Je ne possède aucun des personnages du film
Un vent chaud et agréable entra par la fenêtre, faisant voleter doucement le rideau. June frissonna et ouvrit les yeux avant de s'étirer comme un chat et de se retourner doucement. A côté d'elle, Roy dormait toujours.
Ce texte a été écrit pour la nuit du FOF sur le thème "Edredon"
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
JUSQU'AU BOUT DU MONDE
Un vent chaud et agréable entra par la fenêtre, faisant voleter doucement le rideau. June frissonna et ouvrit les yeux avant de s'étirer comme un chat et de se retourner doucement. A côté d'elle, Roy dormait toujours. Il était à plat ventre, les bras passé sous l'édredon qu'il tenait à brassée dans une position un peu enfantine.
June sourit, se retourna sur le côté et le regarda dormir. Quand elle l'avait rencontré, elle avait été charmé par son sourire avant d'en avoir peur et de tenter de le fuir. Il fallait dire qu'elle avait une vie bien réglée, rangée, sans aucune fantaisie et se faire embarquer dans une histoire de fou avec un agent secret en fuite avait de quoi à effrayer tout le monde. Sauf qu'au fil de leurs péripéties, la peur s'était envolée et d'autres sentiments étaient nés.
June avait toujours trouvé que ses petits amis étaient chiants et routiniers, ce que n'était vraiment pas Roy et plus ils se côtoyaient, plus elle s'était mise à l'aimer, surtout lorsqu'elle avait découvert la vraie teneur de ses relations avec la CIA. Il n'était pas devenu agent secret par choix… Il était prisonnier de la CIA… Roy était un jeune militaire porté disparu puis déclaré mort par l'armée dix huit ans plus tôt, fait terrible qu'elle avait découvert par hasard alors qu'elle s'était rendu à l'adresse vue sur son téléphone portable. Un portable qui sonnait à chaque fois qu'un satellite passait au-dessus d'une maison bien précise, la laissant l'apercevoir pendant un instant avec ses habitants lorsqu'ils se trouvaient dehors… Des habitants qui étaient en fait ses parents, ses parents qui le pensaient morts depuis dix-huit ans et sur lesquels il tentait de veiller au mieux sans que la CIA ne le sache. En le comprenant, le cœur de June s'était serré parce qu'elle avait compris ce qui s'était passé dans ce désert.
Roy Miller n'existait pas. Il s'appelait Matthew Knight. Matthew avait été déclaré mort dans le crash de son hélicoptère avant d'être secouru des jours ou semaines plus tard sans doute gravement blessé, ce qui avait fait de lui une proie facile pour la CIA. Il l'avait sans doute transporté dans un de leurs « endroits sûrs », l'avait soigné et recruté de force, effaçant définitivement Matthew Knight en l'empêchant de rentrer dans sa famille… A un moment, sans doute déboussolé et vulnérable, il avait cédé, mais il souffrait… ce qui expliquait la programmation de son téléphone… et ses parents aussi souffraient… Elle l'avait vu en parlant avec eux et une boule au ventre s'était nouée dans son estomac… Comment les types de la CIA pouvaient détruire les gens de cette manière ?
En plus, au bout du compte, alors qu'il avait mis en lumière la vraie taupe qui tentait de trahir l'agence, ils avaient décidé de le tuer lui aussi pour effacer leurs erreurs… A cet instant, les rôles s'étaient inversés… C'était June qui l'avait sorti de l'hôpital et l'avait aidé à disparaitre, lui sauvant la vie et lui rendant sa liberté.
Le couple avait quitté les Etats-Unis, la blonde étant bien décidé à réaliser son rêve de découvrir le Cap Horn avec la Pontiac GTO de son père qu'elle aurait restauré… et avec l'homme dont elle était éperdument amoureuse et qui lui semblait si paisible alors qu'il dormait à côté d'elle dans cette petite maison au bout du monde.
La jeune femme le dévisagea avec amour et ses doigts caressèrent doucement sa joue, souriant en voyant qu'il ne se réveillait pas à son contact. Il dormait profondément, en confiance et il avait bien besoin de repos après avoir été gravement blessé. June s'était sentie si désespérée lorsqu'il avait perdu connaissance dans ses bras et que son sang filait entre ses doigts, mais Roy… enfin Matthew était solide et elle était si heureuse qu'il soit là, avec elle… June ne savait pas si la CIA les laisserait tranquille, mais pour le moment la jeune femme était heureuse comme jamais elle ne l'avait été et elle se pencha pour lui donner un léger baiser sur la joue avant de caresser avec douceur ses cheveux. Elle le sentit frémir et ses cils battirent doucement l'air avant que deux fentes vertes ne s'entrouvrent et qu'un sourire ne se dessine sur le visage de Matthew.
- Quelle heure il est ? Demanda-t-il doucement.
- Si on ne veut pas passer la journée entière au lit, il faudrait se lever.
- Mais je suis bien au lit, dit-il en se redressant pour lui déposer un baiser sur les lèvres.
- Je vois, répondit June en souriant, sa main glissant dans son dos. Tu dois avoir tellement d'heure de sommeil à rattraper.
Matthew lui sourit une nouvelle fois et se déplaça doucement pour glisser une main sous le dos de la jeune femme et poser sa tête sur son ventre. June lui sourit également en retour et lui caressa doucement la joue puis les cheveux.
- Alors rendors-toi, tout est tranquille et tu sais que je veille sur toi.
Matthew rit doucement, caressa sa peau et ferma les yeux… En réalité, il était toujours inquiet pour la CIA, mais pour le moment, ils n'étaient pas là, il réapprenait à vivre et il se laissa dériver, se rendormant dans les bras de la femme qu'il aimait.
