~2U~
Hey ! Salut ! Chapitre 2 ! Cette fois-ci, c'est une chanson de Justin Bieber qui m'a inspiré ce chapitre ! Je suis tellement heureuse de l'accueil que vous avez fait à cette nouvelle histoire. Pour les reviews anonymes *Donne des cookies avec un grand sourire* Héhéhé~ Amusez-vous bien !
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sinon, ils auraient fini ensemble dans les livres)
Résumé : Draco avait toujours été amoureux du Survivant, depuis la première fois qu'il l'avait vu. Cet amour était ancré en lui, mais il savait qu'Harry ne lui appartiendrait jamais. Jamais. Alors pour que celui-ci garde un souvenir de lui, il s'en était fait un ennemi. On n'oublie jamais un ennemi. Les méchants n'avaient pas de Happy Ending. C'était ce qu'il croyait jusqu'à ce jour dans la Salle sur Demande qui allait tout changer. Attention MPREG/ scènes explicites !
Note de l'auteur :C'est toujours un travail d'équipe pour sortir un chapitre ! Merci à ma bêta Chocobi6 (sans elle vous saignerez des yeux en lisant les chapitres xD)
Kissu :3
ShiyaMiam :3
~ Chapitre deux : Le Voeu de Harry ~
Comment dire cela ? Beaucoup de personnes prenaient Harry pour un crétin, un imbécile facilement manipulable. À onze ans, il avait été un petit garçon facilement impressionnable qui avait besoin d'une famille, de sentir qu'il était aimé, qu'il existait des personnes comme lui. Il avait eu besoin d'un endroit où il serait à l'aise. Qu'il pourrait appeler « maison ». Poudlard était devenu cet endroit. Une maison avec des personnes qui l'aimaient. Bien sûr, en intégrant Poudlard, il ne s'attendait pas à ce qu'on lui mette sur le dos la survie de plusieurs milliers de personnes. Il était un enfant, et on attendait de lui qu'il sauve le monde. Il avait accepté parce qu'il avait besoin d'une « maison ». Et Poudlard était devenu sa maison. Il n'en était pas particulièrement heureux, tout ce qu'il voulait, c'était avoir une enfance comme tous les autres élèves, mais non. Bien sûr que non. Pas lorsqu'il portait le nom de Potter, surtout Harry Potter et qu'il avait survécu à un AvadaKedavra. Il avait alors décidé de devenir le Héros que le monde Sorcier attendait. Il était un petit garçon, mais il n'avait pas eu le choix.
L'éclair sur son front ne le lui permettait pas.
À cause de cette décision de devenir ce qu'on attendait de lui, pour avoir une maison ; beaucoup de personnes oubliaient qu'il était intelligent. Non, il n'était pas un idiot ni un imbécile facilement manipulable. Il ne l'était pas et ne le serait jamais. Son désir d'avoir un foyer et d'avoir une famille l'avait poussé à devenir le Garçon-Qui-A-Vaincu. Il voulait avoir une famille et pas avec n'importe qui. Un jour en quatrième année, il avait fait une découverte non seulement bouleversante mais également extraordinaire. Cela faisait quelques mois qu'il se sentait attiré par un certain blond aux cheveux presque blancs. Il bataillait avec ses sentiments, à ce moment-là. Entre le fiasco avec Cho, et Ginny qui devenait de plus en plus insistante, il avait été très perturbé. Une nuit, alors qu'il se baladait dans la bibliothèque de Poudlard sous sa cape d'invisibilité, un livre était sorti de son étagère avant de tomber à ses pieds. Ce livre traitait de la sexualité dans le monde Sorcier. Il avait été surpris par ce qu'il y découvrit : la grossesse masculine ! Il avait été si bouleversé, si surpris de découvrir que les sorciers pouvaient avoir des enfants, soit grâce à une potion, soit lorsque celui qui féconde son partenaire était un sorcier très puisant. Et sans en comprendre la raison, il s'était imaginé avec Malfoy. Ce fut à partir de ce soir-là que son regard avait commencé à suivre Malfoy un peu plus longtemps que d'habitude. Il avait commencé à remarquer le blond. Son regard sur lui avait changé. Malfoy pouvait porter un enfant, son enfant, leur enfant. Ils pouvaient être une famille et construire un foyer. Il était devenu obsédé par cette idée. Draco pouvait être à lui. Ce fut la première fois qu'il avait un désir aussi puissant, outre celui de revoir ses parents.
Il s'était arrangé pour que Draco change de camp, bien qu'il l'aurait sauvé même s'il était devenu un Mangemort. Il était Harry Potter, rien ne lui était impossible (mis à part ressusciter les morts évidemment et transformer le métal en or !). Heureusement, il n'avait pas eu besoin d'user de son nom. Il ignorait pour quelle raison, mais Malfoy avait trahi son père pour devenir espion de l'Ordre. Cela avait arrangé ses affaires, le convaincant que l'aristocrate était fait pour lui. Harry était une personne obstinée et très patiente en amour. Il voulait Draco, alors il s'était intéressé à la culture des Sangs-Purs. Il avait compris que s'il voulait épouser Draco Malfoy (oui bien sûr, pour construire son foyer, il devait épouser Draco) il lui fallait disposer de biens afin d'assurer son train de vie. Il avait alors commencé à s'intéresser à la richesse des Potter. C'était également cela qui l'avait poussé à devenir le Héros et sauver le monde. Quand il avait hérité du 12 square Grimmaud, il avait engagé des archimages pour transformer cette maison sombre et peu chaleureuse, en une maison magnifique (digne d'un aristocrate) et accueillante (comme la maison de ses rêves). Il ne manquait plus que le mari et les enfants.
