A Snake Named Voldemort (Un Serpent Nommé Voldemort)
Résumé : Après s'être transformé en serpent et incapable de se retransformer, Lord Voldemort est obligé de se tourner vers le seul autre Fourchelang, Harry Potter. Après avoir conclu un accord, Harry accepte d'aider le Seigneur des Ténèbres à retrouver sa forme humaine. SLASH HP/LVTEJ
Auteur : estalita11
Traductrice : yaoipowaa56
Dislaimers : Je ne possède rien d'Harry Potter
«Discours normal»
:Fourchelang:
'Pensées'
Chapitre 3
:Potter, qu'est-ce que tu prépares ?:
Harry fit basculer le livre qu'il lisait sur ses genoux et regarda Voldemort dans le lit.
:Qu'est-ce qui te fait croire que je prépare quelque chose ?: Harry se doutait que son visage avait l'air suspicieusement innocent.
:Potter, tu t'es couché en étant toujours habillé. Tu as même mis tes chaussures.:
Harry souleva paresseusement son livre à hauteur de ses yeux et répondit, sachant que cela allait irriter l'homme-serpent :Hein, effectivement.: Le coin de sa bouche se retroussa et Voldemort, comme prévu, émit un râle irrité.
Heureusement, Harry ajouta :Eh bien, peut-être que je prépare quelque chose. Que dirais-tu de te faufiler dans le bureau de Rogue ?:
La partie supérieure de Voldemort se leva du lit. :Je suppose que tes intentions sont de découvrir si Rogue a été impliqué dans ma transformation. Je suppose également que tu n'as aucun plan pour y parvenir.: Commenta-t-il sèchement.
Harry donna un coup de jambes sous les couvertures et roula négligemment sur le côté, délogeant un Voldemort sifflant de sa place sur la couette.
:Oh, j'ai des plans.:
Harry continua à lire, sachant que Voldemort attendait de lui des explications. Harry, bien sûr, ne lui donnerait pas cette satisfaction. Il aimait penser qu'il enseignait au Seigneur des Ténèbres l'art de demander au lieu d'exiger.
:Potter, dis-moi comment tu vas te faufiler dans le bureau du traître.:
Harry soupira mentalement. C'était un travail en cours.
:Très bien, nous allons utiliser ceci.: Harry sortit un morceau de parchemin vierge plié de sous son lit et le plaça sur le dessus de sa couette rouge dans la ligne de mire de Voldemort.
:Potter, j'ai toujours pensé que tu étais un idiot. Heureux de voir que je ne me suis pas trompé.:
Avec un sourire malicieux, Harry renonça à faire semblant de lire et haussa les épaules. :Il faut l'être pour en reconnaître un, non ?:
Prenant sa baguette, Harry présenta à Voldemort la Carte du Maraudeur, ce à quoi le serpent répondit qu'il s'agissait d'un objet de pacotille que seuls les idiots pouvaient utiliser. Harry comprit que ses paroles signifiaient qu'il était plutôt impressionné par l'objet. Harry n'avait pas vraiment envie de livrer tous ses secrets à Voldemort - il savait déjà pour la cape depuis la première nuit - mais quel choix avait-il ? Ils devaient descendre aux cachots et c'était le moyen le plus simple sans se faire prendre et sans avoir à répondre à des questions embarrassantes sur ce qu'il faisait exactement, selon l'endroit où il se ferait prendre (Rogue : "Que faites-vous dans mon bureau ?"). Harry espérait qu'au final, les bénéfices seraient plus importants que les sacrifices consentis pour y parvenir.
Dans l'intimité du lit de Harry, tous deux parcouraient la carte, observant les couloirs se vider de leurs étudiants et de leurs professeurs alors que la nuit tombait. Harry se concentrait particulièrement sur les mouvements de Rogue, sachant que l'homme avait tendance à patrouiller dans les couloirs plus longtemps que la plupart des gens, prenant son pied en attrapant les élèves qui sortaient après le couvre-feu et en leur donnant des retenues pénibles.
Bien que Rogue soit le professeur de Défense contres les forces du mal cette année, il était toujours Maître des Potions et avait donc gardé son laboratoire personnel et son bureau dans les cachots pour son usage. L'idée était que s'il y avait la moindre information sur la potion qu'il avait pu utiliser sur Voldemort, elle se trouverait là. Cela signifiait que Harry et Voldemort devaient descendre aux étages inférieurs du château sans se faire prendre, s'introduire dans le bureau de Rogue, passer ce qui pouvait être des minutes voire des heures à chercher des preuves de son implication dans la situation de Voldemort, sortir sans se faire repérer et retourner à la Tour de Gryffondor.
