~ Look What You Made Me Do ~
Hey ! Voici le chapitre 3 ! Vous avez compris 😉 cette fois-ci c'est la chanson de Taylor Swift que je vais utiliser ! Et par la barbe de Merlin, vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à suivre cette histoire ! Ah oui, et je prenais également des vacances ! Désolée pour l'attente ! Héhéhé~ Amusez-vous bien !
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sinon, ils auraient fini ensemble dans les livres)
Résumé : Draco avait toujours été amoureux du Survivant, depuis la première fois qu'il l'avait vu. Cet amour était ancré en lui, mais il savait qu'Harry ne lui appartiendrait jamais. Jamais. Alors pour que celui-ci garde un souvenir de lui, il s'en était fait un ennemi. On n'oublie jamais un ennemi. Les méchants n'avaient pas de Happy Ending. C'était ce qu'il croyait jusqu'à ce jour dans la Salle sur Demande qui allait tout changer. Attention MPREG/ scènes explicites !
Note de l'auteur : Je ne te dirai jamais assez : Merci Chocobi6 de Corriger les chapitres au dernier moment, tu es géniale ! Des cœurs !
Kissu :3
ShiyaMiam :3
~ Chapitre Trois : Le Plan ~
Elle n'entendait pas ce qui se passait, voir était largement suffisant. Harry qui prenait ce sale Serpent dans ses bras. Harry qui semblait le supplier. Harry qui lui caressait les joues d'une main douce. Harry qui le soulevait dans ses bras, Harry qui échangeait un tendre baiser avec cette abomination ! Et les chuchotements des élèves de Poudlard, ceux qui avaient suivi le couple inattendu, ceux qui avaient tout vu à défaut d'entendre. Ils avaient compris, ils se tournaient vers elle, chuchotant, murmurant, ricanant. Oui, elle avait menti en répandant la rumeur comme quoi elle était la fiancée de Harry. Et Harry qui montrait à tous que son intérêt n'allait pas vers elle, mais vers ce …ce…Ce monstre ! Elle serra les poings en tremblant de rage. Harry était à ELLE ! Elle était amoureuse de lui depuis leur première rencontre, il l'avait sauvée dans la Chambre des Secrets, ils s'étaient rapprochés au fur et à mesure du temps et des épreuves. Il l'avait réconfortée à la mort de Fred, il avait dormi avec elle pendant cette période ! Cela voulait dire quelque chose non ?! Ne l'avait-il pas embrassée un soir d'été ? Le visage rougit de Draco Malfoy lui donnait des envies de meurtre. Elle en tremblait de rage. Elle se détourna de cette scène écœurante. Ils venaient de gâcher sa journée. Malfoy avait certainement ensorcelé Harry. Sinon, celui-ci aurait vu quel monstre était ce Serpent. Elle allait le sortir de là, parce que Malfoy avait peut-être évité la prison à vie, mais elle savait qu'il était coupable.
Elle ne voulait pas s'avouer que Harry le préférait à elle. Bon sang, elle avait été présente à chaque moment difficile de sa vie depuis qu'elle était entrée à Poudlard. Elle traversa les couloirs du collège d'un pas rageur. Elle allait reprendre ce qui lui appartenait. Elle allait le reprendre, et par la force s'il le fallait. Alors qu'elle se dirigeait vers son cours de Métamorphose, elle effaça la rage de son joli visage. Il était important qu'elle conserve son image. Oh oui, elle allait détruire Malfoy.
O*O*O*O*O
Un Malfoy ne laissait pas ses sentiments le submerger comme le dernier des Poufsouffles. Un Malfoy était un iceberg, avec un mur de plusieurs kilomètres d'épaisseur autour de son cœur. Un Malfoy ne laissait rien transparaître. Rien, pas un sourire, pas une étincelle de joie. Alors par la barbe de Merlin, pourquoi était-il rouge d'embarras et se cachait-il sous la couette comme une pré-adolescente ayant échangé un baiser avec son premier amour ? En fait, c'était vraiment son premier baiser avec son premier amour ! Alors il avait toutes les raisons du monde de se conduire comme une jouvencelle.
- Merlin, je suis ridicule ! chuchota-t-il, ses mains encadrant ses joues qui semblaient figées dans la couleur rouge depuis cette magnifique matinée.
- Oui, tu l'es ! ricana la voix traînante de Blaise.
Il entendit les gloussements de Pansy et de Théo qui pénétraient également dans sa chambre.
- Laissez-moi ! grogna-t-il en enfonçant son visage dans son oreiller.
- Alors toi et Potter, hein ? lança Théodore en riant.
- Tais-toi !
- Ooooh, la sérénade qu'il a chantée. Tout Poudlard ne parle que de ça et du baiser. Tout le monde a vu le baiser, ricana Pansy en se jetant à ses côtés sur le lit.
Draco poussa un soupir émerveillé en se rappelant de ce moment des plus féerique ! Avant de gémir en sortant la tête de sous l'oreiller. Venait-il réellement d'utiliser le terme « féerique » ?
- Et si je me faisais empoisonner par des élèves jaloux ? Et si c'était un piège des élèves de Poudlard ? Et si c'était une hallucination ? Oh, est-ce vraiment arrivé ? demanda-t-il d'une voix qui devenait de plus en plus hystérique.
Il se redressa dans le lit, se mit à genoux, saisit la robe de sorcier de Blaise et le tira vers lui. Son sort était fixé : il était en train de devenir Poufsouffle. Tout était fini pour lui !
- Et si c'était quelqu'un sous polynectar ? Et si c'était une blague ? Que vais-je dire à ma mère ?
