A Snake Named Voldemort (Un Serpent Nommé Voldemort)

Résumé : Après s'être transformé en serpent et incapable de se retransformer, Lord Voldemort est obligé de se tourner vers le seul autre Fourchelang, Harry Potter. Après avoir conclu un accord, Harry accepte d'aider le Seigneur des Ténèbres à retrouver sa forme humaine. SLASH HP/LVTEJ

Auteur : estalita11

Traductrice : yaoipowaa56

Dislaimers : Je ne possède rien d'Harry Potter

«Discours normal»

:Fourchelang:

'Pensées'


Chapitre 2

Cette nuit-là, Harry dormit sans faire de cauchemars et se réveilla donc frais et dispos pour la journée.

Autrement dit, jusqu'à ce qu'il ouvre les yeux et se retrouve face à face avec un cobra aux yeux rouges.

Avec un hurlement, il agita ses couvertures, sortant et jetant le serpent du lit avec un grand bruit et un autre beaucoup plus petit, en simultané.

:Potter, espèce d'imbécile !:

«Euh, Harry, ça va ?» Demanda Neville Londubat près de son lit. Le garçon avait l'air de vouloir rester loin du cobra sur le sol.

En grimaçant, Harry se releva du plancher en bois froid, se frottant le dos pour atténuer la douleur.

«Euh, ouais, Neville, je vais bien.» L'autre garçon jeta un dernier regard méfiant avant de quitter le dortoir. Harry se dirigea vers l'autre côté du lit où Voldemort avait atterri.

:Je suis désolé. Je n'ai pas l'habitude de me réveiller avec le Seigneur des Ténèbres en face de moi, me regardant dormir.: Dit-il au serpent avec sarcasme.

Voldemort lui jeta un regard haineux, souhaitant évidemment lancer un Doloris au garçon. :Je ne te regardais pas dormir, j'essayais simplement de décider de la meilleur façon de te réveiller.:

:Eh bien, je suis réveillé maintenant. Heureux ?:

:Tu es en vie, donc non.:

Harry souffla et roula des yeux, ouvrant son coffre pour prendre les affaires dont il avait besoin pour la journée. Avant de partir pour la salle de bain, il emmena le Seigneur des Ténèbres vers le lit.

:Va te cacher. Je ne sais pas comment mes amis vont réagir quand ils sortirons de la salle de bain en te trouvant en liberté pendant mon absence. Tu ne voudrais pas qu'ils te lancent des mauvais sorts accidentellement, n'est-ce pas ?: Harry mentait, bien sûr.

En grognant, Voldemort fit ce qu'on lui demandait et se glissa sous le lit.

Quelques minutes plus tard, Harry revint entièrement vêtu de sa tenu d'écolier. Autour de lui, ses camarades de dortoir étaient eux aussi à différents stades d'habillage. Heureusement pour Harry, aucun d'entre eux ne semblait s'inquiéter outre mesure de la présence d'un cobra sous le lit d'Harry.

Attrapant son sac rempli de matériel scolaire, Harry le passa en bandoulière, puis regarda Voldemort d'un air méfiant, qui était sorti de sous le lit lorsque Harry était revenu de la salle de bain.

:Euh, tu as besoin d'utiliser la salle de bain ? Je ne connais pas vraiment les habitudes de toilette des serpents...:

'Est-ce que je viens vraiment de lui demander ça ?' Se demanda Harry, consterné.

Voldemort grogna quelque chose qui était définitivement un non. Harry jura que si les serpents pouvaient rougir, il aurait été rouge vif. Ou peut-être pas. N'hésitant qu'un instant, Harry se pencha et souleva son ennemi mortel, le faisant tressaillir avant qu'il ne se détende dans la prise. Harry laissa le serpent s'installer autour de ses épaules, essayant de ne pas grimacer lorsque les écailles froides frôlèrent sa peau nue. Ils avaient décidé qu'il valait mieux ne pas essayer de cacher le fait qu'Harry gardait un serpent et qu'ils sortiraient ensemble au grand jour en tant que propriétaire et animal de compagnie . Cette pensée humoristique remonta le moral d'Harry.

