fautes monumentales que l'on regrette immédiatement après les avoir faites. Mais surtout, je crois au pardon. Je crois aux secondes chances. Après tout, la vie que je mène aujourd'hui n'est rien d'autre qu'une immense seconde chance. Parce que j'étais là, au bon endroit, au bon moment. Parce que j'ai rencontré des personnes qui ont su voir à travers les apparences et m'ont tendu la main alors même que j'ignorais en avoir besoin. »
Tony avait conscience qu'il déviait dangereusement de son sujet de base, qu'il mettait trop de vécu, de poids dans ses mots. Conscience également, et c'était peut-être là le pire, qu'il ne parlait plus seulement de lui. Mais maintenant il était trop tard pour reculer, et il lui restait à terminer ce qu'il avait commencé.
« Nous avons tous des choix à faire. Parfois certains sont d'une simplicité enfantine, et d'autre fois ce sont des dilemmes dont on sait pertinemment qu'aucune option ne peut être considérée comme une bonne solution. Mais je crois qu'apprendre de ses erreurs, et donner une seconde chance à ceux qui ont la volonté de la saisir… ça ne peut pas être un mauvais choix. Nous sommes les Avengers. Pour des millions de personnes, peut-être même des milliards, nous symbolisons le courage, le pardon et l'espoir. Nous ferons des erreurs dans le futur. Des erreur catastrophiques et lourdes de conséquences, à l'image des missions qui nous incombent. Mais nous essayerons de nous améliorer, encore et encore. Nous tacherons d'être digne de votre confiance. »
Il y eut un long silence, tandis que ses derniers mots retentissaient dans l'air. Et puis soudain, la foule jusqu'ici silencieuse éclata en milliers de cris et d'exclamations tandis qu'ils applaudissaient à tout rompre. Il entendait applaudir derrière lui également, de la part des officiels comme de ses camarades. Il tourna légèrement la tête, croisant pour la première fois le regard de Pepper, qui semblait émue aux larmes. Il lui sembla lire un je t'aime sur ses lèvres.
Et Tony sourit.
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Seul à Malibu, un verre à la main, Loki ressassait encore le discours qu'avait tenu Stark quelques heures plus tôt. Il n'avait initialement pas prévu de s'informer sur quoi que ce soit en rapport avec les célébrations du jour, et encore moins à propos du mortel. Après tout, quel intérêt aurait-il eu à voir son nom trainé dans la boue tandis que les actes qu'il avait commis seraient une nouvelle fois étalés aux yeux de tous, et qu'il endosserait une nouvelle fois le rôle du monstre que les circonstances l'avaient forcé à devenir ? Mais la curiosité s'était faite plus forte que la raison, et il avait finalement cédé quand la vicieuse créature qu'était Jarvis avait allumé l'écran le plus proche de lui alors même que Stark prenait la parole.
Il s'était attendu à bien des choses de sa part. Aussi libre et impertinent soit-il, le milliardaire était bien obligé de se conformer à ce que la masse pensait. Et s'il avait depuis longtemps compris que le dieu n'avait pas été – pas totalement du moins – conscients de ses actes lors de l'invasion manquée, ce n'était pas là le genre de propos à tenir devant pareille assemblée. La seule question était de savoir non pas si, mais à quel point Stark le descendrait-il plus bas que terre, et à quel point ses paroles seraient sincères.
Et pourtant… Pourtant, à sa plus grande surprise, pas une fois son nom n'avait été mentionné par Stark. Déviant totalement du script préétabli par Miss Potts – même s'il n'avait clairement jamais eu l'intention de le suivre – il avait commencé à parler de son passé, des erreurs qu'il avait commises… et de secondes chances. Loki en savait assez de la vie de Stark pour mesurer à quel point cette confession était sérieuse et authentique. Mais il n'avait pu manquer d'y voir une certaine résonnance avec sa propre expérience. C'était un discours qui, à d'infimes changements prêts, aurait tout aussi bien pu le concerner directement.
