Réponses aux reviews anonymes :
Laura Minte : Merci pour taa review ! J'ai fait au plus vite comme tu peux le voir lol Je suis heureuse que cette histoire te plaise et j'espère que la suite te plaira tout autant !
Mina : Ne t'inquiète pas pour Sasuke ! Maintenant qu'il a touché le fond, il ne pourra qu'aller mieux :) Je suis contente que cette histoire te plaise toujours autant ! Merci pour ta review :)
California dream
Partie 2
Chapitre 8
Comme chaque matin depuis presque une décennie, Naruto se réveilla bien avant les premières sonneries de son réveil. La nuit avait été courte, comme toutes les autres. Mais celle-ci particulièrement avait été un vrai supplice – plus que les autres, en tout cas, parce que ses pensées n'avaient pas daigné, ne serait-ce que quelques heures, se mettre en pause. Alors il soupira en attrapant son sac de sport et monta dans l'ascenseur, encore un peu vaseux.
Il récupéra sa planche et son 4x4 dans le parking souterrain de l'immeuble comme chaque matin et se rendit sur la jetée avec habitude. Même malade ou en manque cruel de sommeil, Naruto ne ratait jamais une séance de surf matinale. C'était son moment. Le seul moment de la journée où il pouvait enfin évacuer toutes ces pensées qui parasitaient son esprit toutes ces longues nuits d'insomnie depuis des années. Juste pour quelques heures, il retrouvait une liberté d'esprit qui lui permettait d'y voir plus clair le reste de la journée.
Le surf lui était salvateur. Pourtant ce matin-là, Naruto ne cessa de tomber de sa planche comme un vulgaire amateur. Il s'efforça pourtant de remonter dessus, de persévérer pour vaincre cette malchance matinale mais en vain. Il tomba, encore et encore, s'emmêlant la jambe dans la ficelle et ce qui devait arriver, n'eut d'autre choix que de se produire : il se heurta le pied contre le récif de corail. Et c'est blessé à sang et d'une humeur massacrante qu'il sortit de l'eau pour rejoindre le Beach Coffee.
Alors comme chaque matin, Naruto alla se changer dans les sanitaires du petit café pour troquer sa combinaison de surf contre un simple t-shirt et un short confortable. Et comme chaque matin, il boirait son café à sa table habituelle jusqu'au moment de se rendre au bureau où il prendrait une douche tiède pour enfiler le costume qu'il porterait jusqu'au soir.
Pourtant ce matin-là ne se passa pas comme les autres. Parce que la personne qui vint prendre la commande avait une voix bien plus aiguë et des formes bien plus féminines que celles de Bradley.
Naruto resta coi un instant.
- Sakura ?
- Salut, répondit-elle assez froidement, et Naruto ne manqua pas de s'en rendre compte. Qu'est-ce que je te sers ?
La jeune femme était à contre-jour et Naruto plissa ses yeux sensibilisés par la fatigue pour se protéger de la lumière.
- Je ne savais pas que tu bossais ici.
- Bah tu le sais, maintenant.
Ses yeux verts le foudroyèrent et Naruto fut certain qu'elle en avait après lui.
- Bon, qu'est-ce que je te sers ?
- Un café.
- Long ou court ? s'agaça-t-elle. Sucre ? Crème ?
Naruto resta silencieux un instant, agaçant davantage Sakura qui semblait manquer de patience.
- Long et noir. Merci.
Elle nota sa commande sur un calpin qu'elle rangea dans la poche de son tablier avant de partir sans lui adresser un quelconque regard. Alors il inspira longuement, vraiment pas d'humeur à supporter le moindre affront aujourd'hui. Mais elle revint en claquant la tasse contre la table et le t-shirt blanc de Naruto fut tâché de quelques gouttes de café.
Alors il n'en fallut pas plus pour le faire sortir de ses gonds.
- Putain, Sakura ! Mais qu'est-ce qui te prend !?
Son éclat de voix attira les regards de quelques clients matinaux, auxquels aucun d'eux n'accorda réellement d'importance. Le visage de Sakura prit une expression narquoise qui attisa davantage les braises de sa colère.
- J'ai voulu te servir un supplément d'humanité mais c'est comme l'intelligence : on n'en vend pas ici !
Naruto s'enfonça dans son siège, les bras croisés sur son torse.
- Développe, ordonna-t-il, peu amène à jouer aux devinettes. On ne s'est pas vus depuis des mois. Qu'est-ce que je t'ai fait ?
Il la vit serrer les poings, ses joues rosies par une colère qui lui semblait complètement destinée.
- Sasuke, cracha-t-elle finalement. Il m'a raconté ce que tu lui as dit, l'autre soir. Tu n'as donc aucune once d'humanité ?
Naruto hocha la tête. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour faire le rapprochement. Sakura et Sasuke s'étaient beaucoup rapprochés durant cette dernière année au Japon et il n'était pas si étonnant qu'elle en vienne à prendre sa défense – même s'il semblait le seul à en mesurer l'injustice.