:Facile. Enfin, sauf pour la partie "s'introduire dans le bureau de Rogue"... Mais pour y arriver et théoriquement s'enfuir, c'est facile.: Harry marqua une pause, se passant une main dans les cheveux. :Tu pourrais peut-être te glisser sous la porte... ?:
Voldemort se gonfla d'indignation. :Potter ! Tu es peut-être un idiot de Gryffondor, mais pas moi.:
:Ok, on ne passe pas sous la porte.: Harry releva son menton avec sa main, remarquant que Voldemort semblait contempler quelque chose.
:Amènes-nous aux cachots, et je peux te faire entrer dans le bureau du charlatan.:
Après avoir réfléchi un moment avant de hausser les épaules, Harry lui répondit, :C'est bon pour moi.:
:...Tu ferais mieux d'espérer que j'ai réellement un moyen d'entrer. Stupide Gryffondor.:
:Et si Rogue n'était pas celui qui t'a donné la potion ?: Demanda Harry, ignorant le commentaire de Voldemort. :Devrais-je lui demander de l'aide si c'était le cas ?:
:C'était lui.: Dit Voldemort avec assurance.
Harry lui lança un regard exaspéré. :Tu es juste partial parce qu'il t'a trompé.:
:C'était lui, Potter. Si je n'ai pas pu identifier la potion, alors elle doit être très rare ou nouvellement inventée. Seul quelqu'un de son calibre, à la fois en potions et dans mes rangs, aurait pu mettre cette potion dans mon thé.:
«Je n'arrive toujours pas à croire que tu bois du thé...» Murmura Harry pour lui-même, ce qui lui valut un sifflement exaspéré de Voldemort.
Enfin, à vingt-trois heures trente, le point sur la carte intitulé "Severus Rogue" descendit aux cachots et entra dans ses quartiers privés. Alors, enfilant sa cape d'invisibilité et faisant taire ses pas, Harry se faufila hors de la salle commune et dans les couloirs de l'école.
Il progressa plus vite qu'à l'accoutumée, car Voldemort ne quittait pas la carte des yeux («Objet de pacotille, mon cul.» Murmura Harry) tandis que Harry se concentrait sur la marche. Par conséquent, descendre dans les cachots jusqu'au bureau de Rogue fut facile ; le plus dur restait à faire. Heureusement, jusqu'à présent Rogue semblait enclin à rester dans ses quartiers. Harry se fichait de savoir ce qu'il faisait.
Invisible, le jeune homme se tenait devant la porte d'une pièce qui contenait une quantité assez importante de souvenirs désagréables pour lui.
:Alohamora ne va pas marcher, n'est-ce pas ?:
:Bien sûr que non. Tu vas devoir utiliser la magie Fourchelang.:
:...Excuse-moi ?:
Voldemort siffla d'agacement. :Tu es un sacré Fourchelang, Potter. J'ai eu vent, et partiellement vu dans ton esprit, de ce qui s'est passé en deuxième année. Tu es entré dans la Chambre. Merci, au fait, de m'avoir tué, encore une fois, ainsi qu'un Basilic de mille ans.: Voldemort était clairement sarcastique, et Harry n'apprécia pas.
:Toi et ton satané Basilic avez essayé de me tuer ! Je suis le Garçon-Qui-Ne-Meurt-Jamais, que veux-tu que je fasse ? Et sors de mon esprit, bâtard !:
:Tu as fini ?: Voldemort avait l'air très remonté. Harry soupira avec la même exaspération.
:Comme je le disais, tu as pu entrer dans la Chambre, tu peux entrer ici.:
:Euh, je suis à peu près sûr que Rogue n'a pas placé de mot de passe en Fourchelang sur la porte de son bureau...:
:Et c'est là que la magie Fourchelang entre en jeu. Dire le mot "ouvrir" en Fourchelang juste ça, un mot, mais si tu mets de la magie derrière, cela devient de la magie Fourchelang. Comme elle est très rare et qu'il s'agit d'un type de magie différent - certains la qualifieraient de créature - la plupart des sorts normaux ne peuvent pas s'en protéger. Severus Rogue est un sorcier intelligent et compétent.: Cela était dit à contrecœur. :Mais il y a certaines choses qu'il ne peut pas prévoir ou auxquelles il ne peut pas se préparer.:
Harry absorba attentivement ce qu'on lui disait. :Alors, j'ai utilisé la magie Fourchelang pour entrer dans la Chambre des Secrets ? Comment ai-je pu faire ça sans savoir ce que je faisais en premier lieu ?:
Voldemort agita sa langue, le bout de celle-ci effleurant la joue de Harry qui tressaillit à cette sensation. :Tu dois avoir l'intention que ce que tu dis agisse comme un sort. Concentre-toi. Lorsque tu as ouvert la Chambre, tu as voulu que le passage s'ouvre, et c'est ce qui s'est passé. Maintenant, si tu as l'intention d'ouvrir la porte lorsque tu parles, elle s'ouvrira.:
Harry était légèrement impressionné par cette perspective. Il avait fait quelques recherches sur le fait d'être un Fourchelang, mais, naturellement, la bibliothèque de Poudlard n'avait pas beaucoup de documentation sur le sujet. Il n'avait jamais su que le Fourchelang pouvait faire plus que de lui permettre de communiquer avec les serpents.
