Walking the wire ~

Hey ! Et de 8 ! Je suis désolée du retard, mais il s'est passé beaucoup de chose, drôle et pas drôle du tout éwè, mon pc m'a lâché et j'ai perdu toute mes données : UN AN ET DEMI DE TRAVAIL PERDU ! ça m'a foutu un coup. Je ne vous raconte pas mon état de déprime. Du coup, je n'ai pas trop eu envie d'écrire parce que bon à quoi bon, j'étais trop découragée… MAIS la déprime s'en est allée, et la motivation a pris sa place. De toute façon, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour récupérer mes données mais c'est impossible, elles sont trop corrompues pour cela (j'ai un diplôme en info et je suis allée voir un pro également), donc c'est mort. Je l'ai acceptée (difficilement) donc je me remets au boulot. J'ai dû réécrire ce chapitre par exemple et j'ai perdu également les chapitres de l'autre fic…

Parmi tout cela, j'ai eu ma licence avec mention et j'ai eu le master que je voulais, donc tout n'est pas tout noir ! Bref, j'arrête de raconter ma vie ! Enjoy !

La chanson que j'ai choisi que j'ai choisi viens du groupe Imagine Dragons

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sinon, ils auraient fini ensemble dans les livres)

Résumé :Draco avait toujours été amoureux du Survivant, depuis la première fois qu'il l'avait vu. Cet amour était ancré en lui, mais il savait qu'Harry ne lui appartiendrait jamais. Jamais. Alors pour que celui-ci garde un souvenir de lui, il s'en était fait un ennemi. On n'oublie jamais un ennemi. Les méchants n'avaient pas de Happy Ending. C'était ce qu'il croyait jusqu'à ce jour dans la Salle sur Demande qui allait tout changer. Attention MPREG/ scènes explicites !

Note de l'auteur : Chapitre non corrigé ! Désolée pour les fautes, j'ai fait de mon mieux !

Kissu :3

ShiyaMiam :3

~ Chapitre Neuf : Vivre pour nous ~

Draco ne parvenait pas y croire : il se tenait debout. Il était vivant, il respirait toujours. Comment ce miracle était-il possible, alors qu'il était persuadé de s'être arraché le cœur ? Comment pouvait-il encore être en vie, alors qu'il venait d'éjecter de sa vie sa raison de vivre ? Toutes ces questions tourbillonnaient dans sa tête alors qu'il se recroquevillait sur lui-même dans son lit à baldaquin. Cela faisait une semaine qu'il s'était séparé de Harry. Bon, tout cela était sa faute, c'était sa décision. Mais tout de même cela faisait un mal de chien ! Il se mordit la lèvre inférieure pour ne pas pleurer. Il ne devait pas pleurer, il n'en avait pas le droit.

- Harry…murmura-t-il d'une voix tremblante.

Il avait la sensation d'être retourné à cette époque où il aimait le Survivant en cachette et chuchotait son nom dans le secret de sa chambre, où il imaginait la chaleur des bras de Harry tendrement enveloppé autour de son corps. Cependant, cette fois-ci, c'était bien pire : il avait réellement été dans les bras de Harry, il avait réellement goûté à la douceur de ses bras et à la tendresse de ses baisers. Il avait goûté de la façon la plus délectable au bonheur d'être avec l'être aimé. Il savait ce qu'il avait perdu. Il savait ce qu'il perdait.

- Harry…

Il aurait beau appelé ce nom tant chéri, il ne recevrait plus de réponse. Il n'en recevrait plus. Cela lui fit si mal. C'était si douloureux. Il serra ses bras autour de sa poitrine afin de comprimer le sanglot qui voulait jaillir. Il n'avait pas le droit de pleurer car c'était sa faute s'il avait tout perdu.

O*O*O*O*O

Dire que Harry était furieux, c'était utilisé un doux euphémisme. Non, il n'était pas furieux il était au-delà de ça. Il était fou de rage. Il venait de sortir d'une interview avec le père de Luna et cela l'avait dans un état de nerf des plus critique. Il se dirigea d'un pas rageur vers la salle commune des Gryffondors et il cracha le mot de passe avec tant de violence que la Grosse Dame se hâta de lui ouvrir le passage sans plus tarder. Il devait partir d'ici rapidement avant de devenir le nouveau Lord Noir. Il n'en était pas si loin. La haine pure qui courait dans ses veines et qui le consumait n'était pas bien, pas bien du tout. Il devait s'éloigner de tout cela. Vite ! Des éclairs de magie crépitaient dans l'émeraude de ses yeux, poussant tous ceux et celles qui croisaient sa route à baisser le regard et à s'éloigner de son chemin. Alors qu'il traversait la salle au pas de charge, un feu follet roux se jeta dans ses bras dans un grand éclat de sanglots :

- Oh Harry, je suis tellement désolée ! Je te demande pardon ! Je te deman…

Ginny ne put finir sa phrase, car elle se fit projeter contre le mur le plus proche par une puissance invisible. Elle atterrit dans un grand fracas et dans un cri de douleur et de stupéfaction mêlés. Il eut un silence apeuré dans la salle commune des Rouges et Or. Toutes et tous se tournèrent lentement vers Harry Potter dont l'énergique magique se mit à fouetter l'air avec brusquerie.

