Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, sont la propriété exclusive et malheureuse de JK Rowling.

Je suis enfin de retour après une longue absence! J'espère que ça vous plaira.

TW: Con non-con, stalking, tentative de meurtre...


Chapitre 3. Kiss land

Elle était suspendue à ses lèvres, un mot, un seul et elle serait libre. Elle n'attendait plus que ça, elle aurait voulu le supplier, l'implorer — mais, elle ne rendrait tout ça que plus plaisant pour lui, ce serait lui donner exactement ce qu'il voulait et bien plus. Cette mise en miroir, c'était presque poétique. À la façon de ses mots, qui avaient le pouvoir de la libérer, elle était suspendue dans le vide. Il lui semblait que comme eux elle s'écraserait sur ses lèvres, elle leur donnerait forme.

« Non, ça n'a absolument aucun sens, s'agaça-t-il en plongeant les mains dans sa tignasse.

Il lui sembla qu'il devait avoir l'air complètement fou ; les yeux exorbités, les cheveux encore plus désordonnés à force de les triturer, les échanges qu'il n'avait qu'avec lui-même et la façon dont il raillait les lignes sur son carnet comme si elles l'avaient offensé. Ce qui était pratiquement le cas. Son récit, désordonné, brouillon et médiocre l'offensait. Dans un instant de colère, il aurait été capable de brûler ce maudit carnet.

— Tout est de ta faute, lui murmura-t-il comme si cela pouvait avoir une quelconque conséquence.

Au loin, il entendit un rire, mélodieux et attrayant, mais n'y prêta guère attention. Une tasse apparut abruptement sous ses yeux, le liquide encore chaud manquant de se renverser sur les lignes trop de fois raturées. Harry fixait le liquide se balancer dans sa tasse, l'envie irrésistible de le voir se répandre sur son travail lui nouait l'estomac. Quelque chose en lui, de sombre et dangereux, réclamait cette destruction, exigeait qu'on lui donne la moindre bonne raison de s'exprimer. De se déchaîner sans honte, sans regret. Sa langue glissa sur ses lèvres, elles étaient sèches, le temps suspendu à ce liquide qui refusait de se stabiliser ou d'achever son destin. Comme répondant à ses prières secrètes, le liquide brun se déchaina sur le papier comme une mer agitée sur un lambeau de terre. Ça lui paraissait presque surnaturel. Harry se réjouit secrètement de la situation, ces quelques secondes lui avaient offertes des semaines de sursis.

— Oh mon dieu! S'écria Luna, essayant de sauver le carnet d'Harry.

Ses gestes étaient maladroits et — Harry aurait presque pu le prédire — elle acheva la destruction inéluctable de son travail en renversant complètement la tasse brûlante. Harry fût sorti de cette transe que la fascination avait entraîné et se redressa en sentant le liquide lui brûler les cuisses. Sa chaise avait produit un grincement sinistre, parfaitement désagréable et cela avait complètement achevé Luna. La jeune serveuse s'était précipitée pour éponger cette catastrophe, les larmes aux yeux.

— Je suis vraiment désolée! Pardonne moi, pardonne moi, oh mon Dieu…

Harry avait la gorge sèche. Il ne l'admettrait pas, mais à cet instant les mots d'Hermione lui revinrent en tête. Il se fit la remarque que de voir Luna tiraillée de la sorte, désespérée, au bord de la crise de nerf était si plaisant que la brûlure de ses cuisses n'était qu'une pale version de celle au creux de son estomac. S'ils avaient été seuls, Harry aurait laissé son masque glissé. Il se serait repu de ses larmes et de son désespoir, l'aurait probablement allongé sur cette même table et…

Le couinement de la jeune fille le fit revenir à la réalité, un sourire contrit étira ses lèvres sèches alors qu'il glissa ses mains sur ses épaules:

— Est-ce que tout va bien, Luna? S'inquiéta-t-il.

Ses grands yeux s'écarquillèrent davantage et Harry dû se mordre la joue, presque à sang, pour repousser le besoin presque animal de l'embrasser.

— C'est à moi que tu demandes ça! J'ai ruiné ton travail…
— Non, ne t'inquiète pas, j'ai…

Il ne put s'empêcher d'essuyer ses larmes, fasciné par la vision qu'elle lui offrait. Sa peau était douce et humide sous ses doigts et il dû faire un effort de concentration pour ne pas se laisser emporter par ses pulsions.

— Je suis sur un passage difficile, le syndrome de la page blanche, donc ce n'est rien de bien important.

Le regard, intimement coupable qu'elle lui offrait était une indication formelle qu'elle ne le croyait pas.

— Je manque d'inspiration, avoua-t-il.

Et, les rayures que le café avait dissolu en étaient la preuve. Il avait passé la matinée à essayer de donner un sens à ce qu'il écrivait. En vain.

