Nous voici à la fin de la première année. Quarante chapitres, comme promis, pour commencer ce lourd héritage de la Nouvelle Génération. Je n'ai pas compté les mots, pour ce Bilan. L'important était de conclure. Et, sans surprise, c'est Victoire qui aura le dernier mot.
J'ai quelques chapitres d'avance pour commencer la deuxième année. Et vous n'avez que trop attendu, je ne vais pas vous imposer une pause autre que celle des deux semaines que je tente de mettre en place. Mais… euh… comment dire ? J'ai dû changer de disque dur. Du coup, le début de la deuxième année est sur un autre disque dur. Et faut que je retrouve mon câble de connexion. (Oui, c'est le quotidien des neurodivergents ce genre de choses.) Bref, normalement je ne serai pas trop en retard, mais si c'est le cas, vous saurez que je ne vous ais pas abandonné-es et que je suis juste à la recherche de mon câble.
Juin 2018. C'était il n'y a pas si longtemps, pour nous. Où étiez-vous, en juin 2018 ? Mais pour la Nouvelle Génération, c'est le présent, et ce n'est que le début.
Alors, oui, je précise : la deuxième année débutera au chapitre 41. Je ne prévois pas de créer une autre histoire.
Bilan
Victoire vient d'épingler pour la dernière fois son insigne de Préfète-En-Chef sur sa robe à doublure jaune.
La Grande Salle est encore décorée sable et or du banquet de la veille. Elle a mené sa maison jusqu'à la Victoire de la Coupe des Quatre Maison. Gryffondor a obtenu la Coupe de Quidditch, elle est heureuse pour ses cousins. Albus et Scorpius sont désintéressés de cette compétition, mais Domminique ronchonne ostensiblement.
Le dernier petit-déjeuner à Poudlard.
Victoire vérifie que ses protégés ont l'air en forme. La jeune Deborah Bat paraît soucieuse à l'idée de retrouver sa jumelle moldue, elle se promet de passer une heure avec elle dans le train.
Tout en savourant son jus de citrouille frais, la jeune femme esquisse un bilan mental de l'année de ses cousins, en commençant par les plus vieux.
Elle n'a que peu d'inquiétude pour sa sœur, sur qui elle continuera de veiller. Dom s'épanouit sexuellement, physiquement, émotionnellement, sous tous les aspects. Elle devient une jeune femme forte, rusée, pleine d'honneur. Scolairement, ses résultats sont en dessous de la moyenne de classe mais peu importe à l'aînée. Sa sœur est faite pour l'action, pas pour rester dans un bureau. Elle est débrouillarde plus que tout au monde, elle s'en sortira.
Vient Molly, la cousine dont elle est le plus proche, celle sur qui elle fait peser un poids important mais non négligeable. Molly, la première enfant de la Nouvelle Génération à proprement parler. Molly, qui va devoir appréhender sous tous les aspects ce qui leur est caché de la Guerre si elle veut être apte à soutenir ses cousins. Si elle n'avait pas ce feu brûlant en elle qui l'incite à aider autant que possible, Victoire l'aurait laissée en paix. Mais elle se doit de lui donner les armes pour ce futur que la jeune fille se construit sans en avoir conscience.
En troisième année, les jumeaux Fred et Roxanne, distraits, bons copains, qui repoussent ses tentatives pour essayer de percer leur carapace. Ils déprécient sa tendance au drama et se méfient de sa tendance à tout analyser et, ô, comme ils ont raison. Ils se débrouillent seuls, Victoire les a laissé évoluer comme ils le désiraient durant cette année, car il est évident que c'est ce dont ils ont besoin.
Lucy et James, ensuite. Tous deux sources de beaucoup d'inquiétude. James plus que Lucy, paradoxalement. Le chemin de sa cousine sera ardu, empli d'obstacle, néanmoins Victoire n'a aucun doute sur son accomplissement. James, d'un autre côté... tout paraissait aller bien cette année, il avait trouvé un équilibre entre prendre soin de son petit frère et s'amuser avec sa bande, tout en travaillant pour les cours. Néanmoins, il semble songeur depuis un mois. Il ne se confiera pas à elle. James est entouré de parents aimants, d'Harry, qui craint toujours que ses enfants manquent d'amour et reste à l'affût du moindre problème. James sera soutenu.
Enfin, Rose, Albus et par extension, Scorpius. Rose, si irritante, si vantarde, si imbue d'elle-même si... fatiguée. Les cernes sous ses yeux n'ont cessé de se creuser depuis Novembre. Dans quel engrenage s'est-elle fourrée ? Victoire a été obligée de la mettre en retenue. Molly a secoué tristement la tête, arguant que ce n'est pas la solution. C'est vrai. Elle a conforté Rose dans son sentiment de toute-puissance et de justesse. Mais en tant que Préfète, elle ne pouvait pas laisser passer le harcèlement.
Albus et son meilleur ami sont fusionnels. Elle a confiance en eux, pour eux. Ces deux enfants cherchent à se démarquer de leur héritage, sans tenter de l'ignorer, de façon tout à fait saine. Ils seront des dommages collatéraux mais sauront affronter la tempête qu'elle sent se préparer. La vague fantôme du tsunami qu'était la Guerre et qu'aucun adulte ne semble anticiper, trop satisfaits de la paix, trop désireux de la laisser derrière.
Victoire se souvient des insultes de son Oncle Ron quant au gouvernement de Fudge, aveugle à tout ce qui était relié à Voldemort, trouvant sans cesse plus d'excuses pour se distancer d'un temps qu'il craignait plus que tout.
Dans une certaine mesure, c'est ce qui est en train de se produire avec cette génération qui a tant craché contre le Ministère de Fudge.
Victoire mange autant de nourriture de Poudlard qu'elle le peut, en glisse dans ses robes pour plus tard. Elle peine à refouler ses larmes. Les sept ans passés entre ces murs ont été merveilleux.
La voix de Teddy murmure à son oreille qu'elle a oublié une personne. La plus importante, peut-être. Elle-même.
Oh, à quoi bon ? Solitaire, Victoire a trouvé du contentement dans les relations avec ses cousins et les lettres de son amoureux.
Ils vont tenter de vivre ensemble, mais pas tout de suite. Quinze jours pendant les vacances de la Toussaint. Puis, si cela fonctionne, à partir de la deuxième année de Victoire en dehors de Poudlard. Elle va avoir besoin de temps pour s'adapter.
Elle fait le tour de son dortoir, peu préoccupée à l'idée d'oublier quelque chose. Ce ne serait qu'une simple trace de son passage à Poudlard.
Elle monte dans le train, la gorge serrée. Songe à Lucy qui ne retient jamais ses larmes, et laisse couler dignement les sienne. C'est la fin d'une époque joyeuse. Elle lui rend hommage en laissant sa tristesse la submerger.
Et voilà. J'espère que vous avez apprécié cette première partie ! A bientôt !
