Snake Named Voldemort (Un Serpent Nommé Voldemort)
Résumé : Après s'être transformé en serpent et incapable de se retransformer, Lord Voldemort est obligé de se tourner vers le seul autre Fourchelang, Harry Potter. Après avoir conclu un accord, Harry accepte d'aider le Seigneur des Ténèbres à retrouver sa forme humaine. SLASH HP/LVTEJ
Auteur : estalita11
Traductrice : yaoipowaa56
Dislaimers : Je ne possède rien d'Harry Potter
«Discours normal»
:Fourchelang:
'Pensées'
Chapitre 17
«Tu es un enfant bizarre.»
«Je suis bizarre ?» Demanda automatiquement Harry, puis il fronça les sourcils lorsque le monde changea, lui donnant l'impression qu'il venait de s'asseoir alors qu'il n'était même pas conscient d'avoir été couché. Mais c'était idiot, parce que la dernière fois, il était allongé et endormi...
La voix parla à nouveau, glissant agréablement entre les oreilles de Harry comme de la soie fine et, à l'inverse, ressemblant faiblement à un cliquetis d'os. «Oui, c'est bien toi.» Harry tressaillit lorsqu'une fine pellicule d'étoffe tissée, d'un poids étrangement familier, lui effleura le visage et lui bloqua la vue... ce qui ne voulait pas dire grand-chose, vu qu'il n'y avait pas grand-chose à voir à part une brume grise. Il frissonna.
«Tom ?»
Il y eut un léger gloussement. «Tu es bizarre - bien trop prometteur pour ton propre bien.» Dit la voix avec humour. «Ah, mais vous êtes tous les deux si intéressants. Le destin du favori.»
Des doigts secs et osseux peignèrent ses cheveux. Harry était étrangement indifférent alors qu'il essayait de comprendre cette mystérieuse conversation.
«Qui êtes-vous ?» L'interrogea Harry, essayant de regarder autour de lui, mais ses paupières étaient bien trop lourdes, et elles se refermèrent avant qu'il ne puisse voir plus qu'une ombre noire.
«Je te surveille.» Fut la réponse vague, la dernière que Harry entendit avant que son esprit ne s'évanouisse.
La transition du sommeil à l'éveil se fit en douceur. Harry se réveilla avec le sentiment inné d'avoir fait un rêve, même s'il ne s'en souvenait pas vraiment, son esprit cherchant oisivement des ombres. Dans le monde physique, son bras tendu lui indiquait qu'il était seul dans le lit, la place à côté de lui étant froide. Il soupira, un peu déçu, et ouvrit les yeux.
:Réveille-toi, réveille-toi.:
Harry glapit et se redressa en sursaut, réussissant à se cogner le crâne contre la tête de lit. En grimaçant, il frotta le sommet meurtri de sa tête au son ambiant des rires de deux serpents. Il avait un flash-back du premier matin après avoir sauvé Voldemort, quand il s'était réveillé de la même façon avec l'homme-serpent qui le regardait sur sa poitrine. Mais là, c'était pire, car il y avait deux serpents qui le fixaient de leurs yeux sans sourciller. Il préférait presque les insultes de Voldemort aux rires gras, à cet instant.
:Content de voir que vous vous entendez bien pour vous moquer de moi.: Grommela Harry, se frottant toujours la tête.
:Stupide Maître.: Lui siffla Lady en s'enroulant autour de son cou, apparemment pour s'installer confortablement.
:Alors, vous avez réglé vos différends maintenant ?:
:J'aurais grand plaisir à l'écraser dans mes mâchoires.: Lui dit Nagini.
:Elle ne pourra pas m'attraper.: Dit Lady d'un air suffisant. :Ton compagnon lui a dit de bien se tenir avant de partir.:
Harry toussa. :Euh, mon compagnon ?:
:Ce n'est pas ça ? C'est le Maître qui a dit que ce que nous avons vu était un rituel d'accouplement humain.:
:Je pensais que c'était de la torture, vu les bruits que tu faisais.: Dit Lady dans l'oreille de Harry. Il émit un gargarisme au fond de sa gorge. Docilement, l'esprit de Harry répondit. 'Eh bien, ça peut être une forme de torture...'.
:Vous... Vous avez regardés ?: Gémit-il, mortifié. «Oh Merlin.»
:Ce n'est pas le nom que tu as dit tout à l'heure.: Commenta Nagini.
:Arrête ! Juste... arrête.: Harry pouvait sentir son visage s'échauffer. 'Bon sang, je ne devrais pas être gêné devant des reptiles !' Pensa Harry. Il dit à voix haute, :Je m'en vais, essayez de ne pas me suivre.: Harry enleva Lady et chassa les couvertures d'un coup de pied avant de se lever du lit, pour se souvenir tardivement qu'il n'était pas habillé. Trop tard, cependant.
:Je ne sais pas pourquoi mon Maître a choisi un compagnon aussi maigre.: Nagini trouva impératif de le dire à Harry. Lady siffla et reporta son attention sur le serpent beaucoup plus gros.
:Tu vas respecter mon Maître. Sa puissance et son pouvoir sont plus importants que sa petite taille.: Le défendit Lady.
:Hé, je ne suis vraiment pas si petit que ça !: Siffla Harry. Il regrettait de ne pas avoir trouvé plus tôt une pièce sombre où se glisser. Pour l'instant, il devrait se contenter de la salle de bain de la suite - elle était décorée de marbre noir. Il y courut et claqua la porte.
Ce n'était pas juste qu'il soit puni pour avoir maintenue en vie Bellatrix. Ce n'était pas la première fois que Harry maudissait sa propre conscience... être vertueux était un travail difficile, et avait parfois des effets néfastes sur son état mental. Il aurait dû laisser Tom s'occuper d'elle quand il s'était proposé. C'était juste trop effrayant de l'avoir comme "familier".
Tom... Les joues de Harry rougirent, et il se retint de rire. Il se serait senti comme un putain de Poufsouffle, ou pire, comme une fille, s'il avait cédé à cette impulsion.
Il avait beaucoup apprécié ce qu'ils avaient fait. Sans qu'il s'en rende compte, une question lui vint à l'esprit : est-ce que Tom avait apprécié aussi ?
La poitrine de Harry se serra. Logiquement, son cerveau lui disait que Tom n'était pas du genre à s'attarder au lit pour faire des câlins. Mais Harry se demandait quand même s'il n'était pas resté parce qu'il n'avait pas réussi à l'inciter à le faire.
Harry passa une main dans ses cheveux, grimaçant quand il irrita son bleu tout frais. Stupides serpents. Tom se souciait-il du fait qu'il n'était pas vraiment un joueur de rugby d'un mètre quatre-vingt ? C'était un Attrapeur, pour l'amour de Merlin ; une carrure plus légère permettait de voler plus vite. Et au moins, il n'était pas tout petit... Harry renifla à cette pensée.
'Tu es trop émotif', se réprimanda Harry. Mais il ne pouvait pas ignorer à quel point il se sentait vulnérable ; il avait été abandonné trop souvent dans sa vie, on lui avait arraché trop de choses violemment. Avec ses expériences, il devait avoir des cicatrices émotionnelles. Il se sentait si mal maintenant parce que Tom était tout à fait capable de rouvrir ces vieilles blessures. Était-ce un facteur de risque d'être avec un Seigneur des Ténèbres, ou simplement parce que c'était Tom ?
