Hey ! Autant vous dire que j'adore ce chapitre : La première vraie rencontre entre deux de mes personnages préférés. Et celui d'après ne sera pas mal non plus ! Bonne lecture et à vos claviers pour me donner vos avis !
« Patmol. » fut le premier mot que Harry prononça.
Il ouvrit les yeux et fut aveuglé par des lumières brillantes et flamboyantes. Il les referma aussitôt. Il avait vu assez de feu.
« Jeune Maître, Maître Harry. »
Ses oreilles bourdonnaient toujours, alors elle semblait étrange, mais Harry reconnut la voix.
« Kreattur ? » demanda Harry, conscient des bruits de pas autour de lui.
Harry ouvrit les yeux pour voir Kreattur, l'air terrifié, qui se tordait les mains. Il semblait être au bord des larmes.
« Quoi ? » gémit Harry, en reconnaissant l'entrée du Square Grimmaurd.
Ils étaient juste tous les deux.
« Kreattur ? »
La voix de Harry était presque hystérique.
« Kreattur, où est Patmol ?! Kreattur ?! Kreattur, où est-il ?! »
Le vieil elfe s'approcha pour tapoter étrangement le dos de Harry et Harry apprécia le geste, mais son dos était bien trop douloureux pour être touché.
« Kreattur ne fait que suivre les ordres- » commença l'elfe, les oreilles tremblantes.
« Où est Patmol ?! » l'interrogea Harry, en essayant de regarder autour de l'elfe.
« Le Maître a dit de ramener le jeune Maître en sécurité. » dit Kreattur, en frémissant.
« Tu veux dire- Tu n'as pas- Il n'est pas- Il n'est toujours pas là ?! »
L'elfe acquiesça avec lenteur.
« Pourquoi tu ne l'as pas ramené avec nous ?! cria Harry, en perdant son sang-froid. Il était juste là ! »
Seulement, il n'y était plus ; lui et les Inferi avaient été projeté plus loin par l'explosion aussi sûrement que Harry ne l'avait été.
« Le Maître a appelé Kreattur et lui a dit de ramener le Maître Harry à la maison, en sécurité. » dit Kreattur, en reniflant.
« Non ! cria Harry d'une voix éraillée. Non, il ne peut pas rester là-bas ! C'est pour ça que je les ai distraits au début ! Pour qu'il puisse partir ! Pour qu'on puisse partir tous les deux ! »
« Kreattur fait juste ce qu'on lui a dit de faire. » pleura Kreattur.
« Je m'en fiche ! Tu n'aurais pas dû le laisser ! hurla Harry. Je n'ai pas manqué de mourir pour juste le laisser là-bas ! »
Les lampes accrochées au mur se brisèrent.
« Ce n'est pas juste ! Il était supposé s'en sortir ! »
Il se tourna vers l'elfe.
« Ramène-moi là-bas ! »
Kreattur afficha un visage perturbé. Il était visiblement en train de lutter contre des ordres contradictoires. Finalement, son visage se détendit.
« Le Maître a dit de garder le Maître Harry en sécurité- »
« Je m'en fous ! Ramène-moi. S'il te plaît ! » ajouta Harry, désespérément.
« Kreattur ne doit pas faire ça, oh non. » dit l'elfe avec plus de conviction désormais.
Harry jeta un œil à sa baguette, qui avait glissé de sa main quand ils étaient arrivés. Bien. Bien, alors j'irais tout seul, pensa-t-il, déterminé, mais Kreattur la saisit.
« Kreattur a promis. » dit Kreattur, en reniflant encore.
« On ne peut pas le laisser ! » cria Harry, en essayant de l'attraper avec son bras valide.
Son dos lui fit un mal de chien.
« Rends-moi ma baguette ! Comment je suis censé les combattre si tu as ma baguette ?! »
Kreattur disparut dans un CRACK ! Quand il revint, quelques secondes plus tard, la baguette de Harry n'était plus avec lui.
« Kreattur ! rugit Harry. Ramène-moi ! »
« Kreattur ne peut pas faire ça, oh non, dit l'elfe avec tristesse. Kreattur doit garder le Maître Harry en sécurité. »
Harry ne pouvait toujours pas bouger son bras gauche et il n'avait pas sa baguette, mais sa magie l'entourait ; les lampes restantes éclatèrent, tout comme la majorité du cristal du chandelier. Les morceaux tombèrent sur Harry et Kreattur, et l'elfe s'empressa de faire apparaître un bouclier pour les protéger. Harry s'en fichait pas mal de savoir que les morceaux de cristal auraient pu les blesser.
« Ramène-moi. » ordonna-t-il.
« Non. » répliqua Kreattur, en croisant les bras.
« On peut toujours le sauver ! » dit-il, urgemment.
Il ne pouvait même pas se lever, mais il se débrouillerait pour se battre. Les yeux de Kreattur se remplirent de larmes et il secoua la tête.
