Auteur ; Tina-chou alias sasunaru-tina
Le roi que j'ai choisi
Comme un soleil
-Je voudrais être capable de protéger les gens qui me font confiance, mais… Mais à chaque fois, … je ne suis qu'un incapable !
Aladdin sentit un électro-choque le parcourir et avec affirmation il ne put s'empêcher de répliquer d'un ton autoritaire.
-C'est faux !
Un air frais vint souffler leurs cheveux et dans cette brise, un calme soudain les laissa un instant dans le silence.
Alibaba regarda Aladdin qui vint près de lui et debout, droit et fier, sûr, il regarda avec une attention sincère et un visage doux, les yeux écarquillés d'Alibaba. Il l'observa et fronça un peu des sourcils, fâché de voir que son ami se rabaissait encore de la sorte après tout ce qu'il avait déjà accompli.
Il se demanda soudain combien de temps encore lui faudrait-il pour avoir pleinement confiance en lui, pour voir à quel point il avait de nombreuses qualités et combien lui faudra-t-il de fois encore devoir lui redire qu'il est quelqu'un de courageux et qu'il avait confiance en lui.
Un sourire naquit sur ses lèvres, … peu importait finalement le nombre de fois, il le ferait autant de fois qu'il en sera nécessaire. Autant de fois, jusqu'à ce qu'Alibaba trouve cette flamme qui veille au fond de lui.
-Alibaba… tu es quelqu'un de courageux… Tu es la personne digne d'être le roi que j'ai choisi ! Tu es fort, arrête donc de te sous-estimer ! Tu as des capacités formidables et à chaque fois que je te regarde je les vois briller, je vois ton éclat Alibaba ! Tu brilles comme le soleil et ça rien ne pourra le faire changer.
-…
-Tu es digne d'être roi Alibaba et je resterai avec toi le temps qu'il faudra pour que tu le réalises.
-Aladdin…
Mais alors que le nom de son ami fut murmuré, Alibaba rebaissa la tête, convaincu que les mots de son ami ne restaient finalement que des mots.
-… tu as tord…
Et soudain, Alibaba se retourna et se mit à courir loin de son ami.
Aladdin, trop surpris et choqué par l'attitude si soudaine de son protéger, ne fit rien pour le retenir. Il ne put que tendre la main devant lui, en voyant la silhouette d'Alibaba s'éloigner de plus en plus de lui.
Qu'est-ce qui lui prenait subitement ?
-… Ali-baba…
Trop surpris, choqué, étonné, perdu, soudain seul… Aladdin sentit son corps s'affaiblir et il tomba à genoux au milieu de la rue. Les passants s'arrêtaient un instant, le regardaient et passaient finalement leur chemin.
Aladdin n'en prit pas note, il ne fit pas attention aux autres. A cet instant, il regardait l'endroit lointain, où Alibaba avait disparu. Il restait pétrifié dans sa position, incapable de bouger son corps, d'aller rejoindre son ami… Il ne pouvait que garder sa main tendue en l'air, espérant attraper l'être qui venait de disparaitre en un instant.
« Qu'est-ce qui vient de se passer ? »
Il ne pouvait pas l'expliquer, il ne pouvait pas répondre à cette simple question qui continuait de tourner en boucle dans sa tête. Il ne pouvait rien faire,… rien du tout.
Soudain il se sentit perdu, perdu car il ne savait pas quoi faire, son corps restait figé, son cœur battait à tout rompre et un sentiment étrange venait de l'envahir. Et ce sentiment, il lui fallut quelques secondes pour comprendre que c'était celui de l'abandon. C'était ce sentiment qui le prenait et l'enveloppait peu à peu jusqu'à le recouvrir totalement.
-… Alibaba…
Il venait de le voir disparaître sous ses yeux, il venait de le perdre et il ne savait pas comment cela avait pu se produire.
Pourquoi… Pourquoi son ami avait ainsi pris la fuite, pourquoi l'avait-il laissé là, au milieu de cette rue, … seul, lui tournant le dos.
-Alibaba…
Une froideur aigue le parcouru et Aladdin sentit quelque chose de froid et mouillé lui tomber dessus. Il leva la tête et put voir des nuages noirs et gris au-dessus de lui, de ses nuages, une pluie fine, puis de plus en plus forte s'abattit sur lui.
Mais il ne bougea pas pour autant. Il reporta son regard sur le point où Alibaba avait disparu. Il regarda un moment, il n'aurait su dire combien de temps exactement, mais cela lui importait peu, il voulait le revoir, le retrouver.
Il voulait des explications, pourquoi être parti ainsi. Lui avait-il dit quelque chose qu'il n'aurait pas dû ?
Il avait beau remuer tout ça, il ne voyait pas.
Finalement, son corps se mit à bouger, il se releva et reprit sa route. Son corps bougeait sans qu'il le veuille. Il n'était plus très loin de l'auberge où Mogiana devait les attendre.
Ses pas se faisaient, il avançait, mais il s'éloignait surtout de son ami. De l'endroit où il était parti. Pourtant, il ne fit rien, il continua.
Le soleil avait disparu, il était parti en même temps qu'Alibaba. Il s'était caché derrière les gros nuages… Qui aurait pu le prédire, il avait fait si beau ces jours-ci…
-Alibaba…
Le regard vague, il sentit les gouttes d'eau couler le long de ses cheveux, de ses vêtements, de ses bras. Il sentait surtout l'eau qui se mêlait aux larmes qui avaient commencé à couler en même temps que son cœur s'était serré puis brisé.
-Alibaba…
Il arriva devant la porte de l'auberge et avant qu'il ne puisse ouvrir celle-ci, elle vola et c'est une silhouette familière qui se dessina devant lui.
-Aladdin, … Mais enfin qu'est-ce qui s'est passé, tu es tout trempé…
Morgiana se dépêcha de tirer à elle Aladdin et fut surprise de voir à quel point Aladdin était mou et lorsqu'elle remarqua ses larmes, elle lui demanda des explications. Ce ne fut que lorsqu'elle s'installa à une table avec le Magi que celui-ci prononça qu'une seule phrase.
-Comme le soleil, … Il est parti !
…
A suivre