Qui aurait cru que, de toutes les choses que Tom Jedusor aurait pu lui faire, la chose dont Harry avait le plus peur était un coeur brisé ? Dieux, devrait-il s'inquiéter d'être le genre de personne qui peut tomber amoureux de l'ennemi ? Harry commençait à réaliser qu'il était peut-être en train de le faire. Un jour peut-être, il se réveillera et découvrira qu'il aime Tom Jedusor, ce qui est assez étonnant.
Ou bien cela s'était-il déjà produit ?
En s'enfonçant dans la salle de bains, Harry passa devant un miroir, s'arrêtant un instant pour y jeter un bref coup d'œil avant de détourner le regard. Il lui avait fallu deux pas de plus pour réaliser ce qui n'allait pas dans ce qu'il voyait.
Harry fit marche arrière et se pencha sur l'évier, plissant les yeux sur son reflet. D'une main, il se tapota le visage, confirmant que ce qu'il voyait était bien réel. Se tenant droit maintenant, il pivota légèrement et tint sa main éloignée de son visage pour la regarder.
Il pouvait la voir. Ce n'était pas un exploit si étrange, mais vu qu'il ne portait pas de lunettes, c'était tout un exploit. Sa vue était merdique. Alors comment se faisait-il qu'il voyait miraculeusement le monde avec une telle perfection ?
De toute évidence, quelqu'un avait des explications à donner.
Décidant de ne pas s'en préoccuper pour l'instant - cela ne le dérangeait pas - Harry alluma la douche et s'avança sous le jet, se félicitant de la température parfaite qu'elle atteignait comme par magie. Il se força à faire le vide dans son esprit et à se concentrer uniquement sur l'eau chaude qui soulageait ses muscles tendus.
Au milieu de la douche, Harry jura lorsqu'il réalisa qu'il n'avait pas apporté de vêtements de rechange. Il n'avait pas envie d'être à nouveau harcelé par ces vers surdimensionnés. En fait, il ne savait même pas où étaient ses vêtements, puisque Tom avait fait ce tour de passe-passe et les avait fait disparaître on ne sait où. Cette pensée fit naître chez Harry une double angoisse et un petit frisson d'excitation à ce souvenir. Il se secoua et coupa l'eau. Il repoussa le rideau de soie noire et rencontra immédiatement les yeux rouges et brillants de la personne qui les arborait.
Surpris, Harry fit par réflexe un pas en arrière, glissa et se cogna la tête contre le mur du fond, bien que la majorité de la douleur qu'il ressentit se concentrât sur son postérieur, sur lequel il avait opportunément atterri.
«Fuck !» Siffla le jeune sorcier entre ses dents serrées alors qu'une serviette blanche tombait sur ses genoux. Tom gloussa devant son mécontentement.
«Je pourrais.» Répondit l'homme plus âgé en croisant les bras et en s'appuyant contre le mur juste à l'extérieur de la douche avec une grâce fluide. Harry se figea maladroitement, la main toujours posée sur sa tête douloureuse, son cerveau essayant de ne pas se tromper. Il plissa les yeux et se leva rapidement, s'assurant que la serviette était bien fixée autour de sa taille.
«Tu as passé trop de temps avec des adolescents.» Souffla-t-il, en essayant vraiment de ne pas rougir. Il se dit qu'il en avait déjà assez fait pour aujourd'hui.
Harry essaya de passer devant Tom, mais l'homme enroula une main autour de son biceps et le tira vers lui. Harry était soit soulagé, soit déçu que Tom laisse une courte distance entre eux, mais il tendit la main et l'a posa sur les cheveux humides et indisciplinés de Harry. Le cuir chevelu de Harry se mit à picoter, et la légère douleur qu'il ressentait s'estompa.
«Merci.» Soupira Harry alors que la bosse inconfortable sur sa tête était guérie. «Alors, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que ma vue a été miraculeusement réparée pendant mon sommeil. Par hasard, tu n'y serais pas pour quelque chose, n'est-ce pas ?»
Tom sourit. «Peut-être. Je ne pouvais pas laisser mon Horcruxe se promener avec des angles morts aussi terribles, n'est-ce pas ? La magie est remarquable, mais elle ne peut rien pour toi si tu ne vois même pas ton ennemis arriver.»
Harry roula des yeux. «C'est permanent ?»
«Non, c'est juste un sort temporaire. Tu pourras décider plus tard si tu veux une solution permanente.»
«Je pense que je peux faire avec.» Décida Harry. Tom le regarda d'un air pensif. Mince, il ne portait toujours qu'une serviette, remarqua Harry.
«Hum, tu peux me dire où sont mes vêtements ?»
D'un geste de la tête, Tom indiqua la pièce principale en dehors de la salle de bain. «Sur le lit. Les Elfes les ont nettoyés.» Il pencha son visage plus près, l'expression un peu prédatrice. «Tu es sûr de vouloir les remettre, cependant ?»
«Ton familier me trouves maigre.» Lâcha Harry avec un regard noir, puis il eut envie de se frapper pour le manque de confiance que ça lui donnait. Il risqua un regard vers le visage de Tom et le trouva avec un sourcil levé vers le jeune sorcier.
«Elle n'y connaît rien. C'est une vipère femelle pour laquelle l'instinct dit qu'elle cherche un compagnon d'au moins trois mètres de long et assez fort pour étouffer une licorne ou la tuer d'une seule goutte de venin.»
Harry se sentit mieux, mais son visage se déforma lorsqu'il dit, «Lady... m'a défendu... c'était bizarre.»
Tom fredonna. «Vu qui elle était, oui.»
«Tom.» Dit Harry gravement. «Ils ont regardé.»
Tom n'avait pas l'air inquiet. «La prochaine fois, je surveillerai la pièce.»
A la mention d'un "la prochaine fois", l'expression austère de Harry s'éclaircit en réponse aux émotions stupides et chaleureuses qui inondaient son corps et il baissa la tête.
«Alors, euh, c'était bien ?» Les mots sortirent de la bouche de Harry et il déplaça ses pieds contre le marbre froid. Il avait le regard fixé sur le milieu de la poitrine de Tom, comme s'il comptait les fils de ses vêtements. Un doigt qui le guidait sur son menton l'obligea à croiser son regard avec celui de Tom.
«Tu étais inquiet, n'est-ce pas ?» Demanda Tom sans amusement ni moquerie, ce dont Harry lui était reconnaissant. Il n'avait pas été impressionné par lui-même.
«Je ne pouvais pas m'en empêcher.» Marmonna-t-il, se déplaçant à nouveau sous l'examen minutieux qu'il recevait. Il n'avait aucune idée des attentes de l'homme plus expérimenté. «Je... je ne sais pas ce que je fais, et je ne sais pas vraiment ce que tu attends de moi.»
'Est-ce que je te suffis ?' Harry voulait lui demander, mais il ne le fit pas.