Certes, Stark n'avait pas prononcé son nom. Mais avec son discours, il avait fait bien plus. Loki n'espérait pas être pardonné par qui que ce soit. N'était pas certain de souhaiter ou mériter un quelconque pardon d'ailleurs. Alors se voir accorder une seconde chance ? Il ne put retenir un léger reniflement sarcastique et vida son verre d'une traite, avant de le remplir de nouveau. Il n'en voulait pas. Chercher à protéger Midgard n'était pas un moyen de se repentir, loin de là. Il était uniquement motivé par le but le plus égoïste qui soit : survivre.
Que Stark y voie une seconde chance si cela l'amusait, il n'en avait que faire. En ce bas monde comme dans les autres, seule importait la loi du plus fort. Et Omega, il le pressentait, serait le point d'orgue d'un achèvement glorieux. Restait simplement à prier pour qu'ils en viennent à bout avant que Midgard ne soit réduite en cendres.
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« Joli discours. »
Tony se retourna, coupe de champagne à la main et sourire factice aux lèvres. Un sourire qui s'élargit et se fit plus sincère en reconnaissant Natasha. Il fit tinter sa coupe contre la sienne et l'avala en quelques gorgées, avant de lui répondre.
« J'étais inspiré. »
Elle garda le silence et se détourna légèrement, observant les gens qui se pressaient autour d'eux. Ou plus probablement, repérant instinctivement le nombre d'agents de sécurité présents et vérifiant toutes les issues de secours. En plus d'être une combattante émérite, Romanoff était une espionne remarquable – qu'elle ait réussi à le duper des mois durant, paranoïaque comme il l'était, en était la preuve – et certaines choses étaient chez elle une seconde nature. Pas qu'il allait s'en plaindre, c'est ce qui avait maintenu la russe en vie si longtemps, et continuerait de le faire. Et lui aussi accessoirement, s'ils devaient continuer à aller sur le terrain ensembles.
C'était la première fois depuis son discours, près de trois heures plus tôt, qu'il avait un moment pour souffler, cessant rien qu'un instant d'afficher un sourire de circonstance. Profitant de cette petite bulle de sérénité au milieu des festivités et de la foule, il sursauta presque quand Natasha reprit la parole.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? »
Il mit quelques secondes à se rendre compte que la question lui était adressé – stupide, à qui d'autre Natasha pourrait-elle parler ? – et plus longtemps encore à trouver une réponse appropriée, face à l'angoisse subite que cette question suscitait chez lui.
« Je ne vois pas de quoi tu veux parler, » nia-t-il en essayant de rester naturel, hélant un servant pour ravoir à boire. Mais le regard que lui adressa la rousse lui fit intensément comprendre qu'elle n'était pas dupe.
« Tony, tu peux mentir à tout le monde, mais pas à moi. J'ai passé beaucoup de temps à tes côtés et assisté à suffisamment de tes frasques pour savoir quand est-ce qu'il s'agit d'un spectacle soigneusement orchestré et mis en scène ou quand ça ne l'est pas. »
« Tu insinues que j'ai perdu le contrôle ? »
« Je dis que tu t'es montré bien plus honnête que tu n'avais initialement prévu de l'être, et que pourtant tu ne nous dis pas tout. Alors je répète ma question : que s'est-il passé lors de ce discours ? »
Ils se regardaient dans les yeux, tous deux fermement décidés à ne rien lâcher. Pourtant, Natasha n'avait pas l'air en colère, comme il l'avait d'abord cru : elle avait l'air soucieuse, même si elle le cachait admirablement bien. Et c'est cette inquiétude qui lui fit détourner la tête. Il soupira douloureusement et détacha nerveusement le nœud papillon qui l'étranglait, avant de passer une main lasse dans ses cheveux.
« Je n'avais simplement pas réalisé à quel point les événements d'il y a un an avaient tout changé, tout remis en cause, » biaisa-t-il légèrement. « Certaines choses se sont mises en branle, des événements dont on distingue à peine les contours. Ce n'était qu'un début et… et je ne sais pas si, en fin de compte mes choix et mes décisions payerons, ou si nous ne faisons que retarder l'inévitable. »
« Tu en dis trop ou pas assez. »
« Et pourtant, c'est la seule réponse que tu auras de ma part. »
« Je n'aime pas te voir si grave, si sérieux. Ça ne te ressemble pas. »
« Et je n'aime pas devoir assister à des cocktails et des galas, perdre du temps alors que nous avons tant à faire. Mais tu sais aussi bien que moi qu'on a rarement ce qu'on veut. »
Et il s'éloigna d'un pas vif sans attendre de réponse de sa part, rejoignant sans attendre Bruce aux prises avec un groupe de sénateurs et visiblement totalement dépassé par la situation.