- Ok, ok, ok ! lança Blaise avec un petit sourire en le repoussant d'un doigt sur son front. Tu te calmes. Respire, ok ? Cesse donc de jouer la Drama Queen.
- On a tous vu, c'était bien Potter. C'était sa chouette et c'était sa signature magique sur le paquet cadeau, le rassura Pansy en lui frottant la tête.
- Et puis, tu sais bien que personne ne va s'attaquer à toi ! En t'embrassant devant tout le collège, Potter a fait une déclaration publique. (Théo prit une voix de stentor et déclara en gonflant sa poitrine) : « Draco Malfoy est à moi, si vous le touchez, je vous ferai déguster les pissenlits par les racines, ah ah ah ah ! »
Draco se retint de ricaner il était rare que Théo fasse le pitre. C'était un jeune homme très intelligent et qui était assez solitaire. Ils étaient devenus amis pendant la guerre. Avec ses yeux bleus et sa silhouette filiforme, on ne croirait pas qu'il s'était battu comme un beau diable pour lui sauver la vie. Théo lui adressa un sourire tout en fossettes avant de s'installer sur le lit à côté de lui.
- Bon, clairement, c'était le vrai Harry, qu'est-ce qu'il t'a dit dans la bulle de silence ? voulut savoir Pansy, toute excitée.
Draco soupira et se redressa dans son lit encore une fois. Il devait cesser de se conduire comme le dernier des abrutis. Il était un Serpentard que diable ! Il faisait honte à sa maison en se conduisant comme un Poufsouffle.
- Je ne sais pas trop ce qu'il attend de moi. J'attends de voir. Après tout, je ne sais pas ce qu'il a derrière la tête.
Blaise s'installa dans le fauteuil devant la cheminée et croisa les jambes dans un geste gracieux.
- Je vais tenter d'en savoir plus en passant par Ron, dit-il au bout d'une minute de pause.
- Depuis quand t'entends-tu avec la belette ? l'interrogea Pansy en penchant la tête de côté, ses cheveux blonds suivirent le mouvement.
- Depuis que je couche avec, répondit tranquillement le jeune homme noir en haussant un sourcil.
Ses amis se tournèrent vers lui, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte par sa révélation.
- Oh, s'il vous plaît, c'est pourtant facile à voir, grogna-t-il en levant les yeux au ciel.
- Mais, mais, il n'était pas avec la Sang-de-bourde ?
- Pansy, on n'utilise plus cette expression, fit remarquer Théodore en sortant un livre de sa poche.
La jeune femme leva les yeux au ciel en poussant un soupir d'exaspération. Tsss, avec la défaite de Vous-Savez-Qui, ils ne pouvaient plus employer certains termes qui pour elle illustraient parfaitement bien ses propos.
- Ouais, la née-moldue, si tu veux.
- Eh bien, c'est politiquement plus correct, répondit le jeune homme avec un sourire. N'est-elle pas adorable d'ailleurs ?
- Les gars, mais qu'est-ce que vous avez avec les Gryffondors ? !
Draco observa Théo avec plus d'attention, il plissa ses yeux mercure face au comportement de Théodore qui continuait à lire tranquillement son livre.
- Attends, si je comprends bien : Blaise couche avec la belette, et toi, tu craques sur la née-moldue ?
- Es-tu au courant que si tu sors avec Potter, il va te falloir apprendre le nom de ses ami.e.s ? lui fit remarquer Pansy en penchant la tête sur le côté.
Blaise ricana en croisant les bras sur sa poitrine. Draco roula des yeux en soupirant.
- Ron est plus intéressant qu'il n'y paraît et c'est une bête de sexe, répliqua le jeune homme noir avec un sourire pervers.
- Hermione est si intelligente, courageuse et extrêmement belle. Bon sang, avez-vous vu ses cheveux ? Une véritable lionne ! Je trouve ça séduisant, répondit Théodore d'une voix calme.
Draco s'en retrouva sans voix. Ses amis qu'il pensait bien connaître, avaient des secrets qu'ils ne partageaient pas avec lui. Cependant, c'était normal, ils étaient des Serpentards. Ils respectaient leur intimité et gardaient leur secret. C'était dans leur éducation.
- Ça fait combien de temps que tu sors avec « Ron » ? Tu ne sors avec personne ! Tu couches et tu jettes avant de passer à autre chose ! demanda Pansy avec un sourire intéressé.
- Depuis assez longtemps, répondit-il de façon laconique.
La jeune femme blonde leva les yeux au ciel en poussant un soupir, exaspérée.
- Dis donc, tu nous poses des questions sur notre vie sexuelle et sentimentale et tu ne nous dis rien te concernant ? Qui crois-tu avoir en face de toi ? grogna Draco à Pansy, heureux que l'attention ne soit plus braquée sur ses sentiments.
La jeune femme haussa les épaules dans un geste nonchalant.
- Je vis vos vies sentimentales par procuration, chéris, répondit-elle avec un sourire impertinent.
- Menteuse.
- Serpentarde, répliqua-t-elle en se redressant dans un tourbillon de robe sorcière.
Elle quitta sa chambre d'une démarche dansante et la porte claqua derrière elle. Les garçons s'échangèrent un long regard éberlué face à l'étrange comportement de leur amie.
- Elle cache quelque chose…murmura-t-il
- Certainement, acquiesça Théo en relevant les yeux de son livre.
- Définitivement, approuva Blaise en décroisant les bras.