« Ce n'est pas trop tard ! »
Kreattur avait l'air mal à l'aise.
« Non ! Ramène-moi ! Je peux l'aider ! »
La porte d'entrée s'ouvrit largement. L'horrible portrait de Mrs Black tomba du mur et elle commença à crier. Du cristal se brisa à nouveau et cette fois, les morceaux leur tombèrent dessus. Kreattur se figea, les yeux écarquillés et plaqua une main sur une coupure sur sa joue. Doucement, il leva l'autre main et la porte se ferma.
Harry fulminait, mais l'elfe était impossible à convaincre.
« Non. » disait-il à chaque fois.
Harry savait qu'il devrait se punir pour ça, mais il s'en fichait pas mal. Kreattur avait laissé Patmol mourir. Il le méritait. Mrs Black criait encore.
« Je vais marcher, alors. » dit-il.
Il essaya de se lever, mais ne sembla pas en être capable. Kreattur le regarda essayer et échouer pendant un moment ; à chaque fois, il tombait, en haletant, et une fois, il tomba sur son bras gauche et ne put s'empêcher de crier. Kreattur s'assit avec lui et tapota sa main droite – puisque tout le reste lui faisait mal – jusqu'à ce qu'Harry soit à nouveau capable de bouger.
« Tu peux m'aider à aller dans le bureau ? » demanda-t-il d'un air rigide, puisqu'il ne pouvait pas y aller seul.
Kreattur sembla ravi de pouvoir suivre un ordre et laissa Harry lui attraper le bras.
Ils apparurent au milieu de la pièce, et même l'atterrissage doux n'empêcha pas Harry de gémir de douleur. Kreattur le regarda inutilement, incertain de savoir ce qui n'allait pas. Harry n'en était pas certain lui-même, et savait seulement qu'il avait mal. Les meubles avaient tous été retourné et quelques livres étaient tombés de leurs étagères. Harry s'en occuperait plus tard.
« Le siège près de la fenêtre, s'il te plaît, dit Harry. Je veux savoir quand Patmol reviendra à la maison. »
Kreattur lui adressa un regard inquiet, mais le fit léviter jusqu'au siège près de la fenêtre, le reposant avec autant de douceur que possible. Harry regarda par la fenêtre, s'attendant presque à voir Patmol apparaître à tout moment. Il n'autorisa pas l'autre partie de lui-même à restreindre ses espérances. Kreattur se rapprocha aussi, regardant par la fenêtre à l'occasion, mais il jetait surtout des regards inquiets en direction de Harry. Finalement, il annonça qu'il allait chercher quelque chose à manger pour Harry.
« Je t'interdis de te punir. » lança Harry.
Il était toujours en colère que Kreattur ne l'ait pas ramené mais sa colère n'était plus dirigée vers Kreattur, mais plutôt vers les circonstances, et vers Patmol pour être resté derrière.
Patmol n'était toujours pas rentré à la maison après trois heures d'attente. Si Harry s'en était senti capable, il se serait mis à faire les cent pas. Il se sentait très mal, cependant, à l'intérieur et à l'extérieur. Chaque partie de son corps lui faisait mal et il ne pensait pas s'être senti si fatigué de toute sa vie. Il se sentait coupable et nauséeux et physiquement blessé également ; tout son corps était meurtri et sa gorge était douloureuse d'avoir été serrée.
Son bras gauche ne fonctionnait toujours pas. Il n'était pas cassé, Harry ne le pensait pas, mais il ne savait pas ce qui n'allait pas. Tout va bien. Patmol réparera ça quand il reviendra à la maison. Il avait dit la même chose à Kreattur, lorsque l'elfe avait exprimé des inquiétudes sur son état de santé.
De mémoire, Harry avait aussi rédigé le message de Regulus ; il pouvait encore entendre la voix de Patmol supplier pour avoir de l'eau et lisant la note et il imagina que l'écrire le ferait sortir de sa tête. Ça n'avait pas marché, mais cela n'avait rien coûté d'essayer. Il avait demandé à Kreattur de fouiller la bibliothèque à la recherche d'éléments sur les Horcruxes, mais comme aucun d'eux ne savait ce dont il s'agissait, ils n'étaient pas sûrs de savoir où chercher et au final, Harry avait décidé que ça pouvait aussi bien attendre jusqu'à ce que Patmol rentre à la maison.
Harry s'endormit juste après minuit, mais cela ne dura pas longtemps – il s'était mis à rêver qu'il était de retour dans la caverne et avait mis le feu à un fauteuil. Kreattur lui apporta davantage de nourriture que Harry refusa, et ils s'assirent tous les deux près de la fenêtre jusqu'au matin. Hedwige finit par les rejoindre, posée sur le genou de Harry. Elle avait perdu toutes ses plumes de bébé maintenant et bien que Harry appréciait la compagnie, ce n'était pas celle qu'il souhaitait. Il voulait son parrain.