— Je suis terriblement désolée, Harry.
— Luna, tout va bien, je t'assure.
— Mais, ton cahier…
— Ça se remplace, ce n'est rien Luna.

Harry lui offrit un sourire qui se voulait sincère, ses mots l'étaient. Son manuscrit n'avançait dans aucun sens satisfaisant. Il avait parfois l'impression qu'il n'arriverait plus jamais à écrire. Du moins, qu'il ne serait jamais plus capable d'écrire une histoire qui le passionnait vraiment, qui le transcendait. Peut-être que lui aussi devait se libérer de ses chaînes. Il était véritablement heureux de la distraction — et de l'excuse — qu'elle lui offrait.

— Tu es blessé, reprit-elle, la voix tremblante .
— Je vais bien, ne t'inquiètes pas.
— Tu devrais rentrer te soigner, dit-elle en continuant d'éponger la table, évitant de jeter un quelconque regard vers son jean trempé.

Un sourire amusé apparut sur ses lèvres, il lui laissa la tache de surveiller ses affaires — mais surtout de tout remettre en ordre, et donc de se recomposer, pendant qu'il allait régler l'addition. Il n'avait pas pris la peine d'aller essuyer son jean dans les toilettes, il serait chez lui bien assez tôt pour s'en débarrasser.

Lorsqu'il revint à sa table, tout avait été nettoyé et Luna avait même pris soin d'envelopper son carnet dans un sac plastique — de peur qu'il ne s'abîme davantage. Alors qu'il avait agrippé son carnet, une carte qu'il ne connaissait que trop bien tomba sur la table. Ça n'était pas la première qu'il recevait. Il n'avait même pas besoin d'essayer pour savoir que les mots inscrit dedans disparaîtraient à la seconde où il tenterait de les faire lire à quelqu'un d'autre. La silhouette avait pris l'habitude de lui envoyer ces cartes menaçantes, mais à l'heure actuelle elle n'avait toujours rien fait de plus. Il se dit que cette carte rejoindrait celles qui se cachaient dans le deuxième tiroir de sa table de nuit. Il n'avait pas remarqué sa panique grandissante, probablement trop habitué à ce point, mais Luna si. Et, elle se méprit visiblement sur la situation.

— Je suis vraiment désolée, Harry. Ne me déteste pas!

Ses doigts étaient moites et sa main tremblait tandis qu'il manipulait la carte. Une idée terrifiante venait de lui traverser l'esprit: S'il avait reçu cette carte dans les minutes qui précédaient, cela signifiait que la silhouette était quelque part ici. Ou du moins qu'elle l'avait été à un instant T. Et, Harry ne s'en était même pas aperçu. Ces derniers jours, il avait eu l'impression d'être capable de la sentir approcher: lorsqu'il prenait sa douche et que son instinct lui criait qu'elle se tenait sur son porche, qu'il écrivait dans son salon et qu'en se retournant il la trouvait derrière sa fenêtre, ou encore lorsqu'il se servait un café et qu'il savait qu'il trouverait une carte en rejoignant son salon. Cependant, cette fois, il ne l'avait pas ressenti et cette idée le terrifiait.

— Harry… Pardon.
— Luna..
— Je vais te..
— Luna, est-ce que tu as vu qui a posé ça ici? S'alarma-t-il en la secouant par l'épaule pour attirer son attention sur la carte. Elle paraissait troublée, ses yeux s'attardant pour la première fois sur la carte dans ses mains.
— Non?
— Qu'est-ce que c'est? S'inquiéta-t-elle. Quelque chose de grave?
— Non, non, je suis juste surpris, menti-t-il pour ne pas l'inquiéter davantage.

Avec résignation il attrapa le reste de ses affaires, glissant la carte dans son sac en essayant de contrôler le tremblement de sa main. Il prit soin d'offrir un sourire rassurant à la jeune serveuse avant de déserter les lieux le plus vite possible. Il n'avait pas même atteint le bout de la rue qu'il s'était arrêté pour lire cette maudite carte, le coeur au bord des lèvres. Alors qu'il découvrit les mots, Harry céda à la panique et se mit à courir comme s'il avait le diable au trousse.

Je vais t'aider à trouver de l'inspiration.
Prépare-toi.
- M.