- Ce ne sont pas tes affaires. Alors reste en dehors de ça, tu veux ?
La jeune femme eut un hoquet ironique qui agaça profondément Naruto. Il n'avait aucune envie de se justifier au sujet de Sasuke, et surtout pas auprès d'une personne qu'il considérait complètement étrangère au cercle extrêmement restreint de ceux à qui il accordait quelques confidences. Sakura et lui n'avaient jamais été amis, et s'ils s'étaient côtoyés par la force des choses, cela n'avait été que parce qu'il avait tissé des liens étroits avec les frères Uchiwa. Rien de plus.
- Je savais que tu étais quelqu'un d'égoïste, mais franchement, là, tu bats des records, continua-t-elle déversant sur lui toute sa colère. Il a juste besoin de toi dans sa vie, peu importe la façon, et toi, tu le jettes comme si c'était un inconnu. T'es un connard. Voilà ce que tu es.
Nouvelle inspiration. Naruto ne serait pas capable de rester calme encore longtemps si elle ne daignait pas changer de ton rapidement.
- Tu ne sais pas de quoi tu parles, alors ferme-là.
Elle leva les yeux au ciel.
- Oh, grandis un peu, Naruto ! cria-t-elle, attirant une nouvelle fois les regards vers eux. On s'en fout de ce qu'il s'est passé entre vous !
Naruto se leva, le regard glacial pour la couper dans sa lancée.
- Je ne me répèterai pas, menaça-t-il. Ce ne sont définitivement pas tes affaires. Alors tais-toi, si tu ne veux pas que je te fasse perdre ton boulot.
Elle écarquilla les yeux, surprise et il la vit tenter de contrôler sa frustration.
- Sasuke ne va pas bien, conclut-elle tout de même. Il est fragile. Vraiment fragile. Et toi, t'es la seule personne encore capable de l'aider à se relever. Alors fais-en ce que tu veux, mais si tu as déjà eu une once d'estime pour lui : soutiens-le. Ou je t'en tiendrais personnellement responsable.
- Je crois que j'ai suffisamment donné, répondit-il en claquant un billet sur la table. Ne te mêle plus jamais de mes affaires, Sakura. Ou je te le ferais regretter.
Son regard menaçant termina de la faire taire et Naruto partit sans se retourner.
- Bah alors ? le héla Konan en entrant sans frapper dans son bureau. T'es de mauvais poil, aujourd'hui ?
Naruto ferma les yeux une seconde, excédé.
- Je t'ai déjà dit de frapper avant d'entrer.
Elle lui répondit d'un geste évasif de la main.
- Tu t'es levé du mauvais pied ou t'as encore beuglé sur une pauvre serveuse sans défense ?
Naruto braqua son regard alerté sur elle et elle haussa une épaule, son éternel sourire plaqué aux lèvres.
- Désolée, je suis passée devant le Beach Coffee ce matin, et j'ai vu ce qu'il s'est passé.
Il inspira longuement, définitivement très loin de se dépêtrer de cette mauvaise humeur largement amplifiée par son altercation avec Sakura. Et maintenant, il devrait se coltiner Konan et sa curiosité légendaire. Et même s'il avait fini par apprécier sa personnalité aussi chiante qu'attachante ; Naruto avait parfois besoin de s'isoler. Loin d'elle, et de tous les autres. Juste pour essayer de se calmer sans avoir à provoquer d'autres dommages collatéraux.
Malheureusement, ses prières n'étaient que rarement exaucées.
- Je n'ai vraiment aucune envie de parler de ça, expliqua-t-il. Laisse-moi tranquille. S'il-te-plaît.
Son sourire jovial se fana légèrement, mais elle ne lâcha pourtant pas de son enthousiasme.
- Fais-moi signe, si tu as besoin de parler.
- Ça va, répondit-il simplement.
Konan hésita, puis finalement, s'accouda contre le chambranle de la porte – au grand dam de Naruto.
- Ça fait quelques semaines que t'es bizarre. Sérieusement, hein. Je ne veux pas être envahissante mais si tu as des soucis, j'aimerais pouvoir t'aider.
- C'est bon, vraiment. Ne t'en fais pas.
Elle hocha la tête, plus sérieuse qu'à l'accoutumée.
- J'ai raison de penser que tu es étrange depuis le retour en ville de Sasuke ? Vous étiez amis, ou quelque-chose comme ça ?
Naruto fronça les sourcils, sa patience déjà bien trop mise à l'épreuve pour une heure si matinale. Konan ne savait rien au sujet de leur relation avec Sasuke – elle n'avait d'ailleurs même probablement jamais entendu parler de lui avant qu'il ne revienne en ville – et c'était très bien ainsi. Il n'avait jamais ressenti le besoin de se confier, ni d'exposer quelconque de ses sentiments parce que c'était leur affaire à eux, et que ça ne regardait personne d'autre.