L'expression de Tom était impénétrable alors que la main qui tenait légèrement le bras de Harry descendait sur sa hanche, juste au-dessus de la serviette. Elle s'y attarda un moment, assez pour chauffer la peau, puis Tom traça ses doigts le long du flanc de Harry, laissant la chair de poule dans son sillage. Harry frissonna, son souffle se coupa. Ses yeux n'avaient jamais quitté ceux de Tom et il avait l'impression que l'homme essayait de voir dans son âme. Peut-être qu'il y parvenait.
«Ça.» Dit Tom. «Je le veux.» Harry ne comprenait pas, et il fronça les sourcils alors même que la main de Tom remontait le long de son épaule pour saisir légèrement sa nuque. Il décida de ne pas se laisser perturber quand Tom se pencha et l'embrassa élégamment. Harry choisit ce moment pour se rappeler que la douche qu'il venait d'utiliser était assez grande...
Un grondement de protestation provint de l'estomac de Harry pour avoir manqué le déjeuner plus tôt dans la journée, et Harry retira ses lèvres de celles de Tom pour faire une grimace dans sa direction.
«Il a l'air en colère.» Fit remarquer Tom. Harry leva les yeux vers lui.
«Oui, comme s'il était possédé par un méchant sorcier.» Harry gloussa d'amusement. «Et si tu avais fini sur l'estomac de Quirrell ? Je veux dire, l'arrière de sa tête a dû être assez gênant... si tu regardais vers le bas tu voyais ses fe...»
Une main froide se posa sur la bouche de Harry.
«Ça suffit.» Lâcha Tom, mais les yeux de Harry brillaient d'hilarité en voyant à quel point le vieux sorcier semblait mal à l'aise. Des souvenirs douloureux, peut-être ? Un ricanement étouffé franchit la barrière qui recouvrait les lèvres de Harry à cette idée, et Tom plissa les yeux comme s'il savait à quoi Harry pensait. C'était probablement le cas, le salaud.
Harry finit par repousser la main de Tom pour pouvoir reprendre la parole. «J'arrêterai de te taquiner si tu me nourris.»
«Je veux un serment sorcier.» Fut la réponse immédiate de Tom.
«Tu n'es pas drôle.» Plaisanta Harry. Tom fit un signe de la main, et Harry émit un son plutôt indigne alors que sa serviette disparaissait, il s'empressa d'attraper le rideau de douche pour se couvrir. Harry regarda Tom sortir de la salle de bain.
«Tu aimes faire ça, n'est-ce pas ?» L'interpella Harry. Tom regarda par-dessus son épaule avec un sourire narquois.
«Retrouve-moi dans le réfectoire quand tu es prêt.» Dit-il en disparaissant de sa vue.
Harry avait honte de l'admettre, mais pour ne pas avoir à affronter Nagini et Lady tout nu dans la pièce, il avait utilisé un peu de magie Fourchelang pour faire venir ses vêtements à lui. Il ne savait même pas si elles étaient encore là, mais il s'en fichait.
En fait, lorsque Harry rentra dans la pièce principale, tout habillé, seule Nagini était encore lovée sur le lit.
:Où est Lady ?:
Nagini répondit fadement par, :Qui sait ?: Harry se contenta de hausser les épaules.
Au moment où il s'apprêtait à sortir de la pièce, un bruit de tapes sur la fenêtre attira son attention. De grands yeux dorés l'observaient à travers la vitre.
«Hedwige !» Se précipitant vers la fenêtre, Harry l'ouvrit avec difficulté mais réussit à faire une fente suffisamment grande pour que le harfang des neiges puisse s'y engouffrer en même temps qu'une rafale de vent froid et hivernal. Hedwige planait dans les airs au-dessus de sa tête et s'amusait à attraper ses cheveux avec ses griffes tout en manœuvrant au-dessus de sa tête.
«Ah, hé ! Ok, ok, je suis heureux de te voir aussi. C'est malin de m'avoir trouvé ici.» Dit-il en tendant son bras pour que l'oiseau puisse se percher dessus. Elle fit claquer son bec et tendit une de ses pattes, présentant la lettre avec laquelle quelqu'un l'avait envoyée. Harry sut immédiatement que ce devait être quelqu'un de Poudlard, car c'était le seul endroit où la personne avait pu trouver sa chouette. Harry réalisa qu'il n'avait pas contacté Rogue pour lui faire savoir que la récupération de la potion avait été un succès et se demanda si la lettre pouvait être de lui.
:Joli oiseau. :
:Touche-la, tu meurs.: Siffla Harry paresseusement sans se tourner vers Nagini.
:Je n'allais pas...: Fut la réponse boudeuse.
Harry roucoula vers Hedwige et finit de retirer la lettre de sa patte. Il s'avérait qu'elle n'était pas de Rogue... mais de Dumbledore.
Faisant percher Hedwig sur un montant du lit, Harry ouvrit l'enveloppe et retira la lettre pliée à l'intérieur pour pouvoir la lire.
L'écriture caractéristique de Dumbledore remplissait la page pour créer une missive relativement courte. Harry lut les lignes, ses yeux parcourant les mots lentement pour ne rien manquer. Une fois terminé, ses sourcils se levèrent en signe de contemplation. Il s'agissait principalement d'une lettre de demande de renseignements, Dumbledore se demandant par exemple comment il allait et quand il reviendrait à Poudlard. Nulle part dans la lettre il n'était question que Rogue ait raconté au directeur quoi que ce soit de leurs récentes interactions. Harry se demandait si le maître des potions n'avait pas gardé le silence pour se protéger, pour protéger Harry, ou s'il ne l'avait pas fait juste pour pouvoir regarder Dumbledore comprendre ces choses par lui-même, pour son propre amusement.
Harry parcourut une dernière fois la note et l'a replia soigneusement avant de la glisser dans sa poche. Il claqua des doigts pour désigner un Elfe et demanda à l'un d'entre eux - il avait renoncé à distinguer les jumeaux - de s'occuper des besoins d'Hedwige (et de nourrir une Nagini qui faisait la moue) avant de sortir de la chambre et de se tourner vers le couloir pour trouver Tom.
La lettre de Dumbledore lui rappelait certaines choses auxquelles il devait penser. Les vacances étaient presque terminées et il devait bientôt retourner à Poudlard. Poudlard, c'était comme une autre vie. Les choses étaient différentes, mais beaucoup de choses restaient les mêmes. Néanmoins, Harry avait l'impression d'essayer de faire passer un bloc carré dans un trou rond quand il considérait le passé et le présent. Le monde avait basculé au moment où il avait sauvé la vie du Seigneur des Ténèbres. Il ne savait pas que ce n'était que la première pierre renversée avant le glissement de terrain.
Harry s'arrêta dans le couloir et s'appuya sur le mur, sa tête retombant avec un léger bruit sourd, se perdant dans ses pensées. Dumbledore serait-il capable d'accepter le changement de Tom, ou du moins la mort de Voldemort ? Le vieux directeur avait des convictions si fortes sur le cœur et l'âme humaine. Il pouvait sûrement croire que même Tom Jedusor était capable de se racheter... du moins Harry l'espérait-il.
Il était prêt à tout pour prouver à Dumbledore qu'ils avaient besoin de Tom Jedusor, même si cela allait à l'encontre de tout ce dont il avait toujours été convaincu.
Pour Harry, la maturité lui était venue rapidement en grandissant. Il était Harry Potter... il lui était impossible de rester longtemps un enfant.
