Correctrice : Clina
11. Promenade : Ikki
Tout le monde s'accordait pour reconnaître qu'Ikki arrivait toujours bon dernier au combat. La majorité des autres Guerriers Sacrés d'Athéna se demandaient même s'il prenait à cœur sa mission de protéger et servir leur Déité. Généralement quand le Phoenix apparaissait c'était pour sauver son petit frère, comme si seul lui importait. Et probablement aussi les trois autres Saints de Bronze. Ikki ne s'expliquait jamais. Ikki n'avouerait jamais que l'orientation n'était pas son point fort. La seule fois où son cadet l'avait interrogé sur le sujet, il avait simplement répondu qu'il appréciait de se promener pour découvrir les contrées de leurs ennemis. Il avait même su justifier de l'utilité de ces promenades : il était toujours bon de connaître les lieux pour mieux contre attaquer. Pour autant une lueur de doute avait vaguement illuminé les yeux émeraude de son petit frère. Apparemment il n'y croyait pas trop à cette excuse de promenade.
12. Épicé : Éaque
Tout le monde savait aux Enfers que le Juge Éaque était un fin gourmet. Il avait aménagé en son palais une vaste cuisine d'où sortait toujours une délicieuse odeur de plats mijotés. Appréciant hautement la bonne cuisine, quelle que soit son origine, ses saveurs ou son degré de sophistication, il réalisait des soupers gastronomiques, où était invitée une poignée d'élus. Bien souvent il conviait ses frères, qui déclinaient poliment, ayant d'autres occupations pour combler leur soirée. Alors la seule fois où Minos et Rhadamanthe acceptèrent, Éaque ne put résister à l'idée de les piéger. Il ordonna de préparer un plat de ses contrées natales. Et alors qu'il savourait son repas hautement épicé, il éprouvait une certaine joie à voir les deux autres s'étouffer avec leur bouchée. Apparemment ils n'appréciaient pas autant que lui les mets épicés. Ma foi, cela en ferait plus pour lui. Il ne boudait pas son plaisir.
13. Hausse : Freya
Freya n'était personne dans la hiérarchie d'Asgard. Elle n'en avait jamais souffert. Elle savait qu'elle était la sœur cadette de la Grande prêtresse d'Asgard. Hilda possédait un rôle. Et Freya ne l'enviait pas, car elle pouvait observer le poids réel de la charge que sa sœur avait sur les épaules. Pourtant, parfois, elle se prenait à espérer pouvoir monter dans la hiérarchie. Elle aurait aimé avoir un rôle pour soutenir Hilda et aider leur peuple. Elle se désespérait à ne pas réussir à se hisser un peu. Mais ces pensées moroses ne duraient jamais. Après tout Hilda ne se séparait jamais d'elle, et son aînée écoutait ses conseils. Officiellement elle n'était personne, mais officieusement depuis la guerre contre Athéna, Freya avait prouvé sa valeur, son courage et son sens inné de la compréhension des êtres et des situations. Elle avait donc finalement réussi à hausser son statut, même si cela n'était qu'en privé.
14. Château : Hilda
Enfant, Hilda avait l'impression d'être une princesse des contes et légendes. Elle vivait dans un beau et vaste château, avec une cour et un domaine boisé. Elle avait autour d'elle des Guerriers prêts à la défendre. Dans leurs jeux d'enfants, elle était la demoiselle qu'il fallait sauver. Puis elle avait grandi. Et elle était devenue la Souveraine vivant dans le château royal. Le palais avait toujours été son refuge, un endroit qu'elle savait protéger et imprenable. Du moins jusqu'à sa possession et sa guerre contre Athéna. Et les Guerriers Divins avaient donné leur vie pour la protéger, en un simulacre fatal de leurs jeux d'enfants… Aujourd'hui Hilda voyait le vaste bâtiment comme une prison plus qu'un refuge. Il restait à ses yeux le symbole de son rang, mais aussi un lieu pour lequel ses amis d'enfance avaient donné leur vie. Elle avait parfois la sensation d'étouffer dans les vastes pièces, d'être finalement qu'une prisonnière.
