CHAPITRE 1

« Un départ nouveau pour une nouvelle vie… Je ne pensais pas avoir tant emmagasiné d'affaires depuis toutes ces années… des bibelots, des trophées, des diplômes et des livres… Tellement de livres ! Je les aie tous lu, de la première de couverture à la quatrième, en passant bien sûr par les sommaires qui laissaient entrevoir de passionnantes découvertes… sans oublier les avant-propos, les prologues et même les dédicaces… peu de gens y prêtent attention aux dédicaces pourtant je trouve que c'est important de savoir rendre hommage à ceux qui ont eu un rôle dans nos vies, qui ont influencé nos choix, qui nous ont remis en question, qui nous ont parfois troublés… Si je devais écrire un livre, je ne sais pas à qui je pourrai rendre hommage sur cette page. Tellement d'évènements traversés, j'ai rencontré tellement de monde, je me suis battu aux côtés de personnes formidables et puis un jour chacun reprend sa route, les amitiés se créent se passent et se cassent… »

La jeune femme, approximativement coiffée, les cheveux châtains, remontés avec une pince était assise sur les genoux sur un parquet tout neuf. Pensive, ses yeux bruns dans le vague, elle déballait le peu de cartons qui lui restaient. Elle contemplait les différentes affaires qu'elle avait conservées de ces années à Poudlard comme pour ne pas avoir à faire l'effort de se souvenir de tout ce qu'elle a vécu durant ces années. Poudlard était les plus belles années de sa vie, à présent, elles étaient si proches et si lointaines à la fois. Les noms de certains de ces camarades commençaient déjà à s'effacer, elle ne gardait en mémoire que les personnes qu'elle a réellement côtoyées et pour qui elle a compté. Seule une petite partie d'entre eux sont des personnes qui ne la portaient pas dans son cœur, mais elle ne pouvait oublier ce qui lui ont fait endurer. Toutes ces choses horribles qu'on lui avait assénées au nom de la différence, parce qu'elle était fille de moldu et qu'elle ne méritait pas de recevoir un si grand pouvoir. Toutes ces années, elle a enrichi ses connaissances, parce que justement, elle savait que c'était une chance d'avoir reçu ce don magique et on ne la félicitait pas pour son cran, pour sa ténacité, pour ses capacités, non… On la félicitait d'être une miss-je-sais-tout arrogante, on se moquait d'elle par rapport à son physique, bien évidemment ! Ils n'avaient aucun autre argument pour la rabaisser ! Mais cela suffisait… Elle n'avait déjà pas beaucoup confiance en elle, alors ce n'était pas pour s'arranger. Elle attrapait l'album de fin d'années, mais elle n'eut pas le cœur de l'ouvrir. Elle le serra donc fort contre son corps frêle et l'installa sur l'étagère de son salon où se joindrait toutes les récompenses qu'elle a pu obtenir jusqu'à aujourd'hui. La jeune sorcière était seule à présent, plus aucune attache, les ravages du temps et de la guerre étant passés. Ses meilleurs amis n'ont plus pris de nouvelles. Harry Potter déjà célèbre a poursuivi son ascension, il est devenu l'auror le plus redoutable du monde magique. Ron ? Cet idiot a également poursuivi sa réputation… de suiveur. Il n'a cependant rien réaliser d'extraordinaire. Le Quidditch a happé Ginny qui après avoir joué dans l'équipe des Harpies de Holyheads est devenue journaliste sportive dans ce torchon de gazette. Hermione n'est pas vraiment férue de sport, mais c'est bien la seule rubrique utile et réaliste tenue dans ce journal. Malheureusement, ses nombreux voyages et son fils lui prennent tellement de temps qu'elles n'ont plus eu l'occasion de se voir.

Elle venait d'emménager dans un appartement dans les quartiers modestes de Londres qu'elle a acheté avec les économies qu'elle a pu conserver. C'était un bel appartement d'environ 50 m², ni trop petit, ni trop grand. Il est situé au 3ème étage. L'entrée se fait directement dans le salon, à droite, derrière la porte ouverte, un petit meuble d'accueil trône, elle y rangera soigneusement ses clés, ses chaussures échangées contre sa paire de pantoufles, son parapluie les jours gris et toutes autres choses qui encombreront ses poches. Derrière ce meuble, à l'abri des regards un très haut bureau en wengé qui lui servira pour ses recherches personnelles, pour se consacrer à l'écriture de quelques textes que ce soit. Face à la porte, un colombage en bois noir qui sépare le salon de la cuisine. Accolée à ce colombage à gauche, une immense bibliothèque assortie au bureau, cache les éléments de la cuisine situés à l'arrière. La bibliothèque est encore vide, elle y rangera tous ces ouvrages lus et les futures lectures qu'elle dénichera au fur et à mesure de ces visites chez le libraire. Devant cette bibliothèque, on trouve un ensemble de salon comprenant un écran plat accroché au mur attenant à la bibliothèque. Face à cet écran, un canapé taupe de qualité moyenne et un fauteuil permettant d'être utilisé pour regarder l'écran ou se fondre dans un roman passionnant. Une petite table basse ronde trône entre l'écran et le canapé. Sur cette table, elle y installera un petit bouquet frais qui donnera un côté léger à cet appartement.

