If you think, I'm fine. Think again. I should have break your neck, when I was wreck.
Merci à :Vous pour les ajouts en favs et alerts. C'est toujours génial d'avoir un soutient et mention spécial à ceux qui laissent des reviews. Vous êtes les meilleurs.
Could I be your redemption ? Parfois, je me retrouve à m'interroger sur la vie en pleine nuit, me demandant si tout ça en vaut la peine. M'avouant à demi-mots toutes les fois où j'ai merdé, me mettant soudainement à vomir toutes ces émotions qui me traversent et dont je n'avais pas conscience. Je n'ai jamais été doué avec ça. Je suis quelqu'un pour qui la logique passe avant les sentiments. J'ai souvent été jugé pour ça. Trop froide, trop silencieuse, trop dure. Pourtant ceux ayant dépassé cette image se sont vite rendus compte que si je ne comprenais rien à mes sentiments, j'étais capable de comprendre et d'accepter les leurs.
LIFE IS FUCKING WEIRD !
Bonne lecutre.
Wizard's Hunt
Chapitre trois
Second coming
Et me revoilà à la case départ. Observant la foule se presser dans ce bar qui n'a rien de spécial. Les cuba libre sont toujours le seul cocktail buvable et la musique me donne toujours envie d'être sourd. Mais je reviens quand même.
Faut croire que j'aime ça au fond. Me perdre dans ce lieu que je hais. Le Wizard's Hunt est ma perdition autant que ma salvation. Le dîner qui a précédé était superbe. Joyeux, chaleureux, tous mes amis ont encouragé mon projet de livre, m'ont dit qu'ils croyaient en moi.
Pourtant rien ne change. Je me sens toujours aussi vide, aussi incapable. J'ai juste fait avec ce que la vie me balançait à la gueule. Je n'ai jamais eu le choix, jamais eu à me poser de questions. Je faisais ce que je devais faire pour m'en sortir.
Mais Voldemort n'est plus et je ne sais quoi faire de moi. Tous les autres ont des buts, des choses à accomplir. Moi je me contente d'être, un sentiment de vide me rongeant de l'intérieur. Je ne sais pas qui je suis, ni ce que j'attends de cette vie.
J'ai atteint le pic de mon existence en défaisant la plus grande menace pour la société sorcière avant mes dix-huits ans. On ne va pas se mentir, ça claque sur un CV mais ça ne dit rien sur moi. Rien de personnel. Je suis juste devenu un symbole sans savoir qui j'étais à un niveau plus intime.
On s'agite du côté de l'entrée et un coup d'œil me confirme ce que je sais déjà Les Serpentards sont là, investissant l'endroit comme s'il était leur. On s'écarte sur leur passage avec déférence et je me demande fugacement s'ils en ont conscience.
Conscience qu'ils font la pluie et le beau temps sur ce lieu. Qu'il pourrait le faire fermer demain s'ils le déclaraient has been. Probablement, les Serpentards sont ambitieux, ce n'est pas pour rien s'ils ont su s'en sortir après la guerre. Ils sont malins, conscients de leurs atouts.
La robe multicolore en strass de Pansy accroche la lumière mais je ne peux détacher mon regard de Malfoy. Il m'adresse un discret signe de tête en passant devant ma table. Il s'installe à la sienne mais continue de me regarder à la dérobée.
J'entame mon troisième verre quand Pansy accepte une danse avec le même Magistrat que la semaine dernière et que Blaise s'éclipse avec une nouvelle conquête. Malfoy se lève, cheveux gominés et la bouteille de Dom de rigueur à la main.
D'une démarche assurée, il s'avance jusqu'à mon box isolé, se glissant à mes côtés. Son corps frôle le mien, une électricité étrange me parcoure alors qu'il remplit les deux flûtes qu'il a emporté avec lui. Prévoyant, je dois lui reconnaître.
