Accoudé au bastinguage, Sebastian observait la côte qui approchait. Après trois semaines de voyage, le navire royal aux voiles bleues d'Arendelle était en vue de l'île principale du royaume du Nord.
— Ça va ?
Le jeune homme jeta un coup d'œil sur sa droite et soupira.
— J'angoisse un peu. J'ai quitté le royaume sans vraiment leur dire pourquoi, j'ai juste mentionné que j'allais aider un membre de ma race, mais j'aurais sans doute dû expliquer un peu plus. Après tout, cela fait bientôt six mois que je suis parti et quelles sont sans nouvelles de moi...
Elsa posa une main dans son dos et s'appuya contre son bras.
— Tout va bien se passer tant que tu ne décidera pas de monter sur le trône. Si j'ai laissé le mien à ma sœur, ce n'est pas pour remonter sur un autre.
— Compris. Je refuserai toute négociation à visée royale, tu as ma parole.
Elsa rigola doucement puis s'éloigna en ajustant son châle sur ses épaules. Sebastian l'observa un moment parler avec le capitaine du navire avant de reporter son attention sur l'horizon. Il n'avait pas si hâte que ça de revoir sa mère et sa sœur, et encore moins dans ce contexte de deuil encore frais, mais il n'allait pas pouvoir rester coupé d'elles jusqu'à la fin de sa vie, surtout maintenant qu'il avait Elsa et qu'il avait retrouvé son père.
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Quand le navire royal d'Arendelle lança sa passerelle sur le quai de grosses pierres beiges, Sebastian n'en menait pas large. Au pied du bateau, une voiture attendait patiemment le jeune couple et Elsa dû traîner son compagnon par la main pour qu'il accepte de poser le pied sur le quai et monter dans la voiture. Le cocher claqua ensuite de la langue et l'attelage se mit en route jusqu'au palais, à quelques encablures de là.
Ce fut la reine Sare'ya qui les accueillit en personne, dans le hall du bâtiment. Vêtue de gris, couleur du deuil dans le royaume du Nord, les retrouvailles furent glaciales. Sebastian donna une brève accolade à sa mère qui l'embrassa sur les deux joues en le regardant de haut en bas dans un silence presque gênant.
— Vous devez être Elsa, dit soudain la reine.
— C'est moi, en effet.
— Vôtre sœur m'a beaucoup parlé de vous lors de son récent séjour chez nous.
— Veuillez accepter mes condoléances pour votre époux, à ce propos, répondit Elsa en inclinant la tête. Je sais que nous débarquons à un moment inopportun...
— Vous étiez attendus, peut-être pas aujourd'hui, ni demain ou dans un mois, mais vous étiez attendus.
— Merci.
Un homme s'approcha alors et s'inclina pour la reine.
— Voici Dalbor, mon Chancelier, il va vous conduire à votre appartement et vous expliquer le déroulé de votre séjour parmi nous.
— Je suis ravi de vous revoir, jeune maître, dit Dalbor en se tournant vers Sebastian.
— C'est gentil, mais j'ai peur de ne pas me souvenir de vous, Chancelier, répondit celui-ci.
— N'ayez crainte, c'est normal, vous n'étiez qu'un enfant à l'époque. Venez, suivez-moi. Vous avez des bagages ?
— Sur le bateau, répondit Elsa.
— Ah, dans ce cas, je vais envoyer des gens les récupérer et vous les amener. Venez.
Le Chancelier s'éloigna ensuite et Elsa le suivit, mais elle remarqua bien vite que Sebastian demeurait sur place, face à Saren'ya.
— Bash ? demanda-t-elle. Tu viens ?
— Allez-y, Elsa, je vous le rend tout à l'heure, répondit la reine.
— Je... Bon, très bien.
La jeune femme croisa alors le regard de son compagnon et quand il hocha la tête, elle accepta de suivre le Chancelier dans le palais royal.
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— Et voilà, nous avons fait le tour. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, sonnez un serviteur. Ils sont disponibles jusqu'à vingt-trois heures, et à partir de six heures du matin.