:Eh bien, fais-le moi savoir si tu as besoin de quelque chose. Je t'achèterai une de ces boîtes à animaux qui se rafraîchissent toutes seules, mais en attendant, n'hésite pas à me faire savoir si tu as besoin de nourriture, d'eau, etc. Tu es mon animal de compagnie, après tout, et je suis censé prendre soin de toi.: Dit Harry en ricanant. Voldemort élargit son capuchon, probablement furieux de devoir compter sur le garçon pour certains de ses besoins fondamentaux.

«Oh, tu t'en remettras.» Marmonna Harry en empruntant les escaliers pour rejoindre ses deux amis dans la salle commune.

«Bonjour Harry et... Tommy.» Salua Hermione, faisant une pause incertaine avant de saluer la nouvelle charge de son ami. Harry poussa Voldemort, qui lui indiqua assez grossièrement d'aller se faire voir dans un sifflement sonore.

Hermione regarda Harry, qui haussa des épaules et dit. «Il te dit bonjour.» Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent.

«Il peut me comprendre ?» Elle semblait tout à fait sidérée par cette idée.

«C'est un serpent intelligent qui a vécu toute sa vie avec des humains.» Répondit simplement Harry.

«Eh bien, je pense qu'il est sacrément effrayant, Harry. Tu vas vraiment le garder ?» Demanda Ron en s'approchant d'Hermione. La jeune fille frappa Ron au bras, lui disant de ne pas dire du mal des gens - euh des serpents - quand ils étaient présents. Ils se retournèrent tous les trois à l'unisson et sortirent par le trou du portrait pour aller manger le petit-déjeuner dans la Grande Salle.

«Je trouve qu'il a une meilleure conversation que certaines personnes que je connais.» c'est tout ce qu'Harry répondit. Ron eut un air dubitatif, mais ne dit rien de plus en frottant son bras meurtri. S'il marchait quelques centimètres plus loin de Harry, personne ne le remarquait.

En entrant dans la Grande Salle, le trio s'assit à sa place habituelle à la table de Gryffondor et ils remplirent leurs assiettes avec les plats qui étaient proposés.

Alors que de plus en plus d'élèves arrivaient, Voldemort se fit un devoir de s'asseoir sur l'épaule de Harry, capuche évasée, et de lancer un regard perçant à tous ceux qui osaient le regarder. Tout le monde s'éloignait de Harry et de son nouveau compagnon, le visage pâle et le regard troublé.

«Couché, mon garçon.» Soupira Harry. «Tu ne veux pas être obligé de retourner dans le froid, n'est-ce pas ?» Plus doucement, il dit. :Tu n'es pas un Basilic, alors arrête avec tes regards de mort.:

Voldemort sembla avoir repris le contrôle de son tempérament, jusqu'à ce que Dumbledore décide de faire son apparition, le Seigneur des Ténèbres se mit à lancer des regards noirs et des insultes dans la direction du directeur, avant que Harry ne soit obligé de saisir la tête du serpent et de la glisser sous sa robe.

:Du calme ! Tu veux que ta couverture soit découverte ? Certes, je n'aurai pas le cœur brisé si tu te fais prendre.: Essaya de siffler Harry, mais les élèves autour de lui, lui jetaient toujours des regards méfiants. Harry s'efforça de sourire gentiment pour les mettre à l'aise, sans être certain de son efficacité. «Il est tombé du mauvais côté du lit ce matin.» Leur dit-il pour expliquer l'apparente mauvaise humeur du serpent. En fait, ce n'était peut-être pas un mensonge non plus, pensa Harry avec un sourire.

Pendant tout le petit-déjeuner, Harry essaya de rester naturel en jetant des regards vers la table d'honneur, alors que tout le monde le regardait. Alors que les élèves semblaient trop conscients de la présence de Voldemort, les professeurs n'avaient pas semblé remarquer sa nouveauté jusqu'à la moitié du repas, lorsque ce bâtard maléfique décida de se glisser à nouveau sous la robe de Harry. Maintenant, la plupart des professeurs s'intéressaient désormais à lui et au serpent venimeux qu'il portait autour du cou.

