~ Issues ~

Hey ! Et de 5 ! J'ai écouté cette chanson et c'était comme une évidence pour ce chapitre. Cette chanson magnifique est de Julia Michaels. Merci pour les reviews c'est toujours autant un plaisir de lire vos réactions. Merci de ne pas me tuer à la lecture de ce chapitre ! des Bisous et des cookies !

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sinon, ils auraient fini ensemble dans les livres)

Résumé : Draco avait toujours été amoureux du Survivant, depuis la première fois qu'il l'avait vu. Cet amour était ancré en lui, mais il savait qu'Harry ne lui appartiendrait jamais. Jamais. Alors pour que celui-ci garde un souvenir de lui, il s'en était fait un ennemi. On n'oublie jamais un ennemi. Les méchants n'avaient pas de Happy Ending. C'était ce qu'il croyait jusqu'à ce jour dans la Salle sur Demande qui allait tout changer. Attention MPREG/ scènes explicites !

Note de l'auteur :C'est toujours un travail d'équipe pour sortir un chapitre ! Merci à ma bêta Chocobi6 (sans elle vous saignerez des yeux en lisant les chapitres xD) mais surtout elle est actuellement en PLS à cause de la grippe et elle prend le temps de le faire donc milles mercis !

Kissu :3

ShiyaMiam :3

~ Chapitre Cinq : Problèmes ~

Il avait froid, pourquoi avait-il si froid ? Il était si fatigué. Pourquoi était-il de nouveau ici, dans ces cachots froids, humides et sombres ? Il voulait retourner dans sa vie rêvée. Il ne voulait plus voir la déchéance de son existence. Il trembla de froid et se recroquevilla sur son maigre paillasson. Il n'avait plus la force de résister à la mort qui s'approchait de lui à grands pas. Peut-être était-ce pour cela qu'il avait cessé de rêver. Oh et quel doux rêve, Harry Potter voulant sortir avec lui, tentant de le séduire et de détruire sa résistance. Lui, avec ses amis dans sa chambre de préfet. Blaise, Pansy, Théo… Il aurait dû les suivre lorsqu'ils avaient quitté l'Angleterre. S'il l'avait fait, il ne serait pas en train de mourir dans un cachot dans la prison d'Azkaban pour un crime qu'il n'avait pas commis. Enfin si, il était coupable d'être un Malfoy, d'être le fils du bras droit de Vous-Savez-Qui. C'était déjà bien suffisant.

À la fin de la Guerre, le Ministère avait décidé de nettoyer la société sorcière de tous les Mangemorts, enfants de Mangemorts, amis, connaissances, etc. Bref, ils avaient fait une épuration en bonne et due forme avec des procès expéditifs qui n'avaient de procès que le nom. Bon sang, il avait été si naïf, après tout son père avait été tué durant la Guerre, il avait cru qu'il allait y échapper mais c'était sans compter sur la société sorcière qui voulait sa tête. Après tout, n'était-ce pas de sa faute si Dumbledore était mort ? N'était-ce pas lui qui avait permis à Vous-Savez-Qui d'attaquer Poudlard ? Peu importait qu'il eût agi sous la menace, sous la peur et le désespoir. Ses amis avaient tenté de le persuader de fuir avec eux et il avait refusé : un Malfoy ne fuyait pas face à la déchéance. Il n'était pas coupable, pourquoi fuirait-il ? De plus, que penserait Harry Potter s'il fuyait ? Il fut jeté en prison avant son procès, il n'en sortit que pour apprendre qu'il avait été condamné à la prison à vie. Il n'avait pas eu la possibilité de se défendre, de demander un avocat. Il devait attendre quinze ans avant de faire appel au « jugement ». Ahahaha ! La bonne blague. Cela faisait vingt-sept mois qu'il était en prison et il était sur le point de mourir comme un chien dans un trou. Au début de son incarcération, il avait été plein d'espoir : le Héros du monde sorcier allait venir le sauver !

Il se souvenait du discours désapprobateur qu'Harry avait eu à l'encontre des actions injustes du Ministère de la Magie. Quand il avait commencé à se faire maltraiter par les gardiens de prison, il avait tenu bon, il était resté fier. Coups après coups, il était resté fort, confiant. Ils n'allaient pas le briser, personne n'allait le briser. Il avait tenu six longs mois de coups et blessures, jusqu'à ce qu'un jour, ils y aillent trop fort et lui brisent les côtes et la jambe droite. Le jeune homme blond avait failli y passer alors il s'était calmé, il avait arrêté de répondre aux insultes et aux multiples humiliations et avait commencé à rêver. À rêver d'une autre vie où il n'avait pas fini en prison, où il n'avait pas ouvert cette armoire. Un monde alternatif où il était retourné à Poudlard pour une huitième année avec ses meilleurs amis. Avec Harry Potter… Son amour de toujours. Un amour à sens unique, qui s'était avéré partagé dans son rêve. Un doux rêve qui lui avait permis de s'accrocher à la vie. Ce rêve merveilleux qui lui avait permis de subir la vie carcérale. Enfin, si l'on pouvait appeler cela vivre.