- Je suis libre
Oui, maintenant, il était libre de construire sa vie comme il l'entendait. Harry s'appuya contre le mur le plus proche du couloir. Il avait raté le cours de Potions, comme Draco. Il s'était éloigné de la Salle sur Demande avant de commettre l'irréparable en embrassant Draco sans son consentement. Il s'était esquivé dans le couloir de Poudlard en faisant bien attention à éviter les professeurs. Il gloussa de plaisir, il était libre ! C'était triste pour Draco, mais Harry était heureux que la personne qu'il aimait ne le lui rendît pas, cela lui laissait une chance. Le jeune homme brun passa la main dans ses cheveux en poussant un soupir : bien, comment allait-il séduire Draco ? Il l'avait si longtemps observé qu'il savait ce qu'il l'aimait et ce qu'il détestait. Il ne pouvait pas le couvrir de cadeau, il ne le prendrait pas bien. Il ne le croirait pas. Surtout dans ce contexte de tension entre les Serpents et les autres maisons.
- Hm, je devrais peut-être commencer par ça, chuchota-t-il dans sa barbe inexistante.
Il allait faire passer un mot à tous les élèves de Poudlard, si quiconque s'en prenait aux Serpentards, si quiconque s'en prenait à Draco Malfoy, cette personne aurait affaire à lui. Les tensions commençaient sérieusement à lui taper sur le système, ils étaient fin septembre, il n'allait pas supporter ça jusqu'à juin. Il soupira en se dirigeant vers la salle de cours de Métamorphose. En passant dans un couloir, il entendit des chuchotements et des gloussements. Il reconnut la voix de Ron et allait l'interpeller quand il entendit ce qui se disait entre son meilleur ami et la voix de l'autre garçon qu'il n'arrivait pas à reconnaître :
- Tu m'as manqué, murmura la voix de l'inconnu
- Oh s'il te plaît, on se voit tous les jours ! répondit Ron en gloussant.
- Ce n'est pas pareil, allez Ronny, rejoins-moi ce soir à la Tour d'Astronomie. Allez, j'ai besoin de toi ! Je n'ai pas eu ma dose de toi pour la journée.
Harry se rapprocha et jeta un coup d'œil discret et fut surpris de voir son ami roux adossé à un mur, emprisonné dans les bras forts de…Blaise Zabini ?! Woow, que se passait-il ? Comment avait-il pu passer à côté de ça ? Zabini se pencha en avant et prit les lèvres de Ron dans un baiser dévastateur. Harry vit son ami littéralement fondre dans les bras de son petit-ami. Le Survivant se fit la note mentale de cuisiner son ami et de lui faire payer le fait de ne pas lui avoir dit ce gros détail sur sa vie sentimentale et sexuelle. Il secoua la tête et continua son chemin avec un sourire.
- Comment vais-je réussir à le séduire ? Il est si borné ! se murmura-t-il en se grattant la tête.
Il devait y réfléchir sérieusement.
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Draco était agité, mais évidemment cela ne se voyait pas sur son visage. Plus tôt, dans la journée, quelqu'un l'avait rejoint dans la Salle sur Demande. Il savait que ce n'était pas possible, lorsque l'on fermait la salle, personne ne pouvait s'y introduire jusqu'à ce qu'elle ne soit à nouveau libre. Deux personnes pouvaient utiliser la magie de Poudlard : Dumbledore et Harry Potter. Le premier n'avait aucune raison de pénétrer dans la Salle sur Demande sans le réveiller et le deuxième ? Son cœur se mit à battre très fort. Oh non ! L'avait-il vu pleurer ? L'avait-il vu ? Il lança un regard vers la table des griffons, et croisa les yeux émeraudes de Potter qui le dévisageaient avec insistance. Il se figea, son sang pulsant de plus en plus vite. Il l'avait vu pleurer ! Il en avait la certitude !
- Draco ? Est-ce que tu vas bien ? lui demanda Blaise à qui rien n'échappait.
Il hocha la tête, ne faisant pas confiance à sa voix pour répondre. Il ne mangea pas, son estomac était trop serré pour cela. Harry lui sourit, un sourire lent qui cachait quelque chose. Son cœur faillit plonger lorsque le Survivant se leva, et se dirigea vers sa table. La Grande Salle plongea dans un silence halluciné lorsque Harry s'arrêta devant lui :
- Je dois te parler, Malfoy.
Il pâlit, il lui fallut tout son sang-froid pour répondre d'un ton froid et hautain :
- Et si je n'ai pas envie de te parler ?