XxxxxxxxxxxxxxxxxxxX

Harry se tenait devant sa porte d'entrée, la main douloureusement serrée sur le manche de son couteau. Ses mains étaient si moites qu'il était terrifié à l'idée de le laisser tomber ou de finir par se poignarder lui-même. Peut-être que ce serait une mort plus rapide que celle que la silhouette lui offrirait. Il cligna plusieurs fois des yeux, tentant de chasser les gouttes de sueur qui lui tombaient dans les yeux. Cette situation était aussi terrifiante qu'excitante, la silhouette viendrait ce soir et ce soir elle ne serait plus jamais une silhouette. Ce soir, elle se métamorphoserait, son essence même dévoilée et offrant la parfaite substance à ses cauchemars. Harry n'aimait pas l'indétermination, il n'aimait pas le champ des possibles qui laissait à son esprit tout le loisir de le torturer. Ce soir, enfin, il aurait des réponses. Sa langue glissait sur ses lèvres sèches, il pouvait presque les goutter — toutes ces questions qui n'attendaient qu 'à être libérées. Il était attentif à tous les sons que cette maudite demeure produisait, son coeur battant si fort qu'il menaçait de lui briser les côtes. Il fustigeait le bois vieilli, le priant de se taire et c'est là qu'il l'entendit. Cette démarche légère et assurée, il ne la connaissait que trop bien. Il attendit patiemment, tétanisé à l'idée qu'elle ne détruise sa porte à nouveau. Mais alors, une chose complètement grotesque se produisit si bien qu'il réprima un rire, la silhouette venait de sonner. Comme s'il s'agissait d'une simple visite de courtoisie. Comme si Harry allait lui ouvrir cette foutue porte et l'accueillir les bras ouverts. Il s'attendait presque à ce qu'elle détruise sa porte, la réduise en poussière, mais la silhouette ne fit que sonner.

« Va-t-en!

Rien, rien que du silence. Puis, la silhouette sonna à nouveau. Harry se mordit la lèvre pour réprimer un sanglot, sa poitrine le faisait tellement souffrir qu'il avait l'impression que son coeur avait fini par véritablement lui briser les côtes.

— Je ne veux pas te voir, va-t-en!

Il avait agrippé son couteau, prêt à le plonger dans le corps de son ennemi si jamais il parvenait à ouvrir la porte. Mais, rien, il ne faisait que sonner. Encore.

Encore.

Et, encore.

— J'ai prévenu la police!

Et, encore, encore, encore! Dans un moment de réalisation, Harry s'était précipité sur la porte pour la fermer à double tour. Il fut accueilli par un rire qui lui sembla familier.

— Ils seront là dans quelques minutes, ajouta-t-il pour dissuader la silhouette de forcer le passage.
— Ttt, ttt, ttt.

Une sensation étrange avait envahi Harry. Froide, calme et distante. Comme si, dans un moment d'horreur, il avait compris que cette situation était inévitable. Que son destin avait été scellé bien avant qu'il ne vienne au monde et que rien ne pourrait le changer. Qu'il aurait beau se débattre, il ne pourrait rien y faire. Il n'avait pas eu besoin de se retourner pour le savoir. Cette fois, il l'avait senti. La silhouette, était chez lui. À quelques pas de lui. Comment avait-elle fait pour entrer?

Alors, aussi rapidement qu'il lui était possible — et, donc très très lentement, Harry s'était retourné. Il ne savait pas à quoi s'attendre. Une immense forme sombre et menaçante. Un troll. Un fantôme, peut-être. Mais, face à lui, et parfaitement éclairé, se tenait l'homme le plus étrangement vêtu qu'il n'avait jamais vu. Il portait une sorte de robe — et, Harry n'avait visiblement rien contre ça, mais cette coupe était étrange et peu flatteuse. Il était grand, beaucoup plus qu'Harry et quand il releva son visage un regard moqueur, dans l'expectative, l'observait. Si Harry n'avait pas été aussi effrayé, sans aucun doute aurait-il disserté sur ce regard brumeux, ces fossettes proéminentes, ces cheveux blonds, presque blancs, parfaitement en place ou encore ce sourcil relevé, parfaitement joueur. Mais, Harry était positivement terrifié. Il ne l'admettrait jamais, pas même sous la torture, mais il était à deux doigts de se pisser dessus.

— Quoi? Mais? fut les premiers mots qu'il avait été capable de prononcer.

L'homme, de toute évidence, n'était pas impressionné. D'un pas souple et élégant, il se rapprocha d'Harry, au point que celui-ci soit complètement appuyé contre sa porte d'entrée pour tenter de l'éviter. Il pouvait sentir son souffle chaud sur sa joue, étrangement il n'était pas putride, au contraire une légère odeur de menthe s'en dégageait.

— C'est comme ça que tu accueilles tes invités? L'interrogea-t-il d'une voix trainante, à la fois envoutante et menaçante. Harry…

Harry était positivement sûr que toute couleur avait quitté son visage. Il ne pensait pas être capable de lui fournir une réponse, mais de toute évidence, cet homme en exigeait une. Ses yeux naviguaient sur le visage d'Harry comme s'il pouvait la lire sur ses traits. Harry avait la gorge sèche et sa voix était désagréable à ses oreilles quand il trouva le courage de répondre:

— Non, je…
— Tu?