O*O*O*O*O
Sa journée avait été fantastique ! Eh bien, commencer sa journée en embrassant Draco Malfoy était définitivement une excellente façon de débuter une journée. Il osait espérer que cela serait le cas jusqu'à la fin de sa vie. Il se voyait déjà le jour de leur mariage, à la naissance de leurs enfants ! Les Malfoys n'avaient qu'un seul héritier par génération, il trouvait cela assez triste lui voulait avoir au moins trois enfants, ou quatre. Il saurait convaincre Draco de porter tous leurs enfants ! Oh, il avait hâte d'être un adulte ! Une minute, selon la loi sorcière, il était déjà majeur, mais c'était jeune pour être parent à 17 ans. À la fin de l'année, ils auraient 18 ans, il pourrait demander Draco en mariage. Peut-être devraient-ils vivre ensemble pendant au moins un an avant de se marier, pour voir si tout se passait bien entre eux ? Lui savait que Draco était l'homme de sa vie, mais le jeune aristocrate savait-il que Harry était fait pour lui ? Aaaah, si leurs enfants ressemblaient à Draco, ils seraient trop mignons ! Il avait hâte, il ne pouvait pas attendre !
- Harry, je t'entends penser ! Et c'est trop tôt de désirer le voir enceint ! lui fit remarquer sa meilleure amie en grattant sur son parchemin.
- Mais…commença-t-il
- Tu ferais mieux de réviser ! Je te rappelle que les partiels sont pour bientôt !
Harry croisa les bras sur sa poitrine avec une mine renfrognée. Hermione poussa un soupir avant de lui lancer un regard agacé :
- Je croyais que tu voulais impressionner Draco ? Hm ? Je te rappelle que c'est le meilleur élève de Poudlard- après moi bien sûr, -le meilleur en Potions et vu tes notes médiocres en cette matière, je doute que Snape te laisse épouser son filleul.
- Mais tu es censée être de mon côté ! répondit-il sur un ton bougon.
Elle haussa les épaules avant de reporter les yeux sur le parchemin qu'elle était en train de remplir.
- Je ne fais qu'énoncer la réalité. Tu m'as dit vouloir être parfait pour Draco, eh bien, il faut que tu obtiennes un Optimal aux ASPICs.
Elle releva les yeux vers lui et avec un sourire compléta :
- C'est pour cela que je t'aide n'est-ce pas ?
- Tu es insupportable, tu as de la chance que je t'aime, répliqua Harry sur un ton grognon en reportant son attention sur son cours de l'histoire de la magie.
- Ne t'inquiète pas, lorsque je mettrai la main sur Ron, il va pleurer aussi, sourit-elle d'un air angélique.
Il en frissonna pour son ami. Il ne comprenait pas comment il avait pu oublier leur RDV à la bibliothèque pour réviser. À tous les coups, il devait être avec son amoureux et avait manqué l'heure. Ah Ron, comment peux-tu être tant suicidaire ? songea-t-il en reprenant sa dissertation. Il suspendit son geste et leva les yeux vers Hermione :
- Dis-moi, pourquoi as-tu accepté de revenir à Poudlard ? Je ne t'ai jamais posé la question, remarqua le Héros du Monde Sorcier.
Hermione posa sa plume dans son encrier et pencha la tête sur le côté, réfléchissant :
- Je…ne pouvais m'éloigner, tu comprends ? Quand nous sommes partis à la recherche des Horcruxes, ce n'était que nous trois contre tous. Et cela pendant très longtemps. Ne pas revenir, c'était comme me couper d'une partie de moi. C'est difficile d'être de retour à Poudlard, on a perdu des amis ici, mais je ne pouvais pas ne pas revenir.
Elle haussa les épaules comme si elle ne savait pas comment expliquer cela autrement. Son regard dans le vide, elle poussa un soupir :
- Je comprends, la rassura-t-il simplement. Poudlard est notre maison et la raison pour laquelle on s'est battus
- Ce n'est pas Draco qui t'a motivé ? le taquina-t-elle avec son sourire mutin.
Il gloussa, heureux de la voir sourire de nouveau. Il posa sa main sur la sienne et serra doucement ses doigts et murmura :
- Je suis heureux que tu sois là 'Mione. Ron et toi êtes ma famille. Jamais, tu m'entends, jamais je ne voudrais être loin de vous, vous êtes ma famille. Je me suis battu pour vous aussi. N'en doute jamais.
- Je sais, sourit-elle en posant sa main sur la sienne.
Ils se sourirent en se regardant dans les yeux avec amour.
- Il n'empêche que je vais en faire baver à cet idiot de rater une heure de révision.
Harry ricana avant de lui demander de ne pas être trop dure avec leur ami. Elle lui adressa un petit sourire avant de dire :
- Tu penses que Blaise l'aide à faire son deuil de Fred ?
Harry haussa les épaules en levant les yeux au plafond. Il ne savait pas trop, Ron ne leur parlait plus de ses sentiments depuis un certain temps. La fin de la Guerre avait été si inespérée, et les pertes lourdes. Il avait fallu du temps à tous, mais tout cela était si frais. Ginny devenait de plus en plus agressive car elle peinait à faire face à sa douleur, Ron se renfermait, Hermione contrôlait très mal sa colère et lui ne dormait plus. Trop de choses s'étaient passées et ils avaient eu bien trop peu de temps pour s'en remettre.
- J'espère. J'espère qu'il lui permet d'être lui-même, répondit-il en fronçant les sourcils.
Ils retournèrent à leurs devoirs dans un silence confortable. Harry se focalisa sur son objectif premier : réussir ses examens afin d'entrer à l'école des Aurors. Il ne pouvait pas rater cela. Il avait tout planifié et pour être parfait pour Draco, l'échec n'était pas acceptable. Oh, et plus vite, il aurait fini, plus vite, il pourrait aller voir Draco !