Harry lui adressa un sourire lumineux, ses yeux pétillants et répondit :
- Alors, je laisserai échapper, tu sais quoi.
Draco eut un subtil mouvement de recul. Il crispa la mâchoire et s'apprêta à se lever lorsque Blaise prit la parole :
- Draco, as-tu besoin de moi ?
- Ne t'inquiète pas, je ne vais pas lui faire du mal ni quoique ce soit de ce genre. Je souhaite juste lui parler, sourit Harry en haussant les épaules.
- Alors pourquoi le menaces-tu ? insista le jeune homme noir dont les yeux noisette le perçaient avec suspicion.
Harry pencha la tête sur le côté, son sourire devenant de plus en plus étincelant.
- Vraiment ? J'ai fait ça ? Malfoy, t'ai-je menacé, moi ? dit-il sur un ton mielleux.
Draco se redressa de toute sa hauteur et lança un regard condescendant au Survivant :
- Personne ne me menace, Potter. Surtout pas toi ! cracha-t-il.
- Alors, tu ne vois aucun problème à me suivre ?
Draco se détourna d'un geste royal et sortit de la Grande Salle avec une dignité purement malfoyenne. Il ne vit pas le visage amusé de son homologue. Harry le suivit à l'extérieur. Ils se dirigèrent d'un commun accord vers le lac de Poudlard qui était entouré d'arbres qui se parèrent doucement des couleurs ocres de l'automne. Ils restèrent silencieux un moment, se contentant d'admirer le paysage.
- Qu'est-ce tu me veux, ô Saint Potter ? demanda Draco d'une voix sarcastique.
Intérieurement, il était excité comme une puce ! Oh par Merlin ! Harry lui parlait ! Harry lui parlait ! Cela faisait au moins deux semaines qu'ils ne s'étaient pas échangé un mot ! Ils étaient si proches ! Et seuls ! Pas de belette, ni de sang-de-bourde, ni la belette femelle dans les parages ! Il avait son Harry pour lui tout seul ! Comment pouvait-il faire durer le plaisir ? Comment ?
- Je ne savais pas que tu chantais, commença Harry sur un ton pensif.
- M'as-tu espionné ?! La Salle sur Demande était fermée pourquoi as-tu forcé l'entrée ?! s'exclama-t-il en faisant bien attention à insérer assez de venin dans sa voix pour qu'Harry n'entende pas le plaisir qu'il ressentait en dessous.
Harry parut gêné pendant un moment avant de répondre en détournant le regard :
- Je n'ai pas fait exprès.
- Attends, imaginons que ce soit une salle de bain que tu trouves fermé, aurais-tu forcé la porte ?! Ne connais-tu pas le principe d'intimité ?
Harry garda le silence en rougissant. Il supposa que c'était de honte. Draco leva les yeux au ciel avant de soupirer :
- J'oublie que je parle à un Gryffondor. Vous et votre satanée curiosité !
Il croisa les bras et cloua son regard dans celui de Harry et fût surpris par l'attention que celui-ci lui portait :
- Bien, que me veux-tu ?
S'il te plaît, ne dis rien, laisse-moi profiter de ta présence encore ! songea le jeune homme blond désespérément. Harry se détourna de lui et reporta son regard sur le paysage :
- C'est compliqué à dire. Je ne sais pas comment tu vas prendre ça…
Oui ! Prends ton temps ! Continue à hésiter !
- Je te veux, déclara abruptement Harry en se tourna vers lui, son regard vert émeraude plongé dans ses orbes grises métalliques.
Les genoux de Draco faiblirent, ce n'était que grâce à son éducation qu'il ne laissa rien filtrer de son état. Il croisa les bras sur sa poitrine afin de cacher les tremblements de ses mains :
- Est… Est-ce, hésita-t-il, est-ce une plaisanterie ?
Draco se tint encore plus droit, son visage fermé. Il lança un regard meurtrier à Harry. Il pensa à ce qu'il avait entendu dans les couloirs de Poudlard, que Harry sortait avec la belette femelle. Etait-ce une blague ? Pourquoi le Héros du monde sorcier déciderait de s'en prendre à lui de cette façon ? Bon, il avait été horrible avec lui pendant des années, même maintenant, il ne s'attendait pas à ce que Harry se venge de cette façon.
- Oh.
Harry parut surpris. Il se frotta la nuque d'un air gêné et demanda :
- Tu n'es pas gay ? J'aurai peut-être dû commencer par là…finit-il par marmonner.
- Quoi ?!
- Draco, je te veux et crois-moi, tu vas me vouloir aussi.
- Mais pourquoi tu me dis ça ?! s'étrangla l'aristocrate oubliant ses belles manières.
Harry croisa les bras sur sa poitrine, il ne semblait pas comprendre les réactions de Draco.
- Je veux sortir avec toi, je vais te donner envie de me dire oui, déclara-t-il encore, avec fermeté.
- Par Merlin, je vais te tuer !
