Le tableau était ahurissant voir indescriptible.
Harry qui s'était finalement assis sur la chaise la plus proche, regardant avec frayeur l'homme prenant racine face à lui.
" J'ai besoin d'une explication, je crois. Dit-il la voix nouée.
Le severus snape qui était face à lui ne sourcilla pas, comme si la situation lui échappait à lui aussi.
- Harry. Commença Minerva. Soit indulgent veux tu, tu l'aurais découvert tôt ou tard.
La femme convia severus a s'installer à côté d'elle, l'homme se déplaça sans bruit. Le regard de l'ancien mangemort en perpétuelle fusion avec ceux du survivant.
- Quand tu as démantelé Voldemort. J'ai commencé à chercher d'éventuels survivants dans les décombres de nos vieux mûrs. J'ai cherché partout, dans chaque recoins jusqu'à m'étendre hors des murs. Trois nuits ont passées avant que je ne m'aventure dans le hangar à bateau. C'est là que j'ai trouvé severus, où plutôt ce que je pensais être sa dépouille.
Harry frissonna sur son siège, il se rappela de la guerre et de sa fin. Se remémorant sa main sur la gorge de l'homme, et la larme qu'il avait réussi à recueillir.
- Dans son corps, gisait encore un peu de magie. Une magie qui tentait de régénérer le corps en vain. Elle ne faisait que maintenir son état, un état déplorable, végétatif. Quand je l'ai trouvé, j'ai voulu lui faire les premiers soins. Pour se faire, je lui ai offert une partie de ma magie.
La directrice passa sa main sur sa robe, puis elle adressa à severus un regard entendu.
- L'homme que tu as devant toi, n'est pas severus. Quand j'ai réussi à stabiliser son état, madame pomfresh et moi-même avons remarquées qu'il s'agissait d'une magie étrangère.
Harry se redressa sur ses pieds, comprenant à la vitesse de l'éclair.
- Quand Voldemort lui a tranché la gorge et que Nagini s'en ai finalement pris à lui… cette magie auxiliaire est-ce de la magie noire ?
- En effet. C'est Voldemort qui a survécu à la place de Severus.
- Impossible je l'ai … tué. S'Horrifia Harry.
- C'est exact, tu l'as tué, mais sa magie réside toujours en severus. Et il semble qu'en mourant, la magie noire affaiblie se soit ensommeillée.
Et vous avez attendu cinq ans pour m'en parler ?! S'egosilla Harry.
Pris d'un élan de rage, Harry se leva. Puis fila droit sur severus.
- Qui es tu ?! Réponds !
Minerva tenta d'éloigner le survivant du mage noir.
- Harry cela ne sert à rien. Murmura Minerva.
Voyant que severus ne comptait pas lui répondre, il poussa Minerva pour s'agripper au col de l'homme.
- Qui es tu ! Je t'ai demandé de me répondre.
Severus rattrapa Minerva de justesse dans sa chute. Son regard noir planté dans ceux du survivant. De son autre main, il décrocha les doigts aggripés à son col. La violence dont fit preuve Harry à son égard éveilla chez lui un souvenir, intime et brutal. Malgrés cette sensation, il garda son sang froid habituel.
- Je suis celui qu'on m'a dit d'être. Severus Snape. Grogna l'homme en repoussant Harry un peu plus.
Les mains du Survivant tremblaient, il venait de le toucher, lui suffisant pour accepter l'idée qu'il était bel et bien vivant.
- Harry Potter, c'est cela ? Je sais ce que vous avez fait pour ce monde. Mais n'outrepassez pas les limites, Minerva n'a pas besoin de subir vos humeurs.
Severus s'éloigna de lui, un soupçon de curiosité narguant sa rétine. Sa forte volonté de protéger Minerva agaça le survivant.
- On m'a bien entendu compté vos histoires et celles de vos coéquipiers. Le monde sorcier vous doit visiblement beaucoup et moi aussi je présume, je comprends donc votre surprise de me voir. Mais ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour en discuter. Fit severus espérant calmer les ardeurs du sorcier face à lui.
- Vous ne vous posez donc pas de questions a votre sujet ? Et le mien ?
Severus pu entendre dans la voix du survivant un mélange de jalousie et de tristesse.
- Je n'ai pas connaissance de notre relation avant la guerre, difficile de me poser ce genre de questions.
Harry se tourna vers mcgonagall, énervé, bouillant d'un sentiment de frustration.
