Cela fait si longtemps que je n'arrivais plus à trouver un peu de temps pour écrire. Mais les mauvais travers sont toujours présents et cette maladie d'avoir trop d'idées à coucher sur un morceau de papier avec.

Quels idée aussi d'avoir créé la télé, les séries, les films et la musique ! :D

Merci pour votre lecture !

Petit Snarry avec en prime un fragment de la vie de notre petit teddy lupin !


Tel que je suis

chapitre II

" Prends donc place. Résonna la voix granuleuse du professeur McGonagall à son ancien élève."

La femme lui indiqua la marche a suivre d'un mouvement large de bras. Minerva avait beaucoup changée depuis la guerre, ses traits s'étaient endurcis et son dos voûté. La femme avait pris beaucoup d'âge en peu de temps.

Nous étions lundi matin, et comme convenu, Harry s'était présenté à la femme dès huit heures au matin.

- Comment allez-vous Minerva ? Lui demanda Harry en s'installant à l'endroit indiqué.

- Comme d'habitude Harry. Cela ne va pas en s'améliorant et comme tu le sais, c'est incurable. Fit-elle loin d'imaginer l'impact de ses mots sur le sorcier face à elle."

Harry appréciait Minerva, autant qu'un enfant aime ses parents. Car même après la guerre, elle avait été le secours, le conseil et la bonté pour lui. Savoir que son état de santé se dégradait jour après jour rendait Harry anxieux à son sujet.

" Faites le moi savoir si je peux vous être utile d'une quelconque façon.

- Harry tu es là aujourd'hui, ce n'est pas le sujet que je souhaite aborder avec toi. Minerva eut un rire difficile à interpréter.

- Qu'est-ce qui est drôle ? Demanda le survivant.

Hé bien, ce qui me fait rire jeune homme, c'est que tu puisse vouloir devenir directeur.

- Poudlard à beaucoup fait pour moi. Je ne peux que lui rendre en m'occupant de ses murs.

La sorcière servie une tasse de thé à son ancien élève. Puis en prit une pour elle-même.

- Pour être tout à fait honnête. Je ne pense pas que tu sois en capacité de reprendre la direction de Poudlard. Tu as trop de passif avec ces vieux murs, peut-être même que le château lui même te cache des choses que tu ne souhaite pas connaître.

- Qu'est-ce qui vous fait penser cela ? L'interrogea Harry. Je pense en avoir largement l'étoffe. Je suis travailleur, rigoureux, j'aime les enfants et me battre pour eux n'est pas un problème quand on vois se que je peut déployer pour promulguer une lois.

Minerva gloussa gentiment, comme-ci elle trouvait les paroles du survivant attendrissantes.

- Tu te défends bien Harry. Mais l'école de Poudlard est bien plus compliquée a gérer qu'il n'y paraît.

- Dans ce cas faisons un essais, vous cherchez une aide non ? Je peux l'être et si je ne vous convient pas, nous pourrons mettre un terme définitif à cette discussion. Proposa le survivant.

Minerva examina pendant un long moment son alter, puis tournant son regard en direction du tableau de Dumbledore elle soupira.

- Faisons d'abord une visite, montrez-moi votre routine. Nous pourrons en débattre plus tard quand j'aurai juger de la difficulté des évènements. Renchérit encore Harry.

La sorcière se leva, la difficulté qu'elle pouvait avoir dans ses mouvements pu se ressentir au moment où sa main se posa sur la tête d'Harry.

- Tu as peut-être grandi, mais tu es toujours aussi têtu. Soit accompagne moi le temps que tu le désires. Hésita finalement a dire mcgonagall. Une visite pour aujourd'hui, le reste plus tard, je te confirmerais nôtre accord verbale par un écrit. Prends cette journée comme un stage de découverte."

Le survivant se flatta d'être têtu, comme dans son travail d'Aurore sela payait.

Mcgonagall installa sur ses épaules la mince laine qui trainait encore sur son large fauteuil.

Harry remarqua tardivement que la décoration des lieux n'avait pas été modifié. Aucun effets personnels de la directrice n'avaient pris place à part cette laine qui ne devait pas rester plus d'une heure sur le fauteuil.

Il ne su pas interpréter cette curiosité, car beaucoup de choses pouvant être a l'origine de ce désir de conservation devait être des raisons intimes qui n'avaient pas lieux d'être criés tout fort.

