Chapitre 7
Le ciel enchanté surplombait la Grande Salle de sa masse blanche aux nuages lourds. Novembre s'éteignait lentement, et avec lui, tout espoir de douceur. Les lueurs chaudes des citrouilles d'Halloween avaient disparu bien trop rapidement au goût des habitants du château, et n'avaient pas encore été remplacées par les sapins, armures chantantes, guirlandes et autres guis enchantés de Noël. Même le soleil paraissait briller d'une lumière glacée.
Hermione mâchait négligemment un toast froid en tenant ouvert devant ses yeux le dernier exemplaire de la Gazette du Sorcier. La couverture mettait en scène une sorcière austère au regard perçant qu'elle reconnut aussitôt. Elle lut : "Minerva McGonagall, directrice du département de la justice magique, durcit les conditions d'accès aux brevets de Magie Noire : toute étude sera dorénavant soumise à autorisation expresse du ministère. Lire p. 7".
- Dis-donc…
"Je ne savais pas que ta tante était directrice du département de la justice magique", fut-elle tentée de dire. Mais… bien sûr que si, elle le savait, au fond d'elle.
- Quoi ? rétorqua Isobel sans lever les yeux du parchemin qu'elle finissait de noircir.
Dans le cadre de leurs ASPICs, le professeur Rogue leur avait en effet demandé de produire plusieurs rouleaux de réflexions concernant une étude comparative entre le sortilège d'amnésie et la potion du même nom. Hermione avait terminé son devoir la veille. Isobel, qui croulait sous cinq matières, n'avait pu dormir que quelques heures et se voyait forcée de terminer sa rédaction au petit déjeuner. Elle était bien plus renfrognée depuis qu'Hermione avait osé lui parler de son "petit souci", mais elle avait conservé à son égard des réflexes liés à leur amitié passée. Tout était donc plus ou moins comme avant.
- Non, rien… Tu connais un… Glanmore Peakes ?
Il fallait tenter.
- Glanmore Peakes ? Non… répondit Isobel soupirant, comme si elle tenait Hermione responsable de sa charge de travail. Il est dans le journal ?
- C'est un parent de Jimmy Peakes ? demanda Padma, curieuse.
- Le batteur de Gryffondor ? renchérit Janice Bradley.
- Mmh… Je ne sais pas. Peut-être.
Cela aurait été trop simple d'obtenir une réponse ainsi, à la cantonade…. Alors Hermione tourna la page de son quotidien et centra son attention sur la rubrique sportive.
"Les harpies arrachent la victoire : double-coup gagnant pour Holyhead"
- Défense en double-batte !
Elle sursauta. Jessy Faucett venait de lui arracher la gazette des mains et la tendait en l'air, pointant du doigt l'illustration de l'article. Y figuraient Gwenog Jones, capitaine et batteuse des harpies, et sa coéquipière, assénant en chœur un coup monumental à un cognard.
- Prends-en de la graine Granger. Les blaireaux n'auront qu'à bien se tenir !
Hermione eut un sourire qui tendait vers la grimace et se massa les paupières avant de récupérer son journal. Elle se sentait de plus en plus nerveuse, à mesure que le match qui allait opposer les équipes de Serdaigle et Poufsouffle approchait. Certes, elle s'était découverte une passion improbable pour le Quidditch, mais il y avait un gouffre entre aimer voler et parvenir à résister à la pression durant toute une rencontre. Faucett, dévorée par le stress comme la majorité des capitaines d'équipes, ne cessait de poursuivre ses joueurs le long des couloirs de l'école pour leur asséner des conseils de jeu et autres idées tactiques. Hermione, épuisée par ses recherches infructueuses bien plus que par la préparation de ses ASPICs, faisait tout son possible pour l'éviter. Il lui était en effet actuellement impossible de faire cohabiter dans son esprit bouffi "essence de belladone" et "défense en double-batte".