Dans la réalité, il avait entendu les gardiens parler du mariage du Héros à la belle et pulpeuse Ginny Weasley. Ils étaient mariés depuis deux ans et avaient déjà un enfant. Un fils. Il ne savait pas le nom de l'enfant, mais lorsqu'il avait appris cela, son cœur s'était brisé dans sa poitrine et il sut avec certitude qu'il allait mourir. Personne n'allait le sauver. La vie avait continué là dehors… Et lui… Eh bien, il allait mourir. Tout simplement. Il se mit à trembler et une quinte de toux secoua son maigre corps et le plia en deux. Oh, par Salazar, il ne devait pas faire de bruit. Ce soir, c'était Strugatsky qui était de garde. Et il ne l'aimait pas du tout. C'était un enfoiré de première qui utilisait sa matraque avec beaucoup trop de zèle. Le jeune prisonnier n'avait toujours pas récupéré de la raclée de la dernière fois, tout cela parce qu'il avait trop tardé à se lever lors de l'appel. Une fois que la toux se fut calmée, il se laissa faiblement tomber sur la paillasse puante en crachant du sang. Y avait-il une côte qui avait transpercé son poumon ? Était-ce pour cela que respirer devenait de plus en plus ardu ? Oh non, il devait limiter ses déplacements au strict minimum sinon il aggraverait ses blessures internes. S'il faisait une hémorragie interne, il mourrait très rapidement. Il tenta de se calmer et de respirer calmement. S'il avait une côte qui transperçait un de ses poumons, il risquait de mourir noyé dans son propre sang. Très bien. Respire. Doucement. Voilà. Pas de mouvement brusque.

- Le Monstre, ta gueule ! gronda la voix cruelle de Strugatsky en donnant un coup violent contre la porte de sa cellule.

Il sursauta et tenta de disparaître dans ses haillons. Il trembla plus fort encore, le corps transi de froid, de fatigue, de faim, de désespoir. Non ! Non ! Il n'avait pas besoin que cet enfoiré le frappe à nouveau ! Il n'en avait pas besoin, merci bien. Il tentait déjà de survivre à la dernière raclée qu'il avait prise. Il entendit un petit ricanement de derrière la porte et retint un gémissement de justesse. Non ! Il ne devait pas rentrer dans sa cellule !

- Oh, ne me dis pas que tu veux que je vienne jouer avec toi espèce d'abomination ! La semaine dernière ne t'a donc pas suffi ? T'en veux plus, hein, comme le monstre que tu es !

Le geôlier se mit à rire encore plus fort en entendant le silence de son prisonnier. Ici, ils étaient les dieux de ces déchets, ils donnaient la douleur et régissaient leur mort comme ils le souhaitaient. C'était à leur bon vouloir, les nourrir ou pas. Leur donner à boire ou pas. Ils avaient le pouvoir. Tant de pouvoir sur ces déchets. Il avait décidé que ce monstre était sa proie. Oh, il n'avait pas brisé cette merde. La volonté des Malfoy, hein. Il l'avait affamé, empoissonné sa nourriture, torturé, tabassé, brisé les os. Et cette abomination n'avait pas faibli. La haine que ressentait Strugatsky à son égard n'avait fait que croître encore et encore, et encore. Mais oui, finalement, au bout de QUINZE LONGS MOIS, il avait trouvé. Il avait trouvé la faiblesse de cette pute ! Ahahahaha ! Il avait trouvé ! C'était si simple qu'il s'était demandé comment il avait pu passer à côté de cela pendant si longtemps.

- Le monstre, tu attends toujours que ton Prince Charmant vienne te chercher ? Je vais t'en apprendre une bonne : sa femme attend un autre enfant ! Pour lui, tu n'existes pas et tu n'as jamais existé.

Il se pencha contre la porte pour murmurer cruellement dans la mirette :

- Et devine quoi ? Tu vas mourir comme le monstre que tu es : dans un trou !