Il sentit son regard peser sur lui toute la soirée.
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Mais Tony se désintéressa rapidement de Natasha et de son côté fouineur. L'espionne avait quitté la Tour le lendemain, en même temps que Clint, Steve et Thor. Et s'ils allaient comme toujours rester en contact, il ne les reverrait pas avant un bon moment.
Rapidement, sa seule préoccupation devint le docteur Banner présent à la Tour, et la multitude d'expériences qu'ils avaient à mener ensembles en un temps réduit. En effet, Bruce ne restait à New-York qu'une dizaine de jours. Il participerait ensuite à un colloque d'astrophysique à Toronto, avant de repartir s'enterrer dieu seul sait où. De tous, il était sans doute celui qui avait eu le plus de mal à supporter toutes les mondanités des célébrations. Et quand on ajoutait le fait que son alter-égo héroïque était un monstre vert shooté à la rage… Ouais, les journalistes – et mêmes les officiels et les différentes personnalités présentes, c'est dire – avaient été assez peu délicats dans leurs questions. Sérieux, même lui avait plus de tact !
Toujours est-il qu'il se faisait un plaisir de passer des journées entières enfermés dans le labo avec comme seule compagnie le bon docteur. Même Pepper, comprenant ce que sa présence avait d'exceptionnelle, les laissait jouer sans les déranger, tandis qu'ils ne se retrouvaient que lors du repas du soir.
Les jours passèrent à toute allure, et ce d'autant plus que, contrairement à lui, Bruce dormait la nuit. Des heures, et des heures de perdues inutilement, c'était désespérant. Il avait bien tenté d'en faire de même, et de profiter de ce break pour pouvoir passer des nuits complètes dans les bras de Pepper. C'était un beau projet. Mais ça faisait longtemps que son sommeil était déréglé, et il lui suffit de deux jours pour qu'il se retrouve seul à l'atelier, quelque part vers deux heures du mat'. Une fois, il avait été tenté d'appeler Loki, pour qu'il vienne passer quelques heures à la Tour. Mais il savait à quel point il était facile de se laisser embarquer dès qu'ils parlaient d'Omega. Même si Jarvis les prévenait avant que Pepper ou Bruce n'ai eu le temps de descendre, il passerait par la suite des heures à ruminer sur les discussions interrompues, et finirait immanquablement par faire une bourde. Alors en attendant, il bossait sur ses armures – il était persuadé que son armure à commande neuronale pouvait encore être améliorée – ainsi que sur des prototypes pour Stark Industries. Ça passait le temps, en attendant qu'il puisse se remettre sérieusement au boulot.
Mais Bruce finit par partir. Pepper l'accompagnait, elle avait un séminaire de trois jours à Vancouver et avait proposé – ordonné – à Bruce de voyager avec elle pour lui épargner les vols commerciaux, lui assurant fermement que le détour serait moindre. Reconnaissant – ou tenant simplement à la vie – il avait accepté. Tony était bien placé pour la savoir : on ne disait pas non à Pepper.
Ils n'étaient pas partis depuis dix minutes que Loki apparut comme par magie – quelle vanne pourrie… il fallait vraiment qu'il dorme… – dans son dos. Mais comme il avait demandé à Jarvis de prévenir le dieu dès qu'ils auraient le champ libre, il s'attendait à une arrivée impromptue. Toutefois, il ne pensait pas que ce serait si tôt.
« T'es pressé Rodolphe ? »
« Entre vos vacances avec votre compagne, les célébrations de cet anniversaire grotesque, et maintenant le séjour de votre comparse, voilà un mois que nous n'avons que très peu avancé. J'en viendrais presque à penser que vous négligez sciemment nos recherches. »
« Et bah, j'en connais un qui s'est levé du pied gauche ce matin ! Relax Tête de bouc, j'ai rien oublié. C'est juste que les événements se sont un peu enchainés dernièrement, mais t'inquiète, on va rapidement retrouver notre rythme de croisière ! »
S'il avait su…
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Deux jours. Ils n'avaient eu que deux jours de répit avant que leur ouvrage commun ne soit une nouvelle fois interrompu. Mais en toute franchise, Loki voyait difficilement comment ils auraient pu anticiper cette nouvelle catastrophe. Stark et lui étaient en train de procéder à l'assemblage d'un tout nouveau modèle de réacteur ark – après des mois de recherches sur le sujet, le premier qui intégrait des pierres précieuses comme catalyseur à l'équation – quand ils furent coupés dans leur élan par nul autre que Jarvis.
