Hello ! Voici la suite, un peu plus longue que le chapitre précédent ^^
Bee-gets : Hello ! J'ai pris un congé sans solde pour avoir mon long week-ends ! (parce que les stagiaire n'ont pas droit de prendre des congés, ahah...). Merci ! Bonne journée !
Shadow : J'avais besoin qu'Akashi soit l'ainée... mais je me dis que finalement il aurait été très intéressant d'en faire le petit frère de génie qui surpasse de loin son frère. Enfin bon, la rivalité entre frères sera déjà au centre de cette histoire. Pour le moment, peu de changements, c'est vrai. J'espère que cette suite va te plaire !
Bonne lecture !
Partie II
Quand Seijuro rejoignait le club de l'école, Tetsuya, lui, allait rejoindre Ogiwara sur le terrain de street basket. Il y restait jusqu'à cinq heures, heure à laquelle Seijuro rentrait et où lui aussi se devait d'être de retour à la maison.
Ce soir-là, il retrouva Seijuro sur le trajet. Il portait une petite médaille d'or autour du cou.
-Tu avais un match ? demandât Tetsuya.
Seijuro acquiesça. Il regardait droit devant lui, serrant la bride de son sac à dos.
-C'était contre qui ?
Son frère haussa les épaules.
-Tu ne veux pas me parler ?
Face au mutisme de son frère, Tetsuya décida de faire de même. Mais c'était trop difficile. Il détestait quand Seijuro était comme ça, aussi froid et il n'aimait pas quand ils étaient fâchés. Ils passaient déjà de moins en moins de temps ensemble.
-Tu as un concours ce week-end ? Je crois que père parlait de…
-Laisses tomber, Tetsuya.
-Non.
Seijuro soupira et passa le premier le portail en ferraille qui menait à la grande maison de Kyoto. Dès qu'ils franchirent la porte, on leur demanda de rejoindre le petit salon. Seijuro serrait sa médaille contre lui.
Ils attendirent dans le silence, dévisageant le feu dans la cheminée. Jamais encore ils n'avaient été convoqués ensemble. C'était toujours soit Seijuro pour donner ses médailles et trophées à leur père. Soit Tetsuya pour se faire remonter les bretelles. Cela n'était pas arrivé depuis très longtemps d'ailleurs, Tetsuya n'ayant plus aucune existence pour lui.
-Tu crois que maman est morte ?
-Tais-toi, Tetsuya.
-Mais, Seijuro…
-Chut.
Il faisait tourner sa médaille entre ses doigts. Shiori était hospitalisé depuis trois semaines et les deux garçons n'avaient pu aller la voir que deux fois. Elle leur avait semblé faible et éteinte. Elle les avait pris dans ses bras, leur avait glissé des mots d'amour, fait des bisous dans les cheveux comme elle avait toujours aimé le faire.
Seijuro était resté un peu en retrait, mal à l'aise en voyant sa mère dans un tel état. Des tubes rentraient dans ses bras. Elle sentait les médicaments. Elle n'était qu'une ombre. Ce n'était plus elle.
Enfin, leur père entra dans le petit salon et s'assit dans le fauteuil.
-Seijuro. Tetsuya. Votre mère est morte.
Il y eu une longue seconde de silence puis l'ainé se leva et s'avança vers son père pour lui tendre sa médaille.
-J'ai gagné cet après-midi, soufflât-il.
Il s'inclina poliment et quitta la pièce. Tetsuya eu du mal à déglutir et à respirer. Il se sentait mal. Il ne savait pas comment réagir. Les larmes voulaient s'échapper mais Tetsuya avait appris à ne pas pleurer devant son père. Ni même montrer la moindre émotion.
-Puis-je me retirer ? demandât Tetsuya d'une petite voix.
Son père acquiesça.
-La veillée aura lieu samedi.
Tetsuya se mordillât la lèvre.
-Seijuro a la finale du concours régional de shogi samedi.
-Je sais. Il pourra assister au Shoshiki et à la crémation dimanche.
-Mais…
-Va, Tetsuya.
Le cadet monta dans sa chambre. Il se sentait vidé, exténué et luttait contre ses larmes tant qu'il n'était pas à l'abri de sa chambre. Le dîner allait être servis dans une heure mais il n'avait pas faim. Il n'avait envie de rien hormis se rouler en boule dans son lit et pleurer la mort de sa mère.