Avec l'âge venait la clarté ; il y avait quelque chose qui clochait dans son monde. Pour l'amour de Merlin, il était constamment poussé devant la foule et utilisé comme bouclier humain... qu'y a-t-il de mal à cela ? Le Garçon-qui-à-survécu - plutôt Le Garçon-Qui-à-Survécu-pour-être le Bouc émissaire. Il vivait dans un monde divisé, c'était évident. Il semblait qu'un défaut de la condition humaine était qu'il n'y ait jamais d'accord pur et simple entre les groupes de personnes. Mais ce que Harry ne comprenait pas, c'était pourquoi la population magique se laissait s'autodétruire.
Harry n'était pas un sociologue, mais d'après ses observations, il pensait que l'espèce humaine était par nature un animal de troupeau. Là où une personne allait, le groupe la suivait. C'était une méthode de survie et, malheureusement, le dicton "les oiseaux de même espèce s'assemblent" était relativement exact. Selon Harry, les guerres éclataient parce qu'au cœur du conflit se trouvaient la peur, l'incompréhension et le manque de compréhension des raisons qui sous-tendent les actions de chaque partie. Dans la nature, l'un des traits distinctifs des meutes et des troupeaux est la présence d'un chef, un alpha, suffisamment intelligent et fort pour maintenir ses subordonnés dans le droit chemin et à l'abri du danger. En fonction du caractère et de la qualité du chef, un groupe pouvait soit prospérer, soit être réduit à néant.
Le problème des sorciers en Grande-Bretagne était que les personnes que l'on attendait pour les diriger étaient corrompues et malavisées, incapables, peu désireuses ou peu soucieuses d'assumer la charge de redresser un monde dévoyé. Même si Harry détestait l'admettre, ses collègues sorciers et sorcières ressemblaient à un troupeau de moutons, avec un berger ivre qui les surveillait négligemment. Ceux qui suivaient Lord Voldemort ressemblaient davantage à une meute de loups hargneux, qui se plaisaient à talonner les moutons bêlants. Bien sûr, il y avait des individus qui se distinguaient des autres, mais ils étaient rares.
Harry connaissait deux personnes qui étaient capables, désireuses et passionnées de remettre la communauté magique sur le droit chemin : Albus Dumbledore et Lord Voldemort. Aucun n'était un candidat parfait. Dumbledore déconcertait Harry, semblant continuellement se contredire. Voilà un homme qui s'était élevé dans l'estime des sorciers, qui dirigeait une organisation secrète pour combler les lacunes du ministère et qui semblait vouloir sincèrement assurer la paix à leur nation brisée, et pourtant il avait refusé un nombre incalculable de fois le poste influent et puissant de ministre. Lord Voldemort, en revanche, était très désireux de prendre le monde entre ses mains et de le façonner comme de l'argile à son goût. Le principal problème avec lui avait été le petit problème de la folie, de l'impérialisme hypertrophié et des moyens barbares pour obtenir le pouvoir et le contrôle.
Mais maintenant... il y avait Tom Elvis Jedusor. C'était peut-être un paradoxe de le considérer comme une personne distincte de Voldemort, mais pour Harry c'était la chose en laquelle il croyait le plus. Néanmoins, il ne pouvait pas mentir, les différences étaient minimes. S'il y avait une chose qu'il n'avait jamais pris la peine d'espérer après les récents événements, c'était que Tom se trouverait soudainement satisfait de s'asseoir et de devenir un citoyen ordinaire de la société. Et Harry ne lui demanderait pas ça. Ce serait comme essayer de forcer un cobra à manger des légumes... il finirait par craquer pour la chair chaude de la main qui le nourrit ou par dépérir et mourir.
C'était suffisant pour que Tom soit prêt à changer ses habitudes. Peut-être que c'était simplement les sentiments florissants de Harry pour cet homme qui parlaient.
Tom - le Tom que Harry venait voir - serait capable de mener les sorciers et les sorcières de Grande-Bretagne vers de nouveaux sommets. Harry n'était pas devin, mais son instinct lui disait qu'il avait raison. Il y avait quelque chose dans la façon dont Tom voyait le monde, dans la façon dont il était façonné, qui le séparait de la plupart des autres gens. Un sorcier ordinaire ne pourrait jamais agir comme Tom le faisait. Tom était naturellement un alpha. Lorsqu'il était devenu Lord Voldemort, il avait abusé et exagéré ses tendances naturelles et était devenu une sorte de dictateur. Tout comme il avait prouvé son potentiel, il l'avait aussi gaspillé.
C'est à la manière typique de Gryffondor que Harry avait tenté sa chance, en se disant qu'il faisait le bon choix en laissant vivre Tom Jedusor, en le laissant repartir à zéro. En termes théâtraux, Harry espérait que Tom s'installerait dans le rôle du berger qui avait aussi apprivoisé le loup, pour leur bien à tous.
Comme un fantôme, Tom Jedusor sortit de l'ombre et s'approcha de Harry, sachant peut-être que le jeune homme pensait à lui. Ses yeux uniques reflétaient les dernières lueurs du soir qui passaient par la fenêtre alors que le soleil se couchait sur la journée. Bien que la garde-robe de l'homme soit plutôt monochrome, Harry appréciait que le noir lui aille bien.
«Tu fais une de ces tête.» Déclara Tom d'un ton froid. Harry fit la grimace.
«Je ne suis pas... vraiment.» Il haussa les épaules. «On peut dire que je me sens un peu dépassé par les évènements.»
«Tu penses trop ; ça devait arriver.»
Harry poussa un soupir dramatique. «Il faut vraiment que tu insinues que je suis stupide ?»
Tom poussa un cri d'alarme et saisit le coude de Harry, l'éloignant du mur et le tirant vers le réfectoire. «Tu savais que tu broies du noir quand tu restes sans manger ?» Harry le regarda curieusement, essayant de se demander si c'était vrai et se sentant un peu surpris que Tom ait remarqué une telle chose. «Et quand tu broies du noir, tu ne manges pas.» Ajouta-t-il d'un ton indifférent mais chicanier qui fit esquisser un léger sourire à Harry. Quelqu'un semblait l'observer. Depuis quand cet homme était-il devenu quelqu'un sur qui il pouvait s'appuyer ?
Même s'il aurait aimé que Tom le traîne au dîner, Harry voulait d'abord lui parler du message de Dumbledore.
«J'ai reçu une lettre de Dumbledore. Il a envoyé Hedwige à ma recherche.» Cette déclaration mit Tom sur pause dans son action de conduire Harry dans le couloir. «Il veut te rencontrer.» Ajouta Harry en jetant un regard en coin au visage de Tom.
«Il veut me rencontrer, maintenant ? Intéressant.»
Harry fronça les sourcils. «C'est tout ? C'est tout ce que tu as à dire à ce sujet ?»
«Je ne suis certainement pas prêt à prendre une quelconque décision en ce moment même. Ça peut attendre plus tard.»
Comme si c'était le moment, l'estomac d'Harry grogna bruyamment pour la deuxième fois de la journée, et Tom se renfrogna.
«Bien, ont mangent d'abord, ont s'inquiètent après.» Dit Harry. L'autre homme fit un bruit d'assentiment au fond de sa gorge.