Harry sourit, ses yeux verts luisants de joie. Il adorait lorsque Draco s'énervait. Etait-il masochiste un peu ? Il devrait se pencher sur la question lorsqu'il en aurait le temps. Il croisa les bras sur sa poitrine.
- Je ne comprends pas pourquoi tu es aussi fou de rage. Si tu ne veux pas de moi, interdis-moi de t'approcher et je ne le ferai plus.
- Mais… Mais, tu sors avec la belette fille !
- Ah ? Ginny ? Je ne le savais pas. Ça risque d'être compliqué, vu que je suis gay.
- Quoi… ?! bafouilla Draco difficilement.
- Ce ne sont que des rumeurs.
Draco secoua la tête, il avait les jambes tremblantes, si une brise venait à l'effleurer, il s'écroulerait sans grâce. Le Survivant haussa les épaules et recommença à le dévisager d'un air avide.
- La personne que tu aimes, commença le jeune homme aux cheveux noirs de jais.
- Hein ?
- Je vais te la faire oublier. Crois-moi. C'est tout ce que j'avais à te dire.
Il se détourna dans un mouvement de robe digne de Snape avant de retourner entre les murs de Poudlard. Draco se retrouva seul dans la douce brise d'automne, perdu face au comportement de Harry. Il se laissa glisser au sol, se serrant dans ses propres bras.
- Merlin, je ne comprends pas ce qui vient de se passer.
Venait-il de rêver ? Harry voulait-il de lui ? Était-ce un pari entre ces stupides Gryffondors ? Oh Merlin ! Que quelqu'un l'aide à y voir plus clair ! Il passa la main dans ses cheveux et se décoiffa sauvagement en poussant un gémissement. Il aimait Harry, mais il n'arrivait pas à concevoir que celui-ci puisse ressentir une attirance pour lui. Enfin, ce n'était pas comme ça que cela devait se produire. Il était censé passer le reste de sa vie à soupirer après un amour qu'il n'obtiendrait jamais. Il n'arrivait pas à croire que celui-ci fût possible. Harry devait plaisanter. Il devait se méfier, il avait trop peur pour se laisser faire sans rien dire. C'était un comportement qui n'était pas très digne d'un Gryffondor que de piéger quelqu'un, mais il avait tant d'ennemis maintenant dans l'école que plus rien ne l'étonnait. Même les « gentils Poufsouffles » lui voulaient du mal, alors bon.
- Je ne dois pas me laisser faire… c'est peut-être quelqu'un sous polynectar. Ça ne peut pas être Potter.
Il secoua la tête en se blottissant dans ses bras. Il ne dit rien lorsque, quelques minutes plus tard, Blaise vint le prendre dans ses bras.
- Tu as tout entendu ? chuchota le jeune aristocrate d'une voix faible.
- Hm, mais je suis le seul.
- Etait-ce réellement Potter… ? murmura-t-il en secouant la tête.
Il s'accrocha aux robes de Blaise qui le tint serrer dans ses bras. Celui-ci poussa un soupir avant de répondre :
- L'idée que tu lui plaises ne te vient pas à l'esprit, n'est-ce pas ?
Draco ne répondit pas et se contenta de fermer les yeux en blottissant son visage contre le torse de Blaise. Le jeune homme noir le connaissait depuis son plus jeune âge. C'était avec lui seulement qu'il se permettait de montrer ses faiblesses. Il ne le jugeait jamais et cela lui faisait du bien.
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Harry se cogna la tête contre le mur en pierre. S'il ne savait pas que Zabini sortait en secret avec son meilleur ami, il serait en colère. Très en colère. Draco, tendrement, blottit dans les bras du jeune homme noir, comment dire ? Il n'était pas sûr d'apprécier cela. Il serra la mâchoire en se rappelant la scène qu'il avait surprise plus tôt dans la matinée ; Ron et Blaise. Ils étaient ensemble. Cela lui demanda plus d'énergie et de force pour s'éloigner de Draco qu'il ne pouvait l'imaginer. Bien, grâce à cette petite confrontation, il avait pu s'apercevoir que Draco ne lui était pas insensible. Comment pouvait-il le séduire ? Il s'éloigna en secouant la tête. Il allait avoir besoin de Hermione. Alors qu'il revenait s'installer à la table des griffons, sa meilleure amie haussa un sourcil et Ron l'observa avec insistance.
- Toi, tu nous caches quelque chose, dit-il vicieusement à son ami en sachant que 'Mione allait se charger de sa vengeance.
Ron écarquilla des yeux et pâlit à vue d'œil en même temps, leur meilleure amie se tourna vers lui et lui lança un regard perçant.
- Ron, Ron, Ron, est-ce vrai ce que j'entends ? Tu nous caches quelque chose ? Non, tu me caches quelque chose ? murmura-t-elle d'une voix douce. Trop suave.
- Pourquoi tu as fait ça ? s'étrangla le jeune homme roux en se redressant brutalement de sa chaise.
- Ça t'apprendra à me mentir ! rétorqua Harry en plantant sa fourchette dans son morceau de viande.