- Vous avez raison madame la directrice. Je ne peu rien faire pour Poudlard. Veuillez m'excuser mais je pense qu'il est temps de couper court à cette rencontre.
Minerva ne fit rien pour retenir Harry alors qu'il quittait le bureau d'un pas furieux. Néanmoins, elle poussa severus a marché en direction d'Harry.
- Il ne partira pas du moment qu'il n'aura pas pu te parler. Cela fait cinq ans que tu l'attends toi aussi, n'est-ce pas ? Tu ne l'a pas oublié dans sa totalité, tout comme tu ne m'avait pas totalement oubliée."
la directrice adressa au sorcier son regard le plus compréhensif. Seul revoir ceux qui l'avait marqué pouvait réveiller severus de sa l'ethargie, seuls ceux qu'ils avaient aimés pouvait le sortir vainqueur du combat qu'il menait dans sa tête et dans son âme.
Severus regarda avec insistance le sol du bureau, après une très longue pause. N'osant pas accorder davantage de réflection à la situation, sans un mot supplémentaire pour Minerva il quitta lui aussi le bureau de sa marche la plus rapide. Il ne savait pas exactement où il allait, mais il y allait, mener par ses propres traces mille et une fois passées a ces mêmes endroits.
Il monta la plus haute tour de Poudlard, l'ambiance matinale offrait une vue claire et dégagée de tout le domaine. Harry, était là assis au bord du précipice ses pieds balants.
Pour severus la situation évolua dans son esprit, cet homme lui était familier. Son regard, son odeur et même sa voix. Mais tout était flous, impossible a assembler, il ne ressentait rien pour cet inconnu pas même de la pitié. Cependant, instinctivement, il avait su où le trouvé et connaissait son état d'esprit actuel. Severus ressentait en ce moment même, le sentiment d'être quelqu'un de bien plus important pour lui.
La curiosité fut grandissante, à l'instant même où la page vide dans son esprit avait commencée à dessiner son portrait. La partie que minerva n'avait encore jamais réussi à lui expliquer commençait doucement à se dévoiler. Et l'excitation d'apprendre rongea severus dès que la directrice l'avait mise en garde sur la venue de cette équation à Poudlard.
" Comment as tu pu être caché de moi durant toutes ses années ? Si j'avais eu l'occasion d'apprendre t'as survie plutôt. J'aurais tout abandonner.
- Abandonner quoi ? N'êtes vous pas le sauveurs, jadis mon élève avec qui j'entretenait quelques relations houleuses ?
- Si tout était aussi simple. Murmura harry le regard toujours tourner vers le vide. Si vous aviez encore un peu de mémoire, vous sauriez que tout n'as jamais été simple entre nous.
Severus s'appuya sur un morceau de tour, non loin du survivant. Il essaya de voir son visage, mais le sorcier pris soin de tourner son regard à l'opposé de lui.
- Si tout n'était pas si simple, alors m'en expliquer le détail pourra peut-être soulager vos maux. Dit-il la voix plus basse et moin cassante.
- Cela vous dit quelque chose cet endroit ? Avez-vous un quelquonc souvenir le concernant ?
Severus resta muet, dans la crainte de voir filet l'explication.
- Bien-sûr que non, je suis bête. Laissez tomber ! Vous n'êtes maintenant qu'une coquille vide. Sans âme, sans personnalité… sans souvenir.
Harry se leva, puis il pris la direction de la sortie. Sa volonté de fuire interpella severus. L'ancien mangemort lui aggripa le bras, avant de l'obgliger a lui faire face.
Le regard vert voulant absolument fuir les siens, severus aggripa son autre bras le forçant à lui faire face.
- Prétendre que je ne vous reconnais pas, serait un mensonge.
Harry déposa ses mains sur l'ouverture de sa propre cape, s'enmitouflant ensuite dedans.
- Je n'arrive pas à croire à cette situation. Je ne veux pas voir se reproduire les même blessures. Je vais quitter ce château et espèrer que tout cela était un cauchemar.
- Harry, s'il-vous-plaît. La voix de severus raisonna suppliante tandis que l'homme se débattait dans ses bras.
Le survivant leva finalement les yeux dans sa direction. Hésitant, il se rapprocha de lui, sa main tremblante frôla sa mâchoire. Manquant de courage, le survivant s'éloigna finalement de nouveau.
- Je suis désolé. Murmura harry avant de s'éloigner de severus et de partir cette-fois ci pour de bon."
