Auteur : mangafana
Disclaimer : rien n'est à moi.
Bonne lecture
C'était une belle journée de printemps à Naminori. Les cerisiers perdaient leurs fleurs, laissant un parterre rose sur lequel marchait les habitants de la ville.
Dans une ruelle calme, un groupe de 7 personnes marchait gaiement. La dixième génération Vongola, presque au complet, se dirigeaient tous vers la maison des Sawada après avoir été chercher le plus jeune d'entre eux, Lambo, à l'école primaire.
Le jeune garçon à la coupe afro et portant l'uniforme de l'école primaire du quartier, tenait la main de son grand frère de cœur, Tsunayoshi Sawada, alors qu'il lui racontait sa journée, sous le sourire doux et attentif de celui-ci et du reste de ses grands frères et sœur.
Mais Lambo dû arrêter son récit enthousiaste lorsque le groupe fut bloqué par un autre groupe en face d'eux.
Les personnes en face d'eux faisaient vraiment mauvais genre, du style racaille, avec des cheveux longs et décolorés, la clope au bec et des canettes de bière à la main.
Bien sûr, le groupe des Vongola était bien les derniers à pouvoir juger les gens sur leur apparence, étant eux-mêmes un groupe hétéroclite de jeunes gens d'environ 18 ans en uniforme scolaire mais tous aussi différents et atypique les uns que les autres.
Entre Tsunayoshi Sawada et ses cheveux caramels dans tous les sens et son air innocent, Gokudera Hayato et ses cheveux gris, sa clope au bec également et ses nombreuses bagues aux doigts, Takeshi Yamamoto, le japonais typique aux yeux et aux cheveux noirs mais portant sur le dos un arsenal mélangeant battes de baseball et katana, le tout dans un sac de sport, Ryohei Sasagawa avec ses cheveux jaunes en pics et ses mains bandées, Kyoya Hibari, avec son air menaçant et ses yeux de tueurs et Chrome Dokuro, jeune femme fluette avec un bandeau sur l'œil et une coupe d'ananas, sans compter l'enfant à la coupe afro et aux cornes de vache, le groupe était étonnant.
Pourtant, et malgré leur puissance, ils ne faisaient peur à personne ... sauf Kyoya qui effrayait tout le monde.
Mais le groupe en face était totalement différent et effrayait la population.
Leur chef s'avança d'un pas et leur dit :
-Eh, les gamins, sortez votre argent et vos portables, on veut tout ce que vous avez dans vos poches !
Tsuna pencha la tête sur le côté, ayant du mal à comprendre puis au moment où il allait prendre la parole, il fut frappé derrière la tête et un bébé en costume et fédora noir sauta sur son épaule.
Le jeune adulte se frotta la tête et dit :
-Aïe, Reborn, tu m'as fait mal.
-C'est un excellent exercice que nous avons là !
-Tu veux dire que c'est toi qui a préparé ça ?
-Même pas, c'est un heureux hasard ! Déclara le bébé en faisant un grand sourire un peu effrayant. Donc, en tant que futur boss, que dois-tu faire dans cette situation, Dame Tsuna ? Je te laisse gérer mais je t'observe de loin et si jamais tu n'as pas la moyenne à cet entraînement, tu seras puni.
Ensuite, le bébé sauta dans un arbre voisin, non sans avoir à nouveau frappé son élève.
-Aïe, Reborn, tu es vraiment méchant.
Puis, soupirant, Tsuna prit quelques secondes pour réfléchir.
Le groupe de voyou, se voyant ignoré, voulu en remettre une couche et dit :
-Oy, on vous a dit de sortir votre fric ! N'emmerdez pas le clan Dakamoto !
Cela sembla intéresser Tsuna qui leur demanda :
-Quel clan avez-vous dit ?
-Hein ? Tu nous cherches ? J'ai dit le clan Dakamoto. Et maintenant, sortez vos tunes, les gosses !
Le son de sa voix sembla déplaire à Hibari qui fit un pas en avant en disant :
-Silence !
Sous cet ordre, les membres du clan Dakamoto firent un pas en arrière et se regardèrent entre eux, pas sûr d'avoir choisi les bonnes personnes à racketter, finalement.