Il n'écoutait plus, il ne voulait plus entendre. C'était si douloureux, mais en même temps, il s'agissait de la vérité. Il allait mourir et personne n'allait le sauver. Il le méritait après tout, non ? Il avait tant souffert, il voulait juste que cela s'arrête. Que la douleur cesse. Harry Potter continuait sa vie à l'extérieur, avec une femme merveilleuse et ses enfants qui devaient être tout bonnement extraordinaires. L'idée que cela aurait pu être lui à sa place lui traversa l'esprit. Il se voyait avec Harry dans leur maison et leurs enfants. Ce tableau aurait été si merveilleux. Mais ce n'était qu'un rêve inaccessible. Et la cruauté de sa réalité faillit le faire pleurer. Cependant, il avait si peu de force qu'il préféra l'économiser pour vivre une journée de plus que de pleurer sur une vie qu'il n'aurait jamais.

Le jeune prisonnier se réveilla en poussant un hurlement aigu en sentant un puissant coup de pied dans son ventre. Il vomit en se pliant en deux, n'ayant pas la force de se protéger des coups qui n'allaient pas tarder à s'abattre sur lui. Il gémit pitoyablement en se mettant en position fœtale, il n'avait plus la force de lutter. Il savait qu'il n'allait pas survivre à ce nouveau passage à tabac en règle.

- Strugatsky, arrête ! Tu vas le tuer et tu sais que le Ministère le saura. Sauf si tu veux finir dans une cage comme eux ?

Le gardien se calma immédiatement et cracha sur le déchet de la société qu'était devenu ce jeune homme. Il voulait tant le détruire, mais il ne devait pas. Il ne voulait pas finir comme ça : comme une pauvre petite chose décharnée, détruite, pitoyable, minable, mourante à cause des mauvais traitements. Le Monstre trembla faiblement et tenta de se redresser sur ses jambes squelettiques, mais il n'y parvint pas à se tenir débout et tomba lamentablement sur le sol tel un pantin dont les fils auraient été coupés.

- Mais regarde-toi le Monstre, où est passé ton arrogance des Malfoy ? Hm ? ricana-t-il en saisissant l'avant-bras qui ressemblait plus à une branche fragile d'un arbre qu'à un bras humain et le souleva sans douceur.

Le gardien poussa son prisonnier hors de sa cellule. Le prisonnier haleta, tituba, mais ne se plaignit pas. Il ne pouvait pas se plaindre. Il avait perdu tous droits humains dès l'instant où il avait été jeté en prison. C'était la journée des examens et il devait se rendre à l'infirmerie. Peut-être que la médicomage Macleen allait avoir la bonté de soigner certaines de ses blessures, lui accordant ainsi une journée de plus ? Mais une journée de plus pourquoi, au juste ? Il était si fatigué. Il avait tenu presque trois ans. C'était long trois ans lorsque vous êtes à Azkaban. C'était une éternité. Ses jambes le lâchèrent et il s'écroula sur le sol glacial de la prison. Son gardien le redressa violemment en l'insultant de tous les noms.

- Strugatsky, ça suffit ! Lâche-le immédiatement ! Il ne t'a rien fait, pourquoi tu t'acharnes sur lui ?

- Toi le nouveau, tu la fermes ! Tu ne sais pas qui est cette abomination ! Tu ne sais pas tout ce qu'il a fait avant de finir ici ! Il mérite ce qui lui arrive.

- Ça reste un être humain ! Et vu son état actuel, je suis sûr que je peux rédiger un rapport contre toi pour maltraitance ! Ce que tu fais est illégal !

- FERME TA PUTAIN DE GUEULE MALCOM !

Le hurlement se répercuta dans la cage d'escalier qu'ils s'apprêtaient à grimper. Le prisonnier n'accorda pas d'attention à la dispute qui éclata entre les deux gardiens. Il n'en avait strictement rien à faire. Il avait d'autres problèmes : son corps était un problème à part entière. Il avait la tête qui tournait, avait du mal à respirer sans déclencher une douleur aiguë dans sa poitrine. Et il était si fatigué. Un jet chaud et visqueux l'éclaboussa à plusieurs reprises tandis qu'il entendait des bruits de coups de poing en sourdine. Mais que se passait-il ? Cela l'intéressait-il réellement ? La réponse était non. Tiens, il allait poser sa tête sur le sol, le temps que les choses redeviennent calmes.

O*O*O*O*O

- Répondez à la question, insista l'Auror dont il ne se souvenait plus du nom ni de la question qu'il lui avait posée.

Mais de quoi parlait-il déjà ? Où était-il ? Pourquoi y avait-il tant de lumière ? Était-ce la lumière du soleil ? Oh, cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas vu le ciel, ni le soleil.

- Vous voyez bien qu'il n'est pas en état de vous répondre ! Il n'était même pas conscient d'être couvert de sang quand on l'a trouvé, répliqua la médicomage sur un ton désapprobateur.

- Nous avons besoin de son témoignage.

- Sauf qu'il est déshydraté, a une hémorragie interne, est affamé et il y a de fortes chances qu'il ne passe pas la nuit ! Donc laissez-moi faire mon boulot et laissez-le tranquille.