Celui qui inquiétait le plus Harry était Rogue, car si sa prédiction était exacte et que Rogue avait astucieusement fait avaler à Voldemort la potion qui l'avait transformé en serpent, alors il serait le plus à même à reconnaître le Seigneur des Ténèbres. Harry espérait que Queudver avait mentionné avoir "tué" le serpent. Mais Rogue ne se présenta pas au petit-déjeuner ce matin-là, alors Harry pouvait au moins se détendre à ce sujet pendant encore un certain temps.

Dumbledore, cependant, ne cessait de lancer à Harry des regards curieux, si bien que ce dernier savait qu'il allait devoir s'expliquer très bientôt.

Effectivement, alors que la Grande Salle se vidait et que les élèves partaient en classe, Dumbledore traversa la pièce jusqu'à l'endroit où Harry était assis. En s'approchant, le vieux sorcier utilisa sa main droite étrangement noircie pour lisser distraitement sa barbe. Harry n'en était pas sûr, mais lorsque Voldemort sembla apercevoir la main, il émit un sifflement curieux qui aurait pu être apparenté à un choc. Harry n'eut pas le temps de le presser pour obtenir des réponses avant que Dumbledore ne le rejoigne.

«Bonjour, directeur.» Le salua poliment Harry. Voldemort se resserra autour de sa gorge. Harry savait que le serpent se retenait probablement de réagir ouvertement au vieil homme.

«Bonjour, mon garçon. Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer ton nouvel ami.» Harry émit un son étouffé pour cacher son rire. Oh, quelle ironie ! Il le couvrit d'une toux, aidée par la façon dont Voldemort l'étranglait pratiquement avec ses anneaux très tendues.

Autour de lui, Harry remarqua que les quelques élèves restants qui ne connaissaient pas encore son serpent lui accordaient une grande attention, écoutant la conversation.

Tendant la main pour caresser les écailles de Voldemort, Harry dit au directeur. «Je l'ai trouvé à moitié affamé et gelé hier.» - Il essaya de faire croire qu'il n'était pas sorti après le couvre-feu - «Alors que je me promenais près de la Forêt Interdite. Il dit qu'il a été abandonné il y a environ deux semaines près de Pré-au-Lard d'après ce que j'ai compris, et croyez-moi, il en avait l'air. Vous devez comprendre, professeur, que je ne pouvais pas le laisser là. Il a passé toute sa vie en captivité, il ne sait pas comment survivre dans la nature, et il ne survivrait certainement pas à l'hiver.» Harry fit des yeux aussi grands et suppliants que possible.

«Harry, c'est un serpent très dangereux. Poudlard n'autorise généralement pas les animaux venimeux.» Dumbledore le regarda d'un œil critique derrière ses lunettes et Harry baissa la tête.

«Je sais, directeur. Je vous promets qu'il ne fera de mal à personne. Tommy ne fait qu'aboyer il ne mord pas.»

«Tommy ?» Dumbledore semblait à moitié amusé et à moitié inquiet.

Harry se laissa aller à un léger sourire malicieux et parla à voix basse pour que seul Dumbledore puisse l'entendre. «Il faut reconnaître qu'il a une certaine ressemblance avec un autre Tom que nous connaissons, mais la comparaison s'arrête là. Je ne sais pas, j'ai juste pensé que c'était un nom plus approprié que Venom ou Spike. Bien sûr, peut-être que Flocon mettrait les gens plus à l'aise... ?» Voldemort siffla d'indignation. Les yeux de Dumbledore se mirent à scintiller joyeusement.

«Très bien, mon garçon. Ta situation est unique, car tu as un moyen de contrôler l'animal. Je vais cependant devoir donner à ton serpent une période de probation de deux semaines pour voir s'il n'est vraiment pas dangereux.