Le jeudi qui précédait la rencontre, elle propulsa littéralement Isobel dans un placard du septième étage pour éviter un assaut de Jessy Faucett.
- Mais tu es dingue ! couina l'écossaise.
Le placard n'en avait en fait que la porte, puisqu'il s'agissait d'un passage qui permettait de rallier le sixième étage sans avoir à emprunter l'escalier principal. Elles traversèrent alors un couloir qu'Hermione ne se souvenait pas d'avoir parcouru dans le passé, mais qui grouillait de première année.
- C'est la salle du cours de soutien en sortilège, constata Isobel.
Hermione trébucha en évitant un maladroit maléfice du saucisson et se rattrapa sur son amie, qui s'étala sur le socle d'une statue de bois. Elle était plutôt grossièrement taillée, figurant un moustachu au tricorne.
- Merlin, fais un peu attention ! ronchonna l'autre en lissant sa robe.
Puis, suivant des yeux le regard d'Hermione devenue soudain immobile, elle s'exclama :
- Ah ! C'était donc ça !
La statue était affublée d'une étiquette d'étain qui titrait : "Glanmore Peakes (1677-1761), triompha du serpent de la mer de Cromer". Hermione s'en souvenait, à présent. Elle avait très certainement lu ce nom sans trop y penser, en arrivant ou en repartant de ses cours de soutiens en sortilèges.
- Mais pourquoi est-ce que tu parlais de lui, tout à l'heure ?
Hermione la dévisagea un long moment. Elle mit en balance la confiance et l'amitié dans un plateau, l'instinct de survie et l'anticipation dans l'autre.
- Parce que le professeur Rogue…
Isobel fronça les sourcils. L'instinct de survie et l'anticipation l'emportèrent.
- … le professeur Rogue a mentionné Peakes comme le premier braconnier connu de peau de serpent venimeux des abysses, tu ne te souviens pas ?
ᚚᚚᚚᚚᚚᚚᚖᚚᚚᚚᚚᚚᚚᚖᚚᚚᚚᚚᚚᚚ
Le 27 novembre, à 17h, Hermione fila du cours de sortilèges sans même prendre le temps de noter les devoirs à faire pour la prochaine séance. Elle dut écourter les louanges du professeur Flitwick, qui ne parvenait pas à cesser de s'extasier sur la rédaction qu'elle avait fournie concernant la comparaison du sortilège d'amnésie et de la potion du même nom. Il s'agissait sensiblement de la même recherche que celle menée pour le professeur Rogue, mais davantage développée concernant les formules magiques. La foule était dense dans l'escalier principal, en ce vendredi soir. La plupart des élèves rejoignaient leurs salles communes, les sixième et septième année préparaient pour certains une sortie nocturne à Pré-au-Lard, les autres étaient simplement pressés d'aller étendre leurs pieds glacés devant les cheminées aux flammes crépitantes.
- Granger !
Elle fit volte-face et, se retrouvant à contre-courant, elle dut s'agripper à la main-courante pour tenir debout. Alors que Faucett se dirigeait vers elle en serpentant parmi un groupe de quatrième année, une voix lança :
- Eh Granger, si tu n'arrives même pas à garder l'équilibre sur tes deux pieds, je ne donne pas cher de ta survie sur un balai, demain !
C'était Harry Potter.
- Oh, la ferme, Potter ! rugit la capitaine des serdaigles. Attends un peu le mois de mai, et on te donnera une occasion d'aller chouiner dans les robes de ton père.
Le flot des étudiants emporta le préfet en chef, soudain occupé à sermonner un tout petit élève qu'il accusait de lui avoir marché sur les pieds. Hermione jeta un œil à sa montre : 17h01.
- Fais vite Jessy, je suis pressée.
- Quoi ? Tu ne sors pas j'espère ? On a dit pas d'écart la veille des matches. Tu n'as pas oublié, j'espère ?
- Non, bien sûr que non.
Elle soupira ouvertement, gonflant excessivement les joues.