O*O*O*O*O
Draco se réveilla tout doucement. Il prit un certain temps avant de se tourner dans son lit. Il ferma fort les yeux, saisit sa baguette qui ne le quittait jamais et alluma une douce lumière dans sa chambre. Et il les vit. Il ne savait pas comment Harry faisait, ni comment celui-ci faisait pour entrer dans sa chambre durant la nuit, mais depuis une semaine, il les trouvait sur sa table de chevet. Il s'assit, saisit les cinq roses rouges, les porta à son nez pour en humer le parfum. Il savait ce que contenait la petite boîte verte émeraude. Il s'agissait d'un secret qu'il gardait farouchement : il était dingue des chocogrenouilles. Bien sûr, il ne mangeait que des chocogrenouilles de luxe. Il ne savait pas comment, mais Harry était au courant et lui avait offert ça, il y a sept jours de cela. Il s'était réveillé et avait découvert cinq roses rouges, une carte et un paquet cadeau vert. La carte disait :
« Bonjour, amour,
J'espère que tu as fait de beaux rêves. Ne sois pas trop grincheux avec moi ce matin j'ai de quoi te mettre de bonne humeur. Ouvre ton cadeau !
H.P »
Il avait obéi bien sûr. Bon avec beaucoup de méfiance, mais lorsqu'il avait vu les chocogrenouilles de la maison Theophrastus Colbert. Le meilleur chocolatier sorcier du monde, il avait été sous le charme. Une autre carte reposait à l'intérieur avec le mot suivant :
« Il paraît que le chocolat adoucit l'âme, penses-tu que si je t'en offre tous les jours, tu tomberas fou amoureux de moi ? J'espère. Je vais t'en offrir tous les jours et tu me diras si ça fonctionne. Avec toutes mes bonnes intentions
H.P »
Et cela faisait une semaine qu'il recevait tous les matins des chocogrenouilles dans sa chambre, au même endroit, avec des mots différents et toujours la même note à l'intérieur de la boîte. Il n'avait pas vu Harry de la semaine. Enfin, si, il l'avait vu en cours de Potions et cours de DCFM qu'ils avaient en commun. Mais pour une raison inconnue, Harry arrivait en retard le matin et à la fin des cours Ginny était toujours présente et ils n'avaient pas pu se voir de la semaine. De son côté, il n'avait pas assez confiance en lui pour s'imposer. Il craignait que tout cela ne soit qu'un fantasme que son esprit malade avait fabriqué. Alors les cadeaux avaient été là à son réveil, les petites boîtes avaient peu à peu restaurées sa confiance. Il prit une chocogrenouille, ôta le papier et croqua dans le chocolat avec un petit gémissement de bonheur. Harry voulait de lui, mais n'était-ce pas seulement un désir ? Une fois qu'il aurait ce qu'il voulait, n'allait-il pas le jeter ?
- Bon sang, Draco, reprends-toi ! Tu agis comme un Poufsouffle ! Redeviens immédiatement un Malfoy ! Ne laisse pas Potter tout décider ! Tu ne peux pas lui laisser le contrôle entier de cette relation !
Il hocha la tête face à sa propre injonction, il devait agir ! Il voulait voir Harry, eh bien, il n'avait qu'à provoquer la rencontre lui-même. Une fois dans salle de bain, il se lava le visage, s'appliqua un masque sur le visage et dans les cheveux, commença à remplir la baignoire. Et pendant ce temps, il fit quarante-cinq minutes de cardio, enchaîna avec vingt minutes d'abdos taille fessiers pour entretenir son corps. Il fit également une bonne demi-heure de yoga et enfin il alla prendre une douche rapide (il prit le temps de s'exfolier le corps tout de même) avant de se glisser dans son bain qui avait gardé une douce chaleur, grâce à la magie. Lorsqu'il sortit de la douche trois heures trente plus tard il sentait bon, son corps était doux, ses cheveux parfumés, en un mot : il était parfait. Il se glissa dans son peignoir duveteux vert émeraude, dans ses chaussons préférés. Il se posa devant son miroir et se mit à fredonner en se démêlant délicatement les cheveux. Il était encore magnifique ce matin. Non, il était superbe. Oh, qu'allait-il bien pouvoir porter ce samedi matin ? Hier, il avait été si frustré à cause de Harry qu'il s'était couché sans préparer ses affaires. Oh, il avait besoin de nouveaux vêtements ! La collection d'Automne était disponible depuis la semaine dernière. Est-ce que Pansy accepterait d'aller faire les boutiques avec lui dans la journée ? Il fronça les sourcils en enduisant ses cheveux de crème de karité. Une fois cela fait, d'un mouvement de baguette, il se sécha les cheveux, heureux de les trouver aussi soyeux qu'à l'accoutumée. Il se badigeonna le corps par la suite d'une douce lotion d'amande. Une fois qu'il fut satisfait par la douceur délicieuse de son corps, il se dirigea vers son dressing. Après une vingtaine de minutes et plusieurs essayages, il finit par se décider pour un pantalon en soie noir, qui mettait en valeur ses fesses, une chemise dans la même matière et de la couleur grise de ses yeux. Il ajouta un pull noir chaud par-dessus sa chemise. Il s'observa d'un œil critique.
- Je suis parfait ! chantonna-t-il en observant ses fesses.
On toqua à la porte de sa chambre. Il fronça les sourcils, seulement quatre personnes connaissaient le mot de passe du passage jusqu'à la porte de sa chambre. Severus, Blaise, Pansy et Théodore. Et il était définitivement trop tôt pour que l'un des quatre vienne lui rendre visite. Qui cela pouvait-il bien être ?