Il avait glissé ses doigts sous son menton lorsque le regard d'Harry était devenu fuyant. Ce contact, plus que la proximité, manquait de le faire ployer. Ses doigts, longs et fins, étaient frais sur sa peau brûlante — le contraste faisait trembler ses genoux. Harry espérait secrètement que cet homme, aussi étrange soit-il, n'ait rien remarqué. Il n'avait aucune autre échappatoire, aucun autre choix que de se laisser dévorer par cette brume. Et, cette lueur dans son regard lui confirma qu'il n'avait rien raté de son émoi. Une rage intense se raviva dans les veines du garçon, que l'anxiété avait alors rendu aussi docile qu'un agneau.

— Qu'est-ce que tu veux?! Et, qui es-tu? S'écria Harry, en tentant de se libérer de son emprise.

Cela ne fit qu'amuser l'homme, dont les lèvres s'étiraient dans un sourire narquois et charmeur. Harry haïssait le fait qu'il ait remarqué à quel point ses lèvres étaient pleines, parfait ornement pour un si doux visage. Si ces lèvres pouvaient lui dire une chose sur cet homme, c'est qu'il était tout en contraste. Rouge sang contre sa peau d'albâtre.

— Toi.
— Quoi?
— C'est toi que je veux, Harry.

Harry eut envie de lui rire au nez, mais quelque chose dans son regard l'en empêcha. Il semblait soudainement si sincère, si vulnérable…

— La police va bientôt arriver, va-t-en!
— Alors, je suppose qu'on pourrait l'attendre… gentiment.

Tout aussi vite qu'il l'avait emprisonné dans son étreinte, l'homme relâcha Harry. Ce dernier, ne savait plus comment se tenir, il avait d'ailleurs la fâcheuse impression — à nouveau — que ses genoux allaient lâcher. Il fronça les sourcils, tout en lui aurait dû le pousser à fuir, pourtant, il ne fut accueilli que par le manque. D'une façon ou d'une autre, la perte brutale de ce contact était douloureuse. Harry ne le révélerait jamais. Pas même sous torture. Un sourire, entre la frontière de béas et narquois, se dessina sur les lèvres de l'inconnu. Comme s'il avait senti le trouble d'Harry et que rien au monde ne pouvait le satisfaire de la sorte.

— Qui es-tu?

L'homme ne lui répondit pas. Non, il préféra le laisser pantois sur le pas de la porte pour aller se servir un verre de whisky. Harry n'avait d'autre possibilités que de le suivre, l'estomac noué par la fureur qu'il ressentait. Comment se faisait-il qu'un parfait inconnu puisse se déplacer chez lui avec l'aise que même le maître des lieux n'avait pas? La démarche de l'homme était souple, assurée, comme s'il était le propriétaire. Harry n'aimait pas cela.

— Détend-toi, on dirait que tu as vu un fantôme.

L'homme lui offrit un énième sourire, Harry espérait qu'il avait mal aux joues à force de sourire. Il s'était servi un verre — de son meilleur whisky!— sous le regard indigné d'Harry. Ce dernier s'était assuré de se trouver à l'opposé du comptoir, aussi loin que possible de cet inconnu. Cela ne lui avait pas échappé, à la façon dont son regard l'étudiait. Comme une bête, horrible et monstrueuse, observait un adorable petit agneau.

— Ça n'existe pas, finit-il par répondre, avant de se mordre la lèvre.

Son instinct de survie, s'il existait encore, le suppliait de ne pas le provoquer. Mais, cet homme le rendait furieux sans le moindre effort. Enfin, si s'introduire chez lui après des semaines d'harcèlement et de menaces pouvaient êtres considérés de la sorte. L'homme servit un second verre qu'il fit glisser sur le comptoir pour lui offrir, Harry dû se mordre la joue pour s'empêcher de le remercier.

— Plaît-il?
— Les fantômes… n'existent pas.

Sans surprise, un énième sourire étira les lèvres de cet inconnu. Plus carnassier que les derniers. Cela agaça Harry qui s'imagina lui lancer son verre à la figure. Avec chance, le verre se briserait et le défigurerait. Histoire que le monstre qu'il était se révèle au grand jour. Il voulait le pousser, le griffer, le mordre et… l'homme leva un sourcil comme s'il savait ce qui lui passait par la tête. Cette idée était parfaitement ridicule, Harry se contenta de vider son verre pour reprendre contenance.

— Tu es bien naïf, Harry.

Harry agrippa son couteau avec ferveur, pour se rappeler qu'il n'était pas complètement sans défense. Bien que, l'attitude de cet homme laisse à croire que si. Il se demanda s'il était commun de boire un verre avec son meurtrier, cela pouvait porter à confusion.

— Comment est-ce que tu fais?
— Oh, je suis né comme ça, s'amusa-t-il.

Le fait qu'Harry n'eut absolument aucune réaction à son trait d'humour — Humour, quel humour?— sembla le perturber. L'idée qu'il puisse induire une quelconque insatisfaction chez lui procura à Harry une immense source de plaisir.

