Bonsoir :)
Autant vous prévenir, je n'avais pas écrit depuis longtemps. Le confinement m'y a redonné goût. J'espère ne pas retourner en cours, pouvoir rester ici et écrire autant que je le voudrais. Ça peut paraître débile voir immature mais c'est vrai. Je n'aime pas l'école. Je n'aime pas les élèves. Ils sont méchants. Bref j'espère que mon premier chapitre plaira :) N'hésitez pas à me commenter ou m'envoyer un dm.
Oh et j'oubliais ! Je conseille d'écouter Forever de Labyrinth avec le chapitre, j'ai tapé avec ce fond sonore. Soyez prévenus que cette musique peut aussi ne pas vous plaire.
PS : petite demande en fin d'écrit.
"Ils remettraient leurs problèmes à plus tard, dans une autre vie, quand ils auraient profité de celle-ci"
Le soleil refusait de quitter les nuages, comme attiré par eux. Les astres étaient peut-être amoureux. Pourtant, tout le monde les préférait séparés. Lucy trouva cette pensée plutôt triste. Elle aimait voir deux amants se réunir. Elle aimait lire des romances où les protagonistes refoulaient leurs sentiments par peur de l'autre et finissaient par s'embrasser comme deux imbéciles. La vie n'avait jamais ressemblé à cela. Voilà pourquoi elle aimait ces livres.
La jeune fille a continué à avancer dans la rue, ses mains pressées sur son cœur. La rentrée était aujourd'hui, l'anxiété semblait la submerger. Elle avait peur des regards, des gens qui la fixeraient. Sa plus grande peur était d'aggraver la situation. Lucy était une porte-poisse. Alors en arrivant, elle a été surprise que Revy lui saute dessus. La petite bleue qui criait, c'était déjà impressionnant mais là tout semblait amplifié. Elles se sont serrées dans les bras, comme pour la première fois, oubliant la peur qui rongeait son ventre.
- On y est tous, susurra la discrète souris de bibliothèque.
Lucy comprit ses paroles. Tous. Même école. Même classe. Tous. Une ombre plana dans son esprit. Elle voulait savoir.
- Ils vous ont raconté, demanda-t-elle.
- Oui. Juste à nous. Avec les détails.
La jeune bleue avait réfléchi avant de répondre. Elle comprenait que c'était un élément important pour son amie. Cette dernière intensifia le silence et pinça ses lèvres entre elles. Non, ça elle n'aimait pas. Ses dents se sont resserrées sur les lèvres fermées. La douleur se transmettait dans sa tête mais elle l'envoyait valser. Pas le temps pour ça.
Les jeunes filles se sont fixées dans les yeux. Elles n'osèrent plus réagir.
- Je sais que ça va être dur, dit Revy. Mais il faudra t'accrocher. La vie l'a voulu, ne va pas chercher à la contredire.
Sa main a attrapé celle de la blonde. Elle l'emmena dans la cour du lycée.
Les jeunes étaient partagés en petits groupes, certains riant, d'autres se débattant dans la marée humaine devant les panneaux d'affichage. Son groupe à elle était assis sur une table en béton. Le bois aurait pourri, on lui avait préféré un matériel dur et résistant. Mettons le côté polluant en parenthèse pour l'instant. Des têtes se sont tournées vers elle. Juvia a lâché un cri en l'apercevant tandis que Grey sourit intensément. Il attrapa la main de sa petite amie et lui chuchota calmement à l'oreille. Elle a aussitôt fermé la bouche et ses joues se sont empourprées. Gadjeel s'est levé, les bras grands ouverts. La blonde a cru qu'il souhaitait prendre sa "crevette" dans une embrassade mais c'était vers elle qu'il se dirigeait. Le jeune homme aux nombreux piercings l'a enrobé dans ses bras, il avait toujours été très protecteur envers elle. L'été n'avait pas arrangé la situation.
- Hey, marmonna-t-elle.
- Hey.
Un second silence s'en suivit. Il la serrait contre lui tandis qu'elle avait passé ses bras sous ses épaules et tirait sur le tissu de sa chemise noire. Les émotions étaient présentes sans qu'ils ne les expriment.
