Je vous salue !

Aujourd'hui je publie le chapitre 38.

Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout appartient à la merveilleuse J K Rowling, aux comics et à Netflix, sauf l'histoire.

Un soupçon de magie

Crossover Harry Potter et Umbrella Academy

Résumé : Et si les Hargreeves faisaient leur entrée à Poudlard en même temps que Harry, Ron et Hermione.

Attention : pour coller à l'univers de JK Rowling, ici les frères et sœurs Hargreeves seront nés en 1980.

Voilà fin du blabla

On se retrouve en bas.

Bonne Lecture


Chapitre 38 :

Cinq grogna et traça d'autres équations sur le seul mur qui était libre dans la pièce. Il devait calculer exactement les poids de Weasley et Malefoy. Mais il était épuisé. Cela faisait deux jours qu'ils étaient dans l'apocalypse. Et ils n'avaient toujours pas trouvé de fournitures pour les soins. C'était important pourtant... Il ne comptait même plus le nombre de fois où il avait dû se soigner, le nombre de fois où il avait été au bord de la mort, et il ne voulait pas que sa famille endure cela. Même Malefoy et Weasley ne méritaient pas cela...

Des coups contre la porte attirèrent son attention, il se tourna alors que la porte s'ouvrait et il remarqua qu'il s'agissait de Harry et de Vanya. Ils entrèrent tenant entre leur mains du matériel pour faire une attelle, ainsi que des pansements et du fil et une aiguille.

« Parfait, j'ai trouvé un briquet ici cette nuit. » Indiqua Cinq, alors que Vanya posait les fournitures.

Il attrapa l'aiguille, le briquet et passa la tige de métal dans la flamme afin de la stériliser. Ensuite il attrapa le fil et l'enfila. Il releva sa chemise et écarta la plaie pour y plonger deux doigts et attraper le morceau de verre qui était encore là. Il le retira en grimaçant, puis il nettoya la plaie, tapant sur la main de Vanya qui voulait l'aider. Ensuite, il commença les points de suture, lorsqu'il eut fini, il attrapa un couteau et coupa de fil avant d'appliquer un pansement.

« Déjà, ça c'est fait. » Soupira Cinq. « Il faut mettre le reste de côté. »

« On a trouvé une bibliothèque en cherchant ça. » Lança Vanya.

« En bon état ? »

« Oui. » Acquiesça Harry.

« Il faudra aller visiter et vérifier si il y a un sous-sol. »

« Tu peux me laisser te faire ton attelle ? » Demanda doucement Vanya.

Cinq hocha simplement la tête, puis sa sœur se mit au travail, utilisant le bois qu'ils avaient trouvé pour maintenir et immobiliser la jambe de son frère. Une fois le travail terminé, Cinq grimaça et reprit ses calculs.

« Reposez-vous. » Leur conseilla-t-il.

Ils hochèrent la tête et quittèrent la pièce, le laissant seul.

Il reprit ses calculs pendant un certain temps, avant d'être encore interrompu par des bruits de pas. Ceux de Luther. La porte s'ouvrit après quelques coups, dévoilant Numéro Un.

« Que veux-tu ? » Cracha Cinq, croisant les bras.

Il était toujours en colère contre Luther et il n'avait pas vraiment envie d'avoir une conversation agréable pour le moment. Il craignait de poignarder quelqu'un si Luther parlait trop longtemps.

« Puis-je entrer ? » Demanda Luther.

Cinq nota sa position tendue, la façon dont ses mains se contractaient à ses côtés. Il était nerveux. À propos d'être près de lui ? Cinq avait quelques doutes.

« Très bien » Marmonna Cinq. « Fais vite. »

« D'accord. »

Luther avança et ferma la porte. Il regarda les équations sous ses pieds, incapable de cacher son inconfort.

« Que veux-tu ? » Répéta Cinq.

« Euh, eh bien, j'ai juste... » Soupira Luther. « Je suis désolé pour tout à l'heure. Écoute, je ne voulais pas t'insulter ou quoi que ce soit, je voulais juste m'assurer que tu étais sûr de connaître la situation... et je suppose que j'ai eu l'air accusateur. Alors, oui. Désolé. »

Cinq s'apprêtait à répliquer quelque chose, parce qu'il connaissait très bien cette situation, mais il resta muet. Il était surpris. Il ne s'était pas attendu à ça. En réalité, il ne savait pas quoi dire.

« Désolé... » Marmonna Luther. « Je n'aurais pas dû... Ouais, je vais juste y aller... »

« Attend. » Cinq se redressa un peu, ignorant la brûlure dans son ventre pour pouvoir regarder Luther dans les yeux. « Merci. Ne te méprends pas, je suis toujours ennuyé, mais oui, tu es pardonné, je suppose. N'en fais pas une habitude. »

Luther pâlit face à sa menace, mais lorsque les lèvres de Cinq se dessinèrent en un sourire moqueur, il osa sourire aussi.