« Kreattur, est-ce que tu peux guérir ça ? » demanda Harry, d'un air fatigué, en désignant un hématome particulièrement douloureux.
Kreattur secoua la tête.
« Kreattur se disait ... Kreattur a parlé à la Maîtresse ... Kreattur pense que le Maître Harry aurait besoin de voir des guérisseurs. »
« Non, répliqua Harry, d'une façon bornée. C'est bon. Patmol pourra me soigner quand il reviendra à la maison. »
Kreattur lui tapota le genou – celui où Hedwige n'était pas – et ressortit.
Au milieu de la matinée, Harry commença à penser qu'il avait besoin d'être soigné. Il pouvait marcher de nouveau – à peine – mais son dos était raide et contusionné et son bras commença à lui faire mal d'une façon que Harry savait anormale. Il appela Kreattur et lui demanda de retrouver la lettre pour Remus dans la chambre de Patmol. Comme il l'avait espéré, il y avait une adresse dessus. Banlieue de Peaslake, avait écrit Patmol. Petite maison en bordure de la forêt d'Hurtwood.
Harry décida de laisser la lettre derrière lui – Patmol allait revenir, alors il n'y avait pas besoin de transférer sa garde à qui que ce soit. Il ne s'embêta pas à prendre quoi que ce soit avec lui – le risque étant que ses affaires lui soient confisquées avant qu'elles ne s'avèrent utiles – et juste après le déjeuner, Harry chancela jusqu'à l'entrée, où Kreattur était en train de réparer le chandelier.
« Kreattur. » dit Harry avec douceur.
Kreattur se tourna vers lui.
« Est-ce que tu peux m'emmener chez Remus Lupin, près de la forêt d'Hurtwood ? C'est dans la banlieue de Peaslake. Laisse-moi là-bas et reviens à la maison. »
Kreattur acquiesça.
« Attends Patmol – dis-lui où je suis allé dès qu'il rentre à la maison- »
La voix de Harry se brisa.
« D'accord ? »
Kreattur tendit son bras à Harry.
Harry se réveilla, désorienté. Il se trouvait dans un endroit blanc, mais son dernier souvenir était la porte d'entrée de chez Remus Lupin.
« Quoi ? » essaya-t-il de dire.
Ce qui sortit de sa bouche ne sembla être qu'une parole brouillée. Sa gorge était irritée et quelqu'un lui plaça un verre d'eau dans la main. Il en prit une gorgée, mais tout ce qu'il pouvait entendre, c'était Patmol qui suppliait pour avoir de l'eau et le verre lui glissa des mains. Il demanda après son parrain, mais personne ne répondit et il se rendormit peu de temps après.
Il ouvrit de nouveau les yeux pour voir qui se disputait. Il n'avait toujours pas compris où il se trouvait, mais il y avait une porte ouverte et à travers celle-ci, il pouvait voir deux hommes se disputer. L'un était grand, avec des cheveux châtains – Harry pensa qu'il ressemblait à son souvenir de Remus, mais il ne pouvait en être sûr – tandis que l'autre était aussi grand, avec des cheveux blonds presque blancs et un air hautain.
« Excusez-moi. » dit doucement Harry.
L'homme châtain – c'était Remus, en effet – se tourna rapidement. L'autre homme lui attrapa le bras, mais Remus le repoussa.
« Si vous voulez bien m'excuser, Lucius. » dit froidement Remus.
« Il n'est autorisé à recevoir qu'une seule visite à la fois. » dit le blond – Lucius.
« Oui, confirma Remus. Et ce sera moi. »
« Vous travaillez pour moi. » s'écria Lucius.
« Pour retrouver Harry. Et je l'ai fait. Il est juste là. »
Remus ferma la porte au nez de Lucius.
« Comment tu te sens ? » demanda gentiment Remus, en s'asseyant près du lit de Harry.
« Fatigué. » dit Harry, en baillant.
Maintenant que les choses s'étaient calmées, il pensa qu'il allait pouvoir se rendormir.
« C'est bien de vous rencontrer enfin, monsieur. »
« Tu peux m'appeler Remus et me tutoyer, s'il te plaît, Harry. »
« Heureux de te rencontrer, en tout cas. »
Il lui tendit une main un peu molle que Remus serra doucement.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demanda Harry, en regardant la main du sorcier.
Ses mots sortirent de sa bouche de façon un peu déformée, mais Remus avait compris.
Il rougit et tira sur sa manche pour couvrir la plupart de ses cicatrices. Maintenant que Harry y regardait de plus près, il y avait des cicatrices sur son visage également. Comme sur le mien, pensa Harry avec fatigue, même si les cicatrices de Remus n'avaient pas de formes particulières, qu'il en avait bien plus et que les siennes étaient mieux soignées ; la cicatrice de Harry avait toujours l'air récente, même après presque huit ans.