Pendant cette période, tu devras le garder avec toi en permanence. Je ne veux pas qu'il soit lâché parmi les élèves avant que sa loyauté ne soit assurée. Pour assurer la sécurité des élèves pendant cette période, je dois insister pour que tu me laisses placer un sort de glu sur vous deux par mesure de précaution. Cela vous empêchera de vous éloigner l'un de l'autre, et ainsi tu seras toujours au courant de ce que fait... Tommy. C'est d'accord ?»

«Oui, merci directeur !» S'écria Harry, avec un grand sourire, alors qu'intérieurement il pensait. Oh Merlin ! On ne va pas avoir d'intimité du tout ! Comment je suis censé me balader avec ce satané Voldemort toujours autour du cou ? Au diable notre accord, on va finir par s'entretuer de toute façon.

«Je vous promets que Tommy ne touchera pas à un cheveu de qui que ce soit.» Harry espérait vraiment que son sourire ne s'était pas transformé en grimace alors que des anneaux musclées se resserraient autour de sa trachée.

Dumbledore acquiesça et leur lança silencieusement le sort avec sa baguette avant de faire un geste d'éloignement de la main. «Allez, filez, avant d'être en retard en classe.»

Alors que Harry se rendait à son premier cours, derrière Hermione et Ron, Voldemort se tordit sous sa robe pour se retrouver à hauteur de ses yeux.

:Quand es-tu devenu un Serpentard ?:

Harry secoua la tête. :Oh, je pense que je l'ai toujours été. Le premier choix du Choixpeau était ta Maison, oh héritier du Grand Serpentard. Oh là là, on dirait que je t'ai choqué.: Dit Harry, sans s'excuser. Plusieurs années après les faits, Harry s'était rendu compte qu'il aurait très bien pu être heureux en tant que Serpentard, et il se demandait parfois à quoi aurait ressemblé sa vie s'il avait laissé le Choixpeau le placer dans la Maison des Serpents. Cela ne veut pas dire qu'il n'était pas heureux en tant que Gryffondor, car il était clair qu'il avait aussi sa place dans cette maison, mais il avait parfois l'impression que certaines parties de lui ne s'adapteraient jamais aux Lions.

Après un certain silence, Voldemort répondit finalement. :Potter, je déteste vraiment être surpris par toi.:

:Toi, mon cher Seigneur des Ténèbres, semble avoir l'impression que j'entre dans un moule de "Sauveur" comme tout le monde. Eh bien, ce n'est pas le cas, et toi et ceux qui n'aiment pas ça peuvent aller se faire voir.:

:Je ne préfère pas.:

Harry rit.


Les cours se déroulèrent comme d'habitude pour Harry, à l'exception du fait qu'il avait un grand cobra enroulé autour de ses épaules. Mais ce cobra était un génie, et il était en fait assez utile en classe, même si ses remarques utiles étaient souvent entrecoupées de remarques cinglantes et insultantes. Néanmoins, Harry se surprenait à apprécier davantage les cours, car Voldemort complétait fréquemment la matière enseignée par des informations moins connues mais très utiles, lorsqu'il était consterné par le manque d'informations dans le programme de Poudlard. Le Seigneur des Ténèbres devait s'ennuyer s'il était prêt à aider son ennemi.

Au fur et à mesure que la journée avançait, les élèves chuchotaient et jetaient des regards à Harry lorsqu'il parlait doucement en Fourchelang, mais il les ignorait pour la plupart, n'étant plus aussi gêné, en soi, par sa supposée capacité "obscure". Mais là encore, il n'avait jamais demandé à être sous les feux de la rampe, alors il ne voulait pas leur donner la satisfaction d'agir comme ils le pensaient. Les Serpentards avaient même gardé leurs distances pour une fois, ce qui était presque un bonus. À un moment donné, cependant, il dût s'arrêter et faire un commentaire à un groupe de Quatrièmes années, s'assurant de parler assez fort pour que tout le monde dans le couloir bondé puisse entendre.

«Je peux savoir pourquoi vous me fixez ? C'est assez impoli, vous savez.»