A gauche de cet écran, une première porte s'ouvre sur sa chambre, pas bien grande, elle contient tout de même un lit double qu'elle a récupéré de sa dernière demeure, un magnifique lit double de 2m à baldaquins en bois noir avec des tulles rose pâle, le matelas est encore à nu, le linge de lit étant encore dans les cartons. Des tables de chevet assorties sont placées de part et d'autre du lit et un placard toujours assorti fait face à l'ensemble, placé à la perpendiculaire à la seule fenêtre de la pièce, attendant d'être rempli de vêtements. A droite de cette penderie une nouvelle porte donne accès à une salle de bain. Lorsque la porte s'ouvre, on fait face au début de « L » formés par les surfaces pour le moment occupé par un lavabo, ces surfaces seront bientôt occupées par du maquillage, un nécessaire de toilette et de coiffure, peut-être quelques bougies les jours de détente. Pour favoriser cette détente, une baignoire en angle se trouve à gauche, une simple baignoire semblant vouloir accueillir un corps ou deux en mal de détente. A droite de la porte, deux modestes panières à linge et à gauche de cette même porte, un mur cachant les WC.

A droite de l'écran, une nouvelle porte donne sur le débarras, petit mais pratique. A droite de la porte de longues étagères servant à accueillir des provisions et à gauche, une planche à repasser, avec une surface à l'arrière permettant le pliage du linge et au fond de la pièce à gauche un sèche-linge posé sur une machine à laver à hublot. Une dernière pièce reste à découvrir, cette mystérieuse cuisine dont le seul mystère est le suspens de sa découverte derrière ce colombage noir. A gauche, un frigo congélateur débute l'encadrement d'électroménager, suivi d'un lave-vaisselle en hauteur permettant de se préserver et un placard juste en dessous pour les faits tout. On trouve ensuite un long commencement de meuble de cuisine gris et blanc, posé dessus un évier gris à double bacs, dans le coin, le vide… preuve d'un emménagement encore peu entamé, puis une plaque en vitrocéramique un peu plus grande que la moyenne. La surface se poursuit et s'arrête sur un tiroir tout en hauteur accueillant bientôt de nombreuses épices et pour finir, un four en hauteur. Tout le long de ces surfaces les mêmes éléments suivent cette courbe, accrochés au-dessus. Au centre de la cuisine un îlot avec deux sièges de bar gris et une planche de bois installée sur le flanc droit de l'îlot sert à cultiver le jardin d'herbes aromatiques qui poussent grâce à la lumière provenant de la fenêtre qui lui fait face.

La jeune femme prend peu à peu les affaires qui siègent et les déposent dans les endroits appropriés. Il lui reste tant à faire, elle se décourage et prends une pause. Nous sommes le lundi 4 septembre 2003, il est 16h, elle décide de se dégourdir les jambes et s'habille chaudement, c'est un jour de grisaille, le vent et la pluie d'abattent violement sur les fenêtres depuis ce matin. Son manteau enfilé, elle prend les clés de son appartement, un petit attrape-rêve bleu turquoise accroché à son trousseau et part à la hâte dans le couloir de l'immeuble. Elle descend les escaliers quatre à quatre, bien que l'appartement semble moderne, l'immeuble lui est assez vétuste et c'est donc sans compter sur la présence d'un ascenseur, néanmoins elle pense aux personnes habitant au huitième étage ayant moins de chance qu'elle. Il lui faudra faire une centaine de pas pour arriver enfin dans un quartier plus moderne et vivant. Observatrice, elle repère les boutiques et les commerces qu'elle pourra visiter lorsque son emménagement sera total. Elle s'arrêta sur un salon de thé aux allures rustiques avec une légère modernité, elle passa la porte et un tintement de clochettes retentit. Il y avait peu de personnes dans le salon, la gérante tout sourire l'accueillait chaleureusement reconnaissant la sauveuse qui avait combattue contre cette vipère qu'était Voldemort. Elle se rappela brièvement qu'elle avait été une icone un temps, une héroïne, ce sont des personnes comme cette jolie commerçante qui lui permette de s'en souvenir quand d'autres la traite désormais comme une personne banale.

« Hermione Granger ! Quel plaisir de vous accueillir dans mon salon ? Comment puis-je vous être agréable ?

- Je souhaiterai un thé assez sucré s'il-vous-plait.

- J'ai ce qu'il vous faut !