La voix Macleen était dure et déterminée.

- C'est un criminel, vous savez, évitez de vous attacher à eux, répliqua l'Auror sur un ton paternaliste.

- Le jour où il aura un vrai procès et où il sera reconnu coupable avec des vraies preuves, je le croirai coupable. En attendant, c'est un adolescent innocent que vous avez condamné à mort. Alors ne me parlez surtout pas sur ce ton ! Nous n'avons pas élevé les boursoufs ensemble.

L'Auror quitta l'infirmerie sous le regard incendiaire de la médicomage. Elle s'assit à côté de lui et lui passa une main douce dans les cheveux.

- Strucgatsky a battu à mort le nouveau gardien. Apparemment, Malcom aurait fait un rapport au Ministère sur son comportement inapproprié contre certains prisonniers. Draco, je suis tellement désolée.

Le jeune homme la regarda au travers de ses yeux voilés. Ses paupières papillonnèrent mollement.

- Oh…Dra…co…, murmura-t-il d'une voix extrêmement faible, mon nom est Draco.

Cela faisait longtemps que personne ne l'avait désigné par son prénom. Il l'avait oublié. Il s'était habitué à être appelé le « déchet », « l'abomination » ou encore « Le Monstre ».

- Oui, c'est cela. Tu es dans un état horrible, je n'ai pas le droit de te soigner d'un sort. Il te faudrait des soins intensifs à Ste Mangouste.

- Je vais mourir…

- Oui. Je suis désolée.

- Hm…

Le jeune homme prit une respiration tremblante en fermant les yeux. Il devait profiter de la douce chaleur de l'infirmerie avant de retourner dans la froideur de sa cellule.

- Combien…de…temps ? finit-il par murmurer d'une voix essoufflée et rendue faible par ses blessures internes.

La médicomage redressa ses lunettes sur son nez en soupirant lourdement.

- Deux jours maximums dans les conditions actuelles. J'ai fait une demande auprès du Ministère pour que l'on me permette que l'on te soigne à l'hôpital, mais tu ne seras plus en vie lorsqu'ils daigneront donner une réponse.

Le jeune prisonnier eut envie de lui dire de ne pas se fatiguer. Le Ministère n'allait pas l'aider, il allait le laisser mourir comme le monstre qu'il était devenu pour eux. Mais la mort serait un soulagement à ses souffrances. Oh. Il allait mourir.

- Je suis désolée, murmura-t-elle encore.

O*O*O*O*O

Il aimerait rêver une dernière fois avant de mourir. Revoir le Harry de ses rêves, celui qui lui avait dit qu'il le voulait tel qu'il était. Celui qui l'avait pris dans ses bras avec douceur et tendresse. Il voulait se perdre encore un peu dans cette réalité. Juste encore un peu avant de disparaître. Il tourna difficilement la tête lorsque sa gamelle fut poussée dans sa cellule. Il n'avait pas la force de ramper pour aller boire l'eau poisseuse, ni la nourriture rance. Il n'en avait pas la force, mais il devait au moins boire. Juste pour avoir assez de force pour rêver encore un peu. Harry Potter qui l'invitait au bal d'Halloween. Pourquoi avait-il résisté à y aller déjà ? Ah oui, il avait eu peur que cela ne soit qu'un jeu de la part du Survivant. Il était si stupide ! Il se redressa en poussant un petit gémissement lorsque son monde se transforma en une pluie de douleur, il en eut la tête qui lui tourna violemment. La main tremblante, il saisit sa gamelle d'eau et tenta de boire tant bien que mal. Une grande partie de l'eau lui coula dans le cou et le peu qu'il parvint à absorber, il le vomit aussi vite. Oh, la fin était proche. Son estomac ne supportait plus rien. Il n'avait même plus la force de s'apitoyer sur son sort. Ses anciens amis sauraient-ils la nouvelle de sa mort ? Il doutait même obtenir des obsèques sorcières ! Après tout n'avait-il pas trahi la société sorcière ?

O*O*O*O*O

Le froid, la terreur, les tremblements de son corps. La douleur qui le transperçait de toute part était devenue omniprésente. Il avait eu des spasmes qui avaient secoué son estomac vide pendant des heures. La fièvre avait étreint son corps et ne le lâchait plus. Sa peau lui faisait mal, il avait l'impression qu'elle allait se déchirer de toute part. Il tremblait si fort, son cœur battait beaucoup trop vite et sa respiration était beaucoup trop ardue. Il se recroquevilla sur lui-même ayant conscience que sa fin était proche.

