Stand up and scream. Scream like this was the last sound before the dark.

Merci à : One Piece, toujours là quand je vais mal pour me rappeler ce que ça fait de ressentir.

Step by step, I'm gonna make it : Vous connaissez la chanson, si vous voulez savoir pourquoi j'ai mis du temps c'est en bas. Sinon, je me suis éclatée à écrire ce chapitre. On cesse les expérimentations et on fait avancer l'histoire. J'espère que ça vous plaira.

Bonne lecture, les chatons !


Wizard's Hunt

Chapitre sept

Wake me up


A peine la porte poussée, je suis assailli de son. La musique toujours trop forte et, relative nouveauté pour moi, les murmures agités des autres clients. Je n'ai pas le temps d'hésiter, le bras de Pansy entourant ma taille me pousse à avancer.

A ses côtés, Blaise m'adresse un clin d'œil malicieux. Malfoy lui se contente de lever les yeux au ciel.

« Arrête de jouer les mijaurées, Potter. Ce n'est pas ton premier rodéo. »

Effectivement, j'ai intégré leur groupe il y a déjà quelques semaines. Je n'ai pourtant pas atteint leur niveau de confiance face à la foule, leur aisance à se mouvoir comme si le bar entier leur appartenait.

Je lui jette un regard glacial pour faire bonne mesure alors que nous fendons la foule vers notre table attitrée. Le bar a beau être plein à craquer nul n'a osé s'aventurer à la réclamer, comme d'habitude.

Je jette un regard nostalgique vers les banquettes créant des alcôves discrètes et intimes, me résignant intérieurement à les suivre en pleine lumière. A peine assis, un barman dépose le Dom Pérignon et un cuba libre sur la table.

D'un geste expert, il sert trois coupes aux Serpentards tandis que je patiente. Une fois celui-ci parti, nous trinquons pour marquer le début d'une nouvelle nuit de fête. A peine nos verres reposés, Pansy attire notre attention, une mine conspiratrice sur le visage.

« J'ai de l'ecsta. »

Son regard brille alors qu'elle ouvre sa paume au dessus de la table pour nous montrer sa trouvaille. Quatre cachets bleus s'y trouvent. Je dois admettre que je suis surpris, ce doit être la cinquième soirée que je passe avec eux et c'est la première où la drogue est évoquée.

Pourtant ils ne se font pas prier, chacun d'eux prends son dû sans rechigner. Prudent, je coupe le mien en deux. Blaise, assis près de moi, me glisse à l'oreille.

« On ne le fait pas plus d'une fois par mois, c'est une règle entre nous. »

J'acquiesce alors que nous levons nos verres pour faire passer la pilule. La brûlure de l'alcool me fait frissonner un instant alors que je repose bruyamment mon cocktail. A ma droite, Malfoy se gausse.

« Première fois, Potter ? »

Il désigne la moitié d'ecsta encore dans ma main. Impulsivement, je la porte à mes lèvres et l'avale avec une gorgée de cuba libre. Je lui souris à pleine dent tandis que je réponds :

« Si tu savais, Malfoy ... »

Je ne développe pas plus, Pansy ayant pris le contrôle de la conversation. Sa cible précédente, le possible futur Ministre de la Magie, s'étant avéré fiancé de longue date à une oie blanche du Sussex, il lui faut en trouver une nouvelle.

Les noms prestigieux fusent autour de la table. Pris par le jeu, je me surprends à glisser le nom de Neville. Les autres me charrient mais je lis une note d'intérêt traverser le regard de Pansy. Neville est devenu un botaniste extrêmement réputé dans le monde sorcier.

Ce n'est pas sa cible habituelle mais Pansy étant déjà plus riche que nécessaire, je la soupçonne de discrètement tenter de trouver un véritable mari plutôt qu'un énième tremplin la rendant plus riche et célèbre encore. Le temps nous le dira.