- Je t'ai dit de me foutre la paix, Konan. C'est si difficile à comprendre ?
Elle haussa les sourcils, peu habituée à être victime des foudres de son patron. Mais sa surprise fut vite remplacée par cet air confiant qu'elle arborait tout le temps.
- Ok, ok, soupira-t-elle en s'effaçant de l'entrée. Tu sais où me trouver si tu as besoin !
Resté seul, Naruto se leva en trombe pour venir claquer la porte de son bureau – que Konan avait assurément laissée ouverte pour l'enrager. Il ignora le regard interrogateur de Gaara qui l'observait depuis le pôle achat et ferma les stores de son bureau dans le fol espoir qu'on lui foute définitivement la paix cette fois-ci.
Alors il prit quelques minutes pour laisser retomber la tension et vint s'asseoir sur le socle de son bureau, face à la baie vitrée qui menait sur la jetée. Voilà des jours que Naruto se sentait obsédé par un tas de pensées qu'il n'arrivait pas à contrôler. Et tout ce qu'il ne maîtrisait pas avait une légère tendance à lui faire péter les plombs. Littéralement.
Le retour de Sasuke avait été brutal, si peu de temps après le verdict de la peine d'Itachi. Naruto ne s'était pas attendu à le revoir venir hanter les rues de Santa Barbara et le croiser par hasard avait été un choc, bien qu'il n'en fit pas démonstration. Konan, pourtant, avait finalement réussi à le percer à jour. Et ça ne faisait que l'agacer davantage.
Ils étaient devenus proches, peu de temps après son arrivée dans l'entreprise. A l'époque, Sasuke faisait encore parti de l'équation. Pourtant, il ne parla ni à l'une de son couple, ni à l'autre de sa nouvelle amie. Parce qu'il n'était déjà pas homme à se confier, et que c'était sa façon à lui de garder le contrôle sur sa vie. Pas de confidence, pas de débordement. C'était parfait.
Parce que Konan n'avait pas besoin de connaître sa vie sentimentale et que Sasuke, lui, l'aurait harcelé sur sa relation avec sa nouvelle amie. Depuis le Japon, il avait été incapable de maîtriser sa jalousie et ses questionnements incessants, jusqu'à rendre fou Naruto. Alors, il n'avait rien dit. Parce qu'il n'avait rien fait de mal et que c'était aussi sa façon à lui de préserver ce qu'il restait encore de son couple à ce moment-là.
Son couple… Naruto soupira, les yeux perdus de l'autre côté de la baie vitrée. D'ici, il avait une vue imprenable sur la jetée et il pouvait même apercevoir l'enseigne lumineuse de La Taverne où travaillait désormais Sasuke. Le revoir avait remué des affres du passé que Naruto pensait avoir pourtant très bien enterrées. Mais pas si bien que ça, finalement. Parce qu'il avait été mû par un tel sentiment de colère, qu'il aurait aussi bien pu lui faire du mal. Cruellement. Juste pour soulager cette rage dévastatrice qui l'avait assailli à l'instant même où leurs yeux s'étaient croisés.
Mais Naruto avait été capable de se contrôler. Avec beaucoup de sang-froid. Pour ne pas exploser. Pour ne pas faire de leur relation une affaire publique sur laquelle chacun se sentirait libre de donner son avis. Et pourtant, sa rage s'était éteinte comme la fébrile flamme d'une bougie lorsqu'il avait vu les yeux de Sasuke se remplir de larmes.
Naruto l'avait trouvé fragile. Parce que Sasuke ne pleurait jamais pour si peu et qu'habituellement, il aurait renchéri pour le confronter – parce que Sasuke aimait le confronter - cette fois-ci, il n'avait suffi que de quelques mots pour le mettre à terre, et s'il avait fallu plusieurs heures à Naruto pour trouver la force d'apaiser sa colère, il s'était tout de même dirigé vers le chemin de la rédemption.
Peu importe son ressentiment envers Sasuke : Naruto ne voulait pas le voir pleurer. Et surtout pas être la cause de ses larmes. C'était inenvisageable et la force avec laquelle son cœur s'était rétracté dans sa poitrine l'avait obligé à se raviser. Alors il était parti le voir, pour s'excuser. Pour ôter cette image qui l'avait obsédé durant des heures.
Mais cette idée avait vite tourné au vinaigre. Déjà parce qu'il avait été incapable de contrôler ce pincement de jalousie face à cet inconnu qui draguait ouvertement Sasuke. Il n'en avait pourtant rien fait : parce que ce n'était plus son rôle et qu'il n'avait pas à ressentir ça près d'un an après leur rupture. Ce n'était pas légitime. Mais la suite de leur conversation n'avait été que la résultante de cette maudite jalousie et une nouvelle fois, Naruto avait été incapable de ne pas le blesser.
