Snake Named Voldemort (Un Serpent Nommé Voldemort)

Résumé : Après s'être transformé en serpent et incapable de se retransformer, Lord Voldemort est obligé de se tourner vers le seul autre Fourchelang, Harry Potter. Après avoir conclu un accord, Harry accepte d'aider le Seigneur des Ténèbres à retrouver sa forme humaine. SLASH HP/LVTEJ

Auteur : estalita11

Traductrice : yaoipowaa56

Dislaimers : Je ne possède rien d'Harry Potter

«Discours normal»

:Fourchelang:

'Pensées'


Chapitre 7

:Qu'est-ce qui se passe ?: Demanda Harry en grimpant les escaliers pour rejoindre la tour Gryffondor. Son humeur était peu recommandable, avec sa main endolorie à cause de la copie tortueuse pendant la détention de Rogue et l'irritation causée par la petite escapade de Voldemort. Cet homme allait vraiment finir pas tuer Harry.

:Tu es prêt à te faire prendre à fouiner dans le bureau de Rogue, mais tu n'es pas prêt à révéler ta situation à Lucius Malefoy, un vrai et loyal Mangemort ?:

:Le jeu en valait la chandelle.: Répondit Voldemort, indifférent à la quasi-inquiétude de Harry... Harry voulait peut-être le nier, mais il avait peur que l'impatience du Seigneur des Ténèbres ne lui attire des ennuis ; après tout, c'était déjà arrivé, pensa Harry en secouant légèrement la tête. Quelque peu frustré par tout ce qui lui arrivait ces derniers temps, il dégagea sa frange sombre de ses yeux en poussant un lourd soupir.

:Alors...? Ça valait le coup de prendre le risque ?:

Voldemort hocha la tête, un geste que Harry vit du coin de l'œil. Il était toujours amusé par les expressions humaines que le serpent parvenait à utiliser.

:Je sais définitivement qu'il y a un espace sous le plancher. L'odeur est plus forte derrière le bureau.:

Harry soupira à nouveau. :Rogue est au courant pour la magie Fourchelang maintenant... Entrer dans son bureau pourrait être plus difficile maintenant.:

:En effet. Tu devrais peut-être faire des recherches sur les protections.:

Super, encore du travail.

:Nous allons devoir attendre qu'il soit sorti du château.: Continua Harry. :Espérons qu'il parte pendant les vacances. Je crois qu'il te soupçonne, mais qu'il ne peut pas le prouver. Je commence à me dire que j'aurais dû effacer la mémoire de Malefoy. On le soupçonne déjà d'en avoir parlé à son père aussi... Sauver ton cul n'a fait que compliquer ma tâche.:

Harry rit de l'absurdité de cette déclaration. Après tout, il était l'Élu, celui qui devait vaincre le Seigneur des Ténèbres, pas le sauver. Il travaillait dans la direction opposée, et rendait littéralement sa tâche plus difficile. Mais il devait se rendre à l'évidence : il lui était plus facile de sauver les gens que de les tuer.

Si seulement sauver Voldemort et le vaincre était la même chose...

Voldemort grommela quelque chose d'indiscernable, peut-être mal à l'aise à l'idée de son sauvetage.

Harry s'avança devant le portrait de la Grosse Dame, mais retarda la prononciation du mot de passe pour faire un dernier commentaire au Seigneur des Ténèbres.

:La prochaine fois que tu décideras d'être un Gryffondor, préviens-moi, d'accord ?:

:Seulement si tu n'utilises plus jamais le sort Accio sur moi. Quelle grossièreté.:

Harry eut l'audace de glousser.


«Ah, Harry, je peux te parler un instant ?»

Harry leva les yeux du sol en pierre du couloir qu'il avait traversé et il rencontra les yeux étincelants du directeur.

«Bien sûr, Monsieur.»

Dumbledore s'approcha de Harry et marcha à côté de lui. «Je vois que tu as décidé de rester ici pendant les vacances. J'avais pensé que tu que tu préférerais rester avec tes amis. Puis-je te demander pourquoi ?»

Harry ressentit un pincement de panique et tenta d'ériger les boucliers d'Occlumencie qu'il avait développés avec le livre que Voldemort lui avait suggéré. Mais il n'avait que quelques jours d'entraînement et Harry savait que la plupart des boucliers étaient inefficace. Alors Harry se contenta de regarder droit devant lui
et essaya de ne pas avoir l'air dérangé par la question, ou du moins pas comme s'il avait un secret.

«Eh bien Monsieur,» Commença Harry. «Je suis inquiet à propos de Voldemort. L'incident au ministère m'a fait...» Harry avala de travers. «Cela m'a fait réalisé les risques que mes amis courent en me côtoyant. Voldemort ne reculerait devant rien pour m'atteindre. Cela me tuerait si quelque chose arrivait à l'un d'entre eux à cause de moi.»

Fronçant les sourcils, Dumbledore posa une main sur l'épaule de Harry, stoppant son avancée. Voldemort s'écarta subtilement de la main noire, et ridée, mais il ne réagit pas. Harry se sentait plutôt mal à l'aise avec cette main là aussi.