O*O*O*O*O

Harry Potter, le Sorcier le plus puissant du monde se retrouvait totalement impuissant face à la porte de l'infirmerie. Il ne pouvait strictement rien faire et cela le rongeait. Cela le frustrait et sa magie bouillait, grouillant sous sa peau, cherchant un exutoire à sa colère qui ne faisait que croître au fur et à mesure que le temps passait.

- Harry, l'appela doucement Hermione qui était venue le rejoindre après des heures passées à la bibliothèque à la recherche.

Il se tourna vers elle, contenant toute sa colère, car elle n'y était pour rien. Au contraire, elle essayait de l'aider.

- Alors ? demanda-t-il entre ses dents serrées.

La jeune femme soupira en passant la main dans ses cheveux touffus :

- Ils ne savent pas ce qui aurait provoqué le coma. Je les ai entendu parler d'une potion mais impossible pour eux de savoir laquelle. Ils ont analysé le sang de Malfoy, il n'y a absolument rien de suspect. Ce n'est pas non plus un sort.

- Est-ce que c'est de la magie noire ?

- Le professeur Snape travaille dessus. Mais tu ne te souviens vraiment de rien ?

Harry se retint de lui hurler dessus. Bien sûr que NON il ne se souvenait de rien !

- Nous avons été au bal, il était anxieux à l'idée d'y être vu avec moi. Ce n'est pas comme ça qui me l'a dit mais c'est comme ça que je l'ai compris. On a discuté avec tout le monde, Ginny nous a offert des verres de jus de citrouille, nous avons dansé et ensuite je l'ai raccompagné à sa chambre. Je me suis endormi en chemin, je ne sais pas comment mais c'est tout ce dont je me rappelle. Quand j'ai quitté Draco, il était encore éveillé.

Hermione se tut car elle voyait à quel point son meilleur ami était sur le point de faire une crise de nerfs. Elle poussa un soupir en se frottant le visage. Elle trouvait cette histoire tout de même étrange : un étudiant qui tombe dans le coma sans aucune raison apparente ? Il y avait anguille sous roche. Elle partageait l'avis du professeur Snape, elle était persuadée que quelqu'un avait empoissonné Draco et avait essayé le poison sur Harry également. Alors pourquoi le jeune homme brun s'était réveillé une journée plus tard alors que Malfoy était dans le coma depuis quinze jours maintenant ? Elle devait voir le directeur !

O*O*O*O*O

Ron se frotta le visage vigoureusement en poussant un long soupir. Harry était sur les nerfs, Hermione était encore plus hystérique que lorsqu'elle était en période d'examen et lui devait faire le lien entre ses ami.e.s et le reste du monde. Harry ne quittait pas le chevet de Malfoy et devenait ingérable. Ron n'en pouvait plus. En plus de cela, sa petite sœur essayait de sortir avec Harry alors que la Fouine était dans le coma. Mais quel était son problème ? Il ne la comprendrait jamais ! Et Blaise ! Son petit ami lui courait sur les haricots aussi. Blaise qui lui demandait pourquoi ils ne se voyaient plus depuis quinze jours, pourquoi Ron refusait de passer la nuit avec lui. Le jeune homme noir était exigeant. Beaucoup trop. Il était possessif, voulant que Ron ne soit qu'à lui, ne pensant qu'à lui, ne vivant que pour lui. Alors oui, Ron avait profité de cette situation pour s'éloigner de Blaise pour respirer. Bien sûr qu'il était amoureux du jeune homme. C'était compliqué de ne pas l'aimer, d'ailleurs. Il avait résisté pendant deux longues années. Se battant comme un cerbère contre ses sentiments naissants pour l'aristocrate. Et puis un jour, dans un couloir, Blaise l'avait plaqué contre un mur après une violente dispute, et l'avait embrassé avec force. Il avait à peine résisté, il avait attendu ce baiser avec tant de forces qu'il en avait gémi de plaisir et de joie. Ils avaient commencé à sortir ensemble au début de leur sixième année et avaient fait une pause dans leur relation lorsque Ron était parti à la recherche des Horcruxes avec Harry et Hermione.

- C'est mon meilleur ami qui est dans le coma, Ron.

- Je sais.

- Alors pourquoi n'es-tu pas avec moi ? J'ai besoin de toi.

- Blaise nous en avons déjà parlés, Harry a besoin de moi, 'Mione aussi !

- Et moi pas ?

Ron eut envie de hurler et de s'arracher les cheveux. Pourquoi il ne comprenait pas ?

- Oh, tu m'énerves à la fin ! Mais bordel, tu as tes amis qui sont là pour toi ! Tu ne veux pas être là quand Harry perdra son contrôle sur sa magie, ni quand Hermione oubliera de manger en essayant de trouver une solution pour sauver ton meilleur ami ! s'écria le jeune homme roux en levant les bras au ciel.