- Draco ? Est-ce que tu es là ? chuchota une voix grave et rauque.
Il sursauta en se tournant vers la porte close. Que faisait Harry devant chez lui à 7h du matin ?! Il n'était même pas prêt ! Il regarda dans tous les sens ? Complètement affolé. Comment Harry avait-il appris son mot de passe ? Qui le lui avait fourni ? Il n'était pas encore totalement présentable, comment devait-il y faire face ?
- Oh, non… Ne me dites pas qu'il dort encore.
Soupir.
- Je voulais tant te voir.
Un autre soupir, raclement de chaussures sur le sol et Draco se précipita sur la porte. Lui aussi avait envie de voir Harry et après l'injonction qu'il s'était donné plus tôt dans la matinée, il devait aussi s'investir dans cette relation et cesser d'être passif. Il ouvrit la porte et lança sur un ton dédaigneux :
- Je peux savoir ce que tu fais devant ma porte ? À qui as-tu volé mon mot de passe ?
Harry se retourna doucement vers lui et faisait un effort visible pour ne pas se ruer vers lui et lui sauter dessus.
- Bonjour, Draco.
- Qu'est-ce que tu veux ?
Le jeune homme blond croisa les bras sur sa poitrine et fusilla du regard son homonyme. Il était hors de question qu'il lui facilite les choses.
- Jolis, les chaussons, remarqua Harry avec un sourire en coin.
Draco se refusa à rougir. Il adorait ces chaussons grenouilles, ils étaient super mignons, mais absolument pas Malfoyen. Personne ne l'avait déjà vu avec. Mais il n'allait pas laisser Harry voir qu'il était mort de honte, alors il redressa le menton avec un regard de défi.
- Ne change pas de sujet ! Qui t'a donné le mot de passe ?! grogna-t-il en croisant les bras sur sa poitrine.
- C'est un secret, répondit Harry avec un regard pétillant.
Avec une lenteur délibérée, le regard de Harry se mit à voyager sur le corps de Draco avec un sourire qui s'agrandissait au fur et à mesure de son inspection.
- Ça va, je ne te dérange pas ?
- Tu, tu..tu es…tu es…
Les mots semblaient lui manquer.
- Sublime, je sais, répliqua le jeune aristocrate avec arrogance. Qu'est-ce que tu me veux ? !
- Te demander pardon.
Draco ne répondit pas, mais ses yeux mercures se firent meurtriers. Il attendit.
- Je me suis laissé manipulé par Ginny comme un idiot. Je n'avais même pas remarqué qu'elle essayait de me monopoliser et de me garder loin de toi. Je suis vraiment désolé.
Le jeune homme blond secoua la tête avant de dire simplement :
- Ce n'est pas comme si j'attendais tes visites ni quoi que ce soit de ta part. Parfait, tu t'es excusé, tu m'as vu je suis heureux pour toi. Bonne journée.
Il se détourna de Harry, prêt à pénétrer dans sa chambre et à lui claquer la porte au nez. Il se fit arrêter par une main qui lui saisit le coude avec fermeté.
- Lâche-moi.
- Non. Si je te laisse partir, tu me bouderas pendant des semaines. Si je dois ramper pour obtenir ton pardon autant que je le fasse maintenant. Je veux passer du temps avec toi.
- Je ne suis pas un elfe de maison qui accède à tous tes désirs, Potter ! Ce que tu veux, je m'en contrefiche ! Lâche-moi immédiatement ! Je ne veux pas te voir pour l'instant !
Harry le lâcha doucement et il se tourna pour lui faire face et sa colère le surprit lorsqu'il se déchargea sur Harry :
- Tu es pitoyable ! Tu dis que tu veux me séduire et tu te laisses faire par tes amis qui t'éloignent de moi ! Tu n'as fait aucun effort pour me voir cette semaine ! Pourquoi je devrais t'accorder du temps quand toi, tu le veux ?! Je ne suis pas ta chose !
Il était frustré parce que Harry lui avait manqué, celui-ci lui avait donné le goût du paradis avant de ne plus lui adresser la parole pendant une longue semaine ! Il s'était senti utilisé, abandonné, exclu… Il en avait perdu l'appétit et le sommeil ! C'était Harry qui lui avait fait du charme alors pourquoi, c'était lui qui ressentait la frustration ?
- Je sais, je suis vraiment désolé. Ça ne se reproduira plus. Je ferai n'importe quoi pour me faire pardonner…Tout ce que tu veux.
Draco marqua une pause, son regard croisa celui de Harry.
- Tout ce que je veux ?
- Oui.
Il se détourna, pénétra dans sa chambre, se chaussa, saisit sa robe sorcière mi-saison et rejoignit Harry. Il noua son écharpe dans un geste impérieux.
- Bien, allons-y !
- Où allons-nous ?
- Au chemin de Traverse.
Harry se retint de poser des questions. Il n'obtiendrait pas de réponse de toute façon. Il suivit Draco en silence. Plusieurs étudiants se tournèrent sur leur passage alors qu'ils sortaient des enceintes du collège. Beaucoup de personnes adressaient des salutations au jeune Héros. Lorsqu'ils furent devant le portail de Poudlard, Draco (qui avait obtenu son permis de transplanage pendant les vacances d'été) les fit transplaner directement sur le Chemin de Traverse. Certains magasins n'étaient pas encore ouverts, il y avait encore du brouillard. Le Chemin de Traverse avait beaucoup souffert durant la guerre mais grâce à un effort collectif tout avait été reconstruit. Harry eut un petit sourire en voyant les boutiques débout.