«Nous aurons tout le temps de discuter de tes soucis.» Harry acquiesça et le suivit dans la salle à manger.
Mais apparemment, ils ne devaient pas se parler plus tard dans la soirée, car de fil en aiguille, il s'avéra que leurs bouches furent utilisées à des fins... différentes. Inutile de dire que Dumbledore n'était pas au premier plan dans l'esprit de Harry.
Nagini et Lady furent bannis à l'autre bout de la maison, au grand soulagement de Harry.
§§§
«Tom ?»
«Oui, Harry ?»
C'était le 2 janvier, et ils étaient tous les deux dans le bureau de Tom. La rentrée des classes se rapprochait de plus en plus, mais Tom semblait avoir à l'esprit que Harry devrait apprendre des choses maintenant. Des piles de livres recouvraient le bureau autour duquel ils étaient réunis, et Harry essayait désespérément de trouver un moyen de ne pas les lire. Il jugea donc prudent de harceler Tom.
«Je pense que tu devrais parler à Dumbledore.»
Soit Tom ne s'attendait pas à ce que Harry suggère cela, soit il s'y attendait, et de ce fait, lorsqu'il jeta un regard à Harry, ce fut avec une expression vide et indéchiffrable.
«C'est vrai ?» Demanda-t-il calmement, ne révélant toujours rien de ce qu'il pensait.
«Oui.» Poussa Harry. «Tu n'allais pas vraiment t'asseoir et le regarder mourir, n'est-ce pas ?»
«J'aimais bien ce plan. Mais pourquoi cette question ? Tu espérais que j'allais accélérer le processus ?»
Harry fit un bruit de mécontentement. «Tu ne devrais pas plaisanter avec ça.» Dit-il en sachant très bien que Tom ne plaisantait pas vraiment et il ignora le regard contrarié que l'homme lui lança pour cette idée. «Dumbledore et toi avez plusieurs choses à régler si tu ne veux pas qu'il te cause des problèmes.»
Tom ricana. «Tu n'es pas un thérapeute, Potter.» Harry ricana. «Je n'ai pas encore pesé les avantages possibles par rapport aux répercussions potentielles d'une telle rencontre.»
«Tu es juste têtu.» Se plaignit Harry. Tom ne fit aucun geste pour s'excuser de ses fautes. «Tu pourrais jubiler devant lui de l'échec de son plan et tout ça.» Lui dit Harry, essayant d'adoucir l'affaire pour tenter de convaincre Tom d'accepter. Mais Tom s'obstina.
«Tu sais très bien que Dumbledore détient la moitié de l'influence des sorciers de la Grande Bretagne et une grande partie du reste du monde. Si tu as vraiment l'intention d'être intelligent quand tu prendras le contrôle du monde des sorciers,» - cela fut dit avec des doigts levés et frétillants et un sarcasme pompeux - «tu vas avoir besoin du soutien de Dumbledore, ou du moins de son approbation.»
«Je suis toujours intelligent.» Déclara Tom avec dédain.
«Oh bien, c'est décidé alors.»
Tom fronça les sourcils. «Ce n'est certainement pas le cas.»
«Mais tu as dit...»
«Harry Potter, vas-tu cesser de saper mon autorité ?»
Harry en rit ouvertement. Tom avait l'air d'un meurtrier, le visage fermé, ce qui faisait que Harry se sentait un peu mal d'être si exubérant.
«Je suis désolé, Tom, je suis désolé... je n'ai pas pu m'en empêcher. Je veux dire, tu as utilisé mon nom,» Déclara-t-il en enfonçant son doigt dans son sternum. «et la demande de respect de l'autorité dans la même phrase. Penses-tu que je respecte l'autorité ?» Il fit une pause. «Eh bien, je la respecte... la plupart du temps... mais généralement je choisis de l'ignorer.»
Tom n'avait pas l'air impressionné.
«Harry, tu sais bien que ni l'enthousiasme flamboyant ni l'assurance sincère de Dumbledore ne permettront jamais à Lord Voldemort d'entrer dans les bonnes grâces de la société, et je ne crois pas non plus que quiconque considérerait toute activité ultérieure comme un service à la communauté.»
Un regard sombre assombrit le visage de Harry. Tom semblait en fait un peu surpris par le changement d'attitude du jeune homme.
«Voldemort n'a plus rien à faire dans le monde des sorciers.» Dit-il d'un ton ferme. Puis ses sourcils se froncèrent. «Il ne t'a jamais considéré comme Voldemort... pas vraiment. Tu as toujours été Tom Jedusor pour Dumbledore, non ? Il a toujours pu voir à travers ton masque.» Mais dès qu'il dit ça, Harry se demanda si cela aidait ou gênait la situation.
«Très bien, Harry.» Verbalisa Tom après un moment sur un ton diplomatique, et Harry tourna la tête pour pouvoir croiser le regard de l'autre homme. «Mais ne t'attends pas à des miracles.»
«Tu ne lui as même pas encore parlé.» Dit Harry en roulant des yeux. «Vraiment, Tom, fais-toi des amis, pas des ennemis ; Dumbledore n'est pas encore ton ami jusqu'à ce que tu en décides autrement.»
Les sourcils de Harry se relevèrent sur son front à la nuance de vert que Tom semblait prendre et à son expression de dégoût.
«Euh, tu n'as pas à l'enlacer ou quoi que ce soit d'autres...»
«Pourquoi pas ? Ma réputation sera ruinée si je deviens ami,» Cracha-t-il. «avec cet homme.»
«Je suppose que tu es sarcastique.» Murmura Harry avec désinvolture. Et puis il gloussa, amusé sans cesse par l'image d'un Jedusor austère contraint de porter un bracelet d'amitié par Dumbledore... le directeur était bizarre.
Tom grogna, ce qui permit à Harry de se ressaisir. «Harry, qu'est-ce que tu espères accomplir en nous mettant d'accord, Dumbledore et moi ?»
«Qu'est-ce que j'espère accomplir ?» Dit Harry, avec une expression faussement pensive. «Eh bien, j'ai vraiment envie de vous voir vous réconcilier et que Dumbledore te tape sur la tête en t'appelant "mon garçon".»
«Sois sérieux, Harry.»
«Pourquoi, voudrais-tu que je sois comme lui ?»
Tom regarda l'autre sorcier d'un air absent, ayant manifestement perdu le sens de l'humour.
«Euh, d'accord, pas de blagues sérieuses de Sirius.»
Tom se renfrogna à juste titre. «Tu sais que je préférerais qu'il n'y ait aucune blague d'aucune sorte.»
Harry soupira d'un air très remonté. «Pourquoi est-ce que je passe du temps avec toi ?»
Inclinant la tête sur le côté, une lueur d'introspection dans ses yeux cramoisis, Tom déclara. «Je suis une partie de toi.»
Quelque chose dans la poitrine de Harry fit une drôle de volte-face, et il fut obligé d'étouffer le bruit de sa respiration en réaction à l'affirmation franche et sincère de Tom. C'était une déclaration, mais une partie de Harry se demandait si c'était aussi une question. Un sentiment de possessivité qu'il ne savait pas qu'il pouvait ressentir surgit en lui. Tom faisait partie de lui. Ce n'était pas exactement une pensée saine, cette notion de Tom lui appartenant, mais Harry comprenait maintenant un peu ce que Tom ressentait pour lui.