— Pas de service de nuit ?
— Non, feu le roi était intransigeant sur les horaires de travail de son personnel. Ils doivent être tous rentrés chez eux au plus tard à minuit. Si vous avez faim ou soif dans la nuit, vous de devrez descendre à la cuisine et vous préparer quelque chose en personne.
— Intéressant... Je ne me souviens pas de comment cela fonctionne à Arendelle, mais je pourrais souffler une idée à ma sœur.
Le Chancelier sourit, s'inclina, puis laissa la jeune femme qui referma la porte après lui avec un soupir. Elle observa ensuite l'appartement ; il n'avait rien à voir avec Arendelle ! Ici, tout transpirait le luxe, l'or, le velours, la soie... C'était presque trop. La jeune femme songea alors que son compagnon n'avait jamais vraiment vécu ici puisqu'il en avait été chassé quand sa mère avait épousé le roi...
— Peut-être devrions-nous aller nous installer dans sa grotte ?
Un tourbillon de vent apparut alors et déposa Sebastian sur le tapis.
— Qu'en penses tu ? demanda Elsa.
— Tu es sûre ? Ce n'est pas très confortable.
Ne se demandant même pas comment Bash connaissait la question, Elsa hocha la tête.
— Que te voulait la reine, sinon ?
— Oh, rien de bien important, juste répéter ce qu'elle a dit dans sa lettre...
— Tu es encore en colère après elle, on dirait.
Sebastian soupira en s'appuyant contre le dossier du canapé derrière lui.
— Je ne suis pas en colère, je suis déçu, c'est différent. Sare'ya me rappelle à elle alors que son mari vient de mourir, c'est comme si elle n'avait attendu que ça et...
— Non, tu ne peux pas dire ça, le coupa Elsa, les sourcils froncés. Le fait qu'elle te rappelle à elle maintenant prouve qu'elle n'a jamais cessé de t'aimer. D'accord, elle a du attendre que son mari disparaisse pour cela, mais elle ne l'attendait pas spécifiquement.
— Tu crois ?
— Je ne la connais pas, et toi non plus. Tu n'as vécu que onze ans avec elle, tu en a vingt-deux maintenant... Pendant toute une moitié de ta vie, tu as ignoré ce qu'il se passait au château, quand bien même tu vivais à son pied.
Bash plissa le nez.
— Allez, dit-il alors. Prenons nos affaires et allons chez moi. Tu as raison, ce sera plus confortable, et pour moi, et pour toi.
Elsa hocha la tête puis le jeune homme tira un cordon près de la cheminée et une servante apparut. Elle sembla surprise en découvrant la jeune femme blonde près de Sebastian, mais plus encore quand celui-ci lui demanda de prévenir la reine que Elsa et lui s'installaient dans sa grotte.
— Pourquoi ne voulez-vous pas rester, ici ?
— Nous ne sommes pas habitués à tant de luxe, répondit Elsa. Avec ça, nous sommes tous deux de très puissants magiciens et nous nous servons quotidiennement de la magie, alors nous ne voudrions pas vous déranger.
— Oh... Je vois. Dans ce cas, je vais avertir la reine. Elle sera sans doute surprise, mais je pense qu'elle comprendra.
Sebastian hocha la tête puis la servante quitta la pièce et le couple disparut dans un tourbillon de neige et de vent entremêlés.
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Roulant sur le dos, Elsa souffla et se frotta le nez. Elle ouvrit les yeux en sentant la présence de son compagnon à ses côtés et nota qu'il dormait encore profondément. Quittant le lit en silence, elle s'enroula dans un grand gilet et quitta la chambre creusée dans le granit rose qui supportait le palais royal, à cent cinquante mètres au-dessus d'elle.
En pénétrant dans la pièce à vivre, Elsa ranima la cheminée d'un geste de la main, nourrissant les flammes d'une dose de vent glacial, à défaut de pouvoir contrôler le vent ou carrément le feu... Soudain, elle entendit des bruits de pas et s'approcha de la petite cuisine qui ne servait pas pour préparer les repas, du moins pas du temps où Sebastian vivait seul ici car, depuis deux semaines, Elsa semblait vivre dans cette pièce et s'était découvert une nouvelle passion...