« Un ... accident quand j'étais petit, dit-il finalement. Rien qui ne doit t'inquiéter. »
« Ok, murmura Harry, avant de bâiller de nouveau. Pourquoi j'suis si fatigué ? »
« Les potions de soin ont tendance à beaucoup en demander au corps, expliqua Remus, avec un léger sourire. Et plus tu es petit, pire c'est, je suis désolé. »
« Je ne suis pas petit, murmura Harry, d'une voix endormie. J'ai neuf ans. »
« Je sais, dit Remus. Mais ... »
Harry n'entendit pas le reste, mais c'est à ce moment-là que les rêves de la caverne recommencèrent.
Harry se réveilla à plusieurs occasions – pour boire les potions que lui tendaient des guérisseurs – il avait alors compris qu'il était à Ste Mangouste – pour manger, pour aller aux toilettes, ou pour parler à Remus. Au début, les conversations étaient courtes et plutôt étranges – Remus avait voulu savoir pourquoi, dans son sommeil, il criait 'Le feu, ils détestent le feu' (une phrase qui était souvent suivie par un accès de magie accidentelle de la part de Harry et quelque chose prenait feu) et 'Ramène-moi ! Je peux l'aider !' ; Harry avait prétendu ne pas se souvenir de ses rêves, mais il n'était pas sûr que Remus ait cru à son mensonge.
Malgré ça, leur relation avait fini par se réchauffer ; la seule autre compagnie de Harry était un guérisseur un peu grognon et les Aurors silencieux qui gardaient sa porte.
Lucius – l'homme avec qui Remus s'était disputé – était venu une fois, mais Harry ne l'avait pas aimé – son attitude glaciale et ses yeux encore plus froids étaient repoussants – et il avait fait semblant de s'endormir. Lucius avait arrêté de parler et était parti peu de temps après.
Harry avait eu d'autres visiteurs pendant son sommeil. Deux personnes qu'il avait été déçu de manquer ; Dumbledore, pour des raisons évidentes, et aussi l'un des amis de Remus, qui était venu avec des vêtements de rechange. Harry aurait aimé rencontré un des amis de l'ancien ami de ses parents.
Deux autres personnes qu'il avait en revanche été soulagé de manquer ; une journaliste issue d'une horde de journalistes de différents journaux (Remus lui avait dit qu'ils étaient terriblement peinés de l'avoir trouvé endormi.) et une femme du Ministère du Département de Régulation et de Contrôle des Enfants Sorciers.
En un rien de temps, lui et Remus se mirent à blaguer à propos des guérisseurs, de la nourriture dégoûtante de l'hôpital et du mauvais goût des potions, avant de passer à des discussions plus profondes sur ce qui était arrivé à Harry après qu'il soit arrivé devant sa porte, quelles étaient les choses que Harry attendait avec impatience par rapport à son entrée à Poudlard dans deux ans, quelles étaient les choses que lui ou Remus aimait faire.
Ils ne parlaient jamais de Patmol, ou de la vie de Harry après avoir vécu chez les Dursley et Harry eut l'impression qu'on avait dit à Remus de ne pas lui en parler. Il ne semblait pas avoir pris cette décision de lui-même ; il manqua d'avaler sa langue lorsque Harry lui demanda si Patmol avait été dans les journaux.
« Non. » s'empressa de répondre Remus.
Ses yeux marrons glissèrent sur la porte avant de se reposer sur Harry.
« Personne n'a rien entendu. »
Harry n'était pas sûr si cela était bien ou mal, sachant que la dernière fois qu'il avait vu son parrain, il était en train de se battre contre plusieurs Inferi. Il est en sécurité. Il doit l'être ... Mais alors pourquoi il n'a pas essayé de venir, ou d'envoyer Kreattur avec un message ? demanda une petite voix agaçante dans un coin de sa tête. Et s'il ne va pas bien ?
« Comment tu te sens ? »
« Bien, répondit Harry. Pourquoi je suis toujours ici ? »
« Parce que personne ne sait quoi faire de toi, dit Remus, en souriant légèrement. A part en t'enfermant dans un coffre à Gringotts, nous ne savons pas comment te garder en sécurité. »
« En sécurité ? Je suis en danger ? »
Remus bougea un peu.
« Tu ne vois pas vraiment Sirius comme une menace, mais le reste d'entre nous- »
« Il n'est pas dangereux. » déclara vivement Harry.
« Tu es le seul qui peut en attester. » dit Remus avec douceur.
« C'est parce que tu n'as pas écouté la première fois, murmura Harry. Tu as essayé de le capturer. »
L'expression de Remus changea.
« Je serais partant pour lui parler maintenant. » dit-il.
Harry n'arrivait pas à savoir s'il mentait ou non.
« Si tu pouvais nous organiser une rencontre tous les deux- »
« Trois, corrigea doucement Harry. Tous les trois. »
« Harry, ce ne serait pas sûr. » dit-il.