Un garçon confiant, un Serdaigle, s'avança. «Tu parles avec ce serpent. Tu-sais-qui peut faire ça aussi.»

«Il peut le faire.» Acquiesça Harry, sur le ton de la bêtise. «Il a même son propre serpent, Nagini. Qu'est-ce que tu en penses ?»

Tout le monde était très attentif à la conversation. Beaucoup écarquillèrent les yeux à la mention du familier de Voldemort.

«Tu deviens comme lui alors, Potter ?» Cria une voix. Harry ne pouvait pas dire qui c'était, car l'agitateur resta caché dans la foule. Le lâche.

«Savez-vous, pourquoi c'est une bonne chose que je sois un Fourchelang ?» Silence. Harry soupira, comme s'il était déçu. «Eh bien, si Voldemort.» - là, tout le monde grimaça visiblement - «Peut parler aux serpents, et que je peux parler aux serpents, ça veut dire qu'il n'a plus cet avantage. On peut dire qu'on est à égalité...»

:Jamais de la vie, Potter.:

«...En ce sens.» termina Harry, toujours amusé par la répugnance de Voldemort.

Certains visages, encore pâles à l'évocation du nom du Seigneur des Ténèbres, commençaient à comprendre, tandis que d'autres avaient l'air confus ou dubitatifs. Pour la pièce de résistance, Harry se mit à sourire de façon espiègle.

«Si j'avais vraiment l'intention de devenir le prochain Seigneur des Ténèbres, vous pensez que j'aurais donné à mon familier un nom aussi insignifiant que Tommy ?.» Secouant la tête, il marmonna «Honnêtement.» Avant de s'éloigner, laissant derrière lui le groupe de personnes, dont la moitié avait des expressions amusées sur le visage. Harry regarda le sol, essayant de cacher son sourire.

:Potter, je déteste vraiment ce nom.:

:Oh, mais tu dois admettre que c'est pratique, n'est-ce pas Tommy?:

Voldemort bouillonnait en silence.


Harry n'avait pas cours de Défense Contre Les Forces du Mal ce jour-là, il ne vit donc pas Rogue avant le dîner du soir. Mais même là, l'homme ne jugea pas Harry digne de son regard et ne vit donc pas le compagnon de Harry.

Ron et Hermione avaient fini par se sentir suffisamment à l'aise pour ignorer le cobra que Harry portait sur lui, et Harry en était heureux. Il ne voulait pas se mettre ses amis à dos pour le bien de Voldemort.

Les autres élèves de sa maison s'habituaient également à la vue de ce cobra, ne jetant que des regards hésitants de temps à autre. Harry savait qu'à l'heure qu'il était, sa petite scène dans le couloir avait fait le tour des chaînes de commérages. Avec un peu de chance, son baratin "Je ne suis pas un Seigneur des Ténèbres" en était sorti intact. Harry ne pouvait s'empêcher de remarquer que certains Serpentards avaient l'air déprimés.

:Hé, regarde.: Indiqua Harry à Voldemort. :On dirait que les Serpentards espéraient que je sois de leur côté. On dirait que j'ai anéanti leurs espoirs de victoire.: Dit Harry avec une fausse sympathie. Malefoy, assis à la place des Serpentards, remarqua que Harry regardait par là et se renfrogna. Harry fit un sourire effronté et se détourna.

:Ton humour est horrible.:

:Non, tu ne supportes pas la plaisanterie... ou est-ce la vérité que tu ne supportes pas ?:

:Tais-toi et mange ta nourriture, mon garçon, afin que nous puissions partir d'ici.:

Plus tard dans la nuit, Harry retourna dans son dortoir. Plus tôt, il avait demandé aux Elfes de Maison de lui laisser une petite boîte vide, et il ne fut donc pas surpris de constater qu'ils avaient laissé une petite caisse en bois avec le mot "OEUFS" sur le côté, sur son lit.

Grâce à un sort de découpage bien maîtrisé, il fit un trou dans le côté de la boîte et emprunta à Hermione une partie de la litière auto-rafraîchissante pour chat qu'elle utilisait pour Pattenrond afin de la mettre à l'intérieur.