Il haussa les épaules avec nonchalance alors que Hermione refermait ses doigts sur l'avant-bras de son ami. Celui-ci déglutit nerveusement alors qu'il se faisait traîner hors de la Grande Salle. Harry ricana face au visage en détresse de Ron. Bien fait pour lui. Alors qu'il allait se concentrer sur son assiette, une paire de seins apparut dans son champ de vision.
- Harry, roucoula Ginny en serrant ses bras contre sa poitrine afin de la gonfler.
Il soupira :
- Oui ?
- Ça te dirait d'aller boire un verre avec moi demain ? minauda la jeune fille en entortillant une mèche rousse autour de son index.
- Désolé, j'ai la dissertation de Potions à faire, répondit-il d'une voix neutre.
- Dis, Harry, tu m'en veux pour ce matin ?
Le Survivant secoua la tête, si seulement quelqu'un pouvait le sauver d'elle. Bon sang, il lui avait dit de toutes les façons possibles qu'il ne voulait pas d'elle. Dans quelle langue fallait-il qu'il lui dise pour qu'elle ne comprenne ? Il lui avait dit avant la Bataille Finale qu'il était gay et qu'il la considérait comme une petite sœur ce à quoi elle lui avait répondu : « Tu n'as pas goûté, comment peux-tu savoir que tu n'aimes pas les femmes ? ». Et depuis lors, elle tentait de l'attirer de toutes les manières possibles. Il en avait parlé avec Ron bien entendu, mais celui-ci ne pouvait rien faire pour l'attitude de sa petite sœur. Harry poussa un soupir en se levant. Il allait quitter la table pour la deuxième fois du repas lorsque la jeune femme lui saisit l'avant-bras :
- Pourquoi tu ne veux plus me parler, Harry ? Qu'est-ce que je t'ai fait ? lui demanda-t-elle avec une voix enfantine en faisant une adorable moue boudeuse.
- Ginny, je suis vraiment désolé, mais je ne suis pas d'humeur. Si seulement tu peux comprendre ce que j'essaye de te dire depuis au moins deux ans !
Il ôta sa main de son avant-bras et quitta la Grande Salle en passant devant la table des professeurs. Dumbledore lui adressa un petit geste du menton et Snape lui lança un regard meurtrier. Pourtant, il s'entendait bien avec son professeur de Potions depuis qu'il avait découvert son statut d'espion et tout ce qu'il avait fait pour lui sauver la vie. Mais celui-ci avait toujours un caractère exécrable, comme son filleul. Et Harry trouvait cela adorable. Évidemment, c'était une pensée qu'il ne dirait jamais à voix haute, il tenait encore à sa vie. Au moment où il allait s'en aller, Snape l'arrêta d'un ton sec :
- Potter !
Il fut médusé de trouver son professeur juste derrière lui et pour cause, celui-ci ne lui adressait que très rarement la parole et souvent, c'était pour le rabaisser :
- Oui ? Que puis-je faire pour vous monsieur ?
Snape le regarda comme s'il était une mauvaise herbe et lui fit signe du menton de le suivre et partit dans un tourbillon de cape. Harry se retint de glousser et suivit l'homme sombre jusqu'aux cachots. Le professeur de Potions s'installa à son bureau en poussant un soupir.
- Fermez la porte., déclara-t-il sèchement.
Il obéit et attendit. Snape l'observa de son regard noir et froid :
- Quelles sont vos intentions concernant mon filleul ? finit-il par demander sur un ton caustique.
- Euh…
- Si tu souhaites jouer avec lui comme tout Potter qui se respecte, je te jure que tu vas commencer à faire attention à tout ce que tu manges à partir d'aujourd'hui !
Snape s'était relevé et avait basculé dans le tutoiement sans aucune hésitation pour le menacer. Une aura noire l'entourait et il le fusilla du regard. Harry déglutit et se dit qu'il n'avait pas le choix que de dire la vérité :
- Je veux l'épouser ! s'exclama-t-il en levant les mains en l'air en signe de défense.
- L'épouser ?! demanda le professeur avec stupéfaction.
Harry rougit et baissa les yeux d'un air gêné, c'était la première fois qu'il avouait son désir à voix haute. Son visage chauffa sous le regard incrédule de Snape :
- Pour l'instant, il ne le sait pas, mais je veux d'abord sortir avec lui et lui demander de m'accompagner au bal d'Halloween, murmura-t-il en devenant de plus en plus rouge.
Severus Snape l'observa avec une certaine stupéfaction. Il se mordit l'intérieur de la bouche en se renfrognant. Alors comme cela, Potter éprouvait quelque chose pour son filleul ? C'était parfait ! Potter l'ignorait, mais il avait sauvé la vie de Draco. Si celui-ci n'avait pas été amoureux de lui, il n'aurait jamais trahi Lucius et se serait retrouvé à Azkaban à vie. Comme son père. Draco avait refusé de tuer Dumbledore, car celui-ci comptait pour Harry. Il avait rejoint l'Ordre afin de se rapprocher de l'être aimé et pendant ce temps ce crétin de Potter ne le voyait pas. Mais peut-être n'était-il pas aussi aveugle qu'il le laissait paraître.