Blaise croisa les bras sur sa poitrine et ses yeux limes s'assombrirent dangereusement.

- Était-ce une raison pour m'éviter ? Il y a des choses que je peux entendre, Ron.

- Non ! Justement ! Blaise, ces derniers temps tu es tout simplement étouffant ! Je ne suis pas ta chose, je ne vis pas pour toi et ça tu ne le comprends pas !

Le Serpentard se redressa et d'un geste brusque frappa le vase qui se trouvait dans la Salle sur Demande. Ron se retint de sursauter et fusilla du regard son petit ami de ses yeux bleus.

- Tu veux donc que l'on se sépare…remarqua d'une voix froide le jeune homme noir.

- Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit !

- Alors quoi ? Hm, parce qu'on est censés être ensemble pour être un couple.

Ron se mit à taper du pied, le visage rouge de colère. Il détestait lorsque Blaise se mettait à faire cela. À le manipuler pour qu'il culpabilise et s'écrase.

- Très bien.

Il se pencha, prit son sac et s'apprêta à sortir de la Salle sur Demande. Une poigne ferme saisit son bras.

- Qu'est-ce-que tu fais ? lui demanda Blaise d'une voix agacée.

- Je me casse, imbécile !

- Pardon ?!

- Je me barre, j'en ai ma claque que tu passes ta frustration sur moi, ok ?!

- Mais est-ce ma faute si j'ai l'impression que tu laisserais Harry te baiser ?! Que tu le préfères à moi ?!

Ron fut choqué par les paroles de son petit ami. Il le regarda avec un air ahuri et se dégagea de sa poigne.

- Je te demande pardon ? chuchota le jeune fils Weasley d'une voix incrédule.

Blaise voulut parler, mais le regard que lui lança Ron le dissuada de le faire.

- Tu es en train de me juger ?!

La voix de Ron partait dans les aigus et il était à deux de fondre en larmes. Il avait les nerfs en pelote et la dispute avec Blaise ne l'aidait pas à conserver son calme.

- Et tu veux que l'on parle de toutes les pestes et les connards qui te tournent autour ?! De ta relation plus qu'étrange avec la Fouine ?! Que tu réponds présent à CHAQUE FOIS QU'IL T'APPELLE ?! Tu crois que je ne souffre pas non plus ?!

Blaise ne répondit pas parce que Ron avait l'air sur le point de faire une crise de nerfs. Ses yeux bleus flamboyaient et brillaient de larmes retenues.

I'm jealous, I'm overzealous
When I'm down, I get real down
When I'm high, I don't come down
I get angry, baby, believe me
I could love you just like that
I could leave you just this fast

La voix de Ron se brisa sur la fin de son couplet. Il n'allait pas bien et il avait besoin de Blaise. Et ce dernier ne comprenait pas ! Il était seul à soutenir ses meilleurs amis, mais qui le soutenait ? Hein ? Qui ?

But you don't judge me
'Cause if you did, baby, I would judge you too
No, you don't judge me
'Cause if you did, baby, I would judge you too

Il leva la main avant de frapper son torse faiblement, il avait la voix chargée de sanglots contenus. Blaise était un imbécile ! Pourquoi ne comprenait-il pas l'ambiguïté de son comportement ?

'Cause I got issues
But you got 'em too
So give 'em all to me
And I'll give mine to you
Bask in the glory
Of all our problems
'Cause we got the kind of love
It takes to solve 'em

Yeah, I got issues
And one of them is how bad I need you

Blaise poussa un soupir et doucement glissa ses bras autour de la taille de son petit ami et l'attira contre son corps immense. Ron résista un peu au début mais finit par craquer en sentant le baiser tendre que Blaise déposa sur le sommet de son crâne.

You do shit on purpose
You get mad and you break things
Feel bad, try to fix things, but you're perfect
Poorly wired circuit
And got hands like an ocean
Push you out, pull you back in

Ron leva les bras, les enroula autour du cou du Serpentard et se blottit contre le torse de son petit ami. Et doucement, ils se mirent à se balancer lentement en suivant la voix rauque et basse de Ron qui chantait doucement.

'Cause you don't judge me
'Cause if you did, baby, I would judge you too
No, you don't judge me
'Cause you see it from same point of view

'Cause I got issues
But you got 'em too
So give 'em all to me
And I'll give mine to you
Bask in the glory
Of all our problems
'Cause we got the kind of love
It takes to solve 'em

Yeah, I got issues
And one of them is how bad I need you

Les mains dans le dos de Ron raffermirent leur prise et Blaise se pencha pour déposer un tendre baiser à la commissure de ses lèvres. Il se savait stupide, lui qui se ventait de son intelligence en temps normal aurait compris le comportement de Ron. S'il n'avait pas été troublé par l'état de son presque frère ni de sa jalousie maladive, il aurait compris Ron.