:Rogue ne va pas s'en rendre compte ?:
:Le sort n'agira pas contre le sort normal qu'il a placé sur la porte ; donc, l'ouverture de la porte de cette façon sera intraçable. Donc non, il ne le remarquera pas.:
Plus sûr de lui mais toujours dubitatif, Harry demanda. :Est-ce que j'ai besoin de ma baguette ? Je ne l'ai pas vraiment utilisée pour la Chambre...:
:Ça aide au début, mais tu n'en as pas besoin. Maintenant, mets-toi au travail, tu perds du temps !:
Inclinant la tête vers la porte et levant sa baguette, Harry se mit à croire et à anticiper ce qui allait se passer lorsqu'il parlerait, espérant qu'il s'y prenait bien. Ça ne devrait pas être si difficile, se disait-il, puisqu'il l'avait fait à douze ans sans même savoir qu'il le faisait.
:Ouvert.: Siffla-t-il. Rien ne se passa. Eh bien, merde.
:Concentre-toi et essaies encore.: L'encouragea Voldemort, pas nécessairement avec douceur mais au moins il ne mit pas plus de pression sur Harry, ce dont le jeune homme fut reconnaissant.
Se pinçant les lèvres, Harry se concentra sur l'image de la porte qui s'ouvrait,
croyant qu'elle le ferait, et siffla le mot à nouveau.
:Ouvert. : Il remarqua immédiatement la différence avec la dernière fois, un léger picotement alors que la magie s'écoulait de son cœur et affectait l'environnement autour de lui avec une sorte de courant libre, contrairement à la magie enseignée à l'école. Avec une facilité soudaine, la porte du bureau de Rogue s'ouvrit dans un petit bruit.
:Bien joué, Potter.: C'était dit avec peu d'enthousiasme, mais Harry sourit tout de même au compliment et se glissa rapidement à l'intérieur avant de refermer la porte.
Une fois à l'intérieur, Harry retira sa cape d'invisibilité et la drapa sur son bras pour l'avoir toujours à portée de main. Il leva sa baguette, le sort Lumos brillant déjà à son extrémité, et inspecta la pièce.
:Par où devrions-nous commencer ?:
D'un coup de langue, Voldemort dit d'un ton pressé. :Les étagères à potions.: Le tu es un imbécile était implicite.
Hochant la tête, Harry s'approcha du mur qui contenait une multitude de fioles et de bouteilles de toutes sortes de formes et de tailles, chacune contenant un fluide coloré. Il en reconnaissait certaines, mais pour la plupart, il ne pouvaient même pas imaginer ce qu'elles contenaient.
Travaillant ensemble, Voldemort se leva de son perchoir sur l'épaule de Harry et regarda les étagères au-dessus de celles que Harry regardait, ils passèrent en revue chaque potion d'une section avant de passer à une autre. Chaque fioles était clairement étiqueté, donc au moins ils n'étaient pas obligés de chercher ce que c'était. Harry, n'ayant pas de motivation pour apprendre les potions, dût demander à Voldemort ce qu'étaient plusieurs des concoctions dont il ne reconnaissait pas le nom.
Rapidement, après plusieurs minutes de recherche, il devint évident que, bien qu'il y ait une grande variété de potions, aucune d'entre elles n'était particulièrement rare ou intéressante, ou même inconnue. Harry pensa que l'une des fioles était peut-être volontairement mal étiquetée, mais Voldemort eut une autre idée.
:Il doit y avoir un autre endroit pour les potions très importantes.:
Harry prit un moment pour digérer cela, avant de se plaindre. :Oh Merlin, il faut qu'on s'introduise chez lui maintenant ?: Harry grimaça, s'éloigna des étagères et se frotta le front, effleurant la fameuse cicatrice. :Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Comme je l'ai dit, nous ne sommes même pas sûrs que c'est Rogue qui t'a drogué. On pourrait être sur une fausse piste.:
Voldemort resta silencieux pendant quelques instants, sa langue entrant et sortant rapidement de sa bouche. Harry en profita pour vérifier la carte et s'assurer que Rogue était toujours là où ils l'avaient vu pour la dernière fois.