- Allons prendre un petit-déjeuner. Tu m'invites, bien évidemment, ordonna Draco en prenant le chemin du café Au Chat qui Boit la Tasse.
Harry ne s'y était jamais rendu, généralement il allait au Chaudron Baveur mais bon, il ne devait pas fréquenter les mêmes lieux qu'un sang-pur aussi richissime que la famille Malfoy. Au Chat qui Boit la Tasse était un café très chic et très élégant. L'ambiance y était feutrée. Une jeune femme vint les accueillir et les conduit à une table dans un coin discret.
- Tu viens souvent ici ? La serveuse semble te connaître, remarqua Harry en posant les coudes sur la table.
Draco haussa les épaules en ce saisissant du menu. Il le regarda à peine, sentant sur lui le poids des yeux de Harry. Il se mordit la lèvre, hésitant à relever les yeux. Lorsque la serveuse revint, il y eut une sorte de silence révérencieux et Draco finit par lever les yeux pour voir ce qui se passait et fut surpris de voir que la jeune femme était restée figée et regardait Harry avec de grands yeux fascinés. Ce dernier était en train de nettoyer ses lunettes et ne la remarqua absolument pas.
- Peut-on commander ? Où vous allez continuer à baver sur lui ? demanda-t-il d'une voix extrêmement froide.
La jeune femme sursauta et reporta son attention sur lui d'un air étonné et déconfit :
- Je vais prendre du Earl Grey, une part de banofee pie avec un supplément de chantilly et un jus de citrouille. Et en partant faites attention à ne pas glisser sur la flaque de bave que vous avez laissé sur votre passage, dit-il d'une voix méprisante.
La jeune femme partit en courant après s'être excusée et prit la commande de Harry. Elle semblait au bord des larmes et totalement humiliée lorsqu'elle revint avec leur commande.
- Tu étais obligé de lui parler comme ça ? finit par demander Harry en le regardant avec un sourcil levé.
- Ça ne te regarde pas ! répliqua le jeune homme ne plantant sa fourchette dans sa part de banofee.
Il ne savait pas pourquoi il était énervé ! Il était furieux contre cette femme qui avait osé dévorer des yeux SON Harry ! Et ce crétin ne s'en rendait même pas compte avant d'adresser des sourires brillants à tout va !
- Ne me dis pas que tu es jaloux ? voulut savoir Harry sur un ton doux et interrogateur.
- Moi ?! Jaloux ?! Mais que racontes-tu comme idiotie ?!
Un sourire heureux étira les lèvres de Harry, il se pencha par-dessus la table, plongeant ses yeux verts dans le ciel orageux de ceux de Draco et dit :
- Je suis heureux.
Draco recula dans le fond de sa chaise, cherchant à fuir l'approche agressive du Gryffondor.
- Je ne comprends pas ce que tu dis ! Alors arrête de raconter n'importe quoi ! s'exclama Draco avant de se mordre la lèvre inférieure, conscient d'avoir élevé la voix dans un lieu public.
Ce comportement n'était pas digne d'un Serpentard et encore moins d'un Malfoy. Il se reprit, releva les yeux vers Harry qui continuait à le fixer au travers de ses lunettes rondes.
- Qu'est-ce qu'il y a ?!
- J'aime te regarder. Et j'aime me dire que tu sois du genre possessif.
Ce fut avec horreur, malheur, et moult malédiction que Draco se sentit rougir. Il sentit la chaleur s'épanouir sur ses pommettes avec la délicatesse d'une fleur qui s'ouvrait sous les douces caresses des rayons lumineux du soleil.
- Tu sais que je suis gay, pas vrai ? Que miss Sorcière pourrait se présenter à moi que je n'en aurais rien à faire.
Draco ne sut comment faire face à ce regard intense qui le clouait sur place. Ses joues se mirent à chauffer un peu plus. Il avait l'impression que ses pommettes s'étaient transformées en phare. Harry leva lentement la main et lui caressa la joue du bout des doigts.
- Qu'est-ce que tu fais ?! demanda-t-il d'une voix étranglée cherchant à échapper aux doigts chauds.
- Tu es si joli…, murmura en le regardant comme s'il était en transe, un regard de pure fascination, d'adoration et de… de… c'était quoi ça ?
Harry lui faisait peur. Draco était purement et simplement terrifié par le jeune homme qu'il avait devant lui. Il n'avait jamais vu des sentiments aussi intenses à son égard. Cela le terrifiait. Il se crispa sous le toucher du Gryffondor.
- Je te fais peur ? souffla Harry avec toujours ce regard effrayant.
- Oui ! répondit Draco d'une voix tremblante et dans un éclair d'honnêteté assez rare chez le Serpentard.
Harry se réinstalla dans son siège rembourré dans un velours luxueux d'une douce couleur dorée. Il prit sa tasse de thé et la sirota en baissant les yeux sur la nappe.
- Ce n'est pas ce que je veux…
Draco ne répondit pas et un drôle de silence s'abattit sur eux. Le jeune aristocrate regarda sa pâtisserie et se demanda pourquoi il avait pris cela : c'était bien trop calorique pour son superbe corps.
- Pourquoi n'as-tu pas ton petit-déjeuner habituel ? Tu prends toujours des fruits et des produits allégés mais qui te tiennent au corps. Je suis sûr que tu ne vas pas manger ce banofee. Alors arrête de le massacrer avec ta cuillère, le taquina-t-il d'une voix douce.