:Voici ta litière, Tom.: Dit Harry en plaçant la caisse à côté de son lit, à l'écart de la circulation. Voldemort s'y approcha, d'abord avec hésitation, en tirant la langue pour humer l'air.

:Ça fera l'affaire, malgré sa grossièreté. Et faut-il vraiment l'appeler comme ça ?: Grommela-t-il.

:Comment, je devrais l'appeler "la salle du trône du Seigneur des Ténèbres" ?: Gloussa Harry. C'était tout ce que le Seigneur des Ténèbres aurait, et s'il n'aimait pas ça, tant pis. Il pouvait trouver un autre endroit pour chier.

'Oh mon Dieu, Une blague sur Voldemort et les toilettes...' Pensa Harry, quelque peu consterné par lui-même.

Comme la nuit dernière, Harry ferma ses rideaux et les rendit silencieux, laissant Voldemort se lover au pied du lit avant de s'allonger lui-même. Harry lut un peu, écoutant la respiration presque inaudible du serpent avant que ses yeux ne s'affaissent trop pour qu'il puisse lire davantage. Une fois de plus, il lança un sortilège de chauffage sur Voldemort, mit son livre et ses lunettes de côté, et s'endormit.

Cette nuit-là, il rêva. Il était dans une forêt avec les plus grands arbres qu'il ait jamais vus, ou alors il était tout petit. Il faisait froid et il avait l'impression que son ventre frottait contre sa colonne vertébrale tellement il avait faim, mais il se forçait à l'ignorer. Chaque fois qu'il essayait de lancer un sort, il ressentait momentanément une montée de panique, car peu importe ce qu'il faisait, d'un simple Lumos aux sorts avancés, rien ne fonctionnait. Il se sentait impuissant, ce qu'il détestait, et étrangement seul. La seule chose qui le faisait tenir était le besoin de vengeance et la possibilité d'obtenir de l'aide dans les endroits les plus improbables, bien que cette pensée le fasse blanchir plus que son impuissance. Il n'avait jamais eu personne sur qui compter, alors pourquoi était-il soudainement forcé de le faire maintenant et avec cette seule personne, parmi toutes les personnes ? Il ressentait une rage et un dégoût envahissants. Tout cela, il le voyait et le ressentait de manière brisée et fragmentée.

Quand Harry se réveilla, la transition fut douce. Il remarqua que sa peau était un peu moite, mais il n'était pas aussi trempé de sueur qu'il l'était habituellement lorsqu'il recevait des visions de Voldemort. En plissant les yeux dans l'obscurité, Harry pouvait tout juste distinguer la forme fantomatique du cobra recroquevillé au pied de son lit, toujours endormi. Harry reposa sa tête sur l'oreiller et se positionna sur le dos.

Cette vision était radicalement différente des autres. D'abord, elle ne lui faisait pas mal, et ensuite, il ne pensait pas que c'était intentionnel. Ce qu'il avait vu était une sorte de cauchemar de Voldemort, ou peut-être plus précisément, un souvenir. Peut-être que, comme la douleur au toucher, le contrôle de la connexion était un aspect de la magie de Voldemort et de sa capacité à utiliser la Légilimancie et l'Occlumancie.

Harry se demandait maintenant en quoi consistait exactement cette connexion, et si Voldemort pouvait aussi recevoir ses rêves.

Harry réfléchit un peu plus pendant un court moment avant de se rendormir et de plonger dans ses propres rêves.

Le lendemain, Harry était assis, un peu anxieux, dans la classe de Défense contres les forces du mal, attendant l'arrivée de Rogue. Voldemort était enroulé autour de ses épaules, partiellement caché par ses robes et tentant de passer le plus inaperçu (pour lui) possible. Harry lui avait donné des instructions strictes pour qu'il ne réagisse en aucune façon à la présence de Rogue, de peur qu'il ne se trahisse. Heureusement pour lui, l'homme devenu serpent était intelligent et savait que s'il voulait avoir une chance de découvrir si Rogue avait un antidote, il devait se comporter comme un véritable cobra.