«Oh merde !»
Comme la chance de Harry n'aimait pas être de son côté aux moments les plus inopportuns, naturellement, lorsqu'il vérifia la carte, les empreintes de Rogue n'étaient plus dans sa chambre, mais serpentaient à travers les couloirs du cachot dans un chemin qui passait juste devant son bureau. On ne savait pas s'il allait s'y arrêter, mais Harry n'allait pas prendre de risques. :Nous devons partir.:
:Attends ! Je sens le goût de l'air froid et de la saleté. Je pense qu'il y a une pièce en dessous de celle-ci.: Sa langue sortit de nouveau, sans doute pour confirmer sa découverte.
:Je m'en fiche, on peut revenir plus tard. Rogue est en route et je préfère ne pas me faire prendre.:
Voldemort fut visiblement très malheureux lorsque Harry jeta à nouveau sa cape sur eux deux et quitta rapidement la pièce après s'être assuré que rien n'était dérangé. Le verrou magique de Rogue se remit automatiquement en place au moment où il referma la porte derrière lui. En observant la carte du Maraudeur, Harry vit son nom s'éloigner de celui de Rogue. Son départ précipité fut justifié lorsque Rogue s'arrêta devant la porte de son bureau quelques instants après le départ de Harry et entra dans la pièce. L'homme n'y resta pas longtemps avant de continuer à marcher dans la direction de Harry, à la grande consternation de ce dernier. Le maudissant, il fit de la marche rapide afin de mettre de la distance entre eux, ne faisant pas confiance à sa cape d'invisibilité pour ne pas se faire repérer par Rogue.
Ils utilisèrent le même système que précédemment, Voldemort regardant la carte du Maraudeur et Harry marchant, ils revinrent sur leurs pas jusqu'à la tour de Gryffondor.
Soudain, Voldemort siffla, :Stop !: À l'oreille de Harry, qui se figea immédiatement et jeta un coup d'œil à la carte, essayant de voir quel était le problème. Il se trouvait actuellement juste devant la Grande Salle, et Albus Dumbledore arrivait dans la direction opposée. Derrière lui, Rogue s'approchait également.
:Je veux voir ce qu'ils vont faire.: Hésitant avant d'acquiescer à contrecœur, Harry s'approcha d'un mur et s'y colla, se couvrant dans l'ombre, même s'il n'était pas visible.
:Tu penses qu'ils ont pu s'appeler par le réseau de cheminée ?: Demanda Harry à voix basse. Une paire d'yeux rouges et verts observaient attentivement les deux points qui se rapprochaient de plus en plus jusqu'à ce qu'ils s'interceptent.
Voldemort ne répondit pas. Harry tourna son attention vers les représentants réels des points de la carte lorsqu'ils apparurent et essaya d'entendre ce qu'ils disaient.
«Severus, quel est le problème ?» Demanda Dumbledore de manière sympathique.
Le maître des potions regarda autour de lui avant de lancer silencieusement un sort d'intimité. Harry jura dans sa barbe, mais Voldemort lui dit de lancer "Écoute" en magie Fourchelang. Il fallut deux essais, et ils purent immédiatement entendre à travers la barrière de confidentialité.
«Les protections de mon bureau ont été déclenchées. Je suis allé voir, mais l'intrus était parti.»
Intérieurement, Harry grimaça. Comment avait-il pu oublier les sors de protections ? Cela montrait probablement à quel point Voldemort était distrait pour l'avoir oublié aussi. Ou peut-être que Rogue était simplement plus paranoïaque qu'ils ne le pensaient tous les deux.
Dumbledore, cependant, ne semblait pas s'en soucier. «C'était peut-être un rat. Est-ce que quelque chose a été dérangé ou pris ?»
Rogue souffla. «Les protections antivol étaient intactes, donc non. Directeur, pourquoi ne m'avez-vous pas informé au sujet du nouvel... Animal de Potter ?»
Dumbledore tordit sa main noircie devant lui dans un geste de conciliation. «Ah oui, je vois où vous voulez en venir. Je me demandais si vous alliez vous poser les mêmes questions que moi. Y a-t-il eu le moindre signe de Voldemort depuis que vous lui avez administré la potion ? Au fait, bien joué mon garçon. Ça a dû être difficile.»
«Oui, ça l'a été.» Glissa Rogue d'un ton irrité. «Les elfes de maison sont intarissables sur la protection des cuisines et des objets qu'elles contiennent. J'ai réussi à en verser dans la crème la veille au soir.»