Il ne pouvait pas être son ami. Comment pourrait-il simplement être à ses côtés lorsqu'il se ferait draguer par n'importe quel ivrogne du bar dans lequel il travaillait désormais ? Comment pourrait-il seulement le supporter, s'il devait le voir se mettre avec un autre type alors qu'il avait eu envie de frapper cet inconnu juste parce qu'il avait osé inviter Sasuke ? C'était impensable. Naruto connaissait ses limites et celle-ci était définitivement infranchissable.
Naruto se passa une main sur le visage. Alors c'était quoi, la solution à tout ça ? Bien-sûr qu'il n'avait pas eu besoin de Sakura pour se rendre compte que son ex petit-ami était au fond du gouffre. Il n'avait pas besoin d'elle pour savoir combien l'emprisonnement d'Itachi avait dû l'ébranler, combien l'échec qu'il avait enduré au Japon avait pu le mettre à terre. Mais était-il réellement légitime à pouvoir le soutenir ? Pouvait-il réellement l'empêcher de sombrer ? … En avait-il seulement envie ?
Les yeux larmoyants de Sasuke lui revinrent en mémoire pour peut-être la millième fois depuis leur dernière conversation. Bien-sûr qu'il ne voulait pas le voir sombrer. Naruto n'était pas insensible à sa douleur, bien au contraire. Alors comment pouvait-il l'aider, sans se torturer lui-même ? Sans mourir de jalousie en essayant de devenir son ami ? Ou en pardonnant ce qu'il n'avait pas encore réussi à pardonner ?
Naruto avait toujours eu le pardon arbitraire – n'en témoignent Sasori ou bien Haley. Et cette rupture n'avait fait que de se cumuler à toutes ces trahisons qu'il n'avait jamais su digérer. Parce qu'il était incapable d'accepter que l'on puisse l'abandonner ou le trahir.
Naruto s'était juré de rendre coup pour coup à tous ceux qui arriveraient à briser les barrières. A le blesser, alors qu'il avait accordé sa confiance. Mais Sasuke était un cas à part qu'il ne savait pas traiter comme les autres.
Nouveau soupir. Il devait trouver une solution, quoiqu'il arrive. Parce qu'il était incapable de rester dans cette incertitude et que s'il continuait à manquer à ce point de sommeil, il finirait par commettre un meurtre sanglant. Et pour le moment, Konan et Sakura tendaient à être ses prochaines victimes.
Pourtant, ce fut Yahiko, qui manqua de justesse de se faire étriper.
- Putain ! brailla-t-il par-dessus la musique. Il me fait chier, ce Baracouda !
Après le travail, Naruto avait décidé de s'arrêter à La Taverne pour boire un verre et se détendre après cette journée interminable – et pour croiser Sasuke, à qui il s'était finalement décidé de parler. Il ne savait pas encore vraiment ce qu'il dirait, jugeant qu'il trouverait les mots le temps venu. Ce qui, il le savait, risquait une nouvelle fois de tourner au vinaigre, mais il était bien incapable de trouver une solution décente sans avoir une vraie conversation avec son ex petit-ami. La solution en dépendrait.
- Non mais regarde, sérieux ! continua de crier Yahiko. Ils m'ont piqué tous mes clients !
Installé au comptoir, Naruto jeta un œil par-dessus son épaule pour constater à quel point le bar pouvait être vide. Et à travers la pénombre, son regard s'accrocha une nouvelle fois à celui de Sasuke. Ce fut assez bref, comme les quelques dix fois précédentes et Naruto se tourna à nouveau vers son ami pour lui offrir un sourire compatissant.
- Ouais, c'est vide, lui accorda-t-il. Il faut que tu réagisses tout de suite, si tu ne veux pas mettre la clé sous la porte.
- Et comment ? Je ne sais pas d'où vient leur bière, mais elle est moitié moins chère qu'ici !
Naruto se perdit un instant au fond de son verre de bourbon, laissant ses méninges d'entrepreneur essayer de trouver une solution pour son ami.
- Essaye de faire une soirée où tu offres des consommations. Ça ramène des clients, dès que c'est gratuit. Tu prends le produit sur lequel tu marges le plus, et tu en offres un pour deux achetés.
Yahiko opina de la tête.
- C'est pas bête, mais s'il y a trop de monde, on va couler avec Sasuke. L'attente va faire fuir les clients.
Naruto lui accorda un sourire amusé.
- Engage une nana sexy pour la soirée, conseilla-t-il. Deux mecs qui tiennent une taverne, c'est pas super vendeur.
Yahiko bougonna un instant, torchon jeté sur l'épaule.
- C'est pas super moral non plus.
- Mais le sexe, ça fait vendre, répondit naturellement Naruto. C'est pas moral, mais c'est comme ça que tourne le monde.
L'autre continua de rouspéter un peu dans sa barbe.
- Au moins, on a développé notre communauté gay depuis que Sasuke bosse ici, baragouina-t-il. C'est dingue, ça ! Ils en tous après son cul !
Cette phrase heurta Naruto, mais il ne laissa rien paraître.