«Harry, tu ne peux pas vivre ta vie dans la crainte de Voldemort. S'il est vrai qu'il y a un certain risque pour ceux qui t'entourent, je pense que tu comprendras qu'ils l'acceptent volontiers.»

«Je le sais, Monsieur.» Répondit Harry. Il décida de donner la même excuse que celle qu'il avait donnée à ses amis. «Mais Voldemort a été silencieux ces derniers temps et je me demande s'il ne prépare pas quelque chose. Je passerai de meilleures vacances en sachant que si je reste au château, il y aura moins de risques que mes amis soient en danger si ces plans me concernent.» Dit Harry sèchement se risquant à regarder dans les yeux de Dumbledore. «De plus, Poudlard est plus ma maison que n'importe où ailleurs, et ce ne sera pas compliqué de passer Noël ici.»

Dumbledore arqua un sourcil touffu. «Harry, ne préférerais-tu pas dire que ta maison est l'endroit où se trouvent ceux que tu aimes ? Tu ne devrais pas te limiter à ça.»

Harry baissa de nouveau les yeux. «Je sais... Ça ne fait de mal à personne personne si je reste ici, alors c'est ce que j'ai décidé de faire. Ne vous inquiétez pas pour moi, je passerai quand même un joyeux Noël ici.» Harry sourit au directeur, une expression sincère qui n'était que légèrement atténuée par la culpabilité qu'il ressentait d'avoir menti.

Après avoir observé Harry un instant, Dumbledore acquiesça lentement et dit. «Si tu en es sûr, mon garçon. Dans ce cas, j'espère que cela ne te dérange pas de me retrouver plus tard dans mon bureau, n'est-ce pas ?»

Les sourcils de Harry se plissèrent lorsqu'il écarquilla les yeux, légèrement surpris que Dumbledore lui donne des "leçons" contre Voldemort pendant les vacances. «Oh, non, ce serait formidable.»

«Très bien, je te verrai plus tard.»

Harry dit au revoir au directeur et continua son chemin vers son dortoir.

:Tu ferais bien d'être reconnaissant, connard, pour tout ce que je fais pour toi.: Grommela Harry. Parfois, il souhaitait que ce ne soit pas la pause saisonnière du Quidditch, auquel cas Voldemort aurait été obligé de venir faire un tour avec lui. Il pouvait toujours sortir son balai de toute façon...

Voldemort ne dit rien en réponse.

Une fois dans la tour Gryffondor, Harry se laissa lourdement tomber sur son lit, il sortit sa baguette pour la poser sur sa table de nuit, mais il s'interrompit et fit rouler le bâton de bois entre ses doigts.

:Hé Voldemort ?:

:Quoi ?: Dit le serpent avec un léger grognement acerbe.

Harry ne tint pas compte de son ton. :Comment se fait-il, à ton avis, que nous ayons des baguettes jumelles ?:

Prenant le temps de se glisser le long du bras de Harry et de descendre sur la couette, Voldemort se pelotonna au pied du lit comme toujours tandis que Harry se déplaçait pour faire face au serpent.

:Comment ça ?: Demanda le serpent d'un ton plutôt neutre. Encouragé, Harry poursuivit son raisonnement.

:Je veux dire... si on réfléchit, nous sommes destinés à tuer l'autre, et pourtant nous avons des baguettes qui sont inefficaces l'une contre l'autre dans un combat mortel. Peut-être qu'il y avait une clause dans cette prophétie qui disait que nous devions avoir un combat épique à l'épée jusqu'à la mort au lieu d'utiliser la magie ?: Dit Harry avec légèreté, vraiment amusé en y pensant. :Comme c'est drôle.:

:Oui.: Siffla lentement Voldemort. :C'est assez... curieux.:

Harry acquiesça. :C'est ce qu'a dit Ollivander. C'est étrange, n'est-ce pas ? Nous sommes là, "ennemis mortels", et nos baguettes nous disent... quoi ? Que nous sommes censés être, euh, des amis ? Oh chut, je dis ça comme ça.: Dit Harry, interrompant la tirade de Voldemort contre l'utilisation du mot "amis" dans une phrase les impliquant tous les deux.

:Je t'en veux, Potter.: L'informa Voldemort.

:Quoi ? Pourquoi moi ?: S'exclama Harry, indigné.

:Je t'en veux parce que c'est clairement ta faute.:

Harry recula. :Attends une minute, c'est toi qui m'as désigné comme ton ennemi. Ce n'est pas plutôt ta faute ?:

:Bien sûr que non, j'avais ma baguette en premier.:

Harry roula les yeux. :Ta logique est nulle.: Il se laissa tomber sur le dos, plaçant ses bras derrière sa tête. Bien que Voldemort ne voyait pas grand-chose dans leurs baguettes jumelles, ou du moins pas en apparence, Harry avait l'impression qu'il y avait quelque chose de significatif. Quelles étaient les chances que deux ennemis aient des baguettes incapables de se battre réellement l'une contre l'autre ? C'était tellement stupide.