- Pas de sortie, pas de rencard, tu te couches tôt et tu t'endors de suite. Bois beaucoup d'eau ce soir, mais pas trop demain pour ne pas avoir envie de…
- Jessy, trancha-t-elle. C'est bon.
Elle prit sur elle pour finalement lui lancer un regard rassurant.
- Cela fait… cinq ans que je suis dans l'équipe. Tu peux compter sur moi, lança-t-elle en pressant une main sur l'avant-bras de la Serdaigle. Je file.
Quand elle s'arracha de Faucett, il était 17h06. Elle avait une minute de retard à l'étonnant rendez-vous fixé par le professeur Rogue. Elle accéléra l'allure et grimpa jusqu'au sixième étage, où elle plongea sur sa droite dans le petit couloir de Glanmore Peakes. Ses boucles bondissantes lui chatouillaient le nez, et elle sentait ses joues chauffer sous l'effort et sûrement un peu aussi à cause de son gros pull de laine. Le maître des potions était déjà là, dans le brouhaha et les pépiements d'un troupeau d'élèves ivres de la perspective du week-end. Elle eut à peine le temps de se demander pourquoi, Merlin, il avait voulu la rencontrer ici, dans un lieu si passant et si peu discret. Il avait pourtant pris tant de précautions pour l'y inviter !
- Vous êtes en retard, constata-t-il.
- Je…
- Pas le temps.
Prestement, mais pas assez pour qu'Hermione ne remarque rien, il pointa sa baguette sur elle. Aussitôt, encore toute pétrie des recommandations de Fol Œil, elle s'écria :
- Protego !
Rogue reçut le contre-sort en pleine poitrine et à bout portant. Il eut un net mouvement de recul avant de lancer vers Hermione un regard d'incompréhension lassée.
- Expelliarmus ! hurla une voix au sortir de la salle de soutien en sortilèges.
La baguette d'Hermione jaillit de ses mains.
- Alors Granger, on attaque son propre directeur de maison ?
C'était Potter, encore Potter… toujours Potter. Il portait sur le visage ce sourire malin qu'il affichait si souvent, et passa une main dans ses cheveux en broussailles.
- Oh, ne me remerciez pas, professeur.
- Je ne vous remercie pas, Potter, grinça Rogue entre ses dents.
Autour, les plus jeunes années avaient fui pour ne pas se trouver au mauvais endroit au mauvais moment et se voir accusé d'avoir égaré un sort.
- Décidément, vous êtes toujours où l'on vous attend le moins, Potter, compléta-t-il avec un regard méprisant.
- Qu'est-ce que j'entends ? Severus, par Morgane, tu te laisses défier en plein couloir par tes propres élèves ?
C'était James Potter. Il avait exactement le même air moqueur que son fils, et venait de sortir de la même salle.
Hermione ne trouvait aucune explication à fournir pour se débarrasser des deux Potter, et avoir enfin l'espace pour tenter de comprendre le geste du professeur Rogue. Mais peut-être était-elle plus en sécurité alors qu'ils étaient présents ? Rogue avait-il vraiment tenté de l'attaquer ? Ce dernier soupira, se pinça l'arête du nez, et abaissa les paupières de lassitude.
- Trop de Potter en même temps, messieurs. Pour votre gouverne, Granger est un poil… Nerveuse en ce moment.
Il fronça les sourcils vers Hermione avec une expression concernée.
- Évitez donc de saisir votre baguette un peu trop rapidement devant elle. Elle pensera que vous lui voulez du mal. Potter, Potter...
Ses yeux allèrent de l'un à l'autre.
- ... bonne soirée. Granger ? Dans mon bureau.
Évidemment, elle le suivit. Il n'y avait pas grand-chose à faire d'autre étant donnée la situation. Les nombreux élèves leurs jetèrent des regards à la dérobée alors que le professeur Rogue filait, toute cape volante, vers le cinquième étage, où il s'arrêta devant une grande porte de bois noir.
