Hello ! Voici le début d'une nouvelle aventure (ou plutôt plusieurs petites aventures).
Je sais que d'ordinaire je publie le samedi mais j'ai décidé de publier plus tôt. La suite arrivera dans le week-end, lundi ou mardi (vive le long week-end ahah. Vous faîtes le pont ?).
Bref, cette histoire sera composée de plusieurs petites nouvelles où je reprendrai la trame de Kuroko no Basket mais en changeant un élément. Pour choisir ces éléments à changer, j'ai re-re-re-re-re-...regardé KNB et j'ai noté les nœuds les plus importants du scénario. Ensuite, je me suis interrogée sur les conséquences de ces éléments. Certains ne m'ont pas du tout inspirée... Évidement, étant plus attachée au personnage d'Akashi, il sera assez central dans ces relectures (mais je sais que vous aimez Akashi aussi ^^).
Partie I
La coach était enragée. Kagami Taiga n'était pas arrivé alors qu'il aurait dû être là pour la cérémonie de début de la Winter Cup. Leur premier match allait débuter dans moins d'une heure et ce n'était pas n'importe lequel : ils allaient affronter Too Gakuen et Aomine Daiki ainsi que Momoi Satsuki. S'ils échouaient, ce sera la fin de la compétition.
Tetsuya entendit son téléphone vibrer dans son sac et alla le consulter. Un message de Seijuro.
-Je dois y aller.
-Pardon ? dit Aida Riko, énervé. Tu penses aller où comme ça ?
-J'ai été convoqué.
-Convoqué ?
-Par Akashi-kun.
Il y eut un petit silence et Riko finit par soupirer.
-D'accord. Mais tu dois être revenu pour le début du match.
-Oui.
Furihata le suivit, ordre de Riko.
Tetsuya savait qu'il ne devrait pas être stressé, mais il sentait ses mains humides. Il n'avait pas vu Seijuro depuis plusieurs mois et ils ne s'étaient presque pas adressés la parole. L'ambiance risquait d'être délétère. Peut-être aurait-il dû refuser cette convocation ? Une part de lui espérait que Seijuro allait hisser le drapeau blanc avant le début de la compétition.
Il avait espéré un petit message après avoir été qualifié pour la Winter Cup. Mais non. C'était comme s'il n'existait plus. Même pendant les vacances, cet été, ils s'étaient évités.
Sur les marches où ils s'étaient donné rendez-vous attendaient également Kise, Midorima, Aomine et Murasakibara.
-T'es venu avec ta baby-sitter, Tetsu ?
-Tu as bien Sat-chin.
-Satsuki n'a rien à voir là-dedans !
Tetsuya sentait la tension entre eux. L'ambiance était lourde alors qu'ils parlaient de façon insouciante. Pour autant, il se sentait à sa place désormais, face à ces génies du basket alors que, longtemps, il s'était considéré comme un imposteur. S'il se sentait intégré au sein de la génération des miracles, ce n'était toujours pas le cas dans sa famille.
-Pourquoi celui qui nous a convoqué est le dernier à arriver ?
-Il aime se faire attendre, pas vrai Kurokocchi ?
Il n'avait rien à répondre à cela.
-Pardon de vous avoir fait attendre.
L'attention se porta sur celui qu'il venait d'apparaître en tenue blanche en haut des escaliers.
-Je suis ravis de vous voir tous. Mais il y a ici quelqu'un qui n'a rien à faire là. Pourrais-tu partir ?
Tetsuya en avait oublié la présence de Furihata alors qu'il dégageait autant d'hormones de stress qu'un lapin chassé par un loup. Ou un lion, en l'occurrence.
Pourtant, il découvrit que ce n'était pas à Furihata qu'il parlait. Il ne devait même pas le considérer.
-Hey, c'est pas sympa. Ne nous exclut pas.
-Kagami-kun. Qu'est-ce que tu fais ici ?
Il arrivait à point nommé. Ou pas. Tetsuya sentit ses poils se hérisser. Il n'avait aucune envie que sa lumière se confronte à Seijuro maintenant. C'était trop tôt.
Les deux garçons aux cheveux rouges se dévisagèrent longuement.
-T'es Akashi, c'est ça ? Ravi de te rencontrer.
Les autres miracles attendaient de voir comment l'ancien capitaine allait réagir face à cette intrusion dans son territoire.