Sasuke passa au même moment derrière le comptoir et inévitablement, leurs yeux s'accrochèrent encore.
- C'est parce qu'il est petit et ferme, Yahiko ! plaisanta Sasuke. Bien-sûr qu'ils le veulent tous !
Yahiko lui claqua dans la main et Sasuke disparut à nouveau vers la salle pour continuer à servir quelques clients. Une nouvelle fois, Naruto ne laissa rien paraître et il continua de boire tranquillement son bourbon, dissimulant aux yeux de son ami le torrent de lave qui dévalait ses veines.
- En parlant de Sasuke…
Naruto releva instinctivement la tête pour tomber dans les yeux noisettes de Yahiko.
- Il s'est passé un truc, entre vous ? Je vous trouve… commença-t-il, grimaçant exagérément. Bizarres, tous les deux ! A vous regarder en coin depuis tout à l'heure, là ! Vous ne pouvez pas juste vous parler comme des adultes, franchement ?
Naruto le foudroya du regard. Allait-il encore avoir cette désagréable conversation ?
- Ce ne sont pas tes affaires, Yahiko.
Le ton sec qu'il venait d'employer fut bien loin d'impressionner son ami qui balaya son refus d'un geste évasif de la main – comme sa sœur l'avait fait un peu plus tôt dans la journée. Naruto s'en agaça.
La porte de La Taverne s'ouvrit, laissant entrer Konan qui vint tirer un tabouret près de Naruto.
- Oh allez, raconte ! insista Yahiko. Tu dis jamais rien !
- Salut les nazes, enchaîna Konan. Vous parlez des vilains petits secrets de Naruto, c'est ça ?
Celui-ci leva les yeux au ciel, excédé. De toute façon, sa journée avait très mal commencé. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle se termine autrement.
- Vous me faites chier, soupira-t-il. Tous les deux.
Les jumeaux échangèrent un sourire que Naruto jugea machiavélique. Konan allait répliquer lorsqu'ils furent à nouveau coupés par la cloche de l'entrée qui tinta à nouveau.
- Putain, Uzumaki ! grogna Sakura en arrivant rageusement vers lui. Je viens de perdre mon boulot ! J'imagine que tu n'y es pas étranger, n'est-ce pas ?
Elle arriva à sa hauteur, ses yeux colériques braqués sur lui pour la seconde fois de la journée. Alors il se laissa simplement choir dans le fond du tabouret, soutenant son regard avec un dédain considérable.
- J'aurais aimé avoir le privilège d'être à l'origine de ton licenciement, répondit-il, narquois. Mais tu te trompes de coupable : je n'y suis pour rien. Peut-être que ton patron n'a pas apprécié de te voir gueuler comme une poissonnière sur son meilleur client ?
Elle marmonna entre ses dents avant de partir le pas furieux vers le fond de la salle pour échanger quelques mots avec Sasuke. Naruto croisa à nouveau son regard.
- C'est la harpie avec qui tu te disputais ce matin ? demanda Konan en se penchant vers lui. Laisse-moi deviner, encore une à qui tu as brisé le cœur ?
- Je n'ai brisé le cœur de personne, répondit Naruto, las, en reportant son regard sur elle. Et tu n'auras aucune information à ce sujet, alors laisse tomber, tu veux ?
Elle rit gentiment, reportant affectueusement son regard sur son frère qui lui, n'avait pas lâché Sakura des yeux.
- Oh, merde… Je crois que Yahiko est amoureux.
Naruto jeta un coup d'œil à son ami qui souriait bêtement en observant Sakura de loin.
- J'adore les femmes de caractère !
Naruto eut un sourire en coin.
- Laisse tomber, c'est chasse gardée. T'as aucune chance avec elle.
Les yeux noisettes de Konan brillèrent de curiosité et Naruto sut à l'instant qu'il venait de réveiller ses plus bas instincts.
- Ah ! Donc c'est ta nana, c'est ça ?
Ses yeux avides de réponses le dévoraient et Naruto se demanda bien qui pouvait à ce point avoir besoin de connaître la vie de ses amis.
- Sakura n'est pas ma copine. Et arrête de me harceler de questions, Konan, t'es chiante.
Elle ne se vexa pas le moins du monde, parce qu'ils étaient suffisamment proches pour s'envoyer sur les roses sans qu'il n'en résulte de malaise. Sakura fit alors demi-tour pour prendre le chemin de la sortie, mais Yahiko la héla.
- Eh ! Sakura, c'est ça ? Ça t'intéresse un job de serveuse ?
Sakura fronça les sourcils et Naruto tourna instinctivement le regard vers Yahiko.
- Tu vois quelqu'un pour m'empêcher de tenter ma chance, toi ? demanda-t-il, taquin, un énorme sourire goguenard sur le visage. Moi, je ne vois qu'une belle jeune femme en détresse qui n'attend que son héro pour lui retrouver un boulot.