La directrice passa son regard sur Harry, incertaine de ce qu'elle venait d'accepter.

" Cela fait longtemps que tu n'es plus venu à Poudlard n'est-ce pas ? Nous avons un peu de temps avant mon rendez-vous avec un professeur remplaçant. Allons visiter les lieux, tu verras tout a beaucoup changés et en même temps tout est plus ou moins rester figés.

- Professeur alternant vous dites ?

- Oui, je ne peu pas laisser un poste à l'abandon. Un professeur contre les forces du mal est difficile à trouver de nos jours."

Harry accompagna la directrice tout en échangeant de sujet diverses.

En quittant le bureau directorial, ils croisèrent un troupeau d'élèves sortant à peine de la grande salle. Tous des petits Gryffondors d'âge différents.

Le survivant intercepta quelques brides de leurs discussions, le sujet principal l'interpella.

" Tu as vu son regard, a chaque fois que j'ai cours avec lui j'ai l'impression que je vais finir comme la potion qu'il nous fait préparer. Se plaignait le garçon mimant des éclairs dans les yeux.

- Ce n'est qu'une façade. Il m'a déjà complimenter sur mon travail. Essaya de relativiser son aîné. Il suffit d'être rigoureux. "

La directrice passa son chemin, sans écouté la discussion. Harry se fit la remarque que l'idée d'un professeur de potion acerbe devait être la marque de fabrication de cette profession. Puis il oublia rapidement ce qu'il venait d'écouter quand il aperçut enfin le hall principal de l'école.

D'immenses pans de murs étaient effondrés à même le sol. L'une des gargouilles semblait réticente face à l'ampleur de la tâche sous ses yeux. Elle traînait ses bras pierreux jusqu'au sol, essayant de porter des gravats trop lourds pour elles.

Les tableaux parsemés à même le sol n'avaient plus d'habitants croulants sous la charge de certaines pierres encore intactes. Quelques elfes de maison tentaient d'aider les gargouilles, mais leur magie manquait de puissance. La scène qu'Harry pu voir se dérouler sous ses yeux, lui parut figé, diminué.

" Qu'arrive-t-il à Poudlard ? Cela fait cinq ans…

- Harry, Poudlard puise sa force dans son directeur. Être le directeur de Poudlard n'est pas une chose évidente.

- Qu'entendez-vous par puisé sa force professeur mcgonagall ?."

La directrice finta l'innocence, puis elle continua de marcher. Sa longue robe de velours se prit dans les gravats qu'elle entreprit de surpasser pour atteindre l'autre côté de la salle.

Harry entendit derrière lui des pas rapides, attirant son attention car familiers. Quand il tourna la tête, il pu apercevoir, sortant de la grande salle le dos d'un homme. Grand, munis d'une cape noire très lourde et volant dans les courants d'air. Le bruit sourd et rapide contrasta avec la lenteur de mouvement de mcgonagall.

La directrice avait raison, les murs de Poudlard étaient restés figés, les fantômes avec.

En passant dans le couloir menant à la classe de défense contre les forces du mal, McGonagall salua les professeurs qu'elle croisa. Le professeur trelawny dans ses mimiques habituelles salua Harry avec bonheur.

" Heureuse de vous voir Mr Potter, vraiment très heureuse ! Passez une bonne journée. " Lui fit la femme dans quelques courbettes de joies.

Harry salua le professeur, qui fila à toute allure en direction de sa classe. La directrice bifurqua à sa droite et entra dans la classe qu'elle souhaitait atteindre.

" Si possible, peux- tu me prêter un peu de magie Harry ? Lui demanda la femme.

Il acquiesça d'un mouvement de tête.

- Que voulez-vous que je fasse ?

McGonagall dessina quelques mouvements de main dans les airs, puis se saisit du bras d'Harry sur lequel elle s'appuya.

- Un peu de ménage s'il-te-plaît. Je ne veux pas faire fuir mon professeur dès son arrivée.

- Et les elfes de maisons ? Répondit du tac au tac Harry.

- Ils ont déjà bien assez à faire, si je peux leur épargner un peu de travail. Rappela la directrice."

Harry leva sa baguette, puis l'agita, sans dire un mot la poussière qui s'était amassée disparue. Les livres et babioles en tous genres encore en désordre se rangèrent les uns après les autres. La classe redevenant un lieu d'étude, où la guerre et le temps n'avaient pas encore pris naissance.