— Ouhou... Quelqu'un est déjà levé ?
Elsa haussa un sourcil puis la tête rousse de Savinna apparut.
— Oh, bonjour, Votre Majesté, dit-elle en inclinant la tête.
— Bonjour à vous, Votre Altesse Royale.
Elsa exécutant un brève révérence étant donné que la sœur de Sebastian avait un rang plus élevé que le sien.
— Bash n'est pas encore levé ?
— Non, ce n'est pas un lève-tôt. Avez-vous déjà pris un petit déjeuner ?
— Non, pas encore, justement, je venais vous inviter à partager le mien, ce matin.
— La reine est absente ?
— Oui, elle est allée en ville, chez le médecin. Cela fait quelques jours qu'elle ne se sent pas bien.
Elsa pencha la tête. Savinna s'approcha et laissa courir ses doigts sur la roche rose parfaitement lisse.
— Elle pense qu'elle est enceinte, dit-elle ensuite.
— Enceinte ? Mais le roi n'est mort que depuis deux mois...
— Justement. Ma mère a eu un enfant, déjà, elle sait reconnaître les signes et si elle est enceinte, alors je n'aurais pas à m'inquiéter de devenir reine un jour. Du moins, pas de ce pays.
— Vous partiriez ?
— Si mon futur époux en vaut la peine, oui, sinon il viendra vivre ici, comme cela se fait depuis la nuit des temps.
Elsa hocha la tête. Un sourire étira sa bouche et elle secoua la tête.
— À quoi venez-vous de penser ? demanda Savinna.
— Au fait que Bash soit venu s'installer dans mon royaume. Je ne suis en rien supérieure à lui, mais la coincidence est amusante.
Savinna sourit. Son frère apparut alors du couloir menant à la chambre et elle lui décocha un large sourire avant de se blottir dans des bras.
— Tu m'as tellement manqué !
— Toi aussi, tu m'as manqué, même si je n'ai pas tellement eu l'occasion de te voir grandir, enfermé ici que j'étais...
— Quand j'ai appris que j'avais un grand frère, j'en ai voulu à Papa, tu sais ? Et à Maman, bien entendu, mais plus à lui, parce que c'était sa faute si tu avais été relégué ici comme un malpropre.
— Vivre isolé, pour un Magiker, ce n'est pas toujours vu comme une punition, répondit Elsa. Me concernant, j'ai passé dix ans de ma vie dans ma chambre ; je me suis isolée moi-même après avoir involontairement blessé ma petite sœur avec mes pouvoirs...
— Vous vous êtes bien trouvés, tous les deux, répondit Savinna, serrée contre son frère. J'espère que vous allez passer de très longues années ensemble et pouvoir fonder une famille aussi.
— Nous espérons aussi, mais il ne devrait pas y avoir de problème, répondit Bash avec un sourire.
Elsa rougit légèrement puis proposa que Savinna reste avec eux pour le petit-déjeuner. La jeune femme accepta après un refus et une insistance de la part de son frère et, après que celui-ci se soit habillé, ils préparèrent tout le nécessaire pour le petit déjeuner.
La princesse remonta au château un peu avant le déjeuner et le couple décida d'aller en ville, visiter un peu. Bash ne connaissant pas son propre royaume, il joua autant les touristes qu'Elsa et ils s'offrirent plusieurs babioles, des vêtements locaux, etc. Ils déjeunèrent aussi à la terrasse d'un petit bar et en profitèrent pour écouter un peu les conversations des gens. À leur grande surprise, ils réalisèrent rapidement que la mort du roi était déjà de l'histoire ancienne et que les gens n'avaient plus d'une chose en bouche, l'identité de la prochaine reine du royaume...
— Tu crois que la reine va reprendre la couronne du roi ?
Elsa tourna la tête et observa discrètement deux femmes qui discutaient, assise à une table du bar.