Harry était content d'avoir mis un sort de silence, car à cet aveu de culpabilité, Voldemort émit un sifflement aigu, crachant du venin au passage. Sans réfléchir, Harry leva la main et l'a glissa sur la tête et la capuche de Voldemort, essayant de le calmer, tout en pensant, 'Il prend son thé avec de la crème ?' parce qu'il trouvait ça étrange. Pour une raison quelconque, le geste inconscient fonctionna, cependant, le serpent se tut et se concentra à nouveau sur la conversation.
«Aucun signe.» Rapporta Rogue, ignorant les compliments de Dumbledore. «Comme je l'ai dit, Queudver a prétendu avoir tué un grand serpent blanc le même jour. J'ai, bien sûr, lancé un Oubliette sur le rat. Je n'ai pas vu le corps comme preuve, cependant, il n'a pas été repéré depuis par ceux qui ont été autorisés à entrer dans la base du Seigneur des Ténèbres, et Queuedver a insisté sur le fait qu'il était mort.»
«Hmm, si c'est le cas et que c'était Voldemort, alors le résultat de la potion est inattendu.» Dit Dumbledore d'une manière un peu sèche et boudeuse, qui fit penser à Harry qu'il manquait quelque chose, mais il espérait que les choses deviendraient plus claires au fur et à mesure qu'il écouterait.
«Apparemment...» Poursuivit Dumbledore, nous n'avions pas pris en compte la réaction de la potion au corps et à la magie de Voldemort. Un serpent ! Vous vous rendez compte ! J'étais persuadé que cette concoction particulière entraînerait une transformation en corps temporaire avant le rituel avec Harry, ou même en ombre comme avant. La potion devait prendre comme modèle de transformation ses états affaiblis du passé. Peut-être que c'était sa forme Animagus ? Hmm. Je me demande si l'autre...»
«Oui, oui, je sais.» Grogna Rogue, interrompant ce que Dumbledore avait à dire et insérant ses propres mots. «L'autre potion donnerait très probablement des résultats intéressants également. De toute façon, cela n'a pas d'importance. Ce que je veux savoir maintenant, c'est si vous pensez que Voldemort a été banni une fois de plus ?»
Harry s'interrogea sur le choix des mots de Dumbledore. Pourquoi "banni" et non "tué" ?
«Ce serait le cas idéal.» Rogue murmura quelque chose que Harry ne put entendre correctement - quelque chose à propos de "parti pour de bon".
Plus fortement, Rogue dit. «Mais vous n'en êtes pas sûr. Ne trouvez-vous pas étrange que quelques jours après que Queudver ait trouvé un étrange serpent blanc dans le manoir de Vous-savez-qui, le petit Potter en trouve un lui aussi ?»
Dumbledore ne sembla pas affecté, comme toujours. «Oui, c'est une étrange coïncidence, n'est-ce pas ? Les coïncidences sont une magie délicate dans ce monde. Vous ne pensez pas vraiment que Harry soit capable d'aider Voldemort, n'est-ce pas ?»
En ricanant, Rogue dit. «C'est un Gryffondor, je ne dirais pas qu'il est aussi stupide.»
Harry se sentit très contrarié. Peut-être que le fait de se faire traiter de stupide par Voldemort plusieurs fois par jour lui avait fait perdre sa tolérance à l'égard des autres. À cet instant, Rogue était officiellement rayé de sa liste "Ne pas toucher" pour la fin de la septième année. Cet imbécile pouvait se débrouiller tout seul.
Peu importe si Harry aidait Voldemort... Ce n'était pas le problème !
«Que Voldemort arrive à Poudlard sous la forme d'un simple serpent en si peu de temps, serait un exploit. Cependant, j'ai jeté un sort à Harry et son serpent par précaution. Je vous assure que pendant la "période d'essai" du serpent, les deux semaines précédant les vacances, le serpent ne pourra pas s'éloigner de Harry de plus de trois mètres. Si quelqu'un s'est effectivement introduit dans votre bureau, il est très peu probable qu'il s'agisse du serpent de Harry alors que Harry lui-même se trouve dans la tour de Gryffondor.»
Quand Harry entendit Dumbledore parler du sort qui les liait, il commença à craindre le danger qui résulterait pour Voldemort s'il décidait de s'échapper. Ça n'étonnerait pas Harry que l'homme-serpent essaye.
Il se demanda ensuite s'il se sentait inquiet pour le Seigneur des Ténèbres, mais il n'arrivait pas à en tirer une conclusion. Autour de son cou, Voldemort gardait un silence inhabituel.
«Qu'est-ce qui vous fait croire que Potter n'aiderait pas le Seigneur des Ténèbres s'il est ce serpent ?»