Finalement Blaise détourne la conversation vers sa dernière affaire. Je n'écoute qu'à moitié, guettant les premiers signes de la montée alors qu'il nous explique par le menu comment il a pu blanchir le nom d'un des pontes du trafic d'armes magiques grâce à des tours de passe-passe juridiques.

Je dois admettre qu'on ne s'ennuie jamais à la table des Serpentards. Ils ont toujours quelque chose à dire, une histoire extraordinaire à mettre en avant. Pas que mes amis soient ennuyeux mais sincèrement les premiers pas d'Hugo ne peuvent rivaliser avec le récit haletant de la dernière affaire de Blaise.

Ou avec les négociations financières de haut-vol de Draco, qui a réussi à faire plier la coalition Baltique afin de faire baisser le prix de son remède contre la pneumonie. Ce fût la grande surprise de se rapprochement.

Loin d'être un simple argument marketing, Malfoy se bat réellement afin que ses remèdes soient prodigués au plus grand nombre, n'hésitant pas à se battre contre des gouvernements trop heureux de se remplir les poches sur la détresse de leurs citoyens.

De mon côté, je sens une chaleur m'envahir à mesure qu'ils parlent, les premiers effets se manifestant. Finalement, la montée me frappe alors que Wake me up d'Avicii hurle dans l'atmosphère confinée.

Je la sens envahir ma poitrine avant de remonter dans mes épaules et de finir aux confins de mon crâne. Ma vision se trouble alors qu'un changement de paradigme s'opère. J'observe mes camarades soudainement silencieux. Je ne suis visiblement pas le seul atteint.

Pansy est la première à réagir, se levant pour aller mêler son corps à la foule dansante. Zabini la suit sans hésitation. Le silence retombe sur la tablée alors que Malfoy me regarde, une lueur malicieuse dans le regard.

Le coin gauche de sa lèvre se retrousse en un sourire prédateur alors qu'il me tends la main cérémonieusement.

« M'accordes-tu cette danse, Potter ? »

Je me lève, acceptant sa main pour l'entraîner plus avant dans la foule. Je sens son corps tout contre mon dos, une main négligemment posée sur ma taille alors que je me laisse emporter par la musique. Je sens son souffle contre mon oreille, sa voix murmurant pour moi seul.

« Que fais-tu ici, Potter ? Ce n'est pas ton monde, pas ta place.

- Qu'en sais-tu, Malfoy ? »

Chaque geste de sa part m'enflamme alors que je m'enfonce dans la musique, oublieux de tout le reste. Je ne suis pas habitué à une telle dose, je perds totalement le contrôle, me frottant audacieusement à sa queue que je sens durcir dans mon dos.

Je sens son souffle court dans mon cou, la chaleur de son corps transperçant nos vêtements. Je pose la tête sur son épaule, réussissant à capter son regard tandis que je poursuis.

« Tu ne sais rien de moi, Rien de mon monde, rien de ce que je désire ou suis. »

J'accentue le balancement de mes hanches contre son intimité, communiquant avec mon corps ce que ma langue tait encore. Une vague de désir obscurcie son regard alors qu'il se mord les lèvres inconscient de ce qu'il provoque en moi.

« Ne fais pas ça. »

Un sourire malicieux étire ses lèvres alors qu'il me souffle d'une voix rauque qui me fait frissonner.

« Pourquoi ? »

J'ai oublié le reste du bar, les baffles de la musique hurlant tout autour de nous. A cet instant, je n'entends plus que sa voix, ne voit plus que ses lèvres, si tentantes, si proches … Je murmure dans un râle.

« Tu pourrais ne pas aimer les conséquences. »

Son sourire s'accentue alors qu'il me repousse brusquement, me faisant soudainement tournoyer sur moi-même. Nous nous retrouvons face à face, nos érections se frottant à chaque balancement de hanches. Nos regards se défiant.