- Ecoute, commença le garçon. Ne refais plus jamais ça. J'en deviendrai fou.
Elle acquiesça en reniflant, ses larmes menaçaient de couler.
Durant le mois de juin, son cerveau s'était psychologiquement décomposé. Lucy l'avait très mal vécu. Alors, elle avait tout envoyé valser. Elle avait voyagé toute une nuit pour rejoindre l'exact opposé du pays, chez une ancienne amie de sa mère défunte. Personne n'était préparé à cela mis à part son père qui l'eut compris en premier, sans aucun problème. En mentionnant son envie de rejoindre sa fille au téléphone, la logeuse lui avait interdit. Lucy allait mal. Il lui fallait de l'espace. Finalement, Jude était tout de même venu. Après 3 semaines de séparation. Sa fille lui avait parût bien plus sereine. Si l'on prenait en compte qu'elle ait menti durant des mois. A vrai dire, il croyait sa fille heureuse, entourée et aimée. Parfois, la vérité n'est pas celle que l'on regarde. Son père avait décidé de rester là-bas pour le mois de juillet également. Son amie, Aquarius, fût d'accord, à son étonnement. Des grandes discussions entre l'amie, le parent et l'enfant avaient suivi chaque soir, s'assurant qu'elle allait mieux, qu'elle ne demandait rien. Un médecin l'avait examiné à la hâte, prescrivant des médicaments pour un surmenage.
Ses amis furent aussi perdus. Du jour au lendemain, leur blonde avait disparu sans laisser de traces. L'inquiétude les avait rongés durant leurs examens. Puis finalement chacun avait reçu un message de Jude pour les rassurer. Levy avait régulièrement pris des nouvelles de son amie pour tous et assuré au père qu'elle pourrait gérer sa fille durant la dernière semaine d'août.
Voilà où la jeune femme en était. Confuse, honteuse de sa "fugue". Personne n'avait éprouvé de rancœur, comprenant l'état qui la hantait depuis la mort de sa mère, 2 ans auparavant.
Le lycée avait étouffé l'affaire, ne la maintenant qu'à sa sphère privée. Si d'autres élèves demandaient des informations, les enseignants prétextaient une convalescence importante après une mauvaise maladie. Aucun n'était dupe. Mais le sujet n'était pas relevé. Son proviseur l'avait obligé à travailler intensément durant tout l'été pour garantir son année.
Lucy relâcha sa prise sur son ami. Elle voulait voir ces autres visages. Alors, comprenant sa demande, ils s'approchèrent tous. Erza lui tapota sur l'épaule. Juvia et Grey l'enlacèrent. Lucy s'excusa de nombreuses fois et ils rirent. Cela faisait parti des aléas de la vie.
Soudain, Erza siffla, imitant un serpent. La blonde haussa le sourcil et suivit son regard.
Mirajane Strauss s'approchait.
Elle représentait le conseil des élèves, étant elle-même une ancienne étudiante. Depuis, la jeune femme travaillait dans l'école pour aider le proviseur à faire régner une cohésion. Tous l'appréciaient mais étant donné les évènements, rien de bon ne s'annonçait.
Lucy, heureuse te revoir.
Son sourire blanc se dévoila.
- J'aimerai que tu m'accompagnes au bureau, continua-t-elle. Le directeur souhaite te parler.
Lucy sentit ses jambes se liquéfier. Ses joues lui parurent bouillantes, son sac pesait alors au minimum deux tonnes. Elle stressait beaucoup trop. Et si on refusait son année ? Et si le proviseur décidait de la renvoyer ? Pourquoi avait-elle voulu partir. Stupide. Stupide. Stupide. Les larmes désirèrent quitter ses yeux, elle était prête à courir en un coup de vent.
Soudain, une main attrapa la sienne. Et ses pensées s'envolèrent. Mira la fixait avec le regard protecteur d'une mère prête à défendre son petit. Lucy n'eut pas le temps de respirer que la femme la tira dans une étreinte. Ses bras l'encerclaient doucement. L'adolescente se calma au fur et à mesure du contact. Une main lui caressait lentement les cheveux. Elles restèrent ainsi le temps d'une minute. Ses amis n'osaient se rajouter, de peur de l'étouffer psychologiquement.