-Shintarô, pourrais-je emprunter tes ciseaux ?
-Qu'est-ce que tu veux faire ?
-Mes cheveux me dérangent, j'aimerai les couper, expliqua Seijuro en descendant les marches lentement. Mais avant cela… Kagami-kun, n'est-ce pas ?
Tetsuya tout comme Kagami furent surpris par le mouvement assassin de Seijuro. Les ciseaux, en quelques secondes, furent projetés par l'ancien capitaine et entaillèrent la joue de Kagami. Ils laissèrent une fine trace sanglante. Si Kagami n'avait pas évité l'attaque… Tetsuya préférait ne pas y penser.
-Sei ! protesta Tetsuya.
-Oh, tu as évité. Je te pardonne pour cette fois. Mais il n'y aura pas de seconde chance. Quand je dis de partir, tu pars.
Tetsuya ferma les yeux et anticipa les paroles de Seijuro. Il connaissait le mantra par cœur.
-Dans ce monde, gagner est tout ce qui compte. Les gagnants s'affirment et les perdants sont oubliés. Je n'ai encore jamais perdu et je ne perdrai jamais, parce que je gagne toujours et que j'ai toujours raison. Je n'ai aucune pitié pour ceux qui ose s'opposer à moi. Pas même ma propre famille.
Son regard hétérochrome se posa alors sur Tetsuya.
-N'est-ce pas, mon cher petit-frère ? dit-il froidement avec ce sourire démoniaque.
Tetsuya sentit les regards de ses camarades se poser sur lui. Ce qu'il craignait était en train d'arriver. Et pourtant, il avait été naïf de vouloir garder le secret aussi longtemps.
-Petit-frère ? T'es… t'es son petit-frère ?
-Oh, tu ne leur avais pas dit, Kurokocchi ? intervint Kise.
Seijuro sourit.
-Que de cachotteries, Tetsuya. Je te reconnais bien là.
-Je n'avais pas l'intention de le cacher. Ça ne me semblait pas important que…
-Pas important ? ça fait six mois qu'on se connait et c'est seulement maintenant que j'apprends que tu as un frère ?
Seijuro se délecta quelques secondes supplémentaires de la dispute et de l'embarra de son cadet avant de rendre ses ciseaux à Midorima.
-Bien, je vais y aller. Je ne venais que vous saluer.
-Quoi ? T'es sérieux Akashi ? Tu nous as rassemblé juste pour ça ? protesta Aomine.
-Je venais vérifier quelque chose mais en voyant vos visages, j'ai constaté que ce n'était pas utile. Aucun d'entre vous n'a oublié notre promesse. Nous nous retrouverons sur le terrain.
L'ancien capitaine disparu en haut des escaliers, aussi énigmatique qu'à son arrivée. Aomine s'en alla le premier, sans même saluer les autres, suivis par Midorima puis Murasakibara.
Furihata rappela à Tetsuya et Kagami qu'il était temps de retourner au gymnase avant que la coach ne s'énerve.
-Tu comptais nous le dire un jour ?
-J'attendais le bon moment mais j'ai fini par trop tarder. Ma famille est un sujet compliqué.
-Mais si vous êtes frères, pourquoi vous ne portez pas le même nom ? demandât Furihata, terre à terre.
-Quand nous sommes entrés au collège, Seijuro et moi avons décidé que je prendrais le nom de notre mère. Pour moi, c'était une façon de ne plus être constamment comparé à lui. Nos professeurs étaient au courant et faisaient attention à la façon dont ils m'appelaient. Idem à Seirin.
-J'en reviens pas que tu ne nous en ai jamais parlé…
Kagami chercha dans sa mémoire tous les moments où leurs familles respectives avaient été évoqués. Lui, avait-il parlé de son père absent ? De sa mère restée en Amérique ? Lui-même avait mis cinq mois à parler de Tatsuya alors qu'ils se considéraient comme des frères. Pouvait-il le juger ?
-On en reparlera, Kuroko. Pour le moment, on a un match à gagner.
oOo
Seirin s'était hissé jusqu'à la finale. Le dimanche, ils allaient affronter Rakuzan, les empereurs, les invaincus. Ils avaient remporté tous les championnats ces cinq dernières années et leur équipe avaient toujours été qualifiée pour ces compétitions.