Naruto leva les yeux au ciel une nouvelle fois, décidant de ne pas s'emmêler lorsque Sakura vint s'installer au comptoir tandis que Yahiko lui expliquait cette idée de soirée pour tenter de récupérer ses clients lâchement pris en otages par le Baracouda. Konan s'immisça dans la conversation et Naruto eut enfin tout le loisir de boire son verre de bourbon tranquille.
Quelques minutes plus tard, Sasuke arriva pour repasser de l'autre côté du comptoir et Naruto profita de l'inattention des trois autres pour attirer son attention. Alors il décala légèrement sa cuisse de son tabouret pour l'empêcher tranquillement de passer et lorsque son genou toucha le sien, Sasuke manqua de faire un bond.
- Sasuke, l'appela-t-il doucement, parlant suffisamment bas pour ne pas être entendu par-dessus la musique par les oreilles curieuses. On peut se parler, après ton service ?
Sasuke fronça les sourcils dans l'incompréhension et ses yeux perdus regagnèrent ceux plus calmes de Naruto. Alors il tenta un léger sourire, pour lui prouver qu'il ne venait pas pour faire la guerre. Pour lui montrer qu'il n'était pas que l'enfoiré insensible qu'il avait pu être lors de leur dernière conversation.
- T'es devenu amnésique, Uzumaki ? répondit sèchement Sasuke. On n'est pas amis, tu te souviens ? On ne l'a jamais été, c'est toi qui l'as dit.
Naruto plissa les lèvres. Il avait été suffisamment en colère toute la journée pour reconnaître ce sentiment lorsqu'il lui était destiné. Mais il savait aussi reconnaître cette expression blessée qui fendait son visage et dont il se sentait responsable.
- Ne fais pas ça, s'il-te-plaît, insista-t-il, maîtrisant sa voix pour la rendre moins rude qu'elle ne l'était au naturel. Je veux juste te parler quelques minutes.
Les yeux vexés de Sasuke acculaient les siens.
- Pour me dire quoi, Naruto ? Que je suis un imbécile profond d'avoir pensé qu'on pouvait peut-être essayer de s'entendre ?
- Tu n'es pas un imbécile profond. Loin de là.
Sasuke resta muet un instant, cherchant à le sonder.
- Alors quoi ? Tu vas recommencer à souffler le chaud et le froid jusqu'à ce que je devienne dingue ? Sans moi, vraiment. Je ne le supporterai pas une seconde fois.
Agacé, Sasuke voulut s'enfuir, mais Naruto lui bloqua de nouveau le passage avec sa cuisse. Doucement.
- Laisse-moi juste quelques minutes. S'il-te-plaît.
Sasuke parut déstabilisé un instant.
- Ok, abdiqua finalement le brun. Je te laisse cinq minutes à la fin de mon service. Et après ça je t'en prie, Naruto. Fous-moi la paix. Parce que l'air est difficilement respirable quand tu es là.
Sasuke le planta pour retourner à ses clients et Naruto encaissa le reproche silencieusement. Puis il se tourna à nouveau vers les autres qui le dévisageaient avec curiosité. Et même s'ils avaient parlé assez bas pour ne pas être entendus, il fut certain que ces trois-là avaient suffisamment d'imagination pour s'inventer leur propre scénario.
- Ce ne sont pas vos affaires, conclut-il avant même qu'une question ne soit posée. C'est la dernière fois que je vous le dis.
Puis il se leva pour quitter le bar en attendant la fin du service.
- Oh, t'es revenu ? demanda Yahiko en fermant le lourd rideau de fer sur la devanture. Konan est partie, si c'est elle que tu cherches.
Accoudé sur la rambarde en bois de la terrasse de La Taverne, Naruto lui accorda un regard tranquille.
- Je ne suis pas venu voir Konan.
A côté du patron du bar, Sasuke fumait tranquillement sa cigarette et Naruto lui jeta un bref coup d'œil. Yahiko sourit, clope au bec lui aussi, en comprenant le message. Alors il verrouilla le rideau avant de venir jusqu'à Naruto pour le gratifier d'une tape amicale sur l'épaule.
- Alors, j'avais raison ? chuchota-t-il en désignant Sasuke d'un coup de menton. Il s'est passé un truc entre vous ?
- Ferme-là, Yahiko.
Yahiko partit à rire et il les salua d'un signe de main avant de disparaître dans la nuit noire. Ainsi, Naruto se retrouva seul avec Sasuke sur la jetée déserte. Il ne restait plus que les quelques commerçants qui, comme eux, fermaient boutique, épuisés, avant de recommencer le lendemain. Il y eut un moment de gêne tandis que Sasuke continuait de fumer en regardant ses pieds.
- Tu fumes, maintenant ? demanda Naruto, toujours accoudé sur la rambarde. Toi qui engueulais toujours Itachi…
L'autre releva la tête vers lui et un instant, le visage d'Itachi lui apparut. La ressemblance était frappante, entre ses lourdes cernes et ses joues creusées… Sasuke avait maigri. Suffisamment pour que c'en devienne inquiétant, mais en voyant son visage se renfrogner, Naruto s'empêcha de commenter.