Mira se détacha et la regarda, cherchant son approbation pour se mettre en route. Lucy essuya son nez et secoua la tête. Il était 8h. Dans 30 minutes, une cloche sonnerait. Elle pourrait alors discrètement se glisser dans sa salle de classe. Mais avant elle devait voir le proviseur.
Lucy marcha dans l'ombre de son aînée. Elles entrèrent dans le bâtiment rectangulaire. L'administration était au rez-de-chaussée gauche séparé du reste par une porte en verre. Ses pieds la portèrent jusqu'à la dernière porte, ornée d'un écriteau métallique "MR MAKAROFF". Elle toqua. Un silence. Puis une voix âgée l'intima d'entrer.
La jeune fille ouvra la porte. La pièce était petite et contenait beaucoup de décoration, de photos en tout genre. L'homme était assis derrière son bureau, la fixant les bras croisés. Elle n'osait pas le regarder, déviant son regard vers le sol. D'une main tremblante, elle attrapa la chaise d'invité et s'assit.
Makarof Draer toussota.
- En vue des circonstances actuelles, commença-t-il. J'espère avant tout que tu te sens mieux, ton bonheur nous est important, mais également que tu te sens prête à accepter toute notre aide disponible.
L'étudiante hocha de la tête, se rongeant les ongles.
Mais tu vas devoir travailler dur pour me prouver que tout cela en valait la peine.
Je vous le promets, bégaya-t-elle.
Makarof croisa ses mains et se pencha sur le bureau. Il avait l'air encore plus petit de cette manière.
- Lucy...Si tu souhaites parler à une personne extérieure, je suis présent pour toi. Non pas entant que proviseur mais en ami de tes parents.
Elle renifla et secoua une seconde fois la tête. Les cours allaient commencer, elle devait partir. Alors elle prit son sac tombé au sol et se leva. Tendant une main vers son directeur, il fallut une seconde de réflexion à ce dernier avant qu'il ne la sert.
- Bon retour parmi nous, Mlle Heartfilia.
Ils se sourirent d'une sincérité sans égal et elle s'en alla.
En fermant la porte, elle entendit résonner la sonnerie. Merde. Où avait-elle cours ? Lucy fronça ses sourcils. Elle ne voulait pas se faire remarquer le premier jour mais ne savait même pas dans quel local se rendre.
Mira le vit. Son corps parût aussi tendu qu'un arc. Elle s'approcha, comprenant immédiatement ce qui n'allait pas.
- 3e local de français Lucy, dit-elle en posant une main sur son épaule.
L'étudiante la remercia et se mit à courir. Les locaux de français se trouvaient au 2e étage, elle devait se dépêcher.
Arrivant devant son local, ses amis l'accueillirent une seconde fois en souriant. Erza lui avait même gardé une place à sa gauche. Elle a gloussé en voyant la rousse tapoter fermement sur son bureau, impatiente de pouvoir discuter avec elle.
Mais quelqu'un l'a bousculé par l'arrière et elle a trébuché. Elle eut plus de chances que son compagnon de collision. Il était tombé par terre. Lucy se retourna, prête à l'aider. Sa bouche s'ouvra grand, ses yeux paniquèrent.
Fuck.
Non.
NON.
Elle a senti son cœur jouer le rollercoaster. Mais, ça non plus, elle n'aimait pas.
Leurs yeux se sont croisés et lui aussi s'est étouffé. Il n'avait pas été prévenu.
- Ah, murmura-t-il incrédule.
Les deux ont déglutit. Presque simultanément. La connerie de leurs étés se trouvaient face à eux. Natsu. Lucy. Ce qu'elle n'avait pas pu rattraper. Non, son esprit n'avait pas oublié. Et lui non plus.
Oh Damn.
Voilà ce n'est pas très long haha. Je posterai la suite les mercredis et dimanches (si possible, je ne suis pas un ordinateur). J'ai mentionné une demande en début de chapitre. Il me faudrait simplement une personne capable de m'aider avec la conjugaison, je ne sais jamais si mes temps concordent entre eux. DM :)
A dimanche.
