Bonsoir !

En réponse aux questions qui me sont posées, nous approchons de la fin. Il reste dix chapitres avant le point final, et j'espère que vous avez aimé cette histoire...

Cette année, je ne pourrais malheureusement pas vous présenter de calendrier de l'avent comme les années précédentes. Ma santé me pose quelques soucis et bien évidemment ça se répercute sur mon temps d'écriture.

J'ai un instant cru que je devrais suspendre mes publications quotidiennes, mais après cette histoire, j'en ai encore au moins deux (pour l'instant) qui viendront. J'espère bien récupérer assez pour continuer sur cette voie ! Bien évidemment, j'espère une inspiration subite qui me permettrait de rattraper tout mon retard mais je pense qu'il est plus sage pour moi de ne pas me disperser.

En attendant, je vous laisse avec le chapitre du jour...

Bonne lecture,

Lili


Harry eut un sourire presque cruel lorsqu'il hocha la tête en direction de la Mort.

— Que diriez-vous d'avoir une âme et en plus de récupérer un fragment manquant à une âme déjà en votre possession ?

La Mort plissa les yeux et Harry souleva ses cheveux pour montrer sa cicatrice, qui avait blanchi depuis qu'il ne portait plus l'horcruxe.

— L'homme qui essaie de me tuer depuis que je suis bébé m'a laissé une partie de lui durant des années. Il a tenté de me tuer et c'est son horcruxe qui est mort dans le processus, me libérant de ce parasite. J'ai également détruit le reste des horcruxes qu'il avait créés, un par un… il reste donc le fragment d'âme associé à son corps.

La Mort se frotta les mains, l'air satisfait.

— Oh, voici une nouvelle intéressante. L'Univers aime l'équilibre et une âme fracturée corrompt cet équilibre…

Harry hocha la tête et désigna Voldemort.

— Voici votre âme fracturée.

Puis, il hésita un instant et il montra Lucius.

— Prenez-le et laissez-moi Drago.

La Mort fixa longuement Harry.

— Es-tu sûr de ta décision ?

Harry laissa échapper un léger rire, presque hystérique, et il hocha la tête.

— Plus que jamais. Drago mérite une chance de vivre et d'être heureux.

Le vieillard se redressa avec un sourire malicieux.

— Effectivement, ce jeune homme mérite une chance. Tout comme toi.

Harry se détendit, restant près de Drago, le prenant doucement dans ses bras. Il demanda, avec un peu d'inquiétude.

— Combien de temps va-t-il rester… figé ainsi ?

La Mort gloussa, un son incongru sur ce vieillard à l'air si sérieux.

— Laisse-moi quelques secondes pour terminer ici et je repartirai. Ensuite, le temps reprendra son cours. Naturellement.

Harry hocha la tête.

— Est-ce qu'on se reverra ?

La Mort pencha la tête, avec une expression malicieuse.

— Lorsque le moment sera venu, mon jeune ami.

Harry le regretta presque, songeant que malgré les circonstances, la conversation avec la Mort avait été agréable. Bien qu'un peu mystérieux, le vieil homme avait été… gentil avec lui, bien plus que la plupart des sorciers.

Il soupira.

— Et eux ?

Il n'eut pas besoin de désigner Lucius et Voldemort pour se faire comprendre.

La Mort sourit.

— D'ici quelques secondes, leurs âmes seront à moi et leurs enveloppes corporelles… cesseront juste de vivre.

Harry murmura.

— Et moi, je transplanerai loin d'ici pour sauver Drago.

Le vieillard le fixa un instant avec sérieux, puis il hocha la tête.

— Je te souhaite vraiment de réussir, jeune homme. Si je devais te donner un conseil, je te dirais d'avoir foi en toi. Il n'y a aucun obstacle que tu ne pourrais franchir.

Harry fronça les sourcils, perplexe.

— Grâce à vos reliques ?

La Mort laissa échapper un rire amusé.

— Oh non. Bien que puissants, ce ne sont que des objets terrestres. Je te parle de ta volonté. Tu es de ceux qui peuvent changer le monde, s'ils le décident. Mais tu dois croire en toi.

