Pottertober : "Lupin le turlupin zinzin !"
Kinktober : "Monsterfucking"
POTTERTOBER
23 Octobre | Responsability. | 500 mots
Remus Lupin avait quinze ans. Sa dernière poussée de croissance venait d'enfin le faire rattraper James et le plaçait presque une tête au-dessus de Sirius et Peter. Sur sa poitrine, près de l'écusson rouge et or, le badge de préfet attrapait la lumière et il marchait le menton haut. D'une main, couverte de cicatrices argentées, il serra la bretelle de son sac en bandoulière défoncé alors que ses longues jambes le propulsaient dans le couloir.
— R'garde-moi ça, Pads.
— Môsieur Le Préfet Lupin, ricana Sirius en s'inclinant bas.
— Oh, la ferme ! s'écria Remus en le poussant.
Sirius prit une mine faussement outrée et plaqua une main sur sa poitrine.
— Mon Dieu ! De la violence, monsieur Lupin ‽
— Que dirait le Préfet-en-Chef s'il vous voyait ‽ ajouta Peter en écarquillant les yeux.
— Pire, que dirait notre chère Minnie ‽ renchérit James en repoussant ses lunettes sur son nez.
— Potter, Pettigrew, Sirius, laissez Lupin en paix, les reprit gentiment ladite professeure en ouvrant la porte de sa classe. Félicitations, Lupin. J'espère que vous en ferez bon usage ?
— Je ferai de mon mieux, professeure, répondit Remus en ignorant les ricanements des trois idiots derrière lui.
Il lança à l'aveuglette un coup de pied derrière lui et sourit d'un air narquois quand son talon entra en contact avec un tibia. Celui de James s'il en croyait le grognement douloureux qui résonna à sa droite. Minerva roula des yeux et les invita à entrer dans la classe. Les garçons suivirent le cours avec le même sérieux qu'à l'accoutumée et, quand ils quittèrent la classe, Sirius enroula son bras autour de la taille de Remus qui laissa le sien retomber sur ses épaules.
— Alors, M'sieur le Préfet, direction les runes anciennes ?
— Ouaip, on se retrouve pour le déjeuner ?
— Yup, à toute à l'heure !
Sirius trottina loin de lui pour rejoindre James et Peter qui l'attendaient et Remus reprit sa marche vers la salle de Runes ancienne. Le ricanement mauvais de Peeves lui parvint et il esquiva à la dernière seconde l'attaque du Poltergeist.
— Lupin ! Lupin, le turlupin ! Lupin, le zinzin.
Il grogna et leva les yeux au ciel.
— Fais gaffe, Peeves, tu sais que j'm'entends très bien avec le Baron maintenant que je suis Préfet !
Le mensonge fonctionna et le fantôme l'abandonna rapidement. Il arriva en retard à son cours, mais le professeur se contenta de lui indiquer un siège en lui rappelant qu'il devrait faire plus attention avec le badge qui ornait sa poitrine désormais. Il promit de faire mieux à l'avenir et prit religieusement ses notes avant de rejoindre les garçons pour le déjeuner.
James l'attendait, debout sur un des bancs de la table des Gryffondor, un sourire immense aux lèvres et la baguette pointée vers sa gorge.
— ALORS QUE REVOILÀ LA SOUS-PRÉFÈTE !
Remus grogna de dépit et avança jusqu'à sa table en traînant des pieds. Sirius tomba de son banc tant il riait et Remus lui asséna un petit coup de pied. Il n'aurait jamais dû leur montrer le film durant les vacances.
KINKTOBER
23 Octobre | Monster. | 500 mots | Wolfstar
Le souffle de la bête dans son dos. La sensation moite d'une respiration gigantesque et brûlante s'abattant sur sa nuque. L'odeur prégnante du musc animal, de la salive et de la terre fraîchement retournée. La joue plantée dans l'humus, la bouche pleine de feuilles mortes et le reniflement animal contre son oreille, contre sa nuque, son dos, entre ses jambes. Un frisson d'horreur mêlée de désir quand une langue monstrueuse lape l'intérieur sensible de sa cuisse et laisse derrière un film humide.
Une dent acérée érafle l'arrondi d'une fesse et il ouvre les yeux, le souffle court.
Il fait sombre dans la chambre. Entre les rideaux entrouverts, la Lune le nargue comme un œil gigantesque. Elle sera pleine demain et la fournaise dans son dos ne fait que confirmer ce que le ciel lui montre. Un grognement sourd, plus animal qu'humain, s'échappe de la gorge de Remus, qui plaque ses lèvres contre la nuque de Sirius. Son nez frotte contre le pavillon de son oreille et un grommellement rauque échappe au sorcier. Contre l'arrière de la cuisse de Sirius, son érection est brûlante, épaisse, presque aussi chaude que le souffle du loup dans son rêve.
Un gémissement piteux lui échappe alors qu'il se presse contre le sexe roide dans son dos et que la main de Remus se referme brutalement sur sa hanche.
— J'te sens jusqu'dans mon sommeil, Pads… marmonne Remus sans quitter sa peau des lèvres.
Sirius halète. Il n'en parle pas. Pas à James et certainement pas à Remus, mais la brutalité tout animale qui l'anime durant la semaine qui précède la pleine lune le rend barge. La façon dont ses sens s'affinent à mesure que la lune s'arrondit, celle dont son odorat devient rapidement capable d'extraire de l'air ambiant la fragrance du désir de Sirius, dont son ouïe se précise, suffisamment pour capter les battements frénétiques de son cœur ou les accrocs dans son souffle. Il a l'impression de n'être qu'une proie dans les yeux d'un prédateur et les rêves comme celui qui vient de le réveiller ne sont pas rares. Il n'oserait jamais approcher Remus sous forme humaine une fois la transformation actée, mais l'idée de le faire, l'idée de ce qui pourrait se produire, embrase son ventre et fait pulser son sexe.
Sirius n'est pas stupide, contrairement à ce que certains pourraient penser. Il sait exactement quoi faire pour tirer Remus dans ses filets, quoi faire pour obtenir ce qu'il veut, à savoir : la reddition totale de son amant, l'acceptation entière des instincts animaux qui font vibrer Sirius et terrorisent Remus.
Un gémissement étranglé lui échappe quand son amant soulève sa cuisse d'une main ferme, le lubrifie d'un marmonnement et s'enfonce au creux de lui d'une longue poussée. Il n'a pas le temps de réfléchir que déjà les doigts de Remus impriment leurs marques dans son bassin et qu'il le pilonne avec brutalité. Sirius referme les dents sur sa taie d'oreiller et gémit sans discontinuer, les images de son rêve se mêlant à la réalité.