Draco haussa les épaules en reposant sa cuillère et repoussa son assiette à laquelle il n'avait pas touché. Harry pouffa de rire avant de lui prendre son assiette et de dévorer la pâtisserie avec un gémissement de plaisir. Il manquait cruellement de manières : c'était un Gryffondor, on ne pouvait pas trop lui en demander non plus. Draco trouvait cela adorable. Un sourire attendri essaya de se frayer un chemin sur ses lèvres fines. Il se retint de toutes ses forces. Il n'allait pas sourire niaisement face à Potter. Il n'était même pas sûr que ce soit réellement son Harry. Alors si c'était quelqu'un sous polynectar, il le saurait très vite au cours de cette journée.
Ils débutèrent leur journée, Draco essayant de rester sur ses gardes, mais fondant sous les attentions de Harry et tentant de cacher ses réactions. Il sût avec certitude qu'il était avec le véritable Harry Potter lorsque celui-ci se rendit à Gringott et débloqua son coffre. A partir de cet instant-là, il s'était senti si léger et sur un petit nuage : Harry Potter souhaitait sortir avec lui. Harry Potter ! L'homme dont il était amoureux depuis des années ! Harry Potter ! Le Harry qui avait survécu à une attaque alors qu'il n'était qu'un bébé, celui qui avait vaincu le Lord Noir. Celui qui aurait pu avoir n'importe qui, le voulait, lui. Lui un fils de Mangemort, lui qui l'avait persécuté pendant des années…Harry était peut-être masochiste en fin de compte. Qui tombait amoureux de son persécuteur ? Le jeune homme brun était tellement étrange.
- Tu es vraiment bizarre… finit par lui faire remarquer Draco alors qu'ils s'étaient arrêtés dans leur promenade autour d'un thé et d'une gaufre au chocolat.
- Pourquoi ? demanda Harry en haussant les sourcils.
- Tu n'aimes clairement pas être dans la foule, mais tu me suis bien sagement. Ça t'irrite de faire les magasins, mais tu portes mes sacs sans te plaindre. En plus, tu as accepté que je te refasse ta garde-robe. Pourquoi ?
- Je suis maso, je suppose. Ou j'ai une idée derrière la tête, sourit-il, ou quelque chose comme ça.
Il haussa les épaules en mangeant sa crêpe avec appétit. Draco l'observa pendant un long moment en silence avant de finalement se dire que cela n'avait pas d'importance. Le reste de la journée se déroula dans la bonne humeur. Draco découvrit le sens de l'humour caustique de Harry tandis qu'il lui faisait essayer un énième vêtement. Il n'avait jamais cru qu'un Gryffondor puisse être capable de s'intéresser à autre chose qu'à la nourriture mais ce fut le cas. Il n'avait jamais été aussi heureux de sa vie.
Les jours qui suivirent, Harry tint sa promesse de ne plus laisser les autres l'empêcher de passer du temps avec lui. Ils se retrouvaient après les cours et passaient du temps ensemble avant l'heure du dîner. Ils parlaient de tout et de rien. Harry lui racontait son enfance chez ses moldus et il fut surpris par ce qu'il découvrit. Lui qui avait toujours cru que le Survivant avait eu une enfance dorée tombait des nus. Ils avaient beaucoup parlé, Draco essayait de s'ouvrir à Harry et ils se découvraient petit à petit à l'abri des regards. C'était magique. C'était déroutant. C'était enivrant. C'était juste eux.
O*O*O*O*O
La haine bouillonnait à travers le corps de Ginny. Elle les suivait depuis au moins deux semaines. Elle n'avait jamais vu Harry comme cela. Il couvrait Draco de cadeaux et d'attentions, l'invitait à chaque sortie au Pré-au-lard ou sur le Chemin de Traverse. Et ce sale Serpent, lui, tentait de ne pas sourire, cachait son bonheur sous un air revêche. Harry lui courait après comme un petit chien ! Elle les suivait à chacun de leur rendez-vous, entendait leurs confidences, leur rire de bonheur et sa haine ne faisait que croître. Ce matin-là, lui fit prendre une décision décisive. Ils étaient tous à la table des Gryffondors et Harry ne pouvait cesser de faire de l'œil à un Malfoy qui renvoyait une expression impassible alors qu'il devait être surexcité intérieurement. Ecœurant.
- Alors qui allez-vous inviter pour le Bal d'Halloween ? demanda innocemment un Neville curieux.
- Blaise m'a invité…répondit Ron devant ses amis qui étaient tous au courant de sa relation avec le Vert et Argent. Merci Hermione.
Ron garda les yeux plongés dans son assiette, les joues cramoisies, tandis que ses amis poussaient des cris d'encouragement et se moquaient gentiment de lui. Beaucoup de Gryffondors voyaient d'un très mauvais œil ce rapprochement avec les Serpents cependant ils se gardaient bien de donner leur avis. Il s'agissait du célèbre Trio d'Or qui avait sauvé le monde sorcier.
- Et toi Harry ? demanda Hermione avec un sourire entendu.
Le jeune homme en question posa son menton dans la paume de sa main en poussant un soupir heureux :
- Je vais demander à Draco, bien sûr ! dit-il d'un ton niais.
- Je croyais que tu y allais avec Ginny ? s'exclama Dean en fronçant les sourcils.
- Non, je ne crois pas non, répliqua le jeune homme sur un ton chantant en adressant un geste de la main à Draco.
Ce dernier détourna les yeux afin de cacher à quel point ce geste lui faisait plaisir. Harry ne dissimulait pas le fait qu'il lui faisait la cour. Tout Poudlard était au courant et suivait avec attention l'évolution de leur futur couple.