Il passa devant la chambre de Seijuro et colla son oreille à la porte. Il n'avait que rarement entendu son frère pleurer. Seijuro, comme lui, avait appris à cacher ses émotions. Tetsuya l'avait cependant déjà entendu s'emporter, râler contre ses devoirs, s'énerver sur une partition, pleurer de frustration face à des exercices de maths qu'on lui demandait de faire jusqu'à tard le soir. Il savait depuis longtemps que son frère cachait sous les apparences un côté beaucoup plus fragile.
Il ne fut pas surpris d'entendre des pleurs provenant de la chambre et décida d'entrer. Il vit son grand-frère replié sur lui-même dans son fauteuil. Seijuro releva la tête et essuya ses larmes.
-Qu'est-ce que tu veux ?
-Pleurer avec toi.
Seijuro renifla et déplia ses jambes.
-Si tu veux…
-Je suis désolé mais la veillée aura lieu samedi. Père ne…
-J'imagine que je n'ai pas le droit de rater la finale.
-Je suis désolé.
-Ce n'est pas de ta faute.
Seijuro ouvrit alors ses bras, invitant son frère à venir se blottir contre lui. Ils se prirent dans les bras et pleurèrent ensemble leur mère. Ces contacts étaient rares et Tetsuya fut heureux de sentir le soutient de son frère.
-Tetsuya, sanglotât Seijuro en le serrant plus fort, promets-moi que toi, tu ne m'abandonneras jamais.
-Je te le promets.
oOo
Tetsuya n'avait plus jamais vu ou entendu son frère pleurer. Même le jour de la crémation alors que lui avait eu le visage baigné de larmes pendant toute la cérémonie et malgré le regard désapprobateur de leur père.
Sans leur mère pour apporter de la douceur et de la chaleur dans la maison, tout devint froid. Tetsuya passait tous ses week-end sur le terrain de basket avec Ogiwara. Son frère, lui, passait ses journées dans la salle de musique en compagnie de son violon ou du piano. Ils ne parlaient jamais de leur mère. Pourtant Tetsuya essaya de faire part de sa peine à son ainé mais celui-ci le rejeta à chaque fois.
oOo
La berline noire aux vitres teintées venait de se garer devant le collège Teiko. Seijuro descendit le premier, suivit de son cadet.
-Inutile de nous conduire à l'école demain.
-Mais, votre père…
-Père n'a rien à voir là-dedans. Laissez-nous libre au moins au collège.
Tetsuya sourit et suivit son frère dans la cour où tous les stands des clubs attendaient pour appâter les premières années. Sans surprise, Tetsuya vit son frère se diriger d'un pas sûr vers le club de basket. Il le suivit d'un pas plus calme. Il allait bien évidement faire pareil afin d'honorer sa promesse faite à Ogiwara.
Sur le bulletin d'inscription, il écrivit Kuroko Tetsuya, conformément à ce qu'il avait décidé avec son frère. Enfin, il allait se détacher de ce nom qui ne lui sciait pas.
Seijuro, quand ils se retrouvèrent devant le tableau de répartition des classes, ne lui demandât même pas quel club il avait intégré.
Et quand ils participèrent tous deux aux exercices du club pour répartir les nouvelles recrues dans les trois groupes, c'était comme si Seijuro ne le voyait pas. Il était trop concentré. Après tout, dès maintenant, commençait sa course à la victoire. Tetsuya n'imaginait pas son frère dans un autre groupe que le premier. Leur père non plus.
Tetsuya, de son côté, espérait intégrer le deuxième groupe afin de participer à certains matchs. Il aurait ainsi la possibilité de croiser Ogiwara.
Malheureusement, cela ne se passa pas ainsi. Tetsuya avait eu l'espoir que ses nombreux entraînements avec Ogiwara auraient portés leurs fruits, mais il semblerait que non et il se retrouva dans le troisième groupe. Il chercha le regard de son frère quand son nom fut appelé mais Seijuro semblait ailleurs. Il attendait les annonces du premier groupe et ne faisait pas attention au reste. D'ailleurs, Tetsuya perçu son soulagement quand il fut appelé.
Contre toute attente, ils furent quatre à être appelé pour rejoindre le premier groupe : Aomine Daiki, Midorima Shintarô, Murasakibara Atsushi et Akashi Seijuro.
oOo
Tetsuya s'entraînait plus que les autres, jusqu'à tard le soir. Leur père ne semblait pas s'en soucier.