« Trinquons au succès de Pansy. Si elle réussit à passer la bague au doigt à cet idiot, elle n'aura pas besoin d'un cinquième divorce. »
Je le regarde, intrigué par l'acerbité suintant de sa voix. J'aurai cru que les Serpentards se soutenaient coûte que coûte. J'entrechoque nos verres pourtant, suivant ses volontés. Je n'aime pas le champagne mais ça ferait mauvais genre de refuser.
Et je ne peux prendre le risque de le faire fuir. Malfoy me fascine, si j'ai su percer à jour le manège de ces camarades, ses actions restent imprévisibles. Il quitte les lieux seul ou accompagné sans que je puisse discerner ce qui distingue les deux configurations.
« Ravi de te croiser à nouveau, Malfoy.
- Oh épargne moi ces civilités. Je te parle justement parce que tu n'as pas pour habitude de me lécher les bottes. »
Il fixe la piste de danse, ne me gratifiant même pas d'un regard. J'aurai pourtant cru qu'il aimait qu'on le voit comme une entité particulière, qu'on l'adule mais tout ce que je ressens c'est son malaise.
Il ressemble à un poisson hors de l'eau, sirotant son champagne gauchement, le regard fuyant. Je tente de me remémorer notre dernière conversation mais je ne réussi qu'à invoquer un brouillard alcoolisé. Je devrais boire moins. Promesse vaine, je sais trop bien que je recommencerais la semaine prochaine.
« On vit mal son statut de philanthrope ?
- C'est comment d'être le Sauveur, Potter ? »
Touché. Je déteste les bains de foules, l'adulation de ceux qui ont cru aveuglément Rita Skeeter en cinquième année quand elle me traitait de fou . Les vestes se retournent vite selon si la presse nous soutient ou non. Et je suis passé d'héros à mytho à héros à nouveau trop vite pour oublier.
Je tente une gorgée, ne pouvant réprimer une grimace de dégoût. Malfoy rit doucement, mon manège ne lui ayant pas échappé.
« Je peux commander autre chose si ce n'est pas à ton goût.
- Je le peux aussi, ta fortune est aussi mienne, Malfoy. »
Il me regarde intrigué, alors que je termine ma coupe avec difficulté. Merlin que je hais le champagne. Que les français me pardonnent mais je ne comprendrais jamais l'engouement autour de cette boisson.
Aucun sucre pour adoucir l'alcool. Mais je dois admettre que je préfère le chocolat chaud au café. J'ai dû rester enfant pour ne pas réussir la transition entre les deux. Ou peut être que je trouve la vie suffisamment amère pour ne pas m'en infliger plus.
« La SALE Corporation m'appartient. Je dois admettre que mon investissement est dû à mon conseiller financier mais tant que ça aide les elfes et me permet de vivre, je ne m'en plains pas. Et puis ça fait plaisir à Hermione que son association ne soit pas tombée dans l'oubli.
- Granger a créé la SALE ?
- Oui, Hermione a fondé la Société d'Aide à la Libération des Elfes en quatrième année mais avant que je me serve de la fortune des Potter pour investir en son nom, je dois admettre que ça ne donnait pas grand chose. Nous libérons des dizaines d'elfes chaque années grâce à nos actions, Malfoy. »
Il me fixe éberlué alors que je sirote le nouveau cuba libre me faisant face, courtoisie d'un serveur me connaissant. Je lui ai glissé un généreux pourboire. Félix est mon barman préféré du Wizard's Hunt, sachant toujours quand j'ai besoin d'un nouveau verre sans que j'ai besoin de demander.
« Je trouve ça assez poétique sachant que Dobby est le premier elfe que j'ai aidé à libérer.
- Ah ce bon vieux Dobby. Je dois admette que je ne m'intéresse que peu aux investisseurs mais je suis ravi de contribuer à cette cause. J'ai toujours été mal à l'aise avec l'idée qu'on me serve ainsi, sans salaire. Le Manoir Malfoy n'emploie que des sorciers libres depuis que j'en suis à la tête. »
C'est à mon tour de le regarder surpris. J'aurai cru qu'un sang pur tel que lui n'aurait pas soutenu les actions de la SALE mais il poursuit, ne me laissant pas le temps de réagir.