- Qu'est-ce que tu me veux, Naruto ? soupira Sasuke en expulsant une dernière bouffée de sa cigarette. Je suis épuisé. Alors fais-vite, s'il-te-plaît.
Sasuke jeta sa clope d'un geste habile de la main dans le cendrier mural et il s'avança pour descendre les marches de la terrasse en bois. Alors Naruto se retira de la rambarde, laissant l'autre arriver à sa hauteur. Et comme il s'y était attendu, celui-ci laissa une distance raisonnable entre eux.
- Je te raccompagne chez toi ?
Le brun leva des yeux perdus vers lui.
- Mais à quoi tu joues, sérieusement ? T'es bipolaire ou c'est seulement pour me torturer ?
Naruto glissa ses mains dans les poches de son pantalon de costume, restant droit sur ses deux jambes. Lui-même ne savait pas ce qu'il voulait vraiment obtenir de cette conversation. Une solution, ça, oui. Mais laquelle serait suffisamment appropriée pour qu'ils y trouvent tous les deux leur compte ?
- J'ai menti, admit-il abruptement, attirant un nouveau regard perdu de son ex petit-ami. Quand je t'ai dit qu'on n'avait jamais été amis. Je t'ai menti.
Sasuke haussa un sourcil interrogateur.
- Et où est-ce que tu veux en venir ?
De sa grande taille, Naruto jeta un coup d'œil par-dessus la tête de Sasuke vers le fond de la jetée où les derniers lampadaires venaient juste de s'éteindre. Toutes les boutiques avaient définitivement fermé pour la nuit, les laissant seuls à errer encore ici dans la pénombre de la nuit.
- Tu ne veux vraiment pas que je te raccompagne chez toi ?
- Je n'y tiens pas spécialement, lui répondit-il dans un regard agacé. Je ne comprends pas ce que tu me veux. D'abord tu me repousses alors moi, je te laisse tranquille et j'essaie de t'oublier mais maintenant c'est toi, qui reviens vers moi ? On a déjà joué à ça avant de se mettre ensemble mais je n'ai plus les reins assez solides pour revivre ça une deuxième fois.
Naruto déglutit, se rendant bien compte que son comportement avait de quoi rendre Sasuke sceptique. Mais il n'avait aucune mauvaise intention envers lui. Il ne savait juste pas de quelle façon il pourrait établir un terrain d'entente entre eux. Un terrain dans lequel Sasuke serait toujours dans sa vie et dont aucun d'eux ne souffrirait.
- J'en sais rien, soupira finalement Naruto. Je ne sais pas ce que je veux. Je n'arrête pas d'y penser depuis l'autre jour quand on s'est disputés. Je t'ai dit qu'on n'avait jamais été amis parce que je ne sais pas si je serai capable aujourd'hui d'être ton ami. De rester comme un con à regarder tous les pauvres types de ce bar essayer de te draguer. Je n'ai pas envie d'être ton ami.
Il vit Sasuke tressaillir malgré la pénombre, balayant la fureur sur son visage pour laisser place à de l'incertitude.
- Je n'ai pas envie d'être ton ami parce que tu m'as blessé, continua-t-il, accrochant sérieusement les yeux de Sasuke dans les siens. Et je n'ai pas envie de te pardonner seulement parce que t'as décidé du jour au lendemain de te pointer de nouveau ici. C'est pas comme ça que ça fonctionne. Et si tu as l'impression d'en payer les pots cassés aujourd'hui, moi, ça fait des mois que j'ai eu à encaisser ça.
Sasuke accepta le reproche.
- Je n'ai pourtant pas eu l'impression que ça t'avait vraiment affecté.
Naruto fronça les sourcils.
- Je veux dire… notre rupture, continua-t-il, visiblement incertain du chemin qu'il empruntait. T'as pas du tout cherché à discuter, ou essayer de me récupérer… T'as juste… abdiqué, tu vois.
- Et tu en as déduis que je m'en foutais, c'est ça ?
Sasuke haussa une épaule. Il avait perdu de son assurance au fur et à mesure de la conversation et ce fut bien la seule raison pour laquelle Naruto continua de maîtriser sa voix pour la faire paraître moins rude. Il ne voulait pas l'enterrer davantage. Sasuke était bien trop fragile et il n'était pas certain qu'il saurait encaisser une nouvelle dispute.
- C'est bien ce qui a conduit notre couple vers sa fin, continua Naruto. Tu doutais constamment de moi, peu importe combien j'ai essayé de te prouver que je tenais à toi.
- Je sais, souffla Sasuke en détournant le regard. Est-ce qu'on est véritablement obligés de revenir sur tous mes échecs ?
Naruto prit sur lui tous les reproches qu'il gardait encore au fond de lui. Parce que les balancer au visage de Sasuke n'avait aucun sens, aujourd'hui, et qu'il devrait apprendre à composer avec ça malgré sa présence à Santa Barbara. Ce n'était plus si simple d'enterrer le passé, maintenant qu'il le voyait à nouveau graviter dans son univers.