Ginny se leva et quitta la table d'un pas rageur. Elle allait le détruire ! Elle quitta la Grande Salle aussi vite que possible et ne se tourna pas quand son frère la héla. Elle emprunta un des nombreux couloirs du collège, tentant en vain de gérer sa colère. Harry se moquait de lui. Et elle n'allait pas le laisser faire. Si elle ne pouvait l'avoir ? Eh bien personne ne l'aurait ! (Euh, tu n'exagérerai pas des fois-là ?)
I don't like your little games
Don't like your tilted stage
The role you made me play
Of the fool, no, I don't like you
I don't like your perfect crime
How you laugh when you lie
You said the gun was mine
Isn't cool, no, I don't like you (oh!)
Harry lui avait fait croire qu'elle était spéciale, qu'elle était sa confidente, qu'elle était…peut-être celle qui allait lui donner la famille qu'il espérait tant. (Oui, il voulait faire partie de ta famille, comme un frère !)
But I got smarter, I got harder in the nick of time
Honey, I rose up from the dead, I do it all the time
I've got a list of names and yours is in red, underlined
I check it once, then I check it twice, oh!
Il l'avait embrassée, sauvée, dit qu'elle était extraordinaire ! Tout cela était un mensonge ? (Mais vous n'avez jamais été ensemble ! C'est toi qui l'a embrassé alors qu'il était saoul !)
Ooh, look what you made me do
Look what you made me do
Look what you just made me do
Look what you just made me
Ooh, look what you made me do
Look what you made me do
Look what you just made me do
Look what you just made me do
Elle n'était pas stupide ! Il avait joué avec ses sentiments pour la lâcher lorsque cela lui plaisait ? Avec l'excuse bidon comme quoi il était gay ? ! Et quand il roulait des patins à Cho il était gay peut-être ?! (Mais puisque je te dis qu'il a toujours été gay ! C'est pour ça que ça n'a pas fonctionné avec Cho justement !)
I don't like your kingdom keys
They once belonged to me
You ask me for a place to sleep
Locked me out and threw a feast (what?)
The world moves on, another day, another drama, drama
But not for me, not for me, all I think about is karma
Cela ne tenait pas débout ! Non cela n'était en rien logique. Son comportement n'était pas logique. Malfoy y était-il pour quelque chose ? L'aurait-il ensorcelé ? Elle commençait à en être quasiment sûre. (Mais tu m'écoutes quand je te parle ?! Je suis ta conscience, bordel !)
And then the world moves on, but one thing's for sure
Maybe I got mine, but you'll all get yours
But I got smarter, I got harder in the nick of time
Honey, I rose up from the dead, I do it all the time
I've got a list of names and yours is in red, underlined
I check it once, then I check it twice, oh!
La colère la faisait trembler de tout son corps, sans pouvoir se retenir, elle donna un coup violent dans l'armure la plus proche d'elle. Elle chuta dans un bruit de ferraille assez désagréable et lui mit les nerfs en pelote. Ils voulaient qu'elle soit la méchante ? Alors c'était ce qu'elle allait être ! (Oh, j'abandonne !)
Ooh, look what you made me do
Look what you made me do
Look what you just made me do
Look what you just made me
Ooh, look what you made me do
Look what you made me do
Look what you just made me do
Look what you just made me do
Une voix chantante la fit sursauter violemment, elle se détourna et fit face à Astoria Greengrass, la petite sœur de Daphné. Celle-ci la dévisagea avec un sourire narquois accroché aux lèvres. C'était un petit bout de femme : ses cheveux bruns aux reflets roux, ses yeux d'un bleus gris, son visage de lutin tout cela la rendait hypnotique. Elle rejeta ses cheveux en arrière d'un geste gracieux et lança :
- Je crois que toi et moi pouvons nous entendre.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? cracha Ginny en plissant les yeux vers la Serpentarde
- Tu veux Potter et moi Malfoy, répliqua-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine.
I don't trust nobody and nobody trusts me
I'll be the actress starring in your bad dreams
I don't trust nobody and nobody trusts me
I'll be the actress starring in your bad dreams
I don't trust nobody and nobody trusts me
I'll be the actress starring in your bad dreams
I don't trust nobody and nobody trusts me
I'll be the actress starring in your bad dreams
(Look what you made me do)
(Look what you made me do)
(Look what you just made me do)
"I'm sorry, the old Ginny can't come to the phone right now"
"Why?"
"Oh, 'cause she's dead!" (oh!)
Ginny les enveloppa dans une bulle de silence et reporta toute son attention sur la nouvelle arrivante. Un sourire en coin étira ses lèvres.
- Qu'est-ce qui me prouve que tu ne vas me trahir ?
- Je suis Serpentarde, je suis sournoise de nature. Je veux récupérer Draco sans me faire prendre. Et j'ai une idée.
Ooh, look what you made me do
Look what you made me do
Look what you just made me do
Look what you just made me
Ooh, look what you made me do
Look what you made me do
Look what you just made me do
Look what you just made me do
Greengrass croisa le regard brun pailleté d'or de Weasley et sourit :
- Tu en es ou pas ?
Elle tendit la main.
- Qu'est-ce que tu as prévu de faire ?
La jeune femme sourit avec un brin de folie :
- Détruire leur relation.
Ginny serra la main tendue avec le même sourire dansant sur ses lèvres vermeilles.
Ooh, look what you made me do
Look what you made me do
Look what you just made me do
Look what you just made me
Ooh, look what you made me do
Look what you made me do
Look what you just made me do
Look what you just made me do
A suivre.
Des reviews pour savoir ce qu'elles ont prévu cette alliance SerpiGryffy ? N'hésitez plus, dites-moi ce que vous en avez pensé ! Vos reviews sont une source d'encouragement pour moi ! Merci de suivre cette histoire ! :)