De là où Harry se cachait, il put tout juste distinguer l'expression sereine de Dumbledore se transformer en quelque chose de plus sérieux. «Allons Severus, nous devons faire confiance à Harry. Il est le seul capable de vaincre Lord Voldemort, et s'il est vraiment banni une fois de plus, alors Harry aura le temps d'accomplir sa tâche.»
Béni soit Dumbledore et ses discours culpabilisants. Harry fronça les sourcils, mettant de côté ses sentiments pour écouter ce qui pourrait encore être dit.
«Je pense toujours que mettre tous vos espoirs sur un garçon est extrêmement stupide.»
Le visage de Dumbledore fut à nouveau jovial. «Ah, mais Harry n'est pas un garçon ordinaire, n'est-ce pas ? Allons, il est tard. Je vous verrai demain matin Severus.»
Rogue marmonna un bonsoir sans joie avant de se retourner et de redescendre dans les cachots. Dumbledore retourna lui aussi d'où il venait, laissant Harry et Voldemort seuls dans l'obscurité.
:Eh bien ?:
Voldemort agita sa langue. :Très curieux.: Siffla le serpent presque distraitement.
:Euh, Tom, la potion ? Est-ce que tu as fait attention, parce que tu ne sembles pas trop t'en soucier.:
:Bien sûr que je m'en soucie, sale gosse, mais d'autres informations intéressantes ont également été divulguées.:
:Euh...: Réfléchit Harry. :Comme le fait que je sois apparemment le seul à pouvoir te tuer ? Moi, un gamin de seize ans qui n'a qu'une fraction des connaissances que tu as ?
:Il semble que tu sois plus que ce que tu sembles être.:
Harry se moqua et leva les mains. :Pas toi aussi ! Je me disait que toi au moins tu refuserais de me considérer comme le Garçon-qui-a-survécu, l'Élu ou le Sauveur. En réalité, je n'ai rien de spécial.:
'Pourquoi est-ce que je raconte ça au Seigneur des Ténèbres ?' Se demanda Harry avec exaspération.
La langue de Voldemort se délia de façon curieuse. :Tu as survécu au sort de la Mort.:
:Tu sais ce que pense Dumbledore ? Il pense que c'est le pouvoir de l'amour que je possède qui te vaincra. Qu'est-ce que je suis censé faire, te serrer dans mes bras jusqu'à la mort ? J'ai survécu à ce maléfice mortel parce que ma mère s'est sacrifiée pour moi. Tu n'as écouté qu'une partie de cette foutue prophétie et voilà qu'elle s'est réalisée. Si tu n'étais pas allé là-bas cette nuit-là, je n'aurais pas été marqué comme ton soi-disant égal et tu serais probablement en train de diriger le monde en ce moment.:
Voldemort garda un silence contemplatif pendant un moment avant de siffler doucement. :Tu connais la prophétie, n'est-ce pas ?:
'Oh merde !' Pensa Harry. 'Je ne voulais pas en dire autant...'
:Dis-moi, Potter, qu'est-ce que ça dit ?: Dit gentiment l'homme-serpent. Euh, plus gentiment que d'habitude, en fait.
Harry soupira. Eh bien, qui ne tente rien n'a rien. Peut-être que Voldemort réaliserait enfin que tout était de sa faute pour avoir écouté cette stupide prophétie.
:Après le ministère l'année dernière, Dumbledore m'a emmené dans son bureau et m'a montré le souvenir du moment où la prophétie a été prononcée pour la première fois.: Expliqua Harry.
En fermant les yeux, il murmura. «Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois...»
Harry détestait cette prophétie. À cause d'elle, sa vie entière n'avait été qu'une immense déception. Dumbledore pensait que sa capacité à aimer vaincrait Lord Voldemort. En réalité, Harry connaissait à peine cela ; il avait grandi dans un foyer sans amour, et même aujourd'hui, il n'était pas certain que lui et ses amis partageaient un amour pur. Parfois, il semblait que ce n'était qu'un amour conditionnel, au lieu d'un amour inconditionnel. Un mariage de convenance. Parfois, ils étaient les meilleurs amis du monde. C'était tellement déroutant.
Voldemort émit un léger grognement, sortant Harry de sa torpeur. :Tu n'es pas mon égal.:
:Ah oui ? Dis-le à Dumbledore, car il semble penser que cette prophétie est exacte. Je dirais que mon prétendu pouvoir secret n'est qu'un coup de chance, mais je pense que tu le sais déjà.: Se moqua Harry.
:Oui, c'est très agaçant, en effet. Mais laissons ce sujet pour l'instant, car il ne nous mène nulle part, et retournons à la Tour.:
:Oui, Maître.: Grommela Harry d'un air moqueur, vérifiant la carte avant de partir.