C'est un de ces soirs qu'il fit la rencontre d'Aomine Daiki. Celui-ci venait vérifier si la légende du fantôme du gymnase était fondée. Tetsuya avait toujours eu une faible présence. Il ignorait si c'était vraiment innée ou une conséquence de son effacement au sein de la famille.
Aomine Daiki était l'un des plus forts joueurs de basket de Teiko. Il avait été titulaire lors du tournoi national. Il dû voir quelque chose chez Tetsuya. Quelque chose qui valait la peine d'être développé et il décida de s'entraîner avec lui.
Tout comme sa relation avec Ogiwara, Tetsuya garda son amitié avec Aomine secrète. Après tout, Seijuro ne lui parlait presque plus. Ses pensées étaient devenues si hermétiques depuis la mort de leur mère que Tetsuya en venait à se demander ce qu'ils partageaient encore. Il avait constaté qu'il se noyait dans le travail. Ou plutôt, que maintenant que leur mère ne faisait plus barrage entre ses obligations et leur père, celui-ci en profitait pour l'en assommer.
Malgré ces entraînements réguliers et intensifs, Tetsuya ne parvenait pas à progresser. Ou bien pas aussi vite que les autres. L'entraîneur fini par lui suggérer de quitter le club alors qu'Ogiwara venait, dans sa dernière lettre, de lui annoncer que lui faisait enfin partie des remplaçants de son équipe.
Ce même jour, dans le vieux gymnase, alors que Tetsuya discutait avec Aomine de son échec, de sa frustration, Murasakibara, Midorima et Seijuro entrèrent.
-Ah, tu es donc là, déclara Seijuro.
-Ouais, l'ancien gymnase est toujours bondé alors on s'entraîne ici tous les deux.
Tetsuya sentit son ventre se serrer. Son frère n'avait même pas remarqué sa présence.
-Tous les deux ?
Enfin, les yeux rouges de son ainé se posèrent sur lui.
-Tiens, ce mec est dans notre équipe ? demandât Murasakibara en mangeant une chips.
-Tetsuya…. Je croyais que tu avais arrêté le basket.
-Non.
Aomine regarda son ami et sourit. Il était encore dans le doute quelques minutes auparavant mais la détermination dans sa voix se faisait désormais sentir. Il avait décidément su trouver les mots.
-Attendez… vous vous connaissez tous les deux ? percutât-il.
-Tetsuya est mon petit-frère, annonçât Seijuro en souriant. Je suis heureux de constater que tu n'as pas arrêté le basket.
Tetsuya acquiesça.
-J'aimerai te parler.
-Oui, si tu veux.
Les autres s'éclipsèrent. Aomine accorda un dernier regard à Tetsuya avant de sortir.
-Peux-tu me montrer les progrès que tu as fait ? demandât Seijuro en tendant à son cadet un ballon.
Tetsuya fit quelques dribbles, puis tentât des paniers. Sans succès.
-Je vois. Je t'avoue que c'est la première fois que je voie quelqu'un mettre autant d'efforts dans un sport mais sans obtenir le moindre résultat.
-Euh… je n'étais pas prêt à recevoir le genre de critique…
-Excuses-moi. Je me suis mal exprimé. En fait, j'ai remarqué que quand quelqu'un s'investit dans un sport ou tout autre activité, il finit par avoir une certaine aura. Or toi, tu n'as rien. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai cru que tu avais arrêté. Ça et le fait que tu n'allais plus au club de l'école et…
-Mon nom a été appelé lors du premier jour. Tu n'avais pas remarqué ?
Seijuro baissa les yeux.
-Non.
Il y eut un petit silence.
-Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?
-Tu n'as pas cherché à savoir.
-Je pensais que tu avais rejoins le club de lecture ou quelque chose dans le genre.
-Penser, ce n'est pas savoir. La prochaine fois, poses-moi la question. Ce n'est pas un reproche. Je sais que tu as beaucoup de choses à penser.
-ça ne devrais pas être une excuse pour te négliger. Je suis désolé, Tetsuya. Je vais faire des efforts.
Seijuro sourit.
-Je pense que ton manque de présence sur le terrain peut être un avantage. Il y a quelque chose à développer. Tu pourrais devenir une arme pour l'équipe.
-Me focaliser sur mon manque de présence… Tu penses que c'est possible ?
-Je ne peux pas t'en dire plus.
Seijuro ramassa son sac.