La dame rieuse couru presque vers son étalage de boites à thé et en ramena une, la serrant dans ses mains comme un trésor.

- Sentez mademoiselle !

Hermione humât la boite et son nez fût conquis par l'odeur qui émanait de la boite.

- C'est exquis, ce thé me convient.

- C'est un thé aux aromes de fraises sauvages. Vous savez…

La dame s'installa derrière son comptoir et prépara le thé tout en continuant de parler.

- … Le thé, c'est un peu comme une baguette magique, il révèle la personnalité de celui qui le consomme, on ne le choisit pas par hasard et vous mademoiselle Granger, vous avez choisi un thé révélant à la fois votre côté sensible, doux, mais sauvage à la fois, vous ne donnez pas votre confiance à n'importe qui et vous ne vous pliez pas aux exigences des personnes qui croient savoir ce qui est bon pour vous.

- Vous lisez en moi comme dans un livre ouvert

La femme ria de plus bel et termina la préparation du thé.

- Pouvez-vous m'apportez le journal du jour s'il-vous-plait ?

- Avec plaisir !

Elle agrippa un journal au passage et déposa le tout devant la jeune femme.

- Je vous laisse tranquille à présent… Oh ! Je suis sotte, je ne me suis même pas présenté, je m'appelle Madeline et si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas !

- Je vous remercie Madeline, je suis enchantée de vous connaître.

La gérante est en elle et Hermione écrit le journal par les actualités. Depuis la guerre qu'elle avait affrontée, les journaux ne traitaient plus que de faits divers futiles, tous plus « chocs » les uns que les autres permettant de dissimuler les choix douteux des politiques, les actes répréhensibles des hauts placés qui attachent la belle image du ministère. La belle brune tourne les pages sans grand enthousiasme et se dit qu'il serait temps de trouver un emploi, elle n'était pas fauchée, elle reçue après la guerre des dédommagements et par la suite, elle s'assura un petit capital lui permettant de vivre sereinement pendant un certain temps. Seulement, le fait d'être actif lui manquait et elle savait que pour sa santé mentale il était impératif qu'elle trouve un emploi, sans dénigrer aucun métier, elle se contenterai tout aussi bien d'un rôle de serveuse ou de plongeuse dans un restaurant. Elle parcourut la page des offres d'emploi et ne trouva pas ce qui lui convenait malgré son peu de critères. Le thé terminé, elle dépose la tasse sur le comptoir ainsi que le journal répondu avec soin.

- Madeleine ?

-Oui mademoiselle Granger ?

- J'aimerai savoir… Recherchez-vous une serveuse ?

- Oh non, ma pauvre demoiselle, comme vous pouvez le constater, la clientèle n'afflue pas et je peine déjà à conserver mon modeste commerce, je suis désolée.

- D'accord, je vous remercie.

- Par ailleurs ! Cria presque la femme. Il se trouve que l'entreprise Black, qui est une multinationale réputée recherchait un secrétaire il ya quelques temps… Peut-être pourriez-vous tenter votre chance ? Avec votre statut, vous avez toutes vos chances !

- Je vous remercie pour cette précieuse information. Bonne journée !

Hermione tourne les talons et se dirigea vers son appartement pour finir son emménagement.

La jeune femme arrive au pas de sa porte, elle découvre la boîte aux lettres jouxtant sa porte d'entrée et n'y trouve rien, elle jeta un coup d'œil au tableau d'affichage et elle ne lut rien de particulier. Elle entra donc dans son appartement et entreprit de ranger les derniers cartons.


Bonjour, premier chapitre pour la mise en bouche. Je vous propose à mon tour une fanfiction Dramione, parce que je suis tellement persuadé que ça aurait été mieux avec un couple aussi improbable ! J'espère qu'elle aura attiser votre curiosité et je me réjouis de partager la suite avec vous. Je vais tenter de faire une fiction assez longue, cela dépendra du temps disponible (le boulot, la vie de famille ça occupe !). Cependant, je m'excuse pour le titre, j'écris au jour le jour et même si je vois à peu près où je vais, c'est quand même de l'impro totale et ça peut partir dans un sens comme dans l' autre à tout moment, donc mon titre est pourri, mais sur le moment, je n'avais pas plus fidèle.

/!\ Il y aura des scènes un peu voilà, voilà, mais je préviendrais en début de chapitre.

Je n'ai pas lu les livres, donc pardon pour les puristes qui y verront des petits couacs dans le déroulé. Je me base essentiellement sur les films et les informations que je puises dans le site "Harry Potter Fandom".

Je constate que les tirets lors des dialogues ne s'affichent pas quand je mets l'histoire en publication, je vais faire de mon mieux pouor trouver la solution.

Il me semble que je vous ai dit le plus important.

Bonne lecture et n'hésitez pas à me faire partie de vos retours !