- Je n'ai pas envie de te pardonner mais je n'arrive pas à envisager que tu sois ici, à Santa Barbara, et que l'on ne puisse même pas se côtoyer.
Sasuke releva de nouveau ses yeux dans les siens. Fragiles, reflétant parfaitement la pureté de son cœur et Naruto prit sur lui de ravaler toute cette rancœur qu'il emmagasinait depuis des mois. Toutes ces choses non dites qu'il garderait probablement pour lui jusqu'à sa mort. Parce que c'était bien pire encore d'imaginer sa vie sans lui. D'imaginer qu'il évoluerait juste là, à côté de lui : mais que lui ne ferait plus jamais partie du tableau. C'était impensable.
- Alors… qu'est-ce qu'on fait ? demanda Sasuke, et son regard plein d'espoir termina d'achever toutes les barrières de Naruto. C'est quoi, la solution ?
Naruto laissa passer un silence, puis finalement, soupira.
- Essayons, abdiqua-t-il. De nous entendre, je veux dire. Je ne sais pas ce que ça donnera et j'émets toujours un doute sur le fait que l'on soit capables de devenir amis un jour, mais j'ai envie d'essayer.
Sasuke lui parut fébrile et Naruto s'en voulut d'avoir une telle influence sur lui. Il n'avait jamais été aussi sensibilisé. Aussi proche d'être dépendant de lui et de ses décisions. Et un instant, il faillit regretter parce qu'il n'était pas certain que se côtoyer à nouveau l'aiderait à remonter la pente. Il avait même bien plus peur du contraire, et que leur relation finisse réellement par se détériorer.
- Tu as dit… que tu n'en avais pas envie.
Sasuke ne serait pas en mesure de supporter un nouvel échec entre eux et Naruto avait peur de le briser. Définitivement. Alors il ferait en sorte d'essayer. Véritablement, quitte faire taire cette immuable rancœur pour toujours.
- Je veux que tu fasses partie de ma vie, Sasuke.
Les pupilles du brun dansaient dans les siennes.
- Et je veux faire partie de la tienne, si tu es d'accord.
Sasuke détourna le regard, les yeux humides et Naruto dut se faire violence pour supporter de le voir si fragile.
- Allez viens, je te ramène chez toi.
Troublé, le plus jeune lui emboîta le pas et il le raccompagna chez lui dans un trajet silencieux. Ils se quittèrent dans un regard empli d'insécurités. Mais la nuit suivante, Naruto retrouva le sommeil. Parce que Sasuke était plus important que son besoin de le pardonner. Et que pour le reste, il improviserait au fur et à mesure, du moment qu'il ne voyait plus jamais de larmes ternir ses yeux noirs.
Itachi :
Yo ! J'ai vu maître Nara.
On lance la demande d'appel.
Na dis rien à Sasuke et Sakura, je ne veux
pas leur donner de faux espoirs.
11 : 51
Naruto :
Parfait.
Shikamaru est vraiment le meilleur, tu le sais.
Il sait ce qu'il fait.
11 : 51
Itachi :
Je ne sais pas comment te remercier.
Ni pour ce que tu as fait jusqu'à présent,
ni pour ce que tu continues de faire.
Mais je te rembourserai les frais jusqu'au dernier centime.
Même si ça doit me prendre toute une vie ahah
11 : 54
Naruto :
Ne te préoccupe pas de ça.
11 : 56
Itachi :
A fait, tu as vu Sasuke depuis son arrivée ?
Je sais que c'est compliqué entre vous mais...
Ne sois pas trop dur avec lui. Il est fragile.
11 : 57
Naruto :
Je sais.
11 : 59
A suivre...
Helloooo !
J'espère que ce chapitre vous apporte un peu de lumière sur la réaction et le comportement de Naruto depuis le retour de Sasuke en Californie ! Les avis étaient très mitigés sur sa réaction et clairement on voit deux teams se former parmi vous : ceux qui comprennent Naruto et les fervents défenseurs de Sasuke xD Je trouve ça cool que tout le monde ne soit pas d'accord à l'unanimité ! Perso je suis team Naruto à fond mais ça n'engage que moi ahah
En tout cas j'espère que vous le comprendrez mieux grâce à ce chapitre. Il n'est pas un monstre mais il a toujours été bien moins démonstratif que Sasuke. Enfin, tout n'est pas encore gagné xD
J'ai essayé de reprendre mon rythme d'un chapitre chaque dimanche :) Néanmoins je ne pense pas pouvoir poster la semaine prochaine : je déménage à mille kilomètres de chez moi et je démarre un nouveau boulot directement alors il me faudra peut-être juste un peu de temps d'installation/ je ferai au mieux :)
Je vous dis à très vite et merci encore pour toutes vos reviews !
Bises !
Akane
