Je ne possède aucun des personnages de la série TV.

Un recueil de textes courts sur l'univers de Ranch L (Lancer) nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire

Ce texte a été écrit pour l'anniversaire de James Stacy

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


QUELQUES TEXTES DES LANCER

Un moment entre père et fils

Chapeau à la main, Johnny dévala les escaliers de l'étage pour faire un tour par la cuisine. Il avait faim. La veille, il était rentré tard et il s'était écroulé de fatigue avant même de passer les pieds sous la table. Du coup, il avait vraiment faim et il ne serait pas contre un bout de pain et une tranche de lard.

Il remarqua son père dans le salon, le salua et disparu dans la cuisine pour en sortir avec son casse-croûte. Il aurait bien été se poser au bord de la rivière pour profiter du calme, mais Murdoch l'intercepta.

- John !

Comme à chaque fois que son père l'appelait par son vrai prénom, il se figea comme un gamin prit en faute et se tourna vers lui, s'autorisant l'un de ses sourires narquois de façade.

- Ça va Murdoch ? Je vais aller faire un tour à la rivière pour…

- Non, pas tout de suite, viens par là.

Johnny ne put s'empêcher de faire une grimace. C'était plus fort que lui, à chaque fois que son père prenait un air un peu trop sérieux, son cœur se mettait à battre plus fort. C'était irrationnel, il le savait parfaitement, mais il avait toujours peur qu'il lui demande de faire ses valises et de quitter le ranch. Pourtant, il avait signé les papiers et un tiers du ranch lui appartenait pleinement, mais c'était comme ça, son père l'intimidait bien plus que tous les truands qui avaient tenté de lui faire la peau.

Il le rejoignit et son père lui indiqua le fauteuil en face du sien. Johnny s'y installa et chercha où poser son pain et sa tranche de lard avant de choisir de se mettre à manger. Murdoch l'observa en fronçant les sourcils et Johnny s'immobilisa entre deux bouchées.

- Tu veux que j'aille manger en cuisine. C'est que j'ai pas mangé hier soir et…

- Mais non, répondit Murdoch en s'adoucissant et en lui souriant. Prends le temps de manger.

Johnny lui fit un petit sourire et croqua dans sa tranche de lard avant de rompre un bout de pain. Murdoch le laissa manger avant lui désigner la table entre eux.

- Tu sais jouer aux échecs ?

Johnny baissa les yeux sur le plateau de jeu et écarquilla les yeux. Il avait déjà vu Scott et son père passer des soirées entières à jouer à ce jeu, mais il devait bien admettre que lui, il n'y connaissait absolument rien. En fait, il avait découvert cet étrange jeu en arrivant au ranch.

- En vrai, je ne sais pas ce que c'est, mais j'aime bien le cheval.

- C'est le cavalier.

- Mais il y a personne sur son dos ?

Murdoch pouffa de rire. Qu'est-ce qu'il pouvait aimer les petits élans de naïveté de son plus jeune fils. C'était distrayant et surtout ça lui montrait bien que la vie difficile qu'il avait vécue ne l'avait pas totalement abimé. Ça le rendait triste aussi, triste de ne pas l'avoir vu grandir à ses côtés.

Johnny le tira de ses pensées par un grand sourire alors qu'il tendit la main pour prendre la pièce la plus imposante.

- Et c'est quoi ? Une clé ?

- C'est le Roi.

- Ah oui, il a une couronne. C'est la plus forte ?

- Tu veux que je t'apprenne ?

Johnny tiqua un peu. Là, tout de suite, il avait envie de se retrouver au grand air et de passer un peu de temps au bord de la rivière les pieds dans l'eau tout en prolongeant sa nuit, mais Murdoch lui proposait de passer un moment avec lui et de lui apprendre un jeu que Scott et lui aimaient. Cela lui permettrait de se rapprocher un peu plus d'eux et ça, il ne pouvait pas le laisser passer. Il posa donc son sandwich sur la table d'â côté, se tapa dans les mains pour faire tomber les miettes et évita de justesse de s'essuyer sur son pantalon à cause du regard noir de son père qui lui tendit la serviette qu'il avait utilisé pendant son petit-déjeuner. Johnny lui sourit et s'essuya les mains avant de regarder le plateau avec un air sérieux.

- Donc c'est les noirs contre les blancs ? Demanda-t-il en se concentrant.

- Oui, tu prends lesquels ?

- Je ne sais pas. Les blancs ?

- Très bien, alors je t'explique. Là tu as les pions, les cavaliers, le fou, la reine, le roi…

- Et c'est une tour ?

- Oui, c'est ça.

Johnny sourit. Au moins, il avait comprit quelque chose, c'était déjà ça et il continua à se concentrer pendant que son père lui expliquait.

- Chaque pièces se déplacent selon un mouvement prédéfini…