— Précise ta pensée, reprit l'homme de sa voix traînante qui poussait Harry à vouloir le faire taire.
— Comment est-ce que tu fais pour faire disparaître l'encre?
— Un sorcier ne révèle pas ses tours de magie.

Harry devait se mordre la joue, bien trop souvent, pour s'empêcher de laisser sa colère l'envahir. Cet homme était agaçant. Et pas seulement parce qu'il le harcelait, allait probablement essayer de le tuer et le traitait comme si Harry, bien qu'armé, ne représentait aucune menace.

— Qui es-tu?
— Tu le sauras bien assez tôt.
— Est-ce qu'il t'arrive de répondre à une question que l'on te pose?
— Ça dépend, est-ce que tu es prêt à t'agenouiller?

Harry serrait les poings si fort que les contours de la lame s'imprimèrent dans sa main. S'il le poignardait, là maintenant, est-ce que les policiers croiraient que cet homme avait tenté de l'attaquer?

— Il existe de l'encre qui devient invisible, bien sûr, reprit Harry d'un ton faussement calme. La dernière carte qu'il avait reçu se trouvait encore sur le comptoir et il la fit glisser vers l'homme. Son regard ne s'intéressa même pas à cette maudite carte, il ne quitta pas instant le visage rouge de colère d'Harry.

— Mais ça, c'est différent. L'encre disparaît lorsque je tente de la montrer aux autres, mais pas quand je suis le seul à la voir.
— Elle n'est faite que pour tes beaux yeux, après tout.

Harry s'imagina à nouveau poignarder l'homme pour calmer ses nerfs. Il se demandait si son sang serait rouge. Il avait encore du mal à croire que cet homme était humain. Ce qui n'avait pas vraiment de sens, mais rien dans cette situation était sensé.

— Donc, comment tu fais?
— Tu tiens vraiment à le savoir?
— De toute évidence.

L'homme avait abandonné son verre, vide, sur la table en se redressant de toute sa longueur. Il était si grand, c'était parfaitement injuste. Il avait contourné le comptoir et Harry était paralysé alors même que son instinct lui criait de fuir. Il n'arrivait pas à bouger le moindre muscle et l'idée que cet homme soit encore plus proche de lui l'affolait. Il s'était planté devant lui, à quelques centimètres seulement. Ce… cette enflure avait posé sa main sur sa joue avec tant de délicatesse qu'Harry se sentit insulté. C'était un geste si doux, si affectionné, comme s'ils étaient amants depuis des années. Harry en eut la nausée. Ses membres tremblaient si fort que son arme menaçait de lui échapper. Incapable de se contrôler une seconde de plus, la pointe de son couteau alla chatouiller la pomme d'Adam de l'homme.

— Ne me touche pas!

Contre toute attente, il n'eut qu'un rire mélodieux pour toute réponse. Harry était déboussolé et plus qu'offensé, si l'homme n'avait pas glissé sa main autour de son cou, il en aurait profité pour s'enfuir. Il n'appliquait aucune pression, mais la menace était réelle.

— Harry, comme tu es amusant.
— Pas du tout, mes amis m'ont toujours dit que j'étais ennuyeux. Tu as déjà entendu parlé de consentement?
— Quand j'en aurais fini avec toi, tu me supplieras de te toucher.

Ses doigts resserrèrent leur prise sur sa gorge, de sorte à ce que cela laisse des traces mais qu'il puisse encore respirer. À son regard, Harry comprit qu'il aurait dû se sentir reconnaissant — du moins c'était ce que l'homme attendait de lui. Il lui montra d'ailleurs l'étendu de sa reconnaissance en lui crachant dessus.

— Plutôt mourir, connard!
— Oh, Harry…

Cette fois, il s'assura que sa prise lui coupe le souffle. Quitte à mourir, Harry avait choisi de partir en se battant. Aussi, il enfonça sa lame de toutes ses forces dans le morceau de chair le plus proche. Son bicep — que sa robe étrange ne flattait pas du tout. L'homme le relâcha en poussant un grognement presque animal. Harry en profita pour prendre ses jambes à son cou. Il avait à peine rejoint la porte d'entrée quand il entendit l'homme courir derrière lui. Harry poussa un juron.

Il ne pensait pas à ce qu'il soit capable de le rattraper aussi vite, il s'attendait presque à ce que l'homme meurt de sa blessure. Il l'avait espéré. Mais, à sa façon de se mouvoir, l'homme avait l'air en meilleure forme que lui, presque comme si sa lame n'avait jamais rencontrée sa chair. C'était parfaitement injuste.

— Harry… Harry … Harry, soupirait-il.