Harry doutait que le Seigneur des Ténèbres y parvienne, et tirait cette prédiction de son célèbre tempérament.

Dès que Rogue entra dans la salle de classe, sa robe déployée derrière lui, tout le monde s'empressa de se taire et de s'asseoir attentivement à sa place. Harry lui emboîta le pas, essayant d'ignorer la sensation d'étouffement que lui procurait la crispation de Voldemort autour de son cou dans un effort évident pour ne pas se jeter sur le soi-disant traître à sa cause.

Pendant toute la leçon, Harry ne cessa de jeter des coups d'œil furtifs à Rogue, à la recherche d'un signe indiquant qu'il reconnaissait ou soupçonnait le serpent autour de son cou. Il semblait que Rogue n'avait même pas remarqué le nouvel accessoire de Harry, mais Harry faisait toujours en sorte de s'asseoir à l'arrière pour ne pas trop attirer l'attention.

C'était pas une bonne idée.

« .» Dit Rogue sans même lever les yeux, le salaud. «S'il vous plaît dites-moi, comment tueriez-vous un Inferius ?»

Voldemort ricana, probablement en voyant l'expression vide de Harry. Harry se souvenait que Dumbledore avait mentionné que Voldemort avait un jour créé une armée d'Inferis, mais il ne se rappelait pas s'il avait mentionné comment en tuer un. Ils étaient déjà morts, pour l'amour de Dieu ! Harry était également convaincu que Rogue avait fait exprès de lui poser une question qu'ils n'avaient même pas encore lue dans le livre.

«Euh.» Dit Harry avec élégance.

:Le feu, espèce d'idiot.:

«Le feu, monsieur.»

Rogue leva les yeux au ciel en ricanant. «Correct.» Dit-il, avant de baisser les yeux une fois de plus, avec l'intention manifeste de lui poser une autre question impossible, mais il s'arrêta. Ses yeux noirs étudièrent Harry et, plus important encore, son "animal de compagnie". De toute évidence, personne n'avait informé l'homme du nouveau venu au château de Poudlard.

Harry n'était pas sûr si Rogue avait semblé surpris par le serpent parce qu'il se doutait de qui il s'agissait, ou parce que c'était simplement un choc de voir un animal dangereux entourer le fils de son ennemi le plus détesté. Quoi qu'il en soit, Harry, pour ajouter de l'effet, leva une main et caressa la tête de Voldemort, et fut surpris lorsque l'homme-serpent donna un coup de tête en retour contre la main offerte. Il semblait qu'Harry n'était pas le seul capable de gérer la situation. Le garçon s'assura de garder une expression neutre tout au long du processus.

Rogue ne resta bouche bée que quelques secondes, à peine le temps pour les élèves d'y prêter attention, avant de se secouer pour sortir de sa petite stupeur.

Appelant quelqu'un d'autre, Rogue continua la leçon et ignora complètement Harry pendant le reste du cours. Harry ne trouva pas le courage de s'en offusquer.

Ensuite, Harry trouva un couloir vide pour s'adresser à Voldemort en privé.

:Qu'est-ce que tu en penses ? Je ne pouvais pas dire s'il était simplement effrayé de me voir avec un gros serpent ou s'il avait deviné que c'était toi.:

La tête de Voldemort passa au-dessus de l'épaule de Harry tandis qu'il répondait :Je ne suis pas sûr. Sa réaction est très vague.: Harry avait l'impression que Voldemort ne se souciait pas de cette vague réaction, il voulait juste la mort du maître des potions.

À ce moment-là, Harry savait ce qu'ils devaient faire, et il sourit par anticipation.

:Eh bien, Voldemort, as-tu déjà fourré ton nez dans des choses que tu ne devrais pas avec un Gryffondor ?:

:...Tu vas me tuer, n'est-ce pas ?:

:Nan, je l'ai déjà fait, et on sait comment ça s'est terminé. De plus, je pense qu'il est temps que tu vives un peu.:

:Oh joie.:


A SUIVRE...