« Et tu ne devrais pas prendre l'habitude de menacer les gens. » Répondit Luther. « Ça donne vraiment l'impression que tu es un adulte. »

« Exactement, j'en suis un. »

Ils partagèrent un bref rire. Cinq grimaça et toucha sa blessure. Il allait falloir attendre un peu pour être rétabli. Ça faisait quand même toujours un mal de chien.


Diego avançait prudemment dans les rues détruites. Il était accompagné de Weasley qui râlait dans son coin.

« Si tu n'es pas content, c'est ton problème. » Grogna Diego.

« C'est l'autre qui nous a fait venir ici ! » Cracha le rouquin.

« Si tu n'avais pas sauté dans le portail, tu ne serais pas là et nous non plus. »

« Vous alliez encore avoir toute la gloire. »

« Mais on en a rien à foutre de ça. On voulait éviter cette apocalypse justement. »

Diego joua avec ça baguette, essayant de s'occuper l'esprit pour éviter de cogner l'autre Gryffondor. Non, mais quel abruti... c'était vraiment n'importe quoi...

« On fait quoi là ? » Demanda Ron.

« On cherche l'eau. »

« Mais tout est brûlé... »

« Il doit y avoir encore des bouteilles. »

Le rouquin ferma la bouche et ils poursuivirent leur route. Diego avança sans se préoccuper de l'autre. L'eau était vitale. Il devait vite en trouver.

Il se retourna pour jeter un coup d'œil vers Weasley, mais il remarqua qu'il était loin de lui. Marchant, sans faire attention, il tomba dans un trou. Diego se précipita vers lui, alors qu'il lâchait un grand cri de douleur.

Merde... Numéro Deux se pencha et essaya de l'atteindre, mais il était hors de portée.

« Merde... » Grogna-t-il.

« Aide moi ! » Cria Weasley.

« J'essaie... putain j'essaie... »

« Je glisse ! »

Le bâtiment qui se trouvait juste à côté oscilla.

« Ta gueule... » Souffla Diego, observant avec attention les murs en équilibre précaire.

« S'il te plaît ! Me laisse pas ! »

Diego se releva rapidement et recula vivement. Le bâtiment était en train de s'écrouler. Fonçant droit vers l'endroit où se trouvait Weasley. Il tira sa baguette et essaya un sort de lévitation, mais il était fatigué, il avait faim, et son énergie n'était pas assez forte. Le sort ne fonctionna pas, la pierre tomba, étouffant les hurlements de Weasley...

Merde... il n'avait rien pu faire... et si cela avait été l'un de ses frères... Merde... Merde... quel idiot, il aurait dû faire gaffe... Il aurait dû voir le trou... putain, pourquoi n'avait-il pas fait plus attention ? Merde... comment l'annoncer aux Weasley ? Fait chier...

Diego décida de rentrer pour annoncer la mauvaise nouvelle aux autres...


Peu de temps après l'annonce de la mort de Weasley, Cinq leur avait dit qu'il fallait partir. Ils avaient donc suivit Harry et Vanya jusqu'à la bibliothèque qu'ils avaient trouvé. Têtu, Cinq avait refusé d'être porté, donc leur avancée avait été lente et ils avaient fait de nombreuses pauses. Une fois arrivé, il les avait laissé livré à eux-mêmes et était descendu dans les niveaux inférieurs, où il se trouvait depuis quelques heures.

Vanya jeta un coup d'œil au sous-sol, où elle le trouva le nez enfoui dans un livre, tenant un crayon dans une main. Parfois, il griffonnait quelque chose sur la page.

« Cinq ? »

« Salut, Vanya. »

Cinq ne leva pas les yeux, mais sa posture se détendit quelque peu.

« Salut. »

Vanya prit place à côté de lui et regarda par-dessus son épaule. La page était couverte de petites marques grises. Comment pouvait-il même les voir ? Cela la dépassait. Il serra fermement son crayon, les doigts blancs autour du bois, puis le stylo gratta le papier, le seul son en dehors de leurs voix. Vanya resta silencieuse. Après quelques instants, Cinq reprit la parole.

« Je ne voulais pas que Weasley meurt, tu sais ? » Dit-il en déglutissant. « Je pense que sa famille va me détester lorsqu'elle comprendra que c'est à cause de moi que leur fils est mort. Elle en a tous les droits, et toi aussi, après ce que j'ai fait. »

Est-ce que Vanya le détestait ? Elle n'en était pas sûre. De l'avoir laissée seule, peut-être qu'elle lui en voulait un peu, comme une pierre jetée dans un lac. Mais elle ne le détestait pas. La haine était comme une détonation. Ce qu'elle ressentait était... plutôt... Comme des pointes de ressentiments aspergé d'eau glacée du soulagement. Mais il y avait aussi autre chose. Quelque chose qui gonflait son cœur, l'emportant sur le ressentiment. L'amour. Elle aimait son frère plus qu'elle ne lui en voulait.

« Je ne te déteste pas. » Lui assura-t-elle. « Je suis soulagée que tu sois de retour. Aucun de nous ne te déteste. Nous avons tous fait des erreurs, certains d'entre nous sont pires que d'autres. Si quelqu'un mérite d'être détesté, ce n'est certainement pas toi. »

Cinq lâcha un petit rire.