« Ouais, parce que je pourrais être sur le chemin quand tu essayeras de lui jeter un sort ! » dit Harry.
« Harry- » commença Remus.
Harry le dévisagea et Remus soupira bruyamment et ferma la bouche. Harry se retourna contre ses oreillers.
« Harry. » dit encore Remus, un moment plus tard.
Harry l'ignora et laissa échapper un léger ronflement.
« Je sais que tu es réveillé. » lui dit Remus, mais Harry l'ignora encore.
« Remus. »
Celui qui parlait était derrière Harry, et même s'il ne se tourna pas pour voir qui c'était, il était curieux de savoir qui était le propriétaire de cette voix calme et profonde.
« Monsieur. » dit Remus.
« Il dort ? »
« Il faisait semblant au début, mais je pense qu'il a dû s'endormir maintenant. Enfin, peut-être ; il parle d'habitude. Comme James. »
L'autre homme laissa échapper un léger soupir.
« J'avais espéré lui parler avant demain. »
Demain ? se demanda Harry, en sentant sa respiration s'accélérer. Il se souvint de lâcher un nouveau ronflement, juste au cas où Remus le surveillait toujours.
« Est-ce que je dois le réveiller ? » demanda Remus.
« Non, laissez-le dormir pour l'instant. Si vous pouviez me prévenir quand il sera réveillé, cependant- »
« Bien sûr. »
Harry ronfla de nouveau.
« A-t-il dit quelque chose ? »
« Pas vraiment. Quelque chose à propos de Sirius étant un parrain merveilleux. Il n'a pas été dupe de mon offre de le rencontrer. C'était étrange, cela dit, monsieur, parce qu'il a dit quelque chose à propos de se mettre en travers du chemin si j'essayais de lui lancer un sort. »
« Les mots et les actes sont deux choses très différentes, Remus. »
« Je sais, monsieur, mais quand je les ai trouvés à Londres, c'était identique ; Harry essayait de protéger Sirius, pas de s'en éloigner. »
L'autre homme laissa échapper un soupir de réflexion.
« C'est juste ... étrange. »
Ils restèrent un moment silencieux – Harry ronfla – et Remus reprit la parole.
« Monsieur, pensez-vous cela possible que nous puissions manquer quelque chose ? Les enfants sont observateurs. Si- »
« Il fut un temps où vous aussi, vous vous seriez placé entre Sirius et un maléfice, dit l'homme avec douceur. Et un enfant est plus bien facile à berner qu'un ami vieux de dix ans. »
« C'est vrai, dit Remus, sa voix étrangement dure. Je suis désolé, c'était une question stupide. »
« Je n'ai jamais entendu de question stupide, et je ne pense pas qu'il y ait quelque chose de mal à espérer, mon cher, mais il faut se rappeler de ne pas trop s'éloigner de la réalité. »
Il y eut un soupir, mais Harry ne pouvait dire de qui il venait.
« Notre capacité à utiliser la magie nous a permis de voir des possibilités là où les moldus ne peuvent parfois pas en voir, dit l'homme. Mais nous sommes aussi devenus aveugle face aux impossibilités, que les moldus, j'en ai peur, sont tous bien capables de repérer. »
L'autre homme partit peu de temps après – Harry l'entendit échanger quelques politesses avec les Aurors à l'extérieur – mais Remus resta derrière. Sa respiration était très lente et très profonde, et de temps à autre, il laissait échapper un petit soupir. Il fallut un moment à Harry pour réaliser qu'il pleurait. Harry se tourna presque pour lui parler, mais il se mordit la langue et ronfla encore.
Il avait matière à réfléchir.
Harry haleta et ouvrit ses yeux. La caverne disparut pour laisser place à sa chambre d'hôpital. Remus ronflait doucement sur la chaise près du lit, et la chaise vide à côté de lui était en train de fumer. Harry murmura un juron qu'il avait entendu dans la bouche de Patmol une fois et jeta son verre d'eau dessus. Le feu s'éteint, en sifflant. Harry soupira et se laissa tomber dans ses coussins.
La montre de Remus indiquait onze heures, mais dans la chambre d'hôpital stérile de Harry, il était impossible de dire si c'était le matin ou le soir, car il n'y avait aucune fenêtre.
Harry avait fini par tirer deux conclusions. D'abord, il avait besoin de retourner à la maison, de retourner près de Patmol, qui pouvait ou non être là et qui pouvait ou non être en vie. Ensuite, il ferait ce qu'il pouvait pour Remus. Depuis la conversation qu'il avait entendue la nuit dernière, il était confiant pour dire que Remus serait sûrement prêt à entendre la vérité et peut-être même à la croire.