:Non, je veux dire...: Harry roula sur le côté, sa joue appuyée sur l'oreiller :Est-ce que ça a quelque chose à voir avec notre connexion ?:

Voldemort ne répondit pas tout de suite. :Je suppose que c'est possible.: Répondit-il lentement, à contrecœur.

:Je voulais te demander,: Dit Harry après un moment de réflexion. :Si tu savais ce qu'il en est exactement, parce que tu ne peux pas me dire que c'est normal.:

Cette fois, Voldemort ne répondit pas.

:Tu ne sais pas, n'est-ce pas ?: Harry inclina la tête pour regarder le serpent recroquevillé dans le lit.

Voldemort fit entrer et sortir sa langue de sa bouche. :C'est très inhabituel.: Admit-il au jeune sorcier.

Harry voulait en demander plus, mais à ce moment-là, Ron entra dans le dortoir des garçons de sixième année et s'adressa à son ami.

«Hé mon pote, tu viens ou quoi ?»

Harry se leva rapidement du lit. «Oh, c'est vrai, j'avais oublié qu'on devait tous étudier ce soir.» Harry se leva, prit un Voldemort détendu et son sac de livres et suivit Ron dans la salle commune, où Hermione attendait.

«Te voilà, Harry. Maintenant,» Dit Hermione en plaçant un morceau de parchemin - attendez, c'était un plan de cours ? Ack, bien sûr, c'était Hermione en face de l'endroit où Harry s'était assis. «Je pense que tu dois te concentrer sur la théorie des Sortilèges, Harry, tu as du mal avec... ça...» Et elle continua, prenant comme d'habitude le contrôle de la séance d'étude. Harry travaillait tranquillement tandis que Voldemort était enroulé confortablement autour de ses épaules.

Si Harry ne le connaissait pas mieux, il aurait juré que le Seigneur des Ténèbres faisait la sieste.


:Honnêtement, Potter, on ne peut pas juste en finir avec ça maintenant ? Arrête de te pomponner.:

Harry ricana à l'image de Voldemort dans le miroir tandis qu'il ajustait son col.

:Ce n'est pas parce que j'ai l'air jeune et beau et pas toi que tu dois t'en plaindre... C'est toi qui t'es fait une tête de serpent, pas moi. J'aimerais vraiment pouvoir te laisser derrière moi, mais le sort qui nous lies ne se rompra pas avant minuit ce soir.:

Voldemort siffla en guise de réponse tandis que Harry descendait les escaliers pour se rendre dans la salle commune où il retrouva Hermione. Il avait réussi à échapper aux réunions du club des limaces du professeur Slughorn, mais il était maintenant obligé d'aller à la fête de Noël du professeur. Hermione était invitée aussi, car elle était une sorcière brillante, mais Harry savait qu'il était invité uniquement parce qu'il n'était pas mort alors qu'il aurait dû. Le fait d'être célèbre.

Voldemort s'était plaint d'avoir été soumis à la torture flamboyante des habitudes de "collection" du professeur auxquelles il pensait avoir échappé depuis longtemps. Harry lui avait répondu qu'au moins il n'était plus le centre d'intérêt de cette collection.

«Tu es prête ?» Harry s'adressa à Hermione poliment. «Tu es magnifique, d'ailleurs.»

:Potter, dois-je te rappeler que je t'ai interdit de fréquenter le sexe féminin en ma présence ?:

:Oh, je garderai à l'esprit que pour les hommes c'est bon alors.: Dit Harry du coin de la bouche en guise de réponse, ne quittant jamais son sourire destiné à sa camarade Gryffondor, tandis que Voldemort faisait un curieux bruit d'étouffement. Hermione rougit et baissa les yeux sur sa robe crème et brillante, glissant une main sur le devant de sa robe. «Merci, Harry. Tu es très élégant toi aussi.»

Harry fronça le nez et baissa les yeux sur le vêtement qu'il portait. Hermione rit de son expression.

Voldemort le savait très bien, Harry et Hermione n'y allaient qu'en tant qu'amis. Hermione avait prévu d'emmener Ron, mais ils s'étaient récemment disputés. Vraiment, se demandait Harry, quand ses deux amis allaient-ils se décider à agir et réaliser ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre ? Harry avait suggéré qu'ils y aillent ensemble et ainsi ils réaliseraient leurs sentiments.

Harry avait été en fait à moitié-sérieux quant à son commentaire précédent sur les hommes. Dans le monde moldu, les relations homosexuelles étaient mal vu, mais lorsque Harry était entré dans le monde des sorciers, cela n'avait pas vraiment posé de problème, même si, en règle générale, les lignées les plus anciennes étaient censées produire un héritier, quelle que soit son orientation sexuelle. Harry s'était jeté à corps perdu dans le monde dans lequel il était né, et il n'était pas difficile d'adopter les coutumes qui avaient du sens. Jusqu'à présent, Harry n'avait pas eu beaucoup de chance avec les femmes - le fiasco de Cho Chang avait été gênant, et Ginny était plutôt une sœur - alors peut-être devait-il essayer avec les hommes... ?