Pendant ce temps, Tsuna se tourna vers Gokudera et lui demanda :
-C'est bien le clan Sanzo qui détient ce territoire, non ?
-Oui, Juudaime, c'est le boss Shinji du clan Sanzo qui s'occupe du territoire de Naminori.
-Je veux lui parler au téléphone avant de faire quoi que ce soit. Déclara Tsuna en tendant sa main vers son second pendant que celui-ci faisait tout pour satisfaire son boss.
Sur son arbre, Reborn hocha la tête. C'était un bon début.
Shinji Nomura, le boss du puissant clan Yakuza Sanzo, était actuellement occupé à tailler son bonzaï. Une occupation qui pouvait paraître cliché, mais c'était son médecin qui lui avait conseillé cette activité pour s'octroyer une période de calme de temps en temps.
Il faut dire qu'être chef de clan Yakuza était très éprouvant et qu'il avait une tension qui pouvait attendre des sommets, quelque fois. Ainsi, il se sentait plus calme et apaisé.
Enfin, c'était avant que son téléphone fixe ne sonne.
Soupirant, l'homme dans la soixantaine et portant une impressionnante cicatrice au cou, détruisant le dessin de son tatouage à cet endroit-là, regarda le téléphone, pesant le pour et le contre de répondre.
Finalement, il posa son ciseau et en soupirant à nouveau, il décrocha le combiné :
-Quoi, Kenzo ? Je t'avais dit de ne pas me déranger pendant au moins une heure.
-Je sais, boss, pardon, mais ... c'est qu'on a un appel assez inhabituel.
-... de qui ?
-Des Vongola !
Shinji s'alluma une cigarette à cette annonce. Ça aussi, son médecin le lui avait déconseillé, mais s'il ne pouvait pas se détendre en jardinant, alors il estimait qu'il avait droit à une cigarette.
-Les Vongolas, tu dis ? Passe-les-moi.
Il attendit quelques secondes en se remémorant ce qu'il savait sur ce puissant clan mafieux. Les italiens l'avaient contacté il y a presque 20 ans de cela pour lui demander de protéger et de ne faire jamais aucun commerce dans la ville tranquille de Naminori afin de protéger leur héritier qui grandissait là-bas.
Moyennant une coquette rente annuelle, Shinji avait été d'accord. Il faut dire que la ville ne l'intéressait pas plus que cela, trop tranquille, pas de pachinko ou de love motel et pas vraiment d'affaire à y faire donc il avait laissé cet endroit avec plaisir contre l'argent.
-Boss Sanzo ? Demanda une voix à l'autre bout du fil.
-Qui est à l'appareil ? Demanda Shinji, étonné d'entendre une voix aussi jeune.
-Je suis Tsunayoshi Sawada, dixième boss des Vongola. Dit une voix en effet jeune mais déjà pleine d'assurance.
Ainsi, c'était son «petit protégé» en personne qui l'appelait. Cela intrigua fortement Shinji car depuis 18 ans, à part ses versements réguliers, il n'avait plus jamais eu de contact avec la famiglia italienne.
-Que me vaut cet appel, décimo ? Demanda Shinji, bien au courant de la façon dont on s'adressait à un boss étranger, même s'il était jeune.
-Je me permets de vous contacter pour vous demander un renseignement, boss Shinji.
-J'écoute.
-L'accord qui unit nos deux familles vous demandant de protéger et de n'avoir aucune activité illégale à Naminori est-il toujours d'actualité ?
-Tout à fait. Déclara Shinji, étonné par la tournure de la conversation.
-Nous sommes donc d'accord que le clan Dakamoto n'est pas mandaté par vous sur vos terres ?
-Le clan Dakamoto ? Demanda Shinji, plus qu'étonné.
Il enleva le son de son téléphone et appela son second en criant par la porte :
-Boss ?
-Trouve moi tout ce que tu peux sur le clan Dakamoto !
Puis, reprenant la conversation, il dit :
-Non ... ce nom ne me parle pas, j'ai envoyé mon second faire des recherches. Mais êtes-vous en train de me dire que ce clan sévit en ville sans mon accord ? Demanda Shinji de fort mauvaise humeur.