Harry avait essayé d'ouvrir la porte, mais ses mains couvertes de sueur et maintenant de sang, glissaient. En voyant la silhouette de l'homme approcher, il abandonna la porte d'entrée pour tenter de fuir vers les escaliers. Il s'était toujours fait la remarque que les personnages de film d'horreur étaient inhumainement stupides. Quelle ironie qu'il se retrouve aujourd'hui dans la même situation. Il avait à peine atteint le premier étage quand l'homme avait attrapé sa cheville, le faisant glisser le long des marches.

— Je suis inéluctable, Harry.

Harry se mit à rire sous le regard perplexe de son assaillant. Il le maintenait plaqué contre les marches dans une position des plus inconfortables. Harry avait beau se débattre, il ne pouvait pas se défaire de son emprise.

— Va te faire foutre, Thanos!

Les nerfs d'Harry ayant complètement lâchés, il rit à nouveau. L'homme fronça les sourcils, visiblement il n'était pas assez empathique pour apprécier l'humour d'un homme sur le point de mourir. Merde, il aurait pu lui offrir au moins cela avant de l'achever.

— Est-ce une proposition, Harry?
— Quoi? Non!
— Je croyais que tu manquais d'inspiration, s'amusa-t-il.
— Ce qui ne veut pas dire que je veux que tu me touches, crétin!

Il avait posé sa main sur sa joue, son pouce jouant avec les lèvres d'Harry. Sa peau était douce contre ses lèvres, trop sèches pour que ce contact soit agréable. Sans s'en rendre compte Harry avait entrouvert les lèvres. L'homme en avait profité pour y glisser son pouce. Harry lui offrit son regard le plus narquois lorsque ses dents se referment dessus. Il s'était assuré d'y mettre toutes ses forces. Il fut récompensé par un liquide au goût métallique et amer dans la gorge. Le résultat était inespéré, l'homme avait complètement relâché Harry qui en profita pour mettre de la distance entre eux.

— Ne me provoque pas, Harry.
— Ne me touche pas!
— Bien, si c'est ce que tu veux.

Harry regretta instantanément ses mots. Le sourire sur le visage de cet inconnu n'annonçait rien de bon. L'homme agrippa ensuite Harry par les cheveux pour le trainer jusqu'à sa chambre, qu'il sache où elle se trouvait inquiéta Harry. Il fut ensuite préoccupé par la touffe de cheveux qu'il avait dû perdre durant son court trajet. L'homme l'avait projeté contre son matelas, toute forme de douceur disparue, pour ensuite l'attacher avec une corde rêche. Où est-ce qu'il l'avait cachée? Pis encore, que cachait-il d'autre? Ses poignets le faisaient déjà souffrir, Harry avait la peau extrêmement fine et sensible, l'homme le savait pertinemment — Harry en était persuadé.

— Tu vas finir par me supplier Harry.
— Finis-en, ça devient long, s'agaça Harry.

L'homme se tenait au dessus de son lit, visiblement contrarié par la remarque d'Harry. Une étincelle de joie lui chatouilla l'estomac. Il adorait déstabiliser son adversaire, le voir froncer les sourcils de déplaisir ou remuer son nez avec dégoût. Un frisson parcourut Harry et il se rendit compte que l'homme l'avait déshabillé. Il n'arrivait pas à s'en souvenir, il ne l'avait pas vu faire, ni senti. Il était totalement nu et l'homme le détaillait avec beaucoup d'intensité. Harry se demandait s'il allait le prendre en photo, tout dans les traits de son visage annonçaient que oui.

— Harry… que vais-je faire de toi?
— Me laisser tranquille?
— Absolument jamais! S'offensa l'homme.

L'homme avait contourné son lit, surement pour avoir un nouvel angle à mémoriser, à en croire son regard. Harry en était encore à se demander ce qu'il allait lui faire quand il se mit à le ressentir. Une caresse, douce et subtile, presque aussi légère qu'une plume. Mais si habile qu'elle laissait une trainée de feu sur son passage. Il n'avait jamais rien ressenti de la sorte, rien n'avait jamais complètement oblitéré sa perception du temps de la sorte. Il aurait très bien pu s'écouler une minute comme des heures entre chaque caresses. Harry se haïssait de réagir, de ressentir avec tant d'intensité ce qu'un pathétique petit harceleur pouvait lui faire. Il aurait voulu hurler à chaque frisson que la caresse déclenchait, pleurer quand son sexe se tendait à lui en faire mal, tout ça sous le regard impassible de l'inconnu.

— Arrête!

L'homme pencha la tête sur le côté pour l'observer, une mèche de cheveux se balançant sur son front. Il leva les mains en signe de reddition avant qu'un sourire moqueur étire les lèvres qu'Harry voulait mordre à sang:

— Mais, je n'ai rien fait.

Ses mains étaient en évidence sous ses yeux écarquillés et pourtant Harry pouvait sentir les caresses partout sur son corps. Au creux de ses cuisses — quelques centimètres à peines de son sexe en manque d'attention —, sur son torse, à l'orée de ses clavicules, absolument partout. Et pourtant, nulle part. L'homme ne bougeait pas, il était immobile, parfaitement immobile. Pourtant, il n'y avait qu'eux. Comment était-ce possible?