« Merci. Je ne sais presque pas quoi faire avec tout ce soudain... soutien, je suppose. »

Un vent de tristesse siffla à ses oreilles. Cela lui brisa le cœur de savoir que Cinq était si peu habitué à être aimé qu'il supposait que tout le monde le détestait. Mais Vanya ne savait pas comment réconforter les gens. Alors elle resta là et l'écouta travailler, s'écartant de temps en temps jusqu'à être appuyée contre lui, son bras bougeant pour toucher le sien.

« Tu m'as manqué. » Murmura-t-elle.

Elle le savait, ce n'était pas là première fois qu'elle le disait, mais c'était important pour elle que son frère sache ce qu'elle ressentait. Elle ne l'avait pas assez dit et elle comptait bien le répéter autant de fois qu'elle le pourrait.

Le rire de Cinq était moins amer cette fois-ci.

« Toi aussi, Vanya. » Avoua-t-il.


Il ne fallut pas longtemps à Allison pour retrouver Luther. Il était actuellement en train de ranger la nourriture qu'ils avaient trouvés, ainsi que l'eau.

« Merde... » Grogna-t-il, alors qu'une boîte de conserve était tombée.

Allison se pencha et la ramassa, pour la lui tendre.

« Merci. » Sourit-il, avant de la placer près des autres.

Des restes de livres brûlés étaient éparpillés sur le sol, Allison les ramassa pour éviter une chute. Elle les posa sur une étagère vide, puis elle se tourna vers son frère. Au moins, Cinq n'avait pas eu une mauvaise idée en choisissant une bibliothèque, au moins il n'écrirait pas sur les murs, il y avait du papier ici...

« Ça va ? » S'inquiéta Luther.

« Il faut qu'on parle. » Déclara Allison.

« À propos de quoi ? »

Allison se mordit la lèvre.

« Nous. »

« Quoi ? » Son frère fronça les sourcils.

« On ne peux pas être ensemble. »

« Mais... »

« Je ne peux pas te pardonner ton comportement de ces derniers temps. Toutes les fois où tu t'en es pris à Cinq, alors qu'il n'était pas en état de se défendre. Tu voulais même te débarrasser de Vanya, quand tu as su pour la lune. »

« Mais tu as pardonné à Vanya. Tu as même pardonné à Cinq d'être parti. Puis toi aussi... Tu lui as lancé une rumeur il n'y a pas si longtemps... » Protesta-t-il.

« Oui, mais c'était ma faute pour la rumeur, pas celle de Cinq. Toi tu t'en es pris à lui sans raison. »

« Allison, je ne savais pas quoi faire d'autre. Il avait tué papa... et là on est dans l'apocalypse... »

« Papa l'avait drogué, tu as bien vue qu'il n'était pas en état. Et il l'a expliqué pour l'apocalypse. C'est à cause de Weasley et de Malefoy. Il fallait attendre avant de le traiter de fou. »

« Mais je comprend pas. Tu l'as jamais défendu avant. Et je me suis excusé. »

« C'est aussi mon frère, Luther. Et il n'y a pas que ça. Aller à Poudlard, ça m'a aidé à comprendre certaines choses. On est des gosses Luther, et on cherche juste du soulagement l'un chez l'autre. Ce n'est pas de l'amour, c'est de la dépendance. C'est de la confiance. »

« Qu'est-ce que tu dis ? » Souffla Luther et la lueur dans ses yeux ne fit que renforcer la détermination d'Allison.

« Nous ne nous aimons pas. J'aimerai quelqu'un d'autre un jour. J'espère que j'aurai des enfants. Et je t'aime, comme mon frère. »

« Allison... »

Les perles de Luther se tournèrent vers le sol.

« Trouve une autre dépendance. Toi aussi un jour tu trouveras l'amour. »

Allison lança un dernier regard au blond, puis elle quitta la pièce. Cela n'avait pas été facile pour elle d'arriver à cette conclusion. Elle avait dû ignorer tout ce qu'ils avaient partagés, recherchant la racine même du problème, le point d'origine. Et elle était tombée sur Reginald Hargreeves. Ils avaient subi tellement de choses difficiles, alors pour ne pas finir brisés, ils s'étaient tournés l'un vers l'autre. Ils s'étaient réconfortés, compris et appuyés l'un sur l'autre. Mais tard, avec le temps, cette dépendance aurait fini par les séparer à jamais. Ce n'était pas de l'amour. Ils étaient frères et sœurs. Elle ne l'aimait pas, pas comme elle l'avait pensé. Elle pouvait aimer Luther comme un frère et leur lien n'en serait pas moins fort. Ils étaient une famille. Elle savait que c'était la seule façon de les sauver des dégâts que Reginald Hargreeves avait créé. Et poursuivre ce fantasme n'allait aider personne. Luther reviendrait. Il comprendrait qu'elle avait raison.


Un nouveau chapitre fini.

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

À bientôt.

Biz

Gin' pour vous servir