-En effet. J'en ai ses représentants sous les yeux. Ils rackettent les habitants de la ville.
-Boss ! Intervint son second. Shinji lui fit signe de parler et il déclara : aucune information sur eux. Personne ne les connait. Ni au national, ni dans notre clan.
-Avez-vous entendu ? Demanda Shinji à son interlocuteur.
-Oui. Ai-je votre autorisation pour leur soutirer des informations ?
-Vous l'avez. Et je souhaiterais en être informé. Demanda boss Yakuza.
Il entendit alors du grabuge à l'autre bout du téléphone, des cris, des gémissements et des bruits d'os cassés mais il resta en ligne, pendant qu'il rangeait son nécessaire d'entretien à bonzaï. Il s'avait que ce genre de chose pouvait prendre un certain temps. Son second était toujours dans son bureau, attendant des informations ou des ordres.
Décidant qu'il méritait de savoir, il mit son téléphone en haut-parleur, partageant avec lui les cris et les bruits de casse à l'autre bout du fil.
Enfin, il entendit la voix de l'autre boss demander :
-Qui vous a envoyé ici ?
-Notre boss ! Dit une voix geignarde.
-Son nom !
-Nori Dakamoto.
-Est-ce que ton boss à l'autorisation du clan Sanzo pour venir faire vos affaires ici ?
-Quel clan ?
-Le clan responsable de ce territoire.
-Non. J'crois pas. On est tout nouveau. Le boss nous a créé au début du printemps. J'pense pas qu'il savait que la ville était déjà sous l'emprise d'un clan.
Shinji soupira à la nouvelle, encore un nouveau clan renégat qui se croyait tout permis. Il allait falloir qu'il frappe un grand coup.
-Où êtes-vous basé ?
-Sur la côte. Un entrepôt dans le port de Moji.
-Boss Sanzo, avec votre autorisation, j'aimerai aller moi-même voir ce clan pour les expliquer les règles de bienséance et de politesse entre clan. Ces ânes ont osés menacer un boss. Je pense qu'ils méritent une leçon. Déclara la voix du jeune décimo.
Shinji eut un sourire et dit :
-Decimo, vous me rendriez un grand service. N'hésitez pas à leur rappeler que s'ils veulent faire des affaires sur mon territoire ou sur n'importe quel autre territoire, d'ailleurs, il est de bon ton qu'ils se présentent au boss en charge et qu'ils obtiennent une autorisation, en échange d'une subordination et d'un tribut, bien sûr.
-S'il en reste quelque chose, le message sera passé.
Dans le téléphone, Shinji entendit des cris de joie, sans doute les gardiens du décimo.
-Bien. Avez-vous besoin d'assistance, décimo ?
-Eh bien ... nous pouvons nous occuper d'eux nous-même, mais à l'heure actuelle, mes compagnons et moi-même n'avons pas encore le permis de conduire, officiellement du moins. Nous savons tous conduire, bien sûr, mais si nous pouvions éviter d'attirer l'attention des autorités...
-C'est sage de votre part. Je peux vous envoyer une voiture et un chauffeur, mais il ne participera pas aux réjouissances.
-Et sans vouloir abuser, boss, est-il possible de faire cela samedi ? Nous avons cours toute la semaine.
Le boss Shinji rit en entendant les protestations déçues des gardiens dans le téléphone. Ah, la fougue de la jeunesse.
-Bien sûr, vous êtes très responsable, décimo. Rendez-vous samedi sur la place de la ville à 10h00. Un mini bus vous amènera et vous attendra autant de temps que nécessaire pour vous ramener chez vous le soir.
-Vous avez toute ma reconnaissance, boss Shinji.
-C'est moi qui vous remercie, décimo.
En raccrochant, Shinji hocha la tête, en se disant que vraiment, ce petit décimo promettait d'être un boss de qualité et quelqu'un sur qui on pouvait compter.
Ce qu'il ne savait pas, c'était que, assis sur une branche d'arbre, un bébé au fédora se disait exactement la même chose, plus que ravi du comportement de son élève.
FIN
J'ai un eu problème avec me fichier word source de cette histoire et j'ai dû tout reprendre car des bouts de phrases et la mise en page avaient disparus.
J'espère que c'est lisible malgré tout.