(I got issues, you got 'em too)
And one of them is how bad I need you
(I got issues, you got 'em too)

'Cause I got issues
(I got)
But you got 'em too
So give 'em all to me
(You got 'em too)
And I'll give mine to you
Bask in the glory
(I got issues)
Of all our problems
'Cause we got the kind of love
(You got 'em too)
It takes to solve 'em

Les mains de Ron se mirent à jouer avec les petits cheveux frisés dans la nuque de Blaise alors qu'il murmurait le dernier couplet de la chanson dans un souffle.

Yeah, I got issues (I got)
And one of them is how bad I need you (You got 'em too)
Yeah, I got issues (I got issues)
And one of them is how bad I need you (You got 'em too)
Yeah, I got issues (I got)
And one of them is how bad I need you

Blaise le serra contre lui de toutes ses forces. Il passa une main inquiète dans les doux cheveux roux de Ron et lui dit doucement :

- Je te demande pardon. Je n'aurais pas dû dire ça. Excuse-moi.

Ron secoua la tête en gardant son visage enfoui contre le torse du jeune homme noir. Blaise poussa un soupir en se rendant compte de la bêtise qu'il avait failli faire : Ron n'était pas vraiment du genre à se plaindre lorsqu'émotionnellement parlant, les choses le blessaient. Il devait soutenir Harry et aider celui-ci à contenir sa colère alors que celle-ci courait sur sa peau et n'attendait qu'une chose : exploser. Hermione aidait Snape à trouver la potion dont Draco avait été victime. Mais la jeune femme avait tendance à oublier ses besoins physiologiques basiques lorsqu'elle était plongée dans ses recherches. Et Ron devait la faire manger, à aller aux toilettes, boire et la faire se laver. Et cela faisait une dizaine de jours que ça durait.

- Viens.

Et Blaise l'entraîna dans un long baiser en l'installant sur ses genoux, l'incitant à se blottir dans ses bras.

- Ok, repose-toi un peu. Ensuite on ira ensemble parler à Harry pour voir comment on peut aider à trouver qui a fait ça à Draco, d'accord ?

Ron hocha faiblement la tête en fermant les yeux, ses paupières lourdes des larmes qu'il avait eues du mal à retenir. Il était si bien dans les bras de son amoureux qu'il ne tarda pas à s'endormir en laissant échapper un soupir de bien-être.

O*O*O*O*O

Harry voulait casser quelque chose ! Il était fébrile, irritable et impatient. Il sentait au plus profond de lui qu'ils devaient se hâter de guérir Draco. Il avait un mauvais pressentiment qui lui vrillait les tripes à chaque fois que son regard tombait sur le corps inerte de Draco dans ce lit, un besoin urgent de détruire quelque chose courait dans ses veines. D'une main douce il dégagea une mèche dorée du visage pâle de Draco.

- Je ne sais pas si tu m'entends… Je me sens ridicule de te parler alors que…je…

Il déglutit en serrant les poings avec force. Il se força à respirer avant de reprendre.

- Je te promets de te sortir de là. Je te le promets. Et je trouverai les personnes qui t'ont fait ça. Je les détruirai. Alors, il faut que toi, tu tiennes le coup. Tu dois te battre, Draco. Tu dois te battre contre ce qui essaie de te tuer. Je t'en supplie, fais-le pour moi. Bats-toi pour moi.

Harry reprit son souffle et se pencha afin de déposer un baiser sur les lèvres maintenant sèches de son petit Serpentard avant de sortir de l'infirmerie sous l'œil inquiet de Pomfresh. Alors qu'il descendait les marches, les mains dans les poches, l'esprit perdu dans tout ce qu'il avait à faire, une ombre lui coupa la route.

- Par…commença-t-il avant de s'arrêter net dans sa phrase en observant la jeune femme qui était devant lui.

- Ah ! s'exclama la jeune femme en se reculant gracieusement.

Il fronça les sourcils ne parvenant pas à la replacée, mais étant persuadé de l'avoir déjà vu quelque part. Elle lui lança un regard incendiaire avant de continuer à monter les marches en direction de l'infirmerie. Harry resta un long moment à fixer l'endroit par lequel elle avait disparu, les sourcils froncés. Il reprit son chemin en silence. Mais écoutant son instinct, il retint le visage de la jeune femme ainsi que son empreinte magique. Où l'avait-il vu ? Quelle était cette sensation de déjà vu ?