15. Poignard : Saga
Avant de se retrouver aux pieds d'Athéna, Saga avait presque oublié l'objet. Ils étaient venus dans l'espoir d'inverser les plans de Hadès sur les ordres de Shion. Saga avait un but précis et devenir un peu plus un traître ne changeait rien pour lui comparé à ses deux compagnons. Puis Athéna avait demandé à Kanon, son jumeau, la dague. Et pendant un bref instant, Saga s'était demandé comment elle avait pu la trouver. Puis le souvenir flou du lieu où il avait dissimulé l'arme lui revient. Mais comment le savait-elle ? Il l'ignorait. Et son esprit ne travaillait pas assez vite pour assembler les pièces. Il était choqué et pris de cours par la demande de sa Déesse, qui posa ses fines mains blanches sur les siennes tenant le poignard. Et une fois encore, il eut la sensation de perdre le contrôle des événements alors qu'il observait sa Déité et la dague…
16. Ange : Esméralda
Il lui disait souvent qu'elle était comme un ange sur cette île infernale, une âme pure et belle. Esméralda n'avait jamais su si c'était en raison de sa blondeur ou de sa gentillesse innée envers lui. Elle avait beaucoup d'affection pour lui. Elle savait qu'il lui rendait bien, probablement avant tout parce qu'elle lui rappelait un autre ange, son petit frère. De son point de vue, elle n'avait rien d'angélique. Elle agissait avec sa bonté naturelle comme n'importe quel être humain devrait le faire. Pourtant elle ne le contredisait jamais. Bien au contraire, elle se contentait de sourire doucement et de rougir quand il la complimentait. Mais son compliment préféré dans sa bouche restait ange bien sûr. Parce qu'au fond d'elle, même si elle n'en était pas un, cela lui offrait l'espoir que quelque part un ange veillait sur eux et leur offrirait un jour une vie meilleure…
17. Démon : Minos
Il les entendait ces murmures dans son dos quand il passait. Il savait la peur qu'il inspirait, qui se muait en un respect immense et dévoué de la part de ses subordonnés. Il aimait cette emprise liée à la frayeur de son ombre. Il savait que son don de marionnettiste en faisait un démon aux yeux des autres. Il n'y avait pire crainte aux Enfers que de se retrouver châtié par lui, Minos du Griffon. Il se délectait de ce surnom murmuré avec référence. Et il ne faisait rien pour contredire cette vérité qui voulait qu'il soit bel et bien un démon. Cependant il y avait quelqu'un qui n'était pas leurré par cela : Rune du Balrog. Rune qui le regardait avec un air blasé quand il jubilait après qu'il eut entendu son surnom fétiche. Rune qui le connaissait trop bien, et qui ne le verrait jamais comme un Démon.
18. Selle : Jabu
Jabu aurait fait n'importe quoi pour mademoiselle Saori. Il était toujours le premier à se proposer pour l'escorter, la protéger ou lui rendre service. C'était dans sa nature probablement, mais sûrement lié à ses sentiments envers la jeune femme. Pourtant pour une fois, il regrettait son empressement à se proposer à la servir. Honnêtement il n'avait jamais fait d'équitation et il n'avait aucune idée de comment seller un cheval. D'autant plus que celui de mademoiselle Saori avait sale caractère, et qu'il avait déjà rué trois fois envoyant promener la selle bien loin. Jabu soupira et se releva en frottant son jeans. Il aurait le dernier mot, fois de Saint de Bronze d'Athéna ! Cette selle finirait sur le dos de ce cheval avant que la réincarnation de sa Déesse ne passe la porte de l'écurie pour sa promenade équestre quotidienne. Il en allait de son honneur de Guerrier sacré !
19. Dodu : Aldébaran & Seika
Aldébaran avait déjà eu beaucoup de qualificatifs sur son physique. Il était imposant, grand, fort, costaud, massif, athlétique, musclé voire baraqué. Certains le qualifiaient de géant. On parlait toujours de sa taille et de son imposante carrure. Il ne pouvait nier qu'il respirait la force physique à l'état brut et qu'il en imposait par sa seule apparence physique. Il avait appris à ne plus trop écouter les termes employés à son sujet. Mais il devait reconnaître que dodu n'était jamais dans la liste, sauf dans la bouche de Seika. La jeune femme le qualifiait de dodu, parce que le mot avait une consonance plus douce et qu'il correspondait mieux à l'apparence et surtout au grand cœur du Saint du Taureau. Apparemment c'était le meilleur qualificatif. Et Aldébaran avait décidé de le prendre comme un compliment, parce qu'il savait que dans la bouche de son amie cela en était un.
20. Gel/givre : Hyoga
Il avait toujours aimé l'hiver. Et c'était d'autant plus vrai quand il devait séjourner loin de la Sibérie. Hyoga éprouvait un sentiment de sérénité dès que les premières traces de givre étaient visibles sur les vitres de sa chambre, dès que le froid mordait sa peau quand il sortait prendre l'air sur le balcon de la résidence Kido. Il appréciait de s'étirer au maximum dehors et de fermer les yeux pour savourer ce qu'il qualifiait de fraîcheur matinale. Bien souvent, il restait tellement longtemps à l'extérieur que ses cheveux blonds se couvraient eux aussi d'une fine pellicule de givre. Évidemment c'était un temps automnal et hivernal typique du Japon. Et cela lui manquait toujours horriblement quand il se retrouvait au Sanctuaire à cette période de l'année. Peut-être était-ce pour cela qu'il préférait visiter ses frères et Saori-san en hiver. Au moins il pouvait profiter d'un peu de gel pour se rappeler ses plaines immaculées de Sibérie.