— Franchement, je préférerai qu'elle s'en aille, tu vois ? répondit l'autre. Sare'ya ne sert à rien, elle n'a jamais voulu apprendre à diriger le royaume, et ce n'est pas faute que le roi le lui ait proposé !
— Mais elle peut quand même monter sur le trône en tant que régente en attendant de marier sa fille, non ?
— Oui, mais c'est pareil, quand on ne sait pas diriger, on ne dirige pas.
L'autre femme pinça la bouche. Elsa reporta son attention sur Sebastian et grimaça. Il lui fit alors signe qu'ils allaient partir et, une fois éloignés, ils entreprirent de commenter la discussion des deux femmes.
— Je n'ai aucune idée de quoi elles parlent, dit Elsa. Tu sais, toi ? Je veux dire, oui l'épouse d'un roi en fait beaucoup moins que son mari, mais de là à dire que la reine ne sert à rien...
— Je ne sais pas trop quoi en penser, répondit Bash. Je ne connais pas ma mère autant que je le voudrais, Savinna m'a raconté l'essentiel, mais je ne suis pas certaine de la véracité de ces propos.
— C'est à dire ?
— Bah, elle pourrait très bien avoir répandu elle-même cette rumeur.
— Tu crois ? Elle ne m'a pas semblée aussi sournoise pourtant...
Bash haussa les épaules.
— Je ne la connais pas, je te l'ai déjà dit, je ne me souviens presque pas des onze ans que j'ai passés à ses côtés...
— Si elle reprend le trône, ce serait un problème ?
— Je ne sais pas, il faudrait que je demande à Savinna. J'imagine qu'elle ne demanderai pas mieux, cela lui éviterai de se marier tout de suite, surtout si Sare'ya est enceinte...
Elsa hocha la tête puis proposa qu'ils continuent leur visite de la ville. La jeune femme en profita pour acheter quelques petites choses à ramener à Arendelle puis ils rentrèrent à la grotte, mais ils n'étaient pas encore arrivés dans la partie habitée qu'ils entendirent des discussions. Se figeant, le couple échangea un regard et Elsa fit apparaître son bâton dans sa main.
— Qui est-ce ? souffla-t-elle.
— Ma mère et ma sœur...
— Il ne va pas apprécier du tout, Maman !
Le couple se regarda.
— Elle parle de moi, répondit Sebastian en fronçant les sourcils.
— Cela m'est égal, ma fille. Sabi n'est pas mon fils, je ne suis que sa mère adoptive, je peux donc te marier avec lui si j'en ai envie.
Elsa serra ses doigts sur son bâton et le cristal roge brilla doucement.
— Et Elsa ? Tu as pensé à elle ? Maman, cette fille est une Éminence ! Si elle claque des doigts, elle provoque un hiver éternel sur tout notre royaume !
— Fadaises. Ces créatures n'existent pas. Non, Savinna, inutile d'insister, j'ai pris ma décision.
Bash se redressa, bouche serrée. Quand il fit un pas en avant, Elsa le retint par la manche et le ramena à elle.
— Bon, ils n'ont pas l'air d'avoir envie de rentrer, dit soudain Sare'ya. Je convoquerai ton frère demain matin. Je rentre, je suis lasse.
En entendant des pas, Bash se pressa contre Elsa dans un recoin sombre du couloir ; la reine du Nord passa près d'eux sans les voir. Une fois ses pas éloignés, le jeune homme recula et Elsa leva son visage vers lui.
— Je t'aime, d'accord ? dit-elle. Personne d'autre que moi ne t'épousera, que ce soit demain ou dans dix ans. Et si jamais ta mère s'obstine, elle saura que les Éminences ne sont pas des fables.
Le jeune homme ne répondit rien, se contentant de poser son front contre celui sa compagne. Il se détourna ensuite et s'approcha de l'entrée de sa grotte. Quand Savinna vit le couple, elle recula d'un pas et blemit.
— Vous... Vous étiez là ?