-Mais j'ai confiance en toi. Je suis sûr que tu sauras trouver une solution.
oOo
Il fallut cinq mois à Tetsuya pour mettre au point son nouveau style de jeu. Grâce aux conseils d'Aomine, il s'était intéressé à la misdirection et aux techniques de déviation du regard. Il pouvait ainsi faire bouger le ballon sur le terrain sans que ses adversaires ne puisse s'en rendre compte. Il avait appris à disparaître du terrain.
Il prouva l'efficacité de sa technique devant le capitaine, le vice-capitaine, à savoir son frère, le coach et les autres titulaires de Teiko, lors d'un match du troisième groupe.
Et à la suite de ce match, il fut enfin titularisé et intégré au premier groupe.
oOo
Tetsuya vécut presque une année de bonheur. Il avait prouvé sa valeur lors des différents matchs de Teiko. Il était devenu une pièce maitresse de la stratégie. Il allait pouvoir affronter Ogiwara dès qu'il parviendra à se qualifier avec Meiji aux nationales de basket. La balle était dans son camp.
Les cinq majeurs de Teiko, désormais complété par un nouveau membre, Kise Ryota, furent appelés la « génération des miracles » par la presse spécialisées. On ne parlait plus que d'eux.
Quand les deux frères rentraient des cours, ils parlaient du basket. Seijuro ne cherchait pas à apprendre des choses à Tetsuya, il le laissait développer son style, ne lui prodiguant des conseils que s'il le demandait. « Bien joué, Tetsuya », « Jolie passe, Tetsuya ». Il prenait plaisir à entendre la satisfaction dans la voix de son ainé.
Enfin, Tetsuya se sentait proche de son frère. Il ne jouait pas dans la même catégorie et les comparer n'avait aucun sens. Il était parvenu à se démarquer.
Ils sortaient entre amis acheter des glaces au konbini, ils allaient à la salle d'arcade, ils partaient en camp d'entraînement ou en voyage. Tetsuya se sentait heureux et bien entouré. Et pour la première fois depuis la mort de leur mère, il sentait également que son frère retrouvait une forme de bonheur et cette quiétude que leur apportait leur mère malgré la pression que continuait à lui imposer leur père.
oOo
-Tetsuya.
Perdu dans ses pensées, songeant à ce qu'il allait répondre à la lettre d'Ogiwara qu'il venait de recevoir, Tetsuya n'avait pas entendu son frère.
-Ce n'est pas encore officiel, continuât Seijuro, mais je vais devenir capitaine.
-Capitaine ?
-Nijimura-san ne peut plus assurer son rôle pour des raisons qui le regarde.
Tetsuya savait que ce jour arriverait. Seijuro était devenu en première année vice-capitaine. Il été né pour être un leader. Néanmoins, il ne sentait pas son ainé heureux à l'idée de monter en grade.
-Tu n'as pas l'air réjouis.
-Détrompe-toi, je le suis.
Seijuro lui offrit un sourire forcé.
-Tu as peur ?
-Non. Je me sens prêt. Est-ce que tu doutes de moi, Tetsuya ?
-Bien sûr que non.
Tetsuya perçu cette lueur froide dans le regard de son frère qui lui rappelait leur père. Il avait remarqué cet aspect de sa personnalité après le décès de leur mère mais n'y avait été que peu confronté.
Parfois, il avait l'impression que ce n'était plus son frère.
oOo
Tetsuya sentit le vent tourner en deuxième année, lors des nationales. Depuis déjà plusieurs semaines, Seijuro avait mis en place un nouveau système de point : les titulaires, pour rester motivés, devaient marquer vingt points chacun.
Tetsuya n'aimait pas ce système car cela créait une ambiance de compétition interne même s'il comprenait les arguments de son frère lorsqu'il l'avait mis en place.
Mais le contrecoup se fit sentir chez leurs adversaires. Eux vivaient mal cette compétition, comme s'ils n'étaient que des pions sur le terrain, comme si les battre n'était même pas une préoccupation.
Puis il y eu le match contre Kamizaki. L'année précédente, Aomine avait joué un duel très serré contre l'attaquant adverse. Mais cette année-là, il ne retrouva pas l'adrénaline et les frissons. L'adversaire abandonna avant la fin du match.
Et Aomine ne reçu plus jamais les passes de Tetsuya.
Ils gagnèrent le championnat. Mais Tetsuya sentait qu'il avait perdu plus qu'il n'avait gagné durant cette semaine. Ogiwara n'avait pas pu jouer. Aomine avait perdu le goût de la victoire.
oOo
-Qu'est-ce que tu fais encore ici ?