Ensemble, ils... se complétaient l'un l'autre.
«Oui, tu l'es.» Souffla doucement Harry, puis il eut envie de se gifler en voyant à quel point il était ému. Si Tom le remarqua, il fit semblant de rien, mais il garda un regard fixe sur Harry. Le jeune homme s'installa pour lui rendre son regard.
«Je me fiche complètement que Dumbledore ait un jour envie de te serrer dans ses bras et de t'appeler par des petits noms ridicules. Tout ce que je veux, c'est de la compréhension, un accord. Et surtout, j'aimerais que Dumbledore ne cherche pas activement à te tuer. Même s'il meurt, il reste une menace pour toi, tant qu'il te considère aussi comme une menace.»
«Comme il se doit de le faire.»
«La méchanceté ne te ressemble pas Tom. Laisse ça à Rogue. D'ailleurs, je ne crois pas qu'il ait parlé à Dumbledore de ce qu'il a fait. Je ne sais toujours pas quoi penser de lui. Tu le trouves peut-être ennuyeux, mais moi je trouve qu'il est fascinant.»
«Il est toujours aussi irritant.» Grommela Tom.
«Eh bien oui, bien sûr.»
Harry pencha la tête sur le côté, visiblement en pleine réflexion, puis il afficha un sourire malicieux. «Kreattur !» Cria-t-il d'un ton autoritaire. Il attendit une bonne minute avant que l'affreux elfe de maison ne juge que l'appel de son maître valait la peine d'être entendu. Il tourna ses yeux troubles et haineux vers Harry et parut tout à fait gêné d'être là.
«Maître.» Dit-il d'un air sombre.
«Pourquoi diable as-tu besoin de cette horrible créature ?» Et les yeux de Tom se rétrécirent alors qu'il examinait l'Elfe de plus près. Kreattur se retourna pour regarder l'homme aux yeux rouges, et se recroquevilla immédiatement de peur, son attitude changeant du mépris à la déférence totale.
«Monsieur le Seigneur des Ténèbres, monsieur, Maître Harry Potter, que peut faire Kreattur pour vous ?» Croassa l'Elfe, les yeux fixés au sol. Les sourcils de Harry se levèrent et il jeta un coup d'œil à Tom. Il savait que les elfes de maison pouvaient distinguer la signature de chaque personne magique, mais généralement seulement s'ils les avaient déjà rencontrés auparavant. L'attitude de Tom envers l'Elfe rendait Harry plutôt méfiant.
«Il te connaît, et... tu le connais ?»
«C'est l'elfe des Black, n'est-ce pas ?» Demanda Tom, et Harry hocha la tête. «Alors oui, je le connais. Je l'ai emprunté à Regulus, une fois.» Kreattur semblait hésiter devant le souvenir de cette fois-là.
«C'était un honneur, Maître Seigneur des Ténèbres, monsieur.» Dit l'Elfe, mais il n'était pas enclin à se rapprocher de Tom ou à rencontrer ses yeux.
«Qu'est-ce que tu lui as fait ? Et qui est Regulus ?» Kreattur leva les yeux vers Harry, et à la surprise du garçon, l'elfe avait de grosses larmes dans le coin de ses yeux.
«Regulus Black, Mangemort et frère d'un certain Sirius Black.» Déclara monotonement Tom. Les yeux d'Harry s'élargirent, mais il ne dit rien. Tom inclina la tête vers Kreattur. «Je l'utilisai pour cacher un Horcruxe. L'expérience n'a pas été agréable pour lui. Je dois dire que je ne m'attendais pas à ce qu'il survive.»
«Maître Regulus m'a rappelé.» Dit Kreattur d'un ton modeste.
«Ah !» Dit Tom, apathique. «Pourquoi l'as-tu fait venir ici, Harry ?»
Harry haussa les épaules, sentant un peu de pitié pour l'elfe qu'il avait jusque-là détesté. «Je me suis dit qu'il valait mieux l'utiliser pour contacter rapidement Dumbledore. Dumbledore sait déjà que je le possède techniquement, et j'ai pensé qu'il serait un peu plus coopératif s'il savait pour toi… Kreattur a toujours été si attaché à ton côté.» Il se tourna vers l'Elfe. «Que dis-tu de ça, Kreattur, tu te comporteras bien avec moi maintenant ?»
Kreattur cligna des yeux, sans repentir de son mauvais comportement. Mais il dit. «Kreattur fera comme maître Harry Potter lui demande.» Harry hocha la tête et saisit une feuille de parchemin de la pile sur le bureau de Tom et rapprocha aussi la plume et la bouteille d'encre.
«Maintenant, je pense qu'un bel espace public ouvert fera l'affaire pour un lieu de rencontre, peut-être un parc ou autre chose.» Harry tapota l'extrémité de la plume contre ses lèvres, puis la trempa dans l'encre et se prépara à écrire.
«Harry, je ne me souviens pas avoir accepté une rencontre.»
Sans lever les yeux du parchemin sur lequel il écrivait, Harry dit. «C'est parce que tu ne l'as pas encore accepté, mais tu vas le faire. Allez, Tom, ça ne va pas te tuer d'être civilisé pour une fois. On peut tous faire des vœux de sorcellerie pour une réunion pacifique, ou quelque chose comme ça, pour être tranquille si ça peut te rassurer.»
«Très bien, mais c'est moi qui déciderai de ce que seront les vœux. Dumbledore n'a qu'à accepter ça.»
Harry haussa les épaules. «On verra ce qu'il dit.» Quelques minutes plus tard, il remit la missive à Tom pour qu'il l'approuve, puis la donna à Kreattur et l'envoya la remettre à Dumbledore. Harry prévoyait que la réponse ne tarderait pas à arriver.
§§§
Tom regarda Harry de l'autre côté du bureau, essayant (et réussissant à juste titre) d'avoir l'air d'être de mauvaise humeur pendant qu'ils attendaient le retour de cet affreux Elfe. Il avait tendu un livre à Harry et lui avait dit de le lire - et non de le feuilleter - pendant qu'ils attendaient. Pendant ce temps, il fit d'autres travaux et fit semblant de ne pas vouloir rencontrer Dumbledore.
C'est-à-dire qu'il ne voulait vraiment pas, mais il devait le faire. Il n'était pas stupide. Harry avait tout à fait raison lorsqu'il insistait sur le fait qu'il fallait s'occuper d'Albus Dumbledore. La mort n'annulait pas automatiquement la loyauté que le vieux schnock inspirait. Un fait plutôt frustrant, mais un fait quand même. Il était écœurant de voir à quel point Dumbledore, même s'il était considéré comme fou dans sa vieillesse, semblait inspirer une confiance aveugle à ceux qui l'admiraient. Je ne dis pas que Tom n'était pas jaloux... Il était loyal à sa façon. Mais... il y avait des limites à qui Voldemort pouvait attirer. Les Sangs Purs traditionalistes, surtout les Serpentards, il savait comment les mettre au pas, comment faire appel à leur loyauté et les faire obéir, mais pour les cœurs sensibles du monde, Voldemort était un monstre. Il était difficile d'être charmant quand ses yeux étaient aussi rouges que du sang cramoisi et le plus souvent, il était poussé à crucifier les idiots pour leur inutilité.