" Allons prendre l'aire Harry, je dois vérifier l'état d'avancement des travaux et malheureusement il ne nous reste plus beaucoup de temps.

- Vous aviez dit une heure.

- Je n'ai pas la rapidité d'un jeune oiseau comme toi. Ricana la directrice en serrant un peu plus fort le bras du sorcier dans sa main."

Il sortirent de la salle pour quitter les murs du château. Au moment où il arrivèrent proche de la sortie. Le survivant entendit une voix, une voix qu'il avait longtemps cauchemardée.

" Ne cherchez pas d'excuses miss Bartemys. Vos travaux sont hors de propos, votre talent pour la potion pareillement. Vous êtes admise uniquement sur vos connaissances et non la pratique, vous êtes donc obligatoirement sollicité en heure de soutien. Je suis peut-être le directeur de votre maison, mais vous n'obtiendrez rien de plus de ma part si vous ne vous bougez pas davantage."

La voix raisonna comme un murmure, une réverbération d'une discussion lointaine. Ce timbre de voix et ce ton cassant stoppa net Harry dans sa marche.

" Professeur mcgonagall, avez-vous entendu ? S'étonna Harry en cherchant l'origine des murmures.

- Quoi donc Harry ? L'interrogea la femme.

- J'ai cru entendre la voix de … Le survivant s'interrompit dans sa phrase, conscient que cela était impossible et sûrement inapproprié. Il ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie encore béante. Ne faites pas attention, j'ai cru entendre un fantôme parler.

Mcgonagall se mit à rire.

- Décidément, ce château te joue des tours Harry."

Les deux acolytes marchèrent le long du château, admirant sur leur passage la grandeur de ses tours. Le survivant se rendait à présent compte, que durant sa jeunesse, il n'avait jamais pris conscience de l'exigence, l'importance et l'imposante présence de cette bâtisse.

Les murs autrefois vigoureux, tombaient à présent en ruines. A l'image de la directrice, le château sombrait lui aussi. Dumbledore s'était bien battu pour garder cette grande dame à flot et sang, mais Minerva n'en n'avait plus la force. Harry ressentait le besoin qu'avait la femme de trouvé un successeur, avant que le château ne mette fin à ses propres jours.

Comme elle le lui avait dit plus tôt, elle souffrait d'une maladie incurable. Celle d'être directrice de ce château, la femme qu'il connaissait depuis petit n'était plus celle qu'elle était. La guerre l'avait vieilli, et malgré que chacun ai refait sa vie. Elle s'était toujours portée garante de ces murs, de l'héritage de Dumbledore.

" Qui était Dumbledore pour vous ? L'interrogea Harry sans vraiment attendre de réponse.

- Pour moi, comme pour ce château. Dumbledore a toujours été le tout. J'ai été recrutée par Dumbledore alors que je n'étais encore qu'une débutante, il m'as offert de grandir et d'évoluer avec lui. C'est ainsi que je suis tombée amoureuse de ces deux entités. Je m'efforcerai de garder cette vieille dame a l'abri le temps que je le pourrai et ne la céderai qu'à celui ou celle qui en aura le mérite.

- Vous aimiez Dumbledore ?

- Plus que moi-même, j'avais confiance en son jugement.

- Le savait-il ? murmura Harry.

- Peut-être. Qui sait, peut-être qu'il m'a surpris un jour à l'admirer. Se mit à glousser Minerva comme une adolescente. "

Après avoir largement jugé l'état passablement lent des travaux, la directrice et Harry se mirent en quête de retourner dans les murs de cette forteresse.

Alors que Minerva atteignit enfin son bureau, quelqu'un toqua à sa porte, puis s'annonça.

"Vous m'avez fait demander Minerva ? Si vous êtes occupée je peux repasser à un autre moment.

Harry se figea, cette voix il ne l'avait pas rêvé. Elle était bien réelle, il était bien réel, juste là derrière cette porte.

- Non tu ne me dérange pas, entre, je dois te présenter ton futur directeur.

- Nul doute qui alliera l'excellence à votre image. Renchérit la voix."

L'homme entra.

Harry encore debout quelques minutes plus tôt, tomba à même le sol. Sous le regard noir et inquisiteur du nouvel arrivant.

C'était bien lui, enroulé dans sa cape noir et ses cheveux recouvrant sa nuque. Le visage de cette personne était bien le même, sévère et fermé de toutes émotions.