Il est vrai qu'en ce moment, il avait beaucoup trop de choses à faire pour pouvoir envisager une quelconque relation. Il était dans une situation assez compliqué en ce moment avec Voldemort, aussi bizarre que cela puisse paraître. Oui, en ce moment il préférait aller faire la fête avec Hermione, confiant dans la certitude qu'ils se voyaient tous les deux et se verraient toujours comme de très bons amis.

Le duo, techniquement trois, quitta la Tour et se dirigea vers la fête de Slughorn. Marchant côte à côte, perdus dans un badinage insensé, ils arrivèrent dans le grand bureau de Slughorn où se tenait la fête. Comme Voldemort l'avait prédit à Harry, la pièce était recouverte de verts, rouges et métallisés, accentués par des bougies décoratives éparpillées dans la pièce. L'air était chargé de parfums et d'autres odeurs, et quelque part il y avait une musique joyeuse qui était joué.

«Oh.» Hermione resta bouche bée. «N'est-ce pas... charmant ?»

Harry partit immédiatement chercher du punch pour Hermione et lui. Si Harry avait voulu que sa présence reste discrète, il fut cruellement déçu.

«Ah, Harry mon garçon ! Quand es-tu arrivé ? Peu importe, peu importe... Je suis content que tu ais pu venir ! Tu apprécies la fête ?»

Harry hocha la tête, écartant avec précaution les verres de punch qu'il tenait à deux mains des mains agitées de Slughorn.

«Oui, Monsieur. Merci de m'avoir invité.» Dit Harry en reportant son attention sur Slughorn.

«Oh, quand tu veux, quand tu veux, mon enfant. Après tout, ça n'aurait pas été une fête sans le Garçon-Qui-À-Survécu, n'est-ce pas ?»

Intérieurement, Harry se renfrogna alors qu'extérieurement, il affichait un sourire crispé sur son visage. Par chance, Slughorn se laissa distraire par un autre invité fortuné et s'excusa pour permettre à Harry de retrouver son ami et de donner le punch à Hermione.

La fête s'avérait être plutôt intéressante. Après tout, de nombreuses personnes célèbres ou remarquables étaient présentes, dont un vampire. Voldemort murmurait les noms de certaines personnes qu'il reconnaissait, et disait même à Harry d'aller se présenter à quelques-uns. Au début, beaucoup de gens étaient un peu décontenancés par le serpent drapé aussi discrètement que possible autour des épaules de Harry, mais tout le monde eut vent rapidement que le survivant avait sauvé un serpent d'une mort certaine, ce qui en calma certains. C'était un fait bien connu, que Harry Potter était un Fourchelang, et tous les élèves de Poudlard savaient que c'était un secret difficile à garder. Il ne faudrait pas longtemps avant que l'information selon laquelle il utilisait la capacité rare pour converser avec son serpent de compagnie ne fasse du bruit. Harry n'était pas vraiment ravi par la perspective d'encore plus de rumeurs sur son soi-disant "passage dans les ténèbres", mais il y était préparé et habitué.

Maintenant, si on apprenait que son serpent est Voldemort... alors, ça ce serait vraiment quelque chose à voir. Oh, la panique... Ha, ça pourrait en valoir la peine, se disait Harry.

Quant à Hermione, elle était elle-même plutôt satisfaite de la fête. Elle avait trouvé un auteur connu avec qui elle pouvait discuter longuement.

Au milieu de la nuit, Harry fut abordé par un grand sorcier aux cheveux châtain foncé, vêtu d'une robe grise ardoise flatteuse, avec des parures marron foncé. Il arborait un sourire agréable en tendant la main pour une poignée de main.

«Bonjour, je suis Danton Drusferd.» Sa voix d'un léger ténor parcourait facilement la distance entre eux.

Harry jeta un coup d'œil à la main avant de regarder dans les yeux gris plutôt banals de l'autre sorcier, bien qu'ils semblaient assez amicaux. Il prit la main dans la sienne. «Bonjour, je suis...»

«Oui, Harry Potter. C'est un plaisir de te rencontrer.»

Harry lutta contre l'envie de rouler des yeux. Cela faisait la cinquième fois ce soir qu'il n'avait pas été autorisé à se présenter. Néanmoins, il répondit. «Moi aussi, je suis ravi de te rencontrer. Tu as été élève à Poudlard ?» Demanda Harry, faisant la conversation. Il y avait quelque chose de familier chez l'autre sorcier. Danton semblait relativement jeune, pas plus de vingt-deux ans. Son visage était fin, avec des pommettes plutôt saillantes et un nez droit. Il n'était pas excessivement beau, mais il avait une sorte d'allure.