« Et si je n'attendais que ça, Potter ? »

Son souffle s'écrase sur mes lèvres alors qu'il entoure ma taille dans un geste possessif, enserrant nos corps dans une étreinte étroite. Mes sens s'enflamment sous l'effet combiné de la drogue et de son corps contre le mien. Je mords son cou offert sur une impulsion.

« Putain ... »

Entre le gémissement et le soupir, le son de sa voix achève de m'allumer. Ses yeux se ferment avant de se rouvrir sur un regard sombre, me murmurant milles promesses. Je lui rends son regard, murmurant tout contre sa bouche.

« Chez toi ou chez moi, Malfoy ? »

Sans attendre sa réponse, j'attrape sa main et nous extirpe du bar à l'atmosphère étouffante. L'air frais de Londres est un délice pour ma chair surchauffée. Il extirpe un smartphone de son pantalon chic, me surprenant par son aisance à se servir de cet attribut moldu.

« Chez moi. Tu as intérêt à assumer. »

Il ponctue ses mots d'une morsure dans ma nuque qui termine de me faire perdre toute raison. Je ferme les yeux, le plaisir décuplé par l'ecstasy. Je le laisse nous guider jusqu'à la voiture s'étant arrêtée à quelques pas de nous.

Le trajet se perds dans une brume de sensations, nos mains et nos lèvres explorent nos corps, n'osant s'unir ou s'aventurer là où notre désir se fait pourtant le plus urgent. Je ne remarque que nous sommes arrivés à destination que grâce à la morsure délicieuse du froid de l'extérieur sur ma peau brûlante.

Malfoy me tends une bouteille d'eau trouvée dans la voiture. Je bois avec avidité, en renversant alors qu'il me traîne dans les méandres du Manoir. Ses lèvres capturent finalement les miennes alors que je sens le comptoir de la cuisine contre mon dos.

J'oublie le reste, le temps, l'espace, alors qu'il m'embrasse dans la pénombre. Il se détourne, me laissant pantelant et désorienté, pour récupérer une bouteille d'eau fraîche. Sa main se glisse dans la mienne alors qu'il m'entraîne à nouveau dans les couloirs enténébrés du lieu.

Sans volonté, je le suis. Le laissant me guider dans ce lieu qui est sien. Il se laisse tomber sur un lit, m'entraînant dans sa chute. Nos regards se croisent dans la pénombre, m'interrogeant en silence. Je prends la bouteille de ses mains, buvant une longue gorgée en silence.

Je suis prêt, quoi qu'il arrive.

A suivre ...


Posté le 8 Avril 2022 à environ 1h du mat'.

Pourquoi je suis restée silencieuse si longtemps ?

J'ai surtout avancé sur mes histoires originales ces derniers temps. J'ai aussi eu une grosse période dépressive qui a duré environ trois semaines avec de grosses pensées suicidaires. Je ne m'en cache pas, je suis quelqu'un de profondément traumatisé, après tout j'ai un trouble dissociatif de l'identité ce qui est plus ou moins une forme extrême du syndrome de stress post-traumatique.

Ce n'est pas facile, c'est quelque chose qui peut me rattraper à tout moment malgré tout mes efforts pour m'en sortir. Mais je vais mieux, une étape à la fois. J'essaye de réparer ce qui a été brisé en moins, à vivre avec cet esprit fragmenté en acceptant chaque part de celui-ci. Même les plus étranges et incompréhensibles.

Et j'avance, j'écris pour ici, pour mes récits originaux, parfois simplement des mots que je vomis sur une nouvelle page blanche. L'écriture est notre salut, depuis enfant. C'est ainsi qu'on a toujours fonctionné.

Notre système a vécu une fusion majeure entre trois alters importantes mais ce fait n'a pas changé. L'écriture sera toujours une part importante de ce que nous sommes, qui que nous soyons, quelque soit notre évolution. L'échappatoire parfaite dans un monde trop étroit pour nous.

Prenez soin de vous et à la prochaine,

Olivia

"Boire, juste boire, encore et encore. A en vomir, à en dormir, à en mourir." Night Shift.