Une fois bien installé dans son lit, Voldemort se pelotonna devant Harry, les yeux rouges brillants. Ils étaient maintenant capables de discuter de ce qu'ils avaient entendu au sujet de la potion utilisée par Rogue.
:D'après ce que j'ai compris, l'intention de la potion était de transformer une personne dans un état de faiblesse passé. Les résultats d'une telle opération peuvent varier considérablement, selon la personne, car il existe toutes sortes de faiblesses auxquelles une personne peut être soumise.:
Harry réfléchit à cela et compara aux hypothèses qu'il s'était faites à partir de ce qu'il avait entendu de Dumbledore. :Je pense que tu as raison. Mais, la plupart des gens ne se transformeraient-ils pas simplement en enfant ? Ça semble être l'état le plus faible qui existe.:
Voldemort hocha sa petite tête. :Peut-être, mais comme je l'ai dit, cela dépend de la personne. Je dois admettre que Severus Rogue est un brillant maître des potions. La potion qu'il m'a donnée est puissante car elle est précise. Une telle potion serait très difficile à préparer, sans parler de l'inventer, si c'est ce que Rogue a fait. Il faudrait plus qu'un peu de magie pour la créer.:
:En quoi elle est "précise" ?:
:Pense-y ; ton observation de l'enfance comme étant l'état le plus faible d'une personne est exacte, mais disons qu'une personne a traversé une période de dépression ? Dans ce cas, elle est émotionnellement faible, et peut en fait remplir les conditions pour la potion. Ou alors, une personne a été temporairement aveuglée ou maudite. Je pense que la potion de Rogue pourrait ramener une personne dans l'un de ces états. J'imagine qu'elle peut même tuer, si une personne est morte et a été ramenée à la vie avant que son âme n'ait eu le temps de partir. Quoi qu'il en soit, ce doit être un état d'impuissance presque totale, telle est ma conclusion.:
Harry commençait tout juste à comprendre le concept. :Donc, pour moi, mon état de faiblesse n'est peut-être pas de devenir un bébé, mais plutôt comment je suis quand les Détraqueurs sont dans les parages, ou quand un bâtard en particulier essaye de me posséder...:
Voldemort eut l'audace de glousser. Harry lui lança un regard noir.
:Mais, Rogue et Dumbledore voulaient que tu retrouves... le corps que tu avais avant que Queudver ne te jette dans le chaudron la nuit de la Troisième Tâche, ou cette forme spirituelle. Alors pourquoi tu t'es transformé en serpent ?:
:Pour expliquer : il s'agit simplement de mon état le plus faible. Même moi, je n'aurais pas pu expliquer ce résultat, mais maintenant que j'y réfléchis, ça a du sens. Lorsque j'étais sous forme d'esprit, je n'étais pas complètement impuissant car je pouvais posséder d'autres sorciers, et lorsque j'étais sous forme temporaire, j'étais capable d'accéder à ma magie. Dans les deux cas, je devais compter sur mes adeptes, mais seulement dans une certaine mesure. Au lieu de cela, la potion a fait ressortir la partie serpent en moi que Dumbledore n'avait pas prise en compte. Je soupçonne ma magie d'avoir essayé de me protéger, mais, comme je l'ai dit, la potion a dût avoir besoin de magie pendant sa préparation - ma magie a mal réagi et a ainsi donné à la potion volatile le pouvoir de me donner une forme vraiment affaiblie. Comme je suis maintenant, je suis dans mon état le plus faible. Après tout, je dois compter sur toi, non pas mes partisans, mais mon ennemi. Tu es le seul à pouvoir me comprendre, et tu es le seul à pouvoir m'aider.:
Harry était stupéfait. :C'est... C'est quelque chose.: Répondit-il sans élégance.
:Oui.: Siffla Voldemort. :Cette potion est en effet une pièce importante de magie et de savoir-faire.:
Les deux hommes restèrent assis en silence pendant un moment. :Ils ont parlé d'une potion équivalente.: Dit finalement Harry.
:Ils en ont parlé.: Voldemort était d'accord. :Mais je ne sais pas s'ils en ont parlé en théorie ou s'il y en a vraiment une. Je suis sûr que Rogue avait une cave cachée sous son bureau. Comme beaucoup de maîtres des potions. Il y avait un courant d'air qui ne cadrait pas avec le reste de la pièce. S'il y a quelque chose, il l'a garde là.:
Harry soupira. :On a fait une erreur ce soir en oubliant les protections et... oh, s'il te plaît, ne me regarde pas comme ça, même le Seigneur des Ténèbres peut faire des erreurs. De toute façon, il va falloir faire profil bas avant de réessayer.