- Depuis combien de temps es-tu amoureux de Draco ? voulut savoir Snape.
Harry haussa les épaules et répondit sincèrement :
- Hmm, depuis ma quatrième année, je dirais ? Mais peut-être l'aimais-je déjà depuis longtemps…
Draco ne pensera jamais que tu l'aimes, il pense être impardonnable et qu'il ne mérite pas le bonheur, songea Snape en secouant la tête, il déclara d'une voix froide :
- Il va te falloir beaucoup de courage.
- Pourquoi ?
- Je sais que tu as eu une enfance difficile avec les moldus qui t'ont élevé. Il faut que tu comprennes que Draco a grandi sans amour également. Il avait tout, mais il n'a jamais connu l'amour parental. Pour lui, il est impossible qu'on l'aime pour ce qu'il est réellement. Même s'il venait à t'aimer, il ne te laissera pas l'approcher facilement.
Harry hocha la tête, il avait bien remarqué que Draco avait eu du mal à comprendre qu'il voulait de lui. Il savait ce que c'était que de grandir sans amour, mais il avait rencontré la famille qui lui avait donné en centuple l'amour qu'il avait manqué durant son enfance. Et il avait eu des amis qui lui avait appris ce qu'être aimé voulait dire.
- Je suis parfait pour Draco. Il ne doit aimer une seule personne sur cette terre et ça sera moi. Je suis sa destinée, répondit-il. Son regard s'enflamma, l'aura de sa magie l'entourant.
Il remercia son professeur et quitta son bureau. Il commença à avoir une idée de comment s'y prendre avec lui.
Severus passa la main dans ses longs cheveux noirs en poussant un soupir désespéré. Il était toujours aussi déconcerté de voir que Potter était aussi puissant. Il se demanda si son filleul allait saisir la chance d'être avec la personne qu'il aimait.
- C'est étrange, mais ce que tu viens de dire à Harry s'applique également à toi ! Pourquoi tu ne veux pas être à moi ? Severus sursauta et se retourna violemment vers le coin sombre d'où provenait la voix de Lupin.
- Qu'est-ce tu fais là, sale cabot ?
Remus sortit de l'ombre en caressant sa moustache. Il afficha un sourire canaille à Severus et s'approcha de lui d'une démarche prédatrice.
- Mon amour, est-ce ainsi que tu me parles ? susurra-t-il en se penchant vers son fiancé avant de lui ravir la bouche d'un baiser vorace.
Le professeur de Potions fondit dans les bras de son homme et se laissa faire dans un gémissement sourd. Décidément, il détestait vraiment ces saletés de Gryffondor qui ne l'écoutaient jamais ! Surtout les Maraudeurs.
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Ron ne lui avait pas adressé la parole pendant trois jours entiers. Hermione lui en avait fait voir de toutes les couleurs, lorsqu'il était revenu de sa discussion avec elle, il était aussi écarlate que ses cheveux et elle arborait un sourire satisfait des plus malsains. Harry avait frissonné, reconnaissant de ne pas être à la place de son ami. De son côté, il n'avait pas avancé avec Draco, il lui avait laissé de l'espace. Cependant, il avait terminé de mettre en place la phase une de son plan. Ce matin, au réveil, il était tout excité. Cette journée allait être fantastique ! Ron lui lança un regard soupçonneux alors qu'il faisait son lit en chantonnant d'une voix excessivement fausse. Il avait hâte d'être au petit-déjeuner.
- Qu'as-tu encore fait ? voulut savoir son ami en plissant des yeux.
- Moi, rien, fredonna joyeusement le jeune Héros.
- Ne me dis pas que tu as piégé le siège de Snape ! s'exclama Ron en pouffant gaiement.
- On a plus l'âge, Ron ! lança leur ami Dean en sortant de la salle de bain.
- Pff ! soupira le jeune homme roux en roulant des yeux.
Harry continua à gazouiller des paroles inintelligibles d'une voix horriblement fausse, réveillant ainsi le reste de ses camarades qui lui lancèrent leurs oreillers à la tête pour le faire taire.
- Les gars, j'espère pour vous que vous êtes réveillés ! s'exclama la voix de Hermione depuis les escaliers qui menaient à leur dortoir.
Des « Oh, non, pas elle ! » furent grogné avant que le reste du dortoir ne se traîne à la salle de bain. Harry rejoignit sa meilleure amie d'un pas léger et avec un grand sourire.
- Tu es bien trop joyeux pour un matin, toi ! lui lança-t-elle sur un ton suspicieux.
Il haussa les épaules et lui adressa un sourire éclatant :
- C'est aujourd'hui ! répondit-il simplement.
Elle resta silencieuse un moment avant d'écarquiller les yeux et un sourire s'épanouit sur ses lèvres rosées :
- Ooooh, je vois ! Faut pas trainer alors ! sourit-elle avant de le tirer hors de la salle Commune des Gryffondor.