— Oui, et nous avons quasiment tout entendu, répondit Elsa, sourcils froncés. C'est quoi c'est histoire ?
— Je ne sais pas... Maman s'est mise en tête de nous marier, je ne sais pas pourquoi... Je suis désolée, Votre Excellence, je n'ai rien fait qui aurait pu mener ma mère à cette idée, je...
Elsa leva la main et Savinna baissa aussitôt le nez. Les mains serrées devant elle contre sa jupe, elle renifla. Sebastian l'observa et posa une main sur son épaule.
— Je vais te marier, dit-il. Demain.
Les deux femmes sursautèrent.
— Quoi ?! s'exclamèrent-elles d'une même voix. Bash, continua Savinna. Non c'est stupide, tu es mon frère !
— Pas de sang. Cependant, ce que Maman ignore, c'est que si tu deviens mon épouse, Savinna, tu ne pourras plus prétendre au trône.
Elsa perdit le peu de couleur qu'elle avait sur le visage.
— Mais, oui ! C'est ça ! Tu es un génie, chéri !
— Je n'ai pas compris... répondit Savinna.
— Vôtre Altesse, Sebastian n'est pas le fils de votre mère, dit Elsa. Mais nous avons retrouvé son père, c'est un Magiker, il vit sur une île isolée derrière le brouillard, donc si vous épousez Bash, vous irez vivre là-bas, avec lui. Comme le veut la tradition.
Le couple échangea un regard et Sebastian esquissa un sourire. Savinna mit quelques secondes à comprendre puis ses yeux s'agrandirent et soudain, ils se remplirent de larmes et son frère la prit dans ses bras.
— Envoie un message à mon père, Elsa, pour lui expliquer la situation et nous la faire confirmer. Toi et moi ne sommes pas mariés, donc je ne suis pas un citoyen d'Arendelle, cependant mon lien avec mon père pourrait bien faire pencher la balance en notre faveur...
Elsa hocha la tête et quitta la grotte. Lorsqu'elle fut à quelques mètres de l'entrée, cependant, elle sentit une présence et son bâton apparut dans sa main. Elle s'approcha lentement et découvrit deux gardes royaux assis sur un rocher, en train de discuter. Serrant les lèvres, elle se redressa et sortit de la grotte ; ils bondirent aussitôt sur leurs pieds.
— Halte, euh... Magicienne !
— Pour vous, ce sera Votre Excellence, répondit Elsa, les sourcils froncés. Je peux savoir ce que fichez ici ?
— Nous obéissons à la reine Sare'ya qui nous a demandé de vous empêcher, vous et son fils, d'entrer dans cette grotte.
Elsa indiqua ladite grotte du pouce.
— Euhm... J'en sors...
Les deux gardes se regardèrent de manière un peu perdue.
— Euh, nous...
— Ne vous fatiguez pas à faire le planton devant l'ouverture, nous entrons et sortons comme nous voulons, répondit la jeune femme. La preuve, vous ne saviez pas que nous étions à l'intérieur...
— Nous obéissons à la reine et...
— À propos de la reine, d'ailleurs, reprit Elsa. La princesse Savinna est à l'intérieur avec son frère, elle nous a tout raconté. Je vous suggère donc de remonter voir Sare'ya et de ne pas revenir. Et dites bien à la reine que si elle tente quoi que ce soit, ce n'est pas uniquement son fils que je lui prendrai, mais aussi sa fille et peut-être aussi l'été de son royaume.
Les deux gardes hésitèrent une seconde de trop. Quand le cristal d'Elsa brilla, ils reculèrent d'un pas et partirent sans demander leur reste...
Avec un soupir, Elsa secoua la tête puis invoqua un messager magique et l'envoya par-delà l'océan jusque chez Galon...
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Note de l'Auteur : Je n'ai plus de chapitres à vous proposer, l'histoire est toujours en cours d'écriture, mais vous êtes arrivés à la fin des chapitres disponibles. Cochez la cache "Story Alert" pour être sûrs de recevoir une notification lorsque je posterai un nouveau chapitre. Merci, Taery