O*O*O*O*O

Était-il si mal au point qu'il imaginait entendre la voix de Potter ? Celui-ci lui avait demandé de se battre, de ne pas abandonner. Mais, il allait mourir ! Il était en train de mourir ! Harry ! Harry ! HARRY ! Il ne voulait pas mourir ! Il ne voulait pas mourir ! Il voulait encore murmurer le prénom de Harry et l'entendre lui répondre avec douceur, avec amour peut-être. Alors il se battit contre les spasmes de son estomac et se força à boire encore de cette eau poisseuse. Il savait en revanche être incapable de manger quoi que ce soit. Mais il allait tenir, parce que son Prince Charmant allait venir le sauver. Il devait juste tenir assez longtemps pas vrai ? Il pouvait le faire. Il devait le faire !

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- Ce n'était pas censé faire ça ! insista Astoria en croisant les bras sur sa poitrine, son regard fusillant sa partenaire temporaire.

- Ça n'a strictement rien fait à Harry et Malfoy va peut-être mourir ! répliqua Ginny d'une voix froide, les mains sur les hanches. Avoue, tu ne lui as pas donné le bon nom de Potion !

- Je n'ai pas fait une erreur aussi stupide ! Pourquoi voudrais-je mettre la vie de Draco en danger ?

- Dis-moi ! Parce que rien n'a changé ! Oh si, les Aurors débarquent demain pour nous interroger car l'état de Malfoy se détériore.

La jeune femme rousse se retint d'ajouter « Je me contrefiche qu'il crève ce déchet ! Je serais là pour consoler Harry, c'est tout ce qui compte. ». Astoria se mit à se ronger l'ongle du pouce dans un geste angoissé.

- On s'efface la mémoire, je ne veux pas finir en prison. Alors on s'efface la mémoire.

Pour une fois, les deux jeunes femmes parvenaient à se mettre d'accord sans trop de soucis. Elles devaient agir vite !

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Hermione se redressa brusquement de sa chaise, faisant chuter la pile de livres qui se trouvait devant elle. Elle sortit précipitamment de la bibliothèque, ne faisant pas attention au chuchotement furieux de Mme Pince. Elle traversa les couloirs en courant en direction des cachots. Elle devait voir le professeur Snape, vite ! Elle ne fit absolument pas attention à son apparence, à ses cheveux qui partaient dans tous les sens et qui auraient besoin de toute la bouteille de shampoing pour retrouver leur texture d'origine, ni à ses vêtements qu'elle devrait brûler au lieu de les laver. Cependant, elle s'en fichait royalement ! Elle descendit les marches quatre par quatre, toqua à la porte du bureau du professeur de potions fébrilement.

- Oui !

Elle entra avec impatience :

- Monsieur ! s'écria-t-elle en secouant le bout de parchemin qu'elle tenait à la main.

- Eh bien, Miss Granger, pourquoi tant de -

- J'ai trouvé un cas similaire à celui de Malfoy ! l'interrompit-elle en se dirigeant vers le bureau du professeur impérieusement.

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- Nous devons trouver les coupables, nous avons peu de temps avant que les effets de la potion ne tuent la Fouine, fit remarquer Ron en croisant les bras sur sa poitrine.

- Mais comment aurait-il pu entrer en contact avec son empoisonneur ? se questionna Pansy en penchant la tête sur le côté.

- Si c'est un élève de Poudlard, ce ne sont pas les occasions qui manquent, répondit Théo en fermant son livre d'un geste brusque.

- Cependant, il y a plus de probabilité que le ou la coupable ait agi durant le bal d'Halloween, compléta Hermione en croisant les bras sur sa poitrine. En revanche, j'aimerais que vous ne disiez rien à Harry pour le moment. Il faut qu'il reste auprès de Draco, sa magie le stabilise.

- Pourquoi ? voulut savoir Pansy.

Hermione et Ron se tournèrent vers elle et répondirent d'une seule voix sinistre :

- Il va détruire la personne qui a touché à Draco.

A SUIVRE

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Hello~ Et voilà le chap suivant ! Pas taper, pas taper ! Je vous avais prévenu que j'allais être un peu mauvaise dans les prochains chapitres et oui, j'ai pris mon pied ok ? Alors pour répondre à ceux ou celles qui ont tenté de trouver la potion

Momie : Ce n'est pas un filtre d'amour ! C'est beaucoup trop classique ! Je suis un chouia plus sadique ! Mais hey, bien essayé ! ? On aura la réponse qu'au prochain chapitre, héhéhé ! Merci pour ta review !

FAN2U : Hey salut, merci pour ta review ! Comme tu l'as vu, j'ai utilisé la chanson que tu m'as proposé et bizarrement ça tombait bien dans ce chapitre, hein comme quoi les grands esprits se rencontrent, xD. Pour la potion, tu y es presque ! La réponse au prochain chapitre, mwahahaha !