«J'étais en cinquième année quand tu étais en première.» Répondit l'autre garçon. «Je m'en souviens parce que c'était l'année où j'ai passé mon test d'aptitude à l'enseignement et que tu étais une sacrée distraction avec toutes les bêtises que tu faisais. J'ai été plutôt impressionné ; faire partie de l'équipe de Quidditch, combattre un troll, éliminer ce professeur tordu adepte de magie noire. Oui, plutôt impressionnant.» Répéta-t-il avec un sourire amusé. Harry ne put s'empêcher de lui rendre son sourire. Voldemort remua sous les robes de Harry.

«J'espère que tes notes de BUSE n'ont pas souffert à cause de moi.» Plaisanta Harry. Danton gloussa légèrement.

«Oh, ne t'inquiètes pas. J'étais un Serdaigle.» dit-il comme seule explication, mais Harry haussa les sourcils en signe de compréhension. «C'était intéressant de te voir prendre d'assaut Poudlard.» Continua Danton, regardant Harry avec une étrange expression de fascination sur son visage. Harry ressentit le besoin de remuer et se gratta la nuque.

«Eh bien, je suis heureux d'avoir pu fournir un divertissement aussi spectaculaire.» Dit Harry d'un ton sec, mais son expression était imperturbable. «Comment connais-tu le professeur Slughorn ?»

Danton haussa les épaules. «Ma mère fait partie de son petit club. Elle m'a amené en tant qu'invité. Je ne peux pas dire que j'étais très enthousiaste à l'idée.» Dit-il, haussant à nouveau les épaules et regardant droit dans les yeux de Harry. «Mais je trouve maintenant que que ça en valait la peine.»

«Oh, ha.» Bégaya Harry, «Pourquoi ça ?»

«J'ai pu te rencontrer.» dit Danton avec un grand sourire. Les yeux d'Harry s'élargirent un peu. Il ne s'attendait pas à ça. Un lent sourire traversa son visage. Bien sûr, il venait de se dire qu'il n'avait pas le temps pour une relation, mais flirter n'était pas une forme d'engagement. Et d'ailleurs, à quand remonte la dernière fois où il avait pu se sentir et agir comme un vrai adolescent ? De plus, il se rendit compte que ça ne le dérangeait pas que ce soit un autre homme. Peut-être qu'il tenait quelque chose.

«Cette fête s'avère plutôt intéressante.» Convint Harry. Danton semblait avoir compris et se pencha un peu plus près. Le tissu de la robe de Harry commença à onduler, mais aucun des deux garçons ne sembla le remarquer.

«Harry, voudrais-tu...»

Mais Danton ne put finir, car Voldemort décida brusquement de rendre sa présence discrète beaucoup plus... Envahissante... en sortant sa tête de sous le col de la robe de Harry et en la redressant dans le S classique du cobra. De sa bouche venimeuse sortie une série de sifflements bas et inarticulés, pour la plupart dénués de sens, à l'exception d'un mot : Mien.

Hein ?

Danton, entre-temps, avait fait un pas en arrière. «Pourquoi fait-il ça ?» Demanda-t-il, pas vraiment effrayé mais prudent.

«Je ne sais pas.» Répondit Harry en jetant un regard furieux à la silhouette offensante par-dessus son épaule. «Parfois, je me demande si son séjour dans le froid n'a pas desserré une vis ou cinq dans sa tête.

«Oh.» Dit Danton d'un ton neutre. Ses yeux papillonnèrent dans la pièce avant de se tourner à nouveau vers Harry, qui commençait à sentir un silence gênant entre eux. «Eh bien, Harry, ma mère voulait quitter la fête tôt. Nous sommes en vacances en Amérique pour les fêtes, et nous partons demain.» Il fit une pause. «C'était vraiment sympa de te rencontrer.»

«Oui.» Dit Harry, un peu déçu. «Moi aussi.»

Hermione étant toujours occupée, dès que Danton disparut du champ de vision d'Harry, l'adolescent se dirigea dans un coin isolé.

:Pourquoi as-tu fait ça ?:

:Fais quoi ?: Grogna Voldemort avec aigreur.

Harry leva les mains. :Tu l'as fait fuir ! Merlin, c'est comme si ton seul plaisir dans la vie était de gâcher tout le plaisir dans la mienne.:

:...Je ne l'aimais pas.:

Harry cligna des yeux. :Tu ne l'aimais pas.: dit-il lentement, incrédule. :Tu es sérieux ? Tu n'aimes personne, en quoi était-il différent de tous ceux que je fréquente ici à Poudlard ? Et qu'est-ce que tu veux dire par "Mien" ?:

Voldemort retroussa sa lèvre supérieure en un rictus. :Je ne sais pas de quoi tu parles. Je n'ai jamais dit ça.:

Harry fronça les sourcils, complètement déconcerté. :Si, tu l'as dit. Je t'ai entendu. Tu ne te souviens pas ?:

:Je ne m'en souviens pas parce que je n'ai pas dit ça. Fais vérifier ton audition mon garçon.: Voldemort se détourna et refusa de dire quoi que ce soit de plus. Harry souffla de frustration et décida pour la millième fois qu'il y avait des choses avec lesquelles il ne devrait même pas s'embêter, comme essayer de convaincre un Seigneur des Ténèbres dément que ses actions n'avaient aucun sens. Peut-être qu'il avait vraiment mal entendu.