En bref, il ne pouvait pas être à la hauteur des attentes dorées de la Lumière, dont la loyauté penchait davantage pour quiconque était considéré comme étant tellement "bon" que le soleil brillait de leur cul.
Tom essayait vraiment, vraiment, de ne pas penser à cette métaphore ni à Dumbledore, de peur que son imagination ne prenne le dessus.
Tom pensait que les jours où il avait envie de se débarrasser d'eux pour ne pas avoir à les affronter lui manqueraient. Malheureusement, un certain morveux et un retour plutôt soudain et énergique à l'humanité lui ont fait comprendre que ces imbéciles insipides devaient rester. Tom ne voulait rien avoir à faire avec eux, mais il se rendait compte que les choses désirées... sont plus souvent qu'autrement différentes des choses nécessaires. Et vraiment, Tom devait admettre que ce n'était pas seulement eux mais les gens en général qui avaient tendance à l'ennuyer... peut-être n'était-ce pas une bonne excuse pour les tuer tous. Après tout, ils n'y pouvaient rien s'il était le sorcier supérieur.
Tom combattit le soupir qui menaçait de s'échapper de ses lèvres. C'est à ça que ressemble une conscience ? Maudit Harry Potter.
Il était en train de se remettre en question. Comment pourrait-il en être autrement ? Cela avait peut-être même commencé avant qu'il ne prenne la deuxième potion... Il n'avait pas pu faire grand-chose d'autre que de penser pendant qu'il était coincé sous la forme d'un cobra. Il y avait quelque chose dans le petit cerveau animal qu'il devait utiliser qui filtrait ses pensées. Il n'avait pas voulu l'admettre à l'époque, mais les choses que Harry lui disait, et même des choses sur le garçon lui-même, s'étaient glissées dans sa peau et avaient envahi sa conscience. Il ne pouvait pas y résister, et il avait l'impression que c'était en partie parce que regarder Harry Potter était presque comme se regarder dans un miroir à certains égards - un miroir vers une réalité alternative, plus précisément. Il semblait que plus ils étaient identiques, plus ils étaient différents.
Que voulait-il vraiment ? Le pouvoir ? L'immortalité ? Oui, il le voulait. Il doutait que cela change un jour ; c'était un aspect de sa personnalité, qu'il soit ancré ou acquis en grandissant. Il avait toujours activement recherché le pouvoir, depuis le moment où il avait compris le concept alors qu'il était enfant à l'orphelinat jusqu'à aujourd'hui. Et il l'avait obtenu, facilement.
Il s'en était enivré, l'avait laissé s'emparer de lui d'une main de fer... il l'avait laissé le contrôler.
Est-ce que plus il s'élevait, plus il se détruisait ? Et plus il se détruisait... plus il détruisait le monde autour de lui.
Il était égoïste. Il prétendait vouloir assurer le pouvoir et l'immortalité au monde des sorciers, mais en réalité, il ne le cherchait que pour lui-même. D'une certaine manière, il n'avait pas fait la différence. Il voulait vraiment, vraiment, sauvegarder le monde de la magie, simplement parce qu'il le trouvait supérieur à l'alternative ; le monde moldu ne signifierait jamais rien pour lui.
Avec une clarté qu'il ne connaissait pas auparavant, Tom était prêt à faire ce qui devait être fait pour que cela arrive. A essayer vraiment. C'était une chose dont il était sûr. Et peut-être qu'une partie de lui espérait qu'avec Harry Potter à ses côtés, cette chance inarrêtable déteindrait sur lui et qu'il gagnerait des bonus supplémentaires.
C'était un vœu pieux.
Tom vit Harry sursauter quand l'elfe Kreattur le surprit en revenant. Lui-même, bien sûr, avait plus de sang-froid que ça.
«Maître, Kreattur a obéi aux ordres.» Là, l'Elfe se renfrogna. «Dum-ble-dore,» Dit Kreattur lentement et avec dérision, se forçant visiblement à prononcer ce nom. «a donné une réponse à Kreattur.» Il tendit un morceau de parchemin plié à Harry. Tom ne savait pas quoi penser du fait que lui et un elfe de maison semblaient partager les mêmes points de vue.
Tom observa Harry lire rapidement la note, puis la prit et la lut lui-même lorsque Harry la lui remit. Ce n'était rien de plus que ce à quoi il s'attendait.
Tom prit une feuille de parchemin sur laquelle il écrivit et, avec éclat, signa son nom en bas : Tom Elvis Jedusor.
Il n'avait pas fait ça depuis longtemps. Il poussa le parchemin vers Harry. «Signe.» Ordonna-t-il.
«Qu'est-ce que c'est ?» Demanda Harry en prenant la feuille et en la lisant.
«Un contrat magique. Signe-le et le sort prendra effet sur toi. Nous l'enverrons à Dumbledore pour qu'il nous le renvoie signé lui aussi avant même de penser à nous rencontrer en face à face.»
«Ah, qu'il en soit ainsi.» Se moqua Harry après avoir lu le contrat. «Tu penses pouvoir supporter de ne pas faire de mal aux Moldus ou de déclencher un combat de chats avec Dumbledore ?»
Un de ces jours, Tom allait maudire Harry et lui fermer la bouche. «Je ne pense pas que ce soit une description adéquate.»
«Pourquoi suis-je inclus dans tout ça ?» Harry leva les yeux vers Tom, semblant juger son expression. «Oh, tu penses que Dumbledore pourrait tenter quelque chose sur moi ?»
«Ta signature est pour l'état d'esprit, certes discutable, de Dumbledore..» Il ignora la remarque taquine de Harry "Mon héros". «Nous ne sommes pas sûrs que Rogue ne lui ait pas parlé de l'Horcruxe qui reste en toi. Maintenant que j'y pense, je ne suis pas content que tu ne lui aies pas apposé un sortilège de secret.»
Tom ne manqua pas le kaléidoscope d'émotions qui traversa les yeux de Harry, allant de l'indignation à la partialité satisfaite avant que son visage ne se fige en une grimace. «Oh, je n'avais pas pensé à ça. En fait, je ne pense pas que je sache comment en faire un.»
«J'abhorre la qualité ridicule de l'enseignement dispensé à Poudlard de nos jours.»
Ignorant le roulement de yeux de Harry, Tom remit le contrat à Kreattur et le renvoya auprès de Dumbledore.
«Tu es vraiment d'accord avec ça ?» Tom leva les yeux à la question timide de Harry, son sourcil s'arqua spontanément. Harry le regardait attentivement, l'inquiétude se lisant dans ses yeux. Il fallut un moment à Tom pour reconnaître que Harry s'inquiétait de ses sentiments...
C'était... sympa. Ça ne l'empêcha pas de dire " Gryffondor " avec dédain. Harry sourit avec indulgence. C'était bien aussi. Sans l'éclat du verre de lunettes, Tom pouvait apprécier à sa juste valeur le vert des yeux du jeune homme. Si la malédiction tueuse ne lui avait pas été renvoyée, il aurait pensé qu'elle avait simplement été absorbée et enfermée dans les iris de Harry.