Patmol lui avait donné des instructions spécifiques, il ne devait en parler à personne jusqu'à ce qu'ils aient Peter comme preuve, ou si Patmol était arrêté et avait besoin d'un témoignage. Si la vérité se répandait, les gens auraient du temps pour trouver des raisons pour lesquelles ça n'avait pas pu arriver, et Patmol serait renvoyé à Azkaban. Harry avait décidé, cependant, que Remus méritait de savoir et pensait – qu'il le croit ou non – qu'il garderait l'histoire secrète.
Il regarda Remus, en se demandant s'il serait malpoli de le réveiller. Il s'éclaircit la gorge. Remus ronfla doucement et marmonna quelque chose. Les yeux de Harry se plissèrent et il s'éclaircit de nouveau la gorge, plus fort cette fois. Remus bougea un peu et ses yeux s'ouvrirent doucement.
« J'ai dû m'endormir. » dit-il, en lissant sa robe froissée.
Harry réalisa alors que Remus portait la même robe depuis trois jours maintenant et qu'il la portait déjà quand Harry avait débarqué à sa porte.
« Tu es retourné chez toi depuis que tu m'as amené ici ? »
« Non, mais Matt a prévu de venir aujourd'hui pour me déposer des vêtements propres. » dit Remus, avec un sourire.
Son sourire s'effaça et fut remplacé par un regard bien plus intense.
« Je ne sais pas si je te l'ai déjà dit, mais tu sais que tu as les yeux de ta mère ? »
« On me l'a dit, répondit Harry, avec un sourire lorsqu'il remarqua les yeux brillants et suspicieux de Remus. Et je ressemble à Papa, c'est ça ? »
« C'est ça. » dit Remus, en souriant à nouveau.
Il se leva et s'étira.
« Je vais aller informer Dumbledore que tu es réveillé et ensuite, je reviens ; il a attendu de te parler toute la matinée. Tu voudrais quelque chose ? »
Il regarda la chaise fumante.
« Plus d'eau ? »
« Oui, s'il te plaît, répondit Harry. Et à manger ? »
Remus sourit largement et s'en alla. Les pensées de Harry se tournèrent de nouveau vers Patmol et le fait qu'il soit à la maison. Il l'était sûrement ... Si non ... Non, il doit l'être. Il est là-bas. C'est lui qui m'attend maintenant, certainement. Enfin, je le saurais uniquement quand je serais rentré ... Si Remus le croyait, il pourrait sans doute lui emprunter quelques pièces pour le Magicobus et se rendre au Square Grimmaurd en quelques heures.
Remus revint peu de temps après avec un verre d'eau et un paquet de chips, qu'il offrit tous deux à Harry.
« Tiens. »
Harry fixa l'eau, entendant les supplications de Patmol, mais il était assoiffé et il le vida d'un trait. Les chips ne durèrent pas longtemps non plus.
« Tu aimes vivre avec ton parrain ? » demanda prudemment Remus.
Les sourcils de Harry se levèrent ; il ne s'était pas attendu à ce que Remus parle de ça, mais cela les mènerait certainement à la conversation qu'il avait besoin d'avoir.
« Eh bien, ouais. »
Remus semblait attendre une réponse plus longue. Quand Harry ne lui offrit rien d'autre, il reprit la parole.
« Il t'a raconté beaucoup de choses sur tes parents ? »
Harry acquiesça.
« Plein de choses. C'est ... presque comme si je les connaissais, maintenant, je pense. »
Harry pensa que Remus était aussi surpris d'entendre ça, mais il le cacha bien.
« C'est une bonne ou une mauvaise chose ? »
Il haussa les épaules.
« Les deux. C'était étrange de ne rien savoir sur eux, mais d'un autre côté, plus j'en apprends, plus ils me manquent, je crois. »
Remus affichait un sourire triste. Un froncement de sourcil apparut sur son visage marqué, mais il le cacha aussitôt derrière une expression calme.
« Ne rien savoir sur eux ? »
« Les Dursley n'en parlaient pas, répondit Harry, en levant les yeux au ciel. Je ne savais même pas que la magie existait avant d'avoir rencontré Patmol. Les Dursley m'avaient dit que Papa était un ivrogne et que Maman était un monstre ; c'était la façon d'Oncle Vernon pour dire qu'ils n'étaient pas bien dans leur tête. »
« James- un- un ivrogne ? » s'exclama Remus.
Il ne semblait pas savoir s'il voulait rire, pleurer ou frapper quelque chose.
« Patmol m'a dit qu'il était Auror et que Maman était guérisseuse. »
« Il a au moins été honnête à propos de quelque chose. » murmura Remus.
« Il a été honnête sur beaucoup de choses. » dit Harry, en croisant les bras.
« Tu sais que Sirius – Patmol pour toi – »
« Et toi. » ne put s'empêcher d'ajouter Harry.
« C'était il y a longtemps, répondit calmement Remus. Il t'a dit qu'il s'était évadé de prison ? »
« C'est l'une des premières choses qu'il m'ait dites quand je l'ai rencontré. »
« Tu sais que s'évader de prison est illégal, n'est-ce pas, Harry ? » demanda strictement Remus.