:Eh, il s'adressait probablement à moi parce que je suis le "Garçon-Qui-À-Survécu".: Râla Harry.

Harry était toujours en train de ruminer, faute d'un meilleur terme, dans son coin lorsque le professeur Slughorn s'approcha de lui une nouvelle fois. L'homme était plutôt rouge et Harry le soupçonnait d'être un peu éméché.

«Salut Harry, tu t'amuses toujours ? Bien, bien.» Slughorn s'effondra de tout son poids contre le mur de pierres à côté de l'endroit où se tenait Harry et soupira. Pour une fois le vieux sorcier était silencieux. Voldemort s'agita autour des épaules de Harry.

C'est alors que Harry commença à penser que l'homme à côté de lui avait été l'un des professeurs de Tom Jedusor. Ils en avaient discuté une ou deux fois brièvement, mais Slughorn avait été très réticent à en parler. Harry ne pouvait pas lui en vouloir, mais il y avait beaucoup de choses qui l'intriguaient.

«Professeur ?»

«Oui, Harry ?»

Harry hésita, avant de demander. «Quand vous faisiez des fêtes de Noël avant, est-ce que Tom Jedusor y allait ?»

Du coin de l'œil, Harry vit l'homme déglutir fortement avant de répondre doucement. «Oui, j'ose dire qu'il n'en a jamais manqué une.»

«Comment était-il ?»

Fait intéressant, Voldemort semblait prêt à entendre la réponse lui aussi. Les yeux de Slughorn se figèrent tandis qu'il repensait au passé, l'alcool gardant à distance toute réticence à parler de Tom Jedusor comme il le faisait normalement.

«Oh Harry, c'était une star, le meilleur et le plus brillant. Sa simple présence attirait l'attention de tous. Je sais maintenant qu'il n'a probablement jamais vraiment apprécié les fêtes, mais à l'époque, on n'aurait jamais pu savoir qu'il en était autrement, la façon dont il souriait et riait avec tout le monde. Lui seul sait les mensonges qu'il cachait sous ses yeux bleus.»

Slughorn ferma les yeux tandis que Harry l'étudiait attentivement.

«Il aurait pu être incroyable, tu sais. Il avait tellement de potentiel pour faire le bien au lieu du mal. Les gens l'écoutaient, auraient fait beaucoup de choses pour lui, sans effusion de sang. Il aurait pu être ministre, directeur, tout ce qu'il voulait. Ses idées n'étaient pas toutes mauvaises, Harry, et j'avais espéré qu'avec le temps il verrait l'intérêt de changer d'avis sur certaines choses. Il était intelligent, très intelligent, ça ne lui aurait pas pris longtemps. Mais alors il... Je lui ai dit... Mais alors il a changé.» Finit l'homme en grimaçant. La culpabilité tombait par vagues sur l'homme soudain vieillissant, et Harry se demandait ce que Slughorn se reprochait.

Slughorn se détacha du mur, semblant redevenir sobre.

«Mais c'était il y a longtemps, et peu importe à quel point Tom Jedusor était un génie, je doute fort que quoi que ce soit puisse faire changer d'avis V-Voldemort maintenant.» Bégaya-t-il, surprenant Harry qu'il ait même prononcé le nom interdit. «Il se fait tard Harry, tu ferais mieux d'aller te coucher. Bonne nuit.»

Et sur ce, Slughorn partit sans un regard pour Harry, qui se tenait dans le coin sombre et qui se sentait plus désolé qu'il ne l'était qu'auparavant.

:Est-ce qu'il a raison, Harry ?: Siffla Voldemort calmement, une note indéfinissable dans le son de sa voix. Harry ne s'était même pas rendu compte qu'il avait utilisé son prénom.

:Oui.: Dit Harry. Jetant un coup d'œil autour de lui, il aperçut Hermione qui l'attendait près de la porte et alla la rejoindre pour qu'ils puissent retourner à la tour de Gryffondor.


Harry essaya de dormir cette nuit-là, vraiment. Mais il n'y parvenait pas, ne parvenant qu'à froisser les couvertures de son lit à force de se tourner et se retourner. Il essaya de ne pas déranger le Seigneur des Ténèbres qui dormait (Merlin savait que cet homme avait besoin de son sommeil pour rester d'humeur supportable) mais apparemment ses efforts ne suffirent pas.

:Potter, qu'est-ce qu'il te faut pour t'endormir ?: Siffla un Voldemort à l'air grognon depuis l'autre bout du lit, juste au-dessus des orteils de Harry.

:Que dirais-tu d'une histoire pour s'endormir ?: Marmonna Harry dans son oreiller.