- Entrez, ordonna-t-il sèchement après en avoir déverrouillé la serrure d'un informulé.
Hermione fit circuler ses yeux dans la vaste pièce ronde, qui disposait de hautes fenêtres sur tout son arc sud. Là, on avait une vue imprenable sur le parc et la lisière de la forêt interdite. Au loin, on distinguait même les anneaux du terrain de Quidditch, rougeoyant dans la lueur incarnat d'un soleil mourant. Ce bureau devait se trouver… exactement sous la base de la tour Serdaigle, songea Hermione. Toutes les allèges ainsi que la partie basse des murs étaient plaquées d'une étagère épaisse, sur laquelle on pouvait s'appuyer pour observer l'extérieur. Elles contenaient les bocaux aux ingrédients improbables qu'Hermione avait toujours connu dans le bureau du professeur de potions. A la lumière, sans l'humidité résiduelle et la pénombre caractéristiques des cachots, ils paraissaient, en réalité, bien moins dégoûtants. Dans son dos, la totalité de la paroi d'entrée était occupée par une bibliothèque qui montait jusqu'à gratter le plafond. Une échelle en bois laqué reposait près de la porte, sûrement pour donner accès aux ouvrages les plus élevés. Au centre, une cheminée modeste dispersait la chaleur douce de ses braises mourantes. Hermione sursauta quand le professeur Rogue tira la chaise face à son bureau.
- Asseyez-vous.
Il n'était pas aussi sec et cassant qu'elle l'aurait imaginé, après son retard et le fiasco de Glanmore Peakes.
- Vos réflexes sont bien meilleurs qu'ils ne le furent, constata-t-il en prenant place dans son fauteuil.
Hermione ne put réprimer un sourire satisfait et baissa les yeux sur le bois noir du bureau. Il était impeccablement ciré.
- J'aurais dû recueillir votre consentement pour ce sort, vous m'en excuserez.
Elle leva le regard, bouche bée. Qui était ce Rogue qui relevait les progrès de ses élèves et formulait des excuses ?
- Comme vous l'aurez sans doute noté… Potter est toujours exactement là où l'on ne l'attend pas.
Il posa longuement ses yeux sur Hermione qui ne savait pas très bien où il voulait en venir.
- J'avais pour projet de vous rencontrer dans un lieu improbable, où Potter n'a, d'ordinaire, aucune raison de se trouver. Et... son apparition confirme mes craintes… je pense qu'il vous suit.
- Pardon ?
- Vous avez très bien entendu.
- Pourquoi ferait-il cela ? questionna-t-elle en laissant son regard se poser sur les mains du professeur Rogue.
Il laissait filer entre ses doigts sa baguette de bois sombre, puis la reposait parfois a plat, avant de croiser les mains, au rythme de ses mots.
- Vous m'écoutez, Granger ?
Elle sursauta. Non, elle ne l'écoutait pas. Et en plus de cela… elle venait de se laisser surprendre à rêvasser, et elle était sûre et absolument certaines qu'il avait remarqué que ses yeux n'avaient pas lâché la vision de ses mains.
- Non. Oui… Pas complètement professeur.
Elle osa le regarder sans détour. Il y avait dans ses iris noires un peu de réprobation, de l'amusement, et… de la curiosité, voire une pincée de surprise. Tout cela ne cessait de l'étonner. Décidément, ce Rogue-là n'avait rien à voir avec celui qu'elle avait connu. S'il conservait son côté ironique et pince sans rire, il n'y avait plus en lui ni agressivité gratuite, ni sarcasme violent, ni même cette aigreur communicative caractéristique du Severus Rogue sacrifié sur l'autel des projets d'Albus Dumbledore.
- Je vais vous soumettre à un sortilège d'Incartabilité.
Elle n'eut pas le temps de réaliser, qu'il levait déjà sa baguette négligemment tendue vers elle. Aussitôt, une vague de picotements tièdes la parcourut des pieds à la tête, puis dans le sens inverse.