Sur ces dernières paroles, la Mort recula d'un pas, sans quitter Harry des yeux, puis elle frappa fermement sa canne sur le sol, provoquant une gerbe d'étincelles.

Harry sursauta, enveloppant Drago dans ses bras, incapable de détourner le regard de ce qui se passait juste devant lui.

La Mort était au centre de la pièce, se tenant droit, sa canne à la main. Il attendait patiemment alors que les corps de Voldemort et de Lucius Malefoy convulsaient brièvement.

Puis, quelque chose se détacha des corps, comme une brume argentée à peine perceptible. La Mort tendit la main et les deux âmes — une intacte bien qu'entachée par une vie de crimes et une morcelée — s'y posèrent.

La Mort hocha la tête, sa tâche terminée, et il sourit en direction de Harry.

— Bonne chance, Harry Potter !

Harry cligna des yeux, hochant juste la tête pour réponse. L'instant suivant, la Mort n'était plus présente et le corps de Drago se détendit dans ses bras, alors que le sang recommençait à couler.

Sans se soucier de la valeur de la cape d'invisibilité, Harry la pressa sur la blessure de Drago pour limiter les pertes de sang et il ramassa la baguette de sureau qu'il avait abandonné quelques instants plus tôt et empocha la pierre de résurrection après une légère hésitation.

Il se redressa comme il put, soutenant le corps de Drago, le serrant assez pour percevoir son souffle superficiel et les battements ténus de son cœur.

Empli d'une nouvelle détermination, il se concentra pour transplaner et il disparut du repaire de Voldemort dans un « pop » discret.

Il apparut dans la chambre de Rogue, sous le regard exorbité de son portrait.

Harry ne se soucia pas de son apparence et il ne donna aucune explication, hurlant juste pour avoir de l'aide.

— J'ai besoin d'aide pour le soigner. Quel sort dois-je utiliser ? Il a peu de temps !

Le portrait de Rogue resta muet, mais il y eut un cri d'horreur dans le dos de Harry et l'instant d'après, Narcissa était à ses côtés, l'air dévasté.

Harry répéta sa demande, suppliant la mère de Drago de l'aider et elle se reprit, se redressant et cachant son chagrin avant de guider Harry.

Avec confiance, elle lui montra les gestes à effectuer, les sorts à prononcer, le laissant prendre soin de Drago sous ses yeux.

Au début, Harry crut qu'il allait échouer.

Juste là, sur le plancher à demi vermoulu de la maison moldue de Rogue, sous les yeux de son portrait étrangement silencieux et sous les yeux de Narcissa, il allait échouer à sauver Drago. La blessure semblait toujours aussi béante et il était pâle et inerte. Ses lèvres bleuissaient légèrement, assez pour inquiéter Harry, d'autant plus que les paupières de Drago ne s'étaient plus soulevées depuis qu'ils avaient quitté le repère de Voldemort.

Cependant, les dernières paroles de la Mort tournaient dans sa tête et il s'accrochait à l'idée que s'il le voulait suffisamment, alors Drago serait sauvé. Il devait juste croire qu'il pouvait le sauver. Qu'il le voulait vraiment.

Finalement, son acharnement sembla payer. Alors que Narcissa semblait moins combative, pleurant sans même dissimuler sa douleur, la plaie finit par se refermer et un sort de régénération sanguine donna meilleure mine à Drago.

Soufflant de soulagement, Harry hocha la tête et il leva les yeux vers Narcissa.

— Ce n'est pas fini… Il m'a dit que la dague était empoisonnée. C'est… son père qui a…

Narcissa laissa échapper un hurlement de rage, digne d'une banshee, en se levant. Dans le tableau, Severus Rogue la fixait avec une expression illisible et lorsqu'elle se calma enfin, il annonça calmement.

— Dans ma réserve de potions, Cissa. C'est la potion bleu clair, tout en bas.

Elle hocha sèchement la tête et partit à toute vitesse. Harry leva les yeux vers le portrait et Rogue lui sourit.

— J'ai pris l'habitude d'avoir l'antidote aux lames de Lucius au cas où il aurait l'intention de me trahir. J'ai l'impression que vous avez une longue histoire à nous raconter, monsieur Potter.