:Il était une fois un Gryffondor stupide...:

:Laisse tomber.: L'interrompit Harry, en se retournant sur le dos et en retirant la couverture d'une de ses jambes. :Je n'ai jamais eu d'histoire avant de m'endormir, alors je ne sais même pas si je m'endormirais avec.: Soupira Harry. :Tu veux faire autre chose ?:

:Pas vraiment.:

:Ok super, j'ai ce qu'il nous faut.: Voldemort gémit alors que Harry se glissait vers lui jusqu'au bout du lit, écartant son rideau rouge profond pour pouvoir se glisser à l'extérieur. Aussi lentement qu'il le pouvait, afin de réduire au minimum le grincement des charnières puisqu'il se trouvait en dehors de sa barrière silencieuse, Harry ouvrit son coffre et y chercha l'objet désiré.

Lorsqu'il retourna dans son lit, il tenait dans sa main gauche un petit objet rectangulaire. De sous son oreiller, il prit sa baguette et lança un Lumos silencieux.

Voldemort recula légèrement devant la lumière avant de s'y faire et tira la langue en direction de Harry.

:Ce sont... des cartes moldues ?:

:Oui.: Harry retira le couvercle de la boîte de cartes et l'a mis de côté, retournant le fond pour que les cartes tombent dans sa main avant de la mettre également de côté.

:Tu as l'intention de nous faire jouer à un jeu de cartes moldues ?:

:Ouaip.: Répéta Harry avec confiance.

:Potter, je ne sais pas si tu réalises - je sais que c'est très difficile pour toi de comprendre avec ton esprit puéril - mais je n'ai pas de mains.:

:Haha ha, tu es vraiment très drôle. J'aime ça chez quelqu'un, tu sais ?: Harry mélangea les cartes en faisant des mouvements rapides, cassant le jeu en deux avant de les remettre dans un nouvel ordre. :Je sais que tu ne vas peut-être pas le croire avec ton ego surdimensionné mais tu n'es pas le seul sorcier ici.: Voldemort ricana alors que sa précédente insulte lui était renvoyée en pleine figure. :Je vais les ensorceler pour qu'elles flottent en l'air.: Expliqua Harry. :Je promets aussi de ne pas tricher.:

Voldemort se moqua. :La guerre est salissante, mon garçon. La vie n'est pas juste, de toute façon.:

«N'est-ce pas la vérité.» Murmura Harry en anglais. Il posa ensuite le tas de cartes devant lui.

:Je suppose que tu connais certains jeux de cartes moldues, mais connais-tu le cribble ?:

:Oui.: Voldemort fixait Harry comme si c'était lui le fou.

Harry l'ignora. :Alors, tu sais comment on y joue ?:

:Pourquoi voudrais-je apprendre un jeu joué par les Moldus ?:

:Ils ne t'ont pas laissé jouer, n'est-ce pas ?:

:Que sais-tu exactement de mon enfance ?: Grogna Voldemort, visiblement peu impressionné par les déductions blasées de Harry.

:Je te le dirai plus tard. Et ne t'inquiète pas, je n'ai jamais eu le droit d'y jouer non plus.: Dit Harry avec sympathie. Harry n'était pas sûr de savoir ce que Voldemort savait de sa propre enfance, vu que l'homme entrait régulièrement dans sa tête, mais il se dépêcha de poursuivre avant que Voldemort ne puisse répondre. :J'ai fini par apprendre, alors je vais t'apprendre.:

:Je n'ai pas envie d'apprendre un jeu d'enfant !:

:Hé, tu me parais assez enfantin en ce moment.: Rétorqua Harry. :S'il te plaît, sois indulgent avec moi. Nous pouvons rattraper nos enfances médiocres maintenant. Tu veux bien jouer avec moi ? Je pense que ce jeu te plaira et qu'il m'aidera à dormir.» chanta Harry en lançant au cobra ses yeux verts étincelants. Harry pouvait presque dire que la lèvre supérieure du Seigneur des Ténèbres se recourba en une grimace avant que son corps ne se gonfle dans un soupir prolongé.

:Très bien, Potter, une seule partie.: Grogna le serpent, déplaçant son long corps dans une meilleure position.

Les sourcils de Harry s'élevèrent jusqu'à la racine de ses cheveux. :Vraiment ?: Harry avait honnêtement sorti les cartes pour jouer au solitaire parce qu'il ne pensait pas que Voldemort accepterait de jouer. Le fait qu'il ait accepté était... agréable ? Déroutant ? Le résultat d'un cerveau privé de sommeil ou simplement d'une enfance lamentable ?

:Ne me fais pas répéter.:

Eh bien, même si l'accord de Voldemort était inattendu, Harry ne le mentionnerait pas au risque de le faire changer d'avis.

Harry rayonnait, ravi d'avoir réussi à convaincre le sorcier le plus sombre de l'histoire à jouer une partie de cribble. Il se demandait ce qu'il pouvait encore faire faire à Voldemort quand on lui promettait de dormir, parce qu'il était évident que ce n'était pas l'histoire triste et les yeux suppliants de Harry qui l'avait persuadé...