Tetsuya vit les vestes blanches se lever dans le public et sortir dans le calme des gradins. Il savait que son frère avait regardé son match. Demain allait se jouer plus qu'un match de basket. C'était une lutte plus vicieuse, des sentiments refoulés, des colères enfouies, des frustrations mais aussi un peu d'amour fraternel.
Tout Seirin avait fini par apprendre que Tetsuya et Seijuro étaient frères. Mais tous avaient eu la délicatesse d'attendre que le concerné se décide à leur en parler.
Toute l'équipe se retrouva dans l'appartement du père de Kagami, à une vingtaine de minutes des gymnases de la Winter Cup. Moins d'une heure avant, Midorima avait laissé Kagami avec une déclaration étonnante : il y a deux Akashi. Le joueur pensa qu'il parlait du fait que Tetsuya était également un Akashi.
-Il est temps que je vous parle de notre passé. Le mien, celui de mon frère, mais aussi la génération des miracles.
Les restes de nourritures avaient refroidis dans les assiettes et toute l'équipe de Seirin était pendue aux lèvres de Tetsuya.
-Seijuro est né en décembre et moi un an après, en janvier. Nous avons été scolarisés la même année et nous avons toujours été dans la même classe jusqu'au collège. Malgré le fait que nous soyons de la même famille, nous n'avons pas reçu la même éducation. Seijuro était l'ainé et de ce fait, il suivait des cours supplémentaires de piano, violon, équitation, etc.. Il participait à tous les concours de la région et même certaines compétitions nationales. Il est toujours arrivé premier. Notre mère a réussi à négocier des moments où il pouvait s'amuser et elle nous a offert des ballons de basket. C'est ainsi que nous avons découvert ce sport. Par la suite, notre père a permis à mon frère de se consacrer à ce sport à condition qu'il gagne. Au basket, Seijuro s'est révélé être très doué. La différence de niveau entre lui et moi était trop grande… Alors, plutôt que de jouer avec lui, étant donné que j'avais plus de temps libre et le droit de sortir de la maison, je lui allé m'entraîner sur le terrain de street basket du quartier. Là, j'y ai rencontré Ogiwara-kun. Nous avons passé des après-midis entiers à jouer et quand nous sommes entrés au collège, moi à Teiko et lui à Meiji, nous nous sommes fait la promesse de nous retrouver lors des compétitions. Seijuro et moi sommes donc entrés à Teiko au printemps.
-Tu étais jaloux de ton frère ? demandât Koganei.
-Non. J'étais content pour lui quand il rentrait avec ses médailles. Je pense que pendant nos jeunes années, c'était surtout lui qui m'enviait. En tant que cadet, je n'avais aucune responsabilité et mon père m'a vite considéré comme une cause perdue en constatant que je n'étais pas assez bon à l'école. Nous n'avions pas non plus la même relation avec notre mère : Seijuro n'ayant aucun ami à l'école, travaillant très dur et tout le temps, elle était vraiment la seule lui permettant d'avoir du répit. Pour moi c'était différent, je pouvais passer du temps avec elle quand je le souhaitais et j'avais des amis que je voyais en dehors de l'école.
Tetsuya baissa les yeux et coinça ses mains entre ses cuisses.
-Nous n'avons d'ailleurs pas réagit de la même façon face à sa mort.
Il y eut un blanc de plusieurs secondes et Nigou, le chiot de Tetsuya, s'approcha de lui, sentant sa difficulté à évoquer ce passé encore douloureux. Kagami baissa les yeux vers les restes dans son assiette, mal à l'aise. Il ne savait pas que Tetsuya avait perdu sa mère. Encore une omission qui lui faisait mal au cœur. La douleur dans la voix de Tetsuya à elle seule justifiait ces mensonges.
-Elle est décédée quelques mois avant notre entrée au collège.
Alors... cette première partie a été assez difficile à écrire. Je reprends beaucoup (trop ?) les éléments du manga/anime. J'ai mis un peu de temps à trouver comment m'en désolidariser. La suite, je vous rassure, en sera plus détachée et centrée sur Kuroko.
Alors, d'où vient cette idée de faire d'Akashi et Kuroko des frères ? Tout simplement car c'étaient une des idées de Tadatoshi Fujimaki dans ses premiers jets de Kuroko no Basket (il ne reste de ça que la ressemblance physique entre Kuroko et Akashi).
Bref, je publierai la suite lundi ou mardi (les autres parties sont plus longues).
Biz !