Il se débattait comme un fou, tirant sur ses liens au point de faire saigner sa peau déjà malmenée. Les caresses étaient une parfaite torture. Subtiles, mais assez précises pour réveiller un désir brûlant, dévorant, au creux de ses reins.

— Arrête ça!
— Je ne fais toujours rien, s'amusa l'homme.

Il était maintenant assis sur une chaise, assez loin de son lit pour qu'il ne puisse pas le toucher, et pourtant assez proche pour assister à cette scène de torture. Il appréciait le spectacle, y prenait beaucoup de plaisir à en croire son regard, presque aussi intense que ces caresses.

— Comment? S'étrangla Harry alors qu'il crut sentir une caresse sur ses fesses.
— Un sorcier ne révèle pas ses secrets.
— Un magicien, corrigea Harry en lui lançant un regard noir.

Un air de dégoût se dessina sur ce visage autrement stoïque, de toute évidence Harry l'avait insulté. Tant mieux. Il aurait pu tenter de s'habituer aux caresses, de subir cette douce torture avec courage. Mais alors, les caresses devinrent plus intenses — comme si c'était possible — , plus prononcées et beaucoup plus dur à ignorer. Son sexe était trempé de liquide pré seminal ce qui était une humiliation de plus pour lui.

— Détache-moi, gémit Harry.
— Non.

Les caresses allaient toujours plus loin et pourtant jamais assez. Sur ses cuisses, sur ses fesses, proches de son sexe qu'elles évitaient comme la peste. Elles torturaient ses tétons, presque aussi dures que son membre, et Harry devait se mordre la joue pour se retenir de gémir. Il repensa à la scène qu'il avait tenté d'écrire le matin même, l'ironie de la situation ne lui échappait pas.

— Détache-moi, détache-moi, détache-moi, détache-moi….

Il ne fut accueilli que par le rire de son tortionnaire. Harry eut envie de lui faire mal, très mal, très très mal. Le mordre à sang ou le poignarder ne suffirait pas. Le genre de torture qu'il rêvait de lui infliger serait beaucoup plus douloureuse, beaucoup plus vicieuse.

— Es-tu prêt à supplier?

Harry se mordit les lèvres pour retenir les mots qui menaçaient de lui échapper. Il avait douloureusement besoin de jouir, son sexe était si tendu qu'il s'attendait presque à le voir exploser. Harry lui lança un regard noir, une veine tentative pour qu'il ne se ramollisse de honte. Il se balançait tragiquement sur ses cuisses, désespéré d'être touché. Ses mouvements ressemblaient étrangement à une supplique.

— Je n'ose pas imaginer ce que tu ressens, se moquea l'homme.

Aussi Harry reporta son attention sur ce dernier et manqua de s'étouffer avec sa salive. Son étrange robe était relevée si bien que ses cuisses étaient complètements découvertes. Il ne portait rien d'autre en dessous. Harry pouvait les observer, puissantes et douloureusement désirables, à loisir. Son sexe s'exhibait à la vue de tous, fier et altier. Il était imposant, peut-être même un peu trop. L'homme n'avait pas assez de ses deux mains pour s'en occuper. Harry eut envie de le briser, de le découper comme un concombre, de le broyer…

Il fut distrait de ses pensées meurtrières par les gémissements de l'homme. S'il n'était pas attaché, sous supplice et que cet homme n'était pas un harceleur psychopathe alors il aurait admis que ces gémissements étaient une douce mélodie à ses oreilles. Il aurait même pu passer des heures à les poursuivre. Mais, cet homme était un psychopathe. Il s'occupait de son propre sexe, les yeux rivés sur le corps abusé d'Harry. De toute évidence, il aimait se donner en spectacle à la façon dont ses cuisses écartées se laissaient exhiber.

— Espèce de taré!
— Est-ce que tu apprécies ce que tu vois?
— Tu me donnes envie de vomir!

Ses mouvements étaient lents et mesurés, parfois ample pour qu'Harry ne puisse rien rater. Il malaxait son gland, tout aussi humide que celui d'Harry. Il était hypnotisant, Harry en aurait presque oublié les caresses. Une douleur intense au bas ventre lui rappela leur présences, elles n'aimaient pas être ignorées. Il tentait de se débattre à nouveau, de se soustraire à ces mains invisibles, mais rien n'y faisait.

— S'il te plaît…
— S'il te plaît, quoi?
— Détache-moi.
— Non.

Des larmes lui brûlaient les yeux, il aurait voulu les chasser mais il n'avait d'autre choix que de les laisser parcourir ses joues. Il était pathétique et complètement à la merci de cet inconnu. Le bon côté des choses était que les larmes avaient brouillées sa vue. Il n'avait plus à assister à cette mascarade.