Il devait impérativement arriver à la Grande Salle avant Malfoy. Ils pénétrèrent dans la Grande Salle et s'installèrent de sorte à ce qu'ils puissent avoir la table des Serpentards de face. Il était impatient. Il se força à se calmer et attendre. Finalement, Draco pénétra dans la Salle accompagné de ses trois amis. Leur regard se croisa et Draco se détourna de lui et alla s'installer. Lui tournant délibérément le dos. Harry se contenta de sourire. Hedwige survola la Grande Salle, une boite en carton emballé accroché à ses pattes. Elle le déposa devant Draco et s'envola retrouver son compagnon : Harry Potter. Toute la Grande Salle avait reconnu la chouette du Garçon-Qui-A-Vaincu, il eut un silence expectatif.
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Draco avait été agité pendant les trois derniers jours, il s'était terré dans sa chambre de préfet tout le week-end, alors ce lundi matin, il n'était franchement pas d'humeur. Mais vraiment pas. Lorsqu'il pénétra dans la Grande Salle, le fait de croiser le regard insistant de Harry l'avait rendu encore plus grognon. Il était toujours persuadé que le jeune homme jouait à un jeu avec lui et il trouvait cela cruel. Il s'installa délibérément de dos dans une attitude totalement snob. Alors qu'il s'apprêtait à se servir de son petit-déjeuner, la chouette du Survivant atterrit devant lui et lui livra une boite en carton rectangulaire enveloppé dans du papier cadeau d'un vert magnifique. Il eut un silence lorsque la chouette s'envola. Il se tendit, que contenait cette boite ? Il n'avait pas particulièrement envie de l'ouvrir pour le savoir. Pansy lui donna un coup de coude, lui faisant signe de cesser ce suspense insoutenable. Draco se tourna doucement vers Harry qui lui adressa un grand sourire brillant. Méfiant, il refit face au cadeau et d'une main qui se voulait ferme (mais qui tremblait) il tira sur le ruban vert émeraude qui se défit dans un doux bruissement. Il ôta le papier dans un geste gracieux, dans le silence de la Grande Salle, il avait la sensation de faire autant de bruit qu'un hippogriffe en train de manger. Il ôta le couvercle de la boîte après avoir marqué une pause. Une petite note s'envola hors de la boîte, suivie par toute une partition qui l'entoura et la voix qui jaillit était reconnaissable entre toutes. Une note de piano s'éleva dans l'air et la voix commença à chanter d'une voix rauque et terriblement sexy.
No limit in the sky
That I won't fly for ya
No amount of tears in my eyes
That I won't cry for ya, oh no
With every breath that I take
I want you to share that air with me
There's no promise that I won't keep
I'll climb a mountain, there's none too steep
Il se tourna vers Harry les yeux écarquillés de surprise. La chanson continua dans le silence de la Grande Salle. Draco en était tout tremblant.
When it comes to you, there's no crime
Let's take both of our souls, and intertwine
When it comes to you, don't be blind
Watch me speak from my heart
When it comes to you, comes to you
Draco se tourna vers Blaise qui le regardait avec une certaine satisfaction. Ne pouvait-il pas imaginer plaire au Héros du monde sorcier ? Ne pouvait-il pas lui laisser une chance de le séduire ? Mais il l'aimait déjà ; Harry n'avait pas besoin de le séduire ! Cependant, il n'avait pas assez confiance en lui pour croire que le jeune homme le plus convoité du monde Sorcier puisse vouloir de lui. Non, ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas l'aimer, ni être attiré par lui. Pas après tout ce qu'il avait fait. Pas après tout le mal qu'il lui avait affligé.
Want you to share that
(When it comes to you)
Pas après toutes les insultes. Pas après les horreurs qu'il lui avait jeté à la figure pendant six longues années.
Cupid ain't a lie
Arrow got your name on it, oh yeah
Don't miss out on a love
And regret yourself on it, oh
Open up your mind, clear your head
Ain't gotta wake up to an empty bed
Share my life, it's yours to keep
Now that I give to you all of me, oh
En avait-il le droit ? Il s'était préparé à passer le reste de sa vie seul, à disparaître de la vie de Potter après leur diplôme. En avait-il seulement le droit ? Il croisa le regard de Blaise qui lui adressa un sourire encourageant en lui faisant le geste de se tourner vers Harry.
When it comes to you, there's no crime
Let's take both of our souls, and intertwine
When it comes to you, don't be blind
Watch me speak from my heart
When it comes to you, comes to you
Il se redressa, il devait fuir. Il ne pouvait pas supporter plus. Tous ces regards de haine, ce silence oppressant et le sourire émerveillé de Harry lui faisait peur.
Want you to share that
(Share) When it comes to you
Want you to share that
S'il lui avouait ses sentiments, qu'adviendrait-il ensuite ? Il n'était pas prêt à faire face à la haine de toute la communauté sorcière. Il n'était pas prêt et ne le serait peut-être jamais. Et si Harry plaisantait ? Il n'avait rien à perdre lui ! Draco risquait gros il risquait son cœur et sa vie dans cette histoire.