- Pour contrer la... carte du Maraudeur ? questionna-t-elle, comme si de rien n'était.
- Appelez-la comme vous voulez. Cela fait des lustres que je m'échine à tenter de la lui confisquer, en vain. Et il est hors de question que Potter puisse vous localiser. Encore moins quand j'ai besoin de vous dans mon bureau, et que je ne souhaite pas qu'il le sache.
Hermione fronça les sourcils, il la voulait dans son bureau… sans que les autres ne le sachent ? Le maître des potions laissa un instant traîner ses yeux par la fenêtre.
- Je n'ai pas le temps de vous en dire plus ce soir. Je comptais seulement transformer votre retenue de demain dimanche en une entrevue ici, dans mon bureau. C'était tout l'objet de mon rendez-vous devant ce cher Glanmore Peakes, que vous avez totalement dynamité par votre…
Il eut un sourire en coin qu'elle ne lui avait jamais vu.
- …manque de confiance en moi.
Hermione n'essaya plus de comprendre où il voulait en venir. S'agissait-il de la potion ? Pourquoi se méfiait-il autant de Harry ? Bon Dieu de Merlin et par la culotte en dentelle de Morgane, venait-il de lui sourire ? L'estomac d'Hermione enfla et cela fut légèrement désagréable, un peu comme le passage de l'état solide à l'état liquide de quelque chose de très mou. Elle n'eut pas le temps de s'appesantir sur cette sensation improbable. Déjà, derrière elle, on toqua pour entrer.
- Ah.
Rogue sortit de sa poche la grosse montre à gousset avec laquelle il avait chronométré le pouls d'Hermione et y posa les yeux. Le remontoir lança un reflet grenat sous la lueur des flammes paresseuses qui crépitaient dans l'âtre. Quand il se leva, il invita la Serdaigle à le suivre. Il ouvrit alors la porte sur une femme de grande taille, plutôt âgée. Elle avait un beau visage, aux traits ni fin ni grossiers, plutôt anguleux. Elle semblait taillée dans une pierre très dure. Ses yeux étaient d'un bleu froid qui n'était visible que lorsqu'on regardait le ciel depuis l'eau, sous une couche épaisse de glace. À bien y réfléchir, Hermione avait la sensation de la connaître… ou de l'avoir déjà vue. Ou peut-être ressemblait-elle à une connaissance ? Il émanait d'elle une aura de sagesse comme venue du fond des temps, elle semblait avoir tout vu, tout compris, tout traversé avec bravoure, justesse et dignité. Ses cheveux, gris comme l'acier d'une lame effilée, tombaient jusque sous sa taille en une tresse apparemment grossière, mais en réalité finement composée. Leur couleur contrastait avec la teinte nuit de sa robe ample aux liserés surpiqués d'argent.
- Severus, salua-t-elle.
Sa voix était posée, ancrée, profonde. Elle eut un regard intrigué vers Hermione, qui murmura un "bonsoir" très bateau et tout petit, forcément impressionné.
- Bonsoir professeur, lui retourna-t-il. Je libère à l'instant Miss Granger qui doit prendre des forces avant le premier match de Quidditch de l'équipe Serdaigle, demain. Bonsoir donc, Miss Granger.
Sur ces paroles et sans plus attendre, il invita la sorcière à le suivre. Quand la porte claqua, Hermione resta là, incrédule d'avoir sauté de surprise en surprise et d'un abasourdissement à un autre. Elle s'efforça de balayer de son esprit la forme de la bouche du maître des potions esquissant ce sourire totalement inattendu, et se réprimanda elle-même, faute d'avoir une Ginny à ses côtés pour le faire.
Soudain enfin seule, le vent de fin d'automne qui lui mordait les chevilles lui glaça le cœur. Elle était populaire, bonne joueuse de Quidditch, plutôt drôle et même intelligente. A quoi bon tout cela, quand on n'avait personne avec qui le partager ?