Patmol disait toujours qu'il était celui qui suivait les règles.
« Eh bien, ouais, mais pas dans ce cas. »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Il n'aurait pas dû aller en prison à la base, expliqua Harry. Donc, vraiment, il ne fait rien d'illégal en quittant un endroit où il n'aurait jamais dû aller. »
« Pourquoi il n'aurait pas dû y aller ? »
Le cœur de Harry commença à s'accélérer. Ca y est ...
« Parce qu'il n'a rien fait. »
« J'ai peur de ne pas être d'accord avec toi là-dessus. » dit Remus, avec de la colère dans la voix.
« Il a été piégé ! »
« Par qui ? » demanda Remus, semblant curieux malgré que sa voix soit toujours dure.
« Peter. » cracha Harry.
« Peter ? dit Remus, trop surpris pour être énervé. Peter est mort. Sirius ... il ... l'a tué. »
Harry ouvrit la bouche pour protester, mais Remus poursuivit.
« Il y avait un sortilège organisé, appelé le sortilège de Fidelitas. Ce qu'il fait- »
« Je sais ce qu'est un sortilège de Fidelitas. » répliqua Harry, en tentant de dissimuler un sourire.
Remus fronça les sourcils.
« Alors Sirius a dû te dire qu'il était le Gardien du Secret. Il était le seul qui savait et pouvait révéler la cachette de James et Lily. »
« Il ne l'était pas. Ils ont échangé. »
« Qui a échangé ? »
« Patmol. Il pensait que Peter serait un Gardien du Secret parfait parce que personne ne l'aurait soupçonné. Il savait que Voldemort le chercherait lui, mais même s'il était attrapé, Maman et Papa auraient été en sécurité. »
« Sirius t'a dit que Peter était le Gardien du Secret ? » répéta Remus.
Harry acquiesça.
« Il t'a dit qu'il était chez moi le soir où Lily et James ont été ... ? »
« Qui, Peter ? »
« Non, Sirius. »
« Ouais, il a dit que tu étais malade. »
Les sourcils de Remus disparurent sous ses cheveux. Harry l'ignora et poursuivit.
« Il est parti parce qu'il avait un pressentiment à propos de Peter et il voulait voir si tout allait bien ... Et ça n'était pas le cas. »
« Peter est mort, pourtant. » dit Remus.
« Il n'est pas mort. »
« Peter n'était pas un espion. Il n'était pas assez courageux. »
« Ouais, donc personne ne l'aurait soupçonné. »
« Sirius était le Gardien du Secret, dit Remus. Tout le monde savait ... que ça serait lui. »
« C'est pour ça qu'il a échangé, répondit Harry. Je veux dire, c'est un peu inutile si tout le monde sait, non ? »
« Peter est mort, répéta Remus, troublé. Sirius est coupable. »
« Remus ? »
Il y avait un vieil homme barbu debout sur le palier de la chambre de Harry.
« Vous vous sentez bien ? »
« Je pense que j'ai besoin d'air frais. » dit Remus, en se levant.
Harry ne pouvait pas lui en vouloir. Patmol avait toujours dit que sa vie s'était terminée ce soir d'Halloween et Harry était presque sûr que celle de Remus s'était arrêtée là également. En parler ne devait pas être plus facile pour Remus que ça l'était pour Patmol.
« Lunard. » appela Harry, tandis qu'il s'en allait.
Remus renifla et se retourna. Harry jeta un œil suspicieux au vieil homme, incertain de savoir s'il pouvait lui faire confiance ou non.
« Il n'est pas mort. Tu penses juste qu'il l'est parce que ce n'était pas ... euh ... Peter ... qui s'est enfui. »
« Harry, j'ai peur de ne pas comprendre ce que tu veux dire. » dit Remus, l'air fatigué.
« C'était Queudver. » répondit Harry, avec éloquence.
« Queudver ? répéta Remus. Comme Queudver ? »
Harry regarda à nouveau le vieil homme.
« A cause de lui, ils étaient ... euh ... faits comme des rats. » dit-il, en essayant d'utiliser un sous-entendu, sans être sûr que Remus pourrait comprendre.
Il semblait que c'était pourtant le cas.
« Tu es sûr ? » demanda-t-il, en devenant extrêmement pâle.
Il avait l'air proche de l'évanouissement, mais il y avait aussi quelque chose dans ses yeux marron qui n'était pas là avant. Cela ressemblait étrangement à de l'espoir.
« Positif. » dit Harry.
Le vieil homme les regardait tous les deux, l'air confus.
« Alors ... le meilleur ami de l'homme ... ? »
« Était juste ça, répondit Harry, en hochant la tête. Le meilleur ami. »
« Et tout ce temps passé dans ... la cage ... ? »
« Il n'aurait pas dû y être. »
Remus acquiesça et quitta la pièce.