— J'ai mal.
— Mmhh, je suppose que oui.
— S'il te plaît…

Il ne l'avait pas vu se rapprocher, mais il l'avait entendu. Il n'arrivait pas à le distinguer clairement, mais il se doutait qu'il n'était qu'à quelques pas de lui. Il pouvait presque sentir la chaleur de son corps contre sa peau nue.

— S'il te plaît, M… Je n'en peux plus, s'il te plaît…

Bien que sa vue soit toujours aussi trouble, il pouvait distinguer la main qui était suspendue au dessus de son sexe tendue. Elle ne bougeait pas, ne le touchait pas. Harry ne pu empêcher ses hanches de chercher désespérément la libération que cette main offrait. Il n'avait pas besoin de le regarder pour se douter que l'homme affichait un sourire amusé.

— Tu as raison, d'accord, d'accord. Touche-moi. S'il-te-plaît!
— Mmmh, tu es sûr? S'intéressa l'homme alors que ses doigts survolaient son sexe.

Cette unique caresse, aussi légère soit-elle, aurait pu le faire jouir sur le champs. Il poussa un couinement qu'il regretta aussitôt.

— Oui, s'il te plaît.

C'est alors qu'une main aussi douce et délicate que de la soie emprisonna son membre dans une étreinte possessive. Harry ne pouvait pas être plus heureux. Il ne put s'empêcher de pousser ses hanches vers cette main salvatrice. L'homme semblait satisfait de sa réaction puisqu'il s'appliquait maintenant à dorloter son sexe de la plus douce des façons.

— S'il-te-plaît…
— Utilise tes mots.
— Plus fort, plus fort, gémit-il.

Il avait fermé les yeux, chassant l'orgasme le plus rapide possible. Aussi n'avait-il pas remarqué que l'homme s'était préparer à s'installer sur ses cuisses. Il ne s'attendait pas à sentir ses puissantes cuisses le surplomber. Harry aurait peut-être pris le temps d'apprécier cette nouvelle sensation s'il n'avait pas peur de ce que cet homme pouvait faire.

— Tu me rends fou, Harry, gémit-il en agrippant leur deux sexes dans ses mains.

Sentir cette chair dure, et encore plus impressionnante maintenant qu'elle était en contact avec sa peau, contre lui manqua de le faire jouir. Il ne l'admettrait jamais à ce tortionnaire, mais Harry aimait sentir le sexe de ses partenaires contre le sien. Cela paraissait souvent puéril pour certain, un truc de collégien puceau, mais il adorait se frotter contre eux. Pendant quelques secondes Harry fut soulagé d'avoir été attaché, sinon il aurait très certainement perdu la tête et se serait accroché corps et âme à cet inconnu.

Il ne pouvait pas s'empêcher de pousser ses hanches contre celle de cet homme, à la recherche de cette friction rêvée. L'homme comprit ce qu'il recherchait désespérément puisqu'il se pencha au dessus de lui de façon à la favoriser. Harry ressentait une haine aussi pure qu'intense envers lui-même à cet instant. Il haïssait le fait qu'il ne pouvait pas s'empêcher de gémir dans l'oreille de cet homme, de mouvoir ses hanches contre les siennes, de mouiller encore plus qu'une jeune vierge contre lui. Et, sa débauche était récompensée par l'homme, qu'elle semblait encourager. Ses mouvements, appuyés et précis, ses gémissements sensuels et irrésistibles, il lui faisait complètement perdre la tête.

— Je veux t'entendre gémir mon nom, le prévint-il.

Harry eut envie de refuser, histoire de le contrarier, et il allait le faire. Mais, l'homme se figea, emprisonnant son sexe dans une étreinte désagréable et le menaçant d'une voix rauque:

— Je ne te laisserais pas jouir, si tu ne le dis pas, Harry.
— Ton nom… gémit-il en tentant de bouger ses hanches à la recherche de friction, ce que l'homme rendait parfaitement impossible.
— Dis-moi ton putain de nom! S'agaça-t-il, furieux contre lui-même, mais avant tout contre ce monstre.
— Draco Malfoy, appelle-moi Draco, répondit-il accentuant la pression de ses hanches.
— Je te déteste, précisa-t-il alors que les caresses de l'homme sur son sexe lui avaient arrachées un gémissement.

Harry était maintenant persuadé de devenir fou. Comment expliquer autrement le fait qu'il réponde à la moindre demande de son tortionnaire? Comment expliquer autrement le fait qu'il soit rendu à gémir son nom au creux de son oreille comme s'il avait été n'importe lequel de ses amants? Comment expliquer le fait que la seule chose le retenant de s'agripper à cet homme était ses liens? S'il n'était pas complètement fou, pourquoi aurait-il succombé à l'orgasme en l'entendant gémir son prénom? Harry avait perdu la tête et cet homme semblait en être la cause.