Les vacances de Noël sont dans deux semaines, et d'ici là le sort de liaison que Dumbledore nous a jeté aura été levé. On pourra réessayer à ce moment-là, puisque je serai au château.:
'Ouais.' Pensa Harry d'un air sombre. 'Il est hors de question que j'aille chez les Weasley pour les vacances cette année... pas avec Voldemort.'
Voldemort grogna mais dût acquiescer. Soudain, il pencha bizarrement la tête et focalisa ses yeux écarlates sur Harry.
:Tu sais qu'il est en train de mourir ?:
Harry fronça les sourcils, surpris. :Qui ?:
:Dumbledore.: : Dit le serpent d'un ton direct. :Sa main noircie est le résultat d'un sombre sort. Il semblerait que le directeur se soit mêlé de ce qu'il n'aurait pas dû.: Le ton sombre de Voldemort laissait entendre qu'il en savait plus, et qu'il était très en colère contre quelque chose, mais Harry était trop abasourdi pour prendre la peine de demander.
«Il est en train de mourir ?» Chuchota Harry. «Je ne te crois pas.»
:Alors tu es un idiot.:
Le pire, c'est que c'était une chose que Harry pouvait croire.
Harry secoua la tête bêtement. Pas Dumbledore ! Cet homme, bien qu'il avait l'air de vieillir, semblait intemporel à Harry, une sorte de constante qui serait toujours là. Ce vieil homme apparemment sage qui, Harry avait fini par le comprendre, pouvait être tout aussi aveugle que Voldemort sur le fonctionnement du monde. L'homme avait fait des erreurs, mais il avait le droit de les faire, c'était le droit d'un être humain.
Mais maintenant il était en train de mourir ?
Ce serait la fin d'une époque. Dumbledore était l'icône de la Lumière depuis des décennies, depuis qu'il avait vaincu Grindelwald. Si Dumbledore mourait, où cela les mènerait-il ? La panique commença à monter dans la gorge de Harry.
Mais il se concentra à nouveau sur Voldemort et se força à se calmer. Il avait besoin de regarder les choses rationnellement, et de réfléchir.
Dumbledore avait essayé de lui dire quelque chose, de lui apprendre quelque chose sur Voldemort. Il le savait depuis que le directeur l'avait amené dans son bureau pour consulter de vieux souvenirs sur l'ennemi. Il essayait de transmettre à Harry une sorte de savoir avant qu'il ne meure. Mais quoi ? Et pourquoi le faisait-il de cette manière étrange et détournée ? Harry voulait bien comprendre les choses par lui-même, mais parfois, il était plus simple que quelqu'un le fasse pour lui, surtout si le temps était compté.
Quoi qu'il en soit, Dumbledore voulait qu'il le découvre par lui-même, et Harry ne savait pas s'il devait le faire avant ou après la mort de Dumbledore. En tout cas, le plan de Dumbledore et Rogue pour affaiblir Voldemort commençait à prendre tout son sens. Alors que le temps de Dumbledore était compté, il essayait apparemment de faire en sorte que celui de Harry soit un peu plus long. Harry ne comprenait pas encore tout, mais il savait que Dumbledore lui cachait volontairement des informations. C'était la façon dont le vieil homme travaillait. Cela énervait Harry, mais il avait fini par décider qu'il comprenait, il laisserait le directeur jouer selon ses règles... pour l'instant.
Voldemort s'impatientait de plus en plus face au silence. :Tu ne vas pas pleurer, n'est-ce pas Potter ?:
Harry fut étonné de cette grossièreté, mais il se souvint que c'était le Seigneur des Ténèbres, qu'être un salaud était dans sa nature et qu'il ne pouvait pas se soucier de la mort de Dumbledore. Encore un peu sous le choc, Harry secoua la tête.
:Non, ne t'inquiètes pas, je ne voudrais pas t'infliger une souffrance émotionnelle.:
:Épargne-moi, Potter. Et tant mieux, parce que je ne veux pas avoir à supporter tes pleurnicheries pendant Merlin je ne sais combien de temps.:
:Oh, ne t'inquiète pas.: Lui dit Harry avec une gaieté larmoyante, repoussant toute pensée pour Dumbledore. :Les semaines vont passer vite, surtout en t'amusant avec moi !:
Voldemort poussa un gémissement. :Des semaines ! Mes Mangemorts vont se faire tuer, je le sais, alors que tu es à ma portée et que je ne peux même pas te toucher.:
:Regarde le bon côté des choses.: Dit Harry. :Tu auras tout le temps de reconstituer tes troupes pendant que je termine l'école.:
:Va dormir, petit morveux.:
:Oui, Maître.:
A SUIVRE...
