Je ne possède aucun des personnages de la série.
Un recueil de textes courts sur l'univers de la série Lancer (Ranch L) nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire
Alors que Johnny dort profondément, le réveil risque d'être un peu brutal
Il a été écrit dans la cadre des 24 heures du FoF sur le prompt "Trop de choses à faire"
Il a été écrit en 30 minutes
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
QUELQUES TEXTES DES LANCER
Réveil brutal
Johnny était affalé à plat ventre sur son lit, profondément endormi quand des mains agrippèrent solidement son matelas et l'envoyèrent rouler au sol sans ménagement. Le jeune homme sursauta de peur et chercha son pistolet qui en théorie était toujours sous son oreiller… Enfin qu'il l'avait été… Ce n'était plus le cas maintenant… Il n'était pas dans un saloon miteux, il avait un vrai foyer désormais et le rire qui résonna dans la pièce lui fit comprendre à qui, il devait ce réveil brutal… Scott… Son aîné continua à rire et lui tendit la main pour le remettre debout pendant qu'il le gratifiait d'un regard sombre.
- J'ai adoré ta tête, elle était trop drôle.
- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle là-dedans ! Rétorqua Johnny en attrapant son oreiller pour le remettre sur le matelas.
- Tu dormais tellement que tu ne m'as pas entendu, se justifia son frère. Cela fait cinq fois que je t'appelle.
- Ben qu'est-ce que tu veux, je dors c'est tout.
- Je pensais que tu avais le sommeil plus léger.
- Plus maintenant, marmonna Johnny en ramassant ses draps et en prenant son pantalon.
Scott ouvrit la bouche, mais se tut… « Plus maintenant »… parce qu'il n'avait plus peur, qu'il se sentait chez lui, en sécurité pour la première fois de sa vie… qu'il n'était plus un mercenaire qui devait se méfier de tout le monde tout le temps… et qu'il ne dormait plus avec son pistolet… Machinalement, il prit sa chemise et lui tendit. Johnny le remercia d'un sourire et la posa à côté de lui sur le lit pendant qu'il mettait ses bottes.
- Maintenant j'ai vraiment besoin de repos. Tu as vu nos journées ? Défendre ce ranch, réparer les clôtures pendant des heures, compter les bêtes, les marquer… et tout le reste… Il y a vraiment trop de choses à faire, je ne voyais pas ça comme ça… ça n'arrête jamais, Du coup je suis épuisé en ce moment.
Scott hocha la tête et se laissa tomber assis à côté de lui sur le bord de son lit, ne résistant pas au fait de le taquiner un peu.
- Qu'est-ce que tu veux tout le monde ne peut pas se complaire dans l'oisiveté…
- Tu parles de toi là, Boston ?
Scott ne put retenir un rire. Ça l'amusait toujours quand son frère bougonnait en le surnommant Boston, cela le renvoyait à sa vie là-bas qui, il est vrai, était bien plus passive que celle qu'il vivait maintenant.
- Je suis sûr que tu pouvais passer plusieurs jours au lit entre deux aventures.
- Oui, si la fille était jolie, répondit malicieusement son jeune frère.
Scott sourit et lui ébouriffa les cheveux.
- Là, tu as tout un troupeau de filles qui t'attend !
- Elle aurait pu attendre un peu plus, dit le jeune homme en enfilant sa chemise, il fait encore nuit.
- Le temps qu'on prenne la route pour l'est, il fera jour quand on arrivera au troupeau qu'il faut redescendre.
- Attends, on ne mange pas avant de partir ?
Scott lui tapota l'épaule pour le consoler tout en se levant du lit.
- Pas le temps, mais Teresa nous a préparé un panier, on mangera une fois là-bas.
Johnny soupira et se leva pour prendre sa ceinture, vérifiant au passage les balles et le barillet dans un toc acquis de longue date.
- Je déteste commencer par deux heures de cheval avec l'estomac vide.
- Tu vas grogner toute la journée, lui répliqua son frère en lui enfonçant son chapeau sur la tête.
- Parfaitement, tu as vu comment tu m'as réveillé !
Scott rit une nouvelle fois tout en le prenant par les épaules et Johnny répliqua.
- Tu as bien compris que ça allait se payer par contre ?