When it comes to you, there's no crime
Let's take both of our souls, and intertwine
When it comes to you, don't be blind
Watch me speak from my heart
When it comes to you, comes to you
Les notes cessèrent tout doucement, emportant la voix rocailleuse et sensuelle de Harry loin de lui. Il se retrouva seul, débout, dévisageant Harry dans le silence assourdissant de la Grande Salle. Tout le monde avait les yeux rivés sur lui et sur le Survivant. Il fit la première chose qui lui vint à l'esprit, qui était totalement indigne de son rang : il s'enfuit. Il s'enfuit comme le lâche qu'il était. Il n'était pas courageux et ne le serait jamais. Il savait que si c'était une plaisanterie de la part de Harry, il ne s'en remettrait pas. Son cœur ne survivrait pas. Alors il fuit. Sortant de la Grande Salle au pas de course en direction de la salle commune des Serpentards. Il ne comprenait pas pourquoi sa vision était floue.
Quelqu'un le saisit par le bras, le stoppant dans sa course, il se retourna, prêt à riposter, se figea. Harry le dévisageait avec un air inquiet.
- Pourquoi tu as fait ça ? demanda-t-il sur un ton misérable et défait.
Il était loin le Serpentard snob, vaniteux et qui avait un sang-froid digne d'un iceberg. Draco se fichait de son image à l'heure actuelle, il voulait juste se réfugier dans sa chambre pour pleurer en paix.
- Je ne pensais pas que ça te mettrait dans cet état. Sinon, je ne l'aurais pas fait, répondit tranquillement le jeune homme brun en haussant les épaules.
D'un geste, Harry les engloba dans une bulle de silence, les coupant ainsi du reste du monde.
- Vas-tu continuer à me ridiculiser devant tout Poudlard ?! Je sais que j'ai été horrible avec toi, mais c'est cruel de faire semblant de me séduire ! C'est ignoble !
Il ne pouvait plus arrêter de pleurer maintenant.
- S'il te plaît, lâche-moi, tu en assez fait. S'il te plaît, murmura-t-il en tentant de sortir son avant-bras de la poigne de Harry.
- Tu es tellement bouché, ce n'est pas croyable, grogna celui-ci en le rapprochant de lui et le serrant contre sa poitrine avec délicatesse comme s'il était l'être le plus précieux au monde.
Il savait qu'il devait s'éloigner de cette douce étreinte, mais il n'y parvenait pas. Il était trop bien, dans les bras de Harry qui le serrait contre son torse ferme et chaud. Celui-ci posa son menton sur sa tête et poussa un soupir avant de chuchoter d'une voix suave :
- Je suis désolé, je pensais que comme tu aimes la musique, te faire une déclaration musicale serait beaucoup mieux que te parler.
D'une large main, il caressa le dos de Draco tendrement et continua :
- Je ne cherche pas à te ridiculiser ; je veux que tu m'aimes.
Draco ne répondit pas, il referma ses bras autour de la taille de Harry, les mains tremblantes. Il renifla sans grâce, il s'en fichait de toute façon. Du moins, pour le moment. Il aurait le temps de se fustiger plus tard.
- C'est vraiment toi qui a chanté ? finit-il par demander.
- Absolument pas, je chante comme un pied, j'ai lancé un sort chantebien, gloussa Harry en le serrant contre lui.
Draco renifla de nouveau en se retenant de rire. Harry le repoussa doucement et prit son visage dans ses mains et plongea son regard émeraude dans ses yeux gris métallique :
- Donne-moi une chance pour te prouver que je ne me moque pas de toi. Je te veux.
Harry poussa un soupir en posant son front contre celui de l'héritier Malfoy.
- Laisse-moi la possibilité de te séduire. Je t'en prie.
Ils se dévisagèrent pendant un moment, Harry espérait que Draco pourrait voir sa sincérité dans son regard et lui accorder le bénéfice du doute. Le jeune homme blond déglutit avant de répondre d'une toute petite voix étranglée en hochant la tête :
- D'accord.
Harry poussa un cri de joie avant de le saisir par la taille et de le soulever dans les airs comme s'il ne pesait rien, avant de ravir ses lèvres dans un baiser tendre. D'une main délicate, il inclina la tête de Draco en arrière avant d'accentuer le baiser. Ils frémirent de la tête aux pieds tant ce premier baiser était électrisant. Sensuellement, Draco caressa le torse de Harry, qui poussa un soupir de contentement. Leur souffle se mêlait, créant une bulle de suavité qui les entourait, les coupant plus encore du monde que la bulle de silence. Ils se détachèrent l'un de l'autre, les joues rouges, le souffle court, les paupières lourdes de plaisir :
- Je suis désolé, j'aurai dû te demander si tu étais d'accord avant de t'embrasser, soupira Harry d'une voix rauque.
Draco secoua la tête, tentant de reprendre sa respiration, les lèvres rouges et gonflées par le baiser.
- Je crois que je vais adorer te séduire.
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Et voilà pour ce chapitre ! Je trouve qu'il est long et lent mais ça permet de voir l'état d'esprit de Harry ! C'est comme ça que je le vois, je ne sais pas ce que vous en pensez, n'hésitez pas à me mettre une review pour me faire part de vos impressions ! Kissu 3