« Monsieur, je suis navré de vous interrompre, mais je détecte une anomalie au niveau des communications du SHIELD. »
En temps normal, Stark aurait poursuivi leur expérience pour jeter un œil à cette fameuse anomalie plus tard. Mais le dieu lui-même avait entendu la tension qui semblait imprégner la voix robotique et désincarnée de l'IA. Fronçant les sourcils, l'ingénieur se redressa légèrement, quittant des yeux l'établi sur lequel il était penché pour regarder un écran, fort opportunément allumé par Jarvis.
« De quoi on parle exactement ? »
« Il y a du bruit sur tous les canaux de communication du SHIELD, probablement un effet de masque. Vous devriez y jeter un œil. »
« Surement des données cryptées. »
Stark lui lança un bref coup d'œil, et Loki hocha brièvement la tête en réponse. Il n'aimait pas le SHIELD, loin de là. Mais il voulait bien reconnaitre que l'organisation pouvait avoir une certaine utilité dans la prévention et la gestion des risques de grande ampleur. Ils avaient certes joué avec le feu en voulant s'approprier les pouvoirs du Tesseract – humains stupides, ignorant tout de la force qu'ils avaient entre les mains ! – mais ils avaient par la suite su gérer les dégâts causés par leur égo démesuré, avec l'aide de Stark, de son frère et des autres Avengers bien sûr. Toujours est-il qu'il n'agissait d'une force à ne pas négliger, et que des problèmes avec le SHIELD – quels qu'ils soient – seraient de fort mauvais augure.
Stark s'essuya vaguement les mains sur un chiffon déjà tâché – absolument répugnant – avant de se diriger d'un pas vif vers l'écran précédemment indiqué par Jarvis. Loki s'appuya contre l'établi, observant le mortel taper à toute allure sur son clavier tandis que de multiples fenêtres s'ouvraient sur l'écran et que défilaient d'interminables lignes de code.
« C'est un message simple diffusé en boucle avec un codage sémantique, » marmonna-t-il à mi-voix. « Avec la clé mnémonique, ça ne devrait prendre que quelques secondes et… voilà ! »
Curieux, Loki s'approcha à son tour de l'écran.
« Emerger de l'ombre vers la lumière, » lu-t-il. « Qu'est-ce que ça veut dire ? »
« J'en ai pas la moindre idée… »
Il avait l'air circonspect, s'interrogeant sur la signification de ce message pour le moins cryptique. Mais cinq nouvelles cases apparurent rapidement, et Stark blêmit à mesure que les lettres s'y affichaient.
« Oh bordel… »
« Hydra ? » releva Loki en haussant un sourcil. Voilà un mot dont il ne connaissait pas la signification. « Qu'est-ce que ça signifie ? »
« Qu'on est dans les emmerdes à un point que je n'imaginais même pas possible. »
Ce n'est pas tant la menace sous-jacente émise par Stark qui attira son attention, mais la colère, et surtout la lueur de crainte qu'il vit briller dans ses yeux. Oh, cela s'annonçait excessivement mauvais cette fois-ci.
Il n'y avait qu'une seule réponse appropriée à ça.
« Absolument fantastique, » ironisa-t-il en levant les yeux au ciel. « C'est dans des moments pareils que je regrette vraiment d'avoir quitté Asgard. »
Et oui, pas le moindre temps de pause pour Tony et Loki ! Dans le prochain chapitre, on règle les événements de "Winter Soldier" ; car même si Tony n'y est pas directement impliqué dans le canon, il va forcément y avoir des conséquences !
Pour l'anecdote, la discussion des Avengers sur les missions de Natasha et Clint est tirée d'événements issus de la série "Marvel : Les agents du SHIELD". Quitte à les faire parler de leur boulot, autant en faire quelque chose de canon !