« Eh bien, vous avez sûrement beaucoup de choses à vous dire, tous les deux. » dit le barbu, en prenant place sur la chaise vide Remus.
« Oui, monsieur. » répondit Harry, puisqu'il ne connaissait pas le nom de l'homme.
« Il t'a tenu compagnie, je crois ? »
Soudainement, Harry reconnut la voix. C'était l'homme qui était venu parler à Remus quand Harry avait fait semblant de dormir.
« Oui, monsieur. »
« Pourquoi es-tu allé chez lui, la semaine dernière, Harry ? » demanda l'homme, en se penchant un peu en avant.
Ses yeux bleus semblaient voir à travers Harry.
« C'était un ami de mes parents. » dit Harry, avec difficulté.
Et de Patmol.
« En effet, il l'était. Lui, ton père, un autre garçon appelé Peter- »
Harry réussit à retenir un grognement.
« -et Sirius Black étaient inséparables, copains comme cochons pour utiliser une expression moldue. »
« Vous les connaissiez aussi ? » demanda Harry, intéressé.
On dirait que tous les sorciers connaissaient mes parents.
« Je les connaissais. J'étais directeur de l'école où ils allaient. »
« Vous êtes Dumbledore. » déclara Harry.
« En effet. » répondit Dumbledore, ses yeux bleus pétillants.
Cela semblait difficile à croire que cet homme enjoué, à l'allure de grand-père, puisse être celui dont Patmol parlait toujours avec tant de révérence. Qu'il puisse être le seul homme que Voldemort ait jamais craint. Le vieil homme soupira.
« Je dois avouer que j'espérais te rencontrer dans de meilleures circonstances. »
« Je n'avais pas prévu de vous rencontrer avant plusieurs années. » dit Harry, sur un ton d'excuse.
« Et pourtant, nous voilà. Étrange comme ces choses arrivent parfois, n'est-ce pas ? » dit Dumbledore avec une voix chaleureuse.
Deux femmes et un homme passèrent la porte. L'homme était petit et rond, avec des cheveux gris mal coiffés et un chapeau melon vert clair. Il portait une des tenues les plus étranges qu'Harry ait vu ; un costume à rayures, une cravate rouge, une longue cape de voyage bleue et des bottes violettes et brillantes.
Une des sorcières qui l'accompagnait avait l'air aussi bizarre ; elle était petite, trapue d'une façon qui lui donnait un air de crapaud, et elle devait avoir un peu plus de trente ans, mais était habillée comme une petite fille de six ans, avec un nœud rose dans ses cheveux bouclés, une robe et un cardigan assortis. L'autre sorcière avait une mâchoire carrée, des cheveux blonds et courts qui commençaient à grisonner, et elle portait une robe noire sans fioritures avec des boutons qui remontaient jusqu'à son menton.
« Oh mon dieu. » dit la sorcière à la mâchoire carrée quand son regard tomba sur Harry.
L'expression choquée et triste qu'elle affichait adoucit immédiatement son air dur.
« Il ressemble tellement à James. »
Harry commençait à croire que son père connaissait tout ceux qu'il y avait à connaître. La sorcière se reprit.
« Désolé. Je m'appelle Amélia Bones, Mr Potter. Je travaille au Département de la Justice Magique. »
« Bonjour. » dit Harry, en essuyant ses mains moites sur la couverture.
« Dolorès Ombrage, dit l'autre sorcière avec une voix de fillette. Département de Régulation et de Contrôle des Enfants Sorciers, et sous-secrétaire auprès du ministre de la Magie. »
Harry hocha la tête, presque certain que c'était sa visite qu'il avait évitée en faisant semblant de dormir.
« Cornelius Fudge, Mr Potter, dit le sorcier, en bombant le torse. Ministre de la Magie. »
« Heureux de vous rencontrer, monsieur. » dit Harry, en se sentant très nerveux désormais.
« Nous avons quelques questions pour vous, Harry. » dit Amélia Bones, en se faisant apparaître une chaise près de celle de Dumbledore.
Dolorès Ombrage fit de même pour elle, ainsi que pour le Ministre.
« Est-ce que vous avez besoin d'aller à la salle de bain ou d'avoir quelque chose à manger ou à boire avant que l'on commence ? »
« Non, tout va bien, merci. »
Amélia Bones acquiesça et sortit un parchemin vierge, une plume et un petit encrier de quelque part dans sa robe.
« Très bien. Bon, ça sera peut-être difficile pour vous de parler de certaines choses, mais s'il vous plaît, essayez de répondre de votre mieux. »
« Répondre à quoi ? » demanda Harry avec méfiance.
« Certaines questions que nous avons, répondit patiemment Bones. Essayez, s'il vous plaît, de répondre du mieux que vous pouvez. »
Harry déglutit.
« D'accord. »