« L'indépendance est une de mes valeurs phares. Si j'apprécie une aide dans les tâches domestiques, l'idée qu'on fasse tout pour moi sans rétribution me révulse.
- Je ne l'aurais jamais cru. »
Il me gratifie d'un regard noir, se servant un nouveau verre de champagne. C'est visiblement un sujet sensible pour lui mais à quoi s'attendait-il ? Les Malfoy ont exploité Dobby sans remord pendant des décennies, je ne pouvais deviner que leur héritier n'approuvait pas.
« Tu n'as jamais su grand chose de moi, Potter. »
Ton arrogant mais sa coupe est déjà vide et il se sert à nouveau. Piètre défense, sa culpabilité perce dans chacun de ses gestes. Zabini s'approche soudainement de notre table ayant repérer Malfoy. Sa conquête du moment accrochée à son bras semblant ne pas en revenir de sa chance.
Je n'aimerais pas être celui lui expliquant que ça ne veut rien dire et que la semaine prochaine il paradera au bras d'une autre. La jeune femme semble y croire et qui suis-je pour briser ses illusions après tout ?
« Alors on s'accoquine aux ex-Griffondors ?
- Potter est le propriétaire de la SALE. »
Son ton froid et professionnel contraste avec celui joyeux du jeune avocat. Celui-ci laisse échapper un sifflement admiratif avant de me contempler avec une curiosité nouvelle. L'information a visiblement soufflé le jeune magistrat.
Je m'autorise un sourire arrogant, ils n'ont pas besoin de savoir que la réussite de l'association n'est dû qu'au talent de mon gestionnaire de fond. Après tout, je l'ai engagé moi-même, je sais au moins m'entourer correctement, à défaut d'y comprendre quoi que ce soit à la finance.
« Je ne voulais pas que ma célébrité éclipse les mérites de l'association.
C'est tout à ton honneur, Potter. Je comptais proposer à Draco de venir en after avec nous. Que dirais-tu de nous rejoindre ? »
Les yeux de la femme à son bras sortent presque de ses orbites. Visiblement une after en présence du fameux Harry Potter fait son effet chez le sorcier lambda. Je crois que je ne m'y habituerais jamais, à cette célébrité.
Pour moi, je serais toujours le bon vieux Harry, haïs par les Dursley, dormant dans un placard à balais. Je réfléchis à la proposition, pesant le pour et le contre. Exercice de pure forme, je sais déjà que je les suivrais. Je suis bien trop curieux.
Je finis par signifier mon accord après une période raisonnable de réflexion. Zabini me gratifie d'un sourire éblouissant. Ses dents brillant dans l'ambiance tamisée du bar m'évoquant un loup ayant réussi à dévorer le canari sans se faire prendre.
Malfoy, moins expansif, se contente de me tendre le bras, proposant de se faire mon guide jusqu'au logement de l'avocat. Alors que nous nous dirigeons vers la sortie, Pansy et son magistrat se joignent à notre cortège.
Elle ne fait aucun commentaire même si son regard s'attarde un long moment sur moi. A l'extérieur du bar, Zabini me surprends en sortant un smartphone derrière cri pour convoquer un chauffeur. Remarquant mon regard intrigué, il se justifie.
« Hors de question de prendre ce foutu Magicobus et aucun de nous n'est en état de transplaner. Je dois admettre que les Moldus ont fait preuve d'un certain génie avec ces applications permettant de trouver un chauffeur. Un sorcier malin devrait se pencher sur la question, il ferait fortune à coup sûr. »
Il hausse les épaules, jetant un coup d'œil au jeune entrepreneur visionnaire à ses côtés. Draco détourne le regard, hélant notre transporteur d'un soir d'un geste nonchalant. Je me glisse dans le van commandé, curieux de voir comment la nuit va tourner.
Une chose est sûre, ma prochaine chronique va être juteuse.
A suivre ...
Posté le 13 Novembre à environ 5h40.
J'espère que ce chapitre vous a plu.
A la prochaine, les chatons.
Mary J. Anna