Tom ne s'était jamais attendu à ce que Harry accepte si rapidement une relation physique, mais là encore, Harry était imprévisible et Tom lui-même ne s'attendait pas non plus à ce qu'il tente un jour d'attirer le jeune sorcier. Il ne pouvait pas s'en empêcher, cependant. De toutes les choses de la vie, Tom n'aurait jamais pensé qu'il prendrait plaisir à faire se tordre de plaisir plutôt que de douleur Harry Potter, à lui donner volontairement, mais là encore il y avait une sorte de pouvoir unique à jouer du corps nubile de Harry comme d'un instrument fin. Pour lui, Harry était... adorable, disposé de cette façon et tout à lui.
Tout ce qu'il savait maintenant sur lui rendait le jeune sorcier encore plus tentant. Une vieille âme dans un corps faussement jeune à l'aube de l'âge adulte. Harry était Harry, et personne d'autre, sauf la partie où il était un peu de l'âme de Tom.
Ce qu'ils avaient fait jusqu'à présent n'avait pas été, d'un point de vue logistique, le meilleur exemple d'un bon rapport sexuel, étant donné l'inexpérience de Harry et le fait que c'était relativement modéré. Néanmoins, l'innocence et l'ardeur du jeune sorcier avaient été plus excitantes que certaines des autres rencontres physiques auxquelles Tom avait participé. Même si une partie de lui voulait éviter toute forme d'attachement, la majorité de l'âme restaurée de Tom s'en fichait. Et s'il voulait que Harry soit sien d'une manière qui allait à l'encontre de toutes les convictions qu'il avait eues sur lui-même ?
Harry était... son âme. Et il était juste... Harry. Et comparé aux autres personnes, il était juste davantage.
Tom se secoua, l'esprit un peu embrumé par ses sentiments tout aussi embroussaillés. Mais il ne pouvait rien y faire. Son petit Gryffondor, son Horcruxe, son complice, et agaçant, n'était que ça : sien, s'il avait quelque chose à dire à ce sujet.
Harry avait demandé ce qu'il attendait de lui, et Tom lui avait donné une réponse. Il voyait bien que le jeune homme ne l'avait pas compris, et à vrai dire, Tom ne l'avait pas compris lui-même. Mais ce qu'il voyait dans les yeux de Harry quand il le touchait... c'était ce qu'il voulait.
Quoi que ça veuille dire.
§§§
Il était deux heures de l'après-midi quand ils apparurent à l'entrée du parc. C'était encore la période des vacances pour les Moldus aussi, et il y avait une poignée d'enfants et leurs parents qui se promenaient dans l'espace enneigé. Le soleil était présent, ce qui, combiné à la veste que Harry avait fait métamorphoser par Tom, lui tenait chaud. Tom portait des robes de sorciers, malgré le fait qu'ils se trouvaient dans un endroit moldu. Quand Harry s'était plaint, Tom avait simplement répondu qu'avec les sortilège Cacher-En-Pleine-Vue et Repousse-Moldu, cela n'avait aucune importance. C'était grâce à ces sortilèges qu'ils avaient pu traverser le parc sans être inquiétés.
«Quel est cet endroit pour toi ?»
«Juste familier.» Dit Harry. «Pendant les étés, j'habite en bas de la rue, et je viens ici quand je peux, juste pour m'évader. C'est le premier endroit qui m'est venu à l'esprit et dont je savais qu'il n'y aurait pas trop de monde ou de sorciers - je pense que tu les effraierais. Je parie que Dumbledore est très inquiet que je t'aie amené si près de la maison de ma famille. Il transpire peut-être même à l'idée qu'il y ait des Moldus dans les parages. Mais c'était le but de ce contrat, non ?»
«Oui, il ne faut pas oublier de mettre le vieil homme à l'aise.»
Harry gloussa devant la réponse sèche de Tom, et ouvrit la voie vers un banc du parc où il s'assit. À contrecœur, Tom suivit son exemple après avoir lancé un sortilège de purification sur le banc. Harry s'en moqua carrément.
«Être un moldu n'est pas une maladie, donc ils ne sont pas contagieux, tu sais.»
«Non, ils sont juste sales.»
:Oiseaux !:
Harry jeta un regard noir et repoussa la tête de Lady sous son manteau. :Pas pour toi.: Harry ne voulait pas amener le serpent, mais elle avait insisté. Continuellement. Et pendant ce temps, Nagini suppliait Tom de faire sortir le cobra de la maison pour qu'elle puisse avoir un peu de paix et de tranquillité. Harry avait fini par céder, juste pour se débarrasser d'eux.
Les pigeons qui avaient captivé Lady s'attroupaient autour du banc où ils étaient assis, peut-être à la recherche des friandises que les promeneurs leur apportaient de temps en temps. Harry sortit une grenouille en chocolat de sa poche, l'ouvrit et lui cassa les pattes avant qu'elle ne puisse s'enfuir. Il jeta les morceaux de chocolat sur le sol, et immédiatement les pigeons envahirent la nourriture, ce qui attira d'autres oiseaux dans la zone. Tom croisa élégamment sa jambe.
«Je sais que tu as fait ça juste pour m'embêter.»
Harry sourit. «Oui, peut-être. Je pense que c'est ce que je fais de mieux.» En réponse, Tom ensorcela l'un des oiseaux, qui poussa des cris et s'agita dans tous les sens, faisant effectivement fuir de nombreux oiseaux par sa détresse. Harry décida que la prochaine fois, les animaux devraient peut-être être protégés par le contrat de sorcellerie.
«Tu es si méchant.»
«C'est ce que je fais de mieux.» Répondit Tom. «Tu ferais mieux de récupérer ton serpent.»
«Quoi ? Oh, Lady !» Harry sauta du banc et se précipita sur le cobra en fuite qui poursuivait le pauvre pigeon ensorcelé. Il regrettait de ne pas avoir mis un sortilège de chaleur sur elle pour que la neige dissuade le reptile de s'enfuir. «Je pense que Tom mentait quand il disait qu'elle n'avait pas accès à sa magie, parce que je suis sûr qu'elle peut transplaner.» Murmura Harry. L'oiseau flancha à une certaine distance, et Lady était déjà à mi-chemin. Heureusement pour le pigeon, le sortilège se dissipa et il put s'envoler indemne.
Au moment où Harry tendait la main pour attraper la queue de Lady, un craquement creux déchira l'air, et Harry trébucha maladroitement, un serpent se tortillant accroché à sa main et le choc de la couleur sarcelle brisant la blancheur tranchante de la neige devant lui. Il leva les yeux de sa tentative atroce de s'habiller comme un moldu pour regarder le visage barbu de l'homme qui pensait qu'une couleur vive le ferait se fondre dans la masse.
«Ah, Harry, et...» Les sourcils broussailleux se relevèrent. «... et Tom ?» L'interrogea un Dumbledore très déconcerté, les yeux rivés sur le serpent qui faisait la moue en maudissant en langue persane un dîner perdu. Il s'agissait d'une erreur d'identité.
«J'ai bien peur, professeur, que ce soit pire que ça.» Lui dit Harry d'un ton lugubre.
A SUIVRE...