Il était plus de dix-huit heures. Les entraînements du soir étaient autorisés et Seijuro étant le capitaine, il avait tous les droits et la confiance du coach. Néanmoins, il était très rare qu'il reste tard le soir.
Des ballons de basket étaient éparpillés autour de lui. Tetsuya vit son frère lever les bras, un ballon entre les mains, et tirer. La balle frappa l'arceau et retomba deux mètres plus loin.
-Seijuro ?
Il sursauta et se tourna vers Tetsuya.
-Il est tard. Tu t'entraines ?
-Ça se voit, non ? répondit sèchement Seijuro.
-Je sais que Murasakibara-kun n'a pas été très sympa pendant l'entraînement mais…
-Laisses-moi, Tetsuya. J'arrive dans une minute.
-Mais…
-Attends-moi dehors.
Sa voix était redevenue plus douce. Tetsuya fini par obéir. Il entendit son frère ranger les ballons et quand il ressortit, la lumière des quelques lampadaires éclaira des traces de sel sur ses joues. Il crut avoir mal vu.
-ça n'a pas l'air d'aller.
-Tu te trompes.
A pieds, il leur fallait trente minutes pour rentrer. Tetsuya chercha, durant cette demi-heure, un sujet de conversation qui ne risque pas de froisser son frère. Il semblait perdu, stressé. Et depuis quelques temps, il entendait de nouveau ce timbre de voix glacial qui lui donnait des frissons.
-Nijimura-san te manque ?
-Pas encore.
-Tu pourra lui envoyer des lettres.
-Pourquoi m'embêter avec des lettres ? J'ai son numéro.
Même si les deux frères s'étaient rapprochés, ils ne se confiaient pas tout. Ogiwara restait l'ami secret de Tetsuya. Son meilleur ami était Aomine. Et Nijimura était celui de Seijuro. Le voir partir au lycée, Tetsuya savait que c'était difficile à vivre.
-Peu importe, tu pourras toujours lui parler.
Seijuro acquiesça distraitement.
-Je n'ai pas besoin de ses conseils pour être un bon capitaine.
-Je n'ai jamais dit le contraire. Tu es sur la défensive, Seijuro.
-Tu n'arrête pas de me critiquer.
-Je ne t'ai jamais critiqué. Tu es un bon capitaine. Ne laisse pas Murasakibara-kun t'impressionner.
-Il ne m'impressionne pas. Sa rébellion, je vais la mater comme il se doit.
-Alors où est le problème ? s'énerva Tetsuya. Tu dis que tout va bien, que tu ne doutes de rien, alors qu'est-ce qui ne va pas ? Je vois que tu es perturbé. Parle-moi.
-Il n'y a aucun problème. Je vais bien. Tu deviens pénible, Tetsuya.
Le cadet se renfrogna.
-Ne projette pas tes problèmes sur moi.
-Je n'ai aucun problème ! s'offusqua Tetsuya.
-Vraiment ? Tu ne fais plus aucune passe à Aomine ces derniers temps.
-C'est… Aomine-kun est…
-Règle déjà tes problèmes et on en reparlera.
-Tu es méchant, Seijuro.
oOo
-Tu n'es pas venu.
-Je passais un entretien pour un lycée.
-Mais bien sûr… un samedi matin. Ne me mens pas, Tetsuya.
Le cadet soupira et ferma son classeur.
-Tu gagne toujours de toute manière. Je n'avais aucun intérêt à venir.
-Je gagnes depuis que je suis petit. Pourtant, avant, tu venais.
-Pourquoi tu cherches soudainement mon attention ?
-Je t'avais fait promettre de ne jamais m'abandonner. Tu t'en souviens ?
Tetsuya dévisagea son frère. Il portait encore ses bottes d'équitation et sa médaille d'or autour du cou.
-Oui. Mais…
-Il y a un « mais » ? Il y a prescription sur la promesse ?
-Ce n'est pas ça. Pourquoi tu me parle de ça maintenant ?
-Laisses tomber, soupirât Seijuro avant de disparaître.
J'espère que ce chapitre vous aura plu ! On se retrouve samedi pour la suite !
Je voulais publier cette histoire pour faire une pause dans la publication de Damnation memoriae mais finalement, on se retrouve encore dans des querelles fraternelles XD