:Ok, voici les règles...:

Un peu plus tard, une fois que Voldemort eut été informé de la façon de jouer, Harry saisit à nouveau sa baguette et lança un sort qu'il avait appris des jumeaux Weasley sur la pile de cartes posée sur le lit. Les cartes brillèrent brièvement avant que six cartes ne soient magiquement distribuées à chacun d'entre eux, les cartes données lévitant en l'air devant eux. Harry sortit de sous son lit une planche de score poussiéreuse. Harry demanda à Voldemort de couper le jeu pour obtenir la carte d'entrée, ce qui amena le serpent à utiliser son nez pour pousser la moitié du jeu sur le côté. Le coin de la bouche de Harry se fronça à cette vue avant qu'il ne retourne la nouvelle carte du dessus : un cinq de cœur.

Harry regarda ses cartes et jeta une paire de huit tandis que Voldemort choisissait deux de ses cartes à jeter.

:Je commence.: Déclara Voldemort. Harry se contenta de rouler des yeux.

:Bien sûr.: Lui dit Harry en faisant un grand geste de la main. Peu importe que ce soit son tour de toute façon.

Voldemort tapa une carte et un valet atterrit sur le lit, face visible. Harry le regarda avec impatience.

:Tu dois le dire.:

Voldemort fit claquer sa mâchoire. :Dix.:

Harry sourit et tapa sa propre carte, un cinq fut posé.

:Quinze pour deux.:

Voldemort grommela tandis que Harry déplaçait son pion sur la planche de cribble.

:Vingt-deux.: Souffla Voldemort après avoir tapé sa carte sept qui se posa d'elle-même.

:Vingt-huit pour trois.: Dit Harry triomphalement en posant son six.

Et la partie continua. Harry était en tête après le premier tour, mais Voldemort distribua la main suivante et égalisa le score assez rapidement.

:Nous devrions peut-être utiliser ce jeu comme pari sur l'avenir du monde des sorciers.: Dit agréablement Voldemort d'une voix douce et écœurante.

:Ce n'est pas parce que je suis un Gryffondor que je suis stupide.: Dit Harry, l'air ennuyé.

:C'est toi qui l'as dit, pas moi.: Répliqua Voldemort. Harry gloussa, mais Voldemort marqua et obtint un score de seize. Harry fit une moue de mécontentement alors que son pion était en retard sur celui de Voldemort. Le serpent siffla de plaisir.

Ils jouèrent encore plusieurs tours, la seule conversation entre eux étant les phrases traditionnelles pour le jeu.

:C'est amusant.: Commenta Harry avec désinvolture.

Voldemort tira la langue. :Si tu le dis, Potter.: Il coupa à nouveau le jeu pour la donne de Harry.

:Hé, j'aurais pu te faire jouer au jeu de la pêche. Et c'est amusant, crois-moi, parce que je pense que nous sommes tous les deux d'accord pour dire que je suis meilleur juge que toi.:

Voldemort posa un huit pour suivre le huit de Harry, obtenant une paire. :Vingt-six pour deux. Est-ce que tu insinues que je ne sais pas m'amuser ?:

:Ha ! Trente - peux-tu suivre ça ? - puis trente pour un. Au fait, la torture et les meurtres ne comptent pas.: Articula Harry en roulant des yeux. Voldemort émit un petit rire gras.

:Et comment le saurais-tu, Potter ? Ta tentative pathétique d'infliger le sortilèges doloris à Bellatrix ne peut pas être considérée comme un véritable effort.:

Harry grimaça légèrement au souvenir de ce qui s'était passé au ministère. Son expression joviale s'assombrit. :C'est ton tour.: Dit-il d'un ton froid. Voldemort regarda l'adolescent pendant un instant avant de tressaillir et de taper une carte.

Voldemort gagna finalement la partie. Il semblait assez satisfait de cet accomplissement.

:Tu veux jouer encore ?: Demanda Harry.

:J'ai dit une seule partie.:

:Oh, d'accord...: Harry rassembla les cartes en une seule pile pour les ranger dans leur étui.

:...Tu vas pouvoir t'endormir maintenant ?:

Haussant les épaules, Harry dit sans conviction. :Peut-être...:

:Nous allons jouer encore une fois pour être sûrs que je ne subisse pas ton agitation... Ça m'empêche de dormir.:

Ils jouèrent une partie et demie de plus. Harry s'endormit pendant la troisième, d'où la moitié de la partie jouée. Le passage de l'état de veille au sommeil a été relativement brutal, si l'on se fie aux apparences.

Le corps de Harry reposait sur le dessus de sa couette recouverte de cartes, et la tête de l'adolescent était amortie par un bras tandis que ses pieds étaient blottis sous son oreiller. Dans le creux de son cou et de son épaule reposait une tête triangulaire et pâle, avec des yeux rouges cachés par des paupières fermé, et l'extrémité d'une queue de serpent à écailles lisses était enroulée autour d'un des doigts de Harry.


A SUIVRE...