Les étudiants et les étudiantes présentes dans la salle commune s'enfuirent le plus rapidement possible. Ron, ayant entendu les cris et le raffut, avait quitté son lit précipitamment et sortit du dortoir pour trouver une scène des cauchemardesques : sa petite sœur plaquée contre un mur et maintenue suspendue dans le vide par une force invisible. Il sut avec une évidence effrayante que Harry était la cause de l'état de sa sœur lorsque ce dernier se mit à hurler :

- TU VAS ME LE PAYER !

Ron n'avait plus entendu autant de haine dans la voix de son ami que lorsqu'il s'était battu contre Voldemort. Cela lui fit peur, car cette haine était dirigée envers sa petite sœur. Il resta figer ne sachant pas quoi faire, aider sa sœur (qui était entièrement responsable de sa situation) et trahir son meilleur ami ou ne rien faire au risque de mettre toute sa famille à dos.

Avant qu'il ne puisse prendre une décision, l'énergie magique de Ginny commença à sortir de son corps comme drainer par un vortex indétectable à l'œil nu. La jeune femme se mit à hurler de douleur à s'en briser les cordes vocales.

- HARRY !

Ron chercha la source du cri du regard et découvrit Hermione qui revenait certainement de la bibliothèque devant l'entrée de sa salle commune et découvrir la scène chaotique.

- ARRÊTE ! hurla la jeune femme brune en direction de son ami.

Malheureusement, le jeune homme ne l'écoutait pas, sa magie avait pris le pas sur sa conscience cherchant à se soulager de la douleur qui étreignait son âme avec tant de cruauté. Peut-être que s'il supprimait la cause de tout son malheur peut-être irait-il mieux. Non, il n'allait pas la tuer, ce serait une punition beaucoup trop facile ! Beaucoup trop. Il allait lui prendre ce qu'elle avait de plus précieux comme elle l'avait fait avec lui.

- Harry !

Hermione se précipita vers son meilleur ami et passa les bras autour de sa taille, le serrant contre elle avec désespoir. Elle n'eut pas peur lorsque la magie du jeune homme brun se mit à crépiter sur sa peau, lorsque celle-ci commença à devenir instable, détruisant les meubles, brisant les fenêtres et tout ce qu'elle trouvait dans la salle commune des Rouges et Or. Elle s'accrochait à lui alors qu'une tempête provoquée par la magie de Harry cherchait à la repousser.

- S'il te plaît, lâche-la, tu vas finir par la tuer, dit-elle calmement.

- Pourquoi ? rétorqua le jeune homme d'une voix froide.

- Parce que ce n'est pas toi, Harry, tu vas le regretter toute ta vie. Tu n'es pas comme ça.

- Elle m'a tout pris 'Mione, elle m'a tout pris.

Hermione resserra son bras autour de la taille de son ami en entendant la souffrance pure dans sa voix brisée. Elle eut envie de pleurer, mais elle se retint de justesse.

- Je sais, mon cœur, je sais.

Elle se mit à lui parler doucement comme sa mère lorsqu'elle avait besoin d'être consolée, lui donnant des petits noms. Rien de ce qu'elle dirait ne pourrait réparer le mal que Ginny et Astoria avaient commis. Rien. Alors elle se tint juste à côté de son meilleur ami, le soutenant comme elle le pouvait. Harry était en train de tout détruire, car il souffrait et elle pouvait le comprendre.

La magie du jeune homme disparut brutalement, ramenant un calme surnaturel dans la pièce. Harry relâcha la pression sur la jeune femme rousse et elle s'affaissa mollement sur le sol. Il la regarda avec une certaine froideur, en s'appuyant contre le corps de Hermione. Pourquoi son cœur lui faisait-il aussi mal ? Ce fut comme s'il était sous le sort d'un Doloris dont la puissance ne cessait de croître, le faisant suffoquer. Seule la colère parvenait à l'empêcher de se noyer dans ce tourbillon émotionnel. Le Prince des Gryffondors se tourna doucement dans les bras de Hermione, puis vers Ron qui n'avait toujours pas bougé :

- J'ai mal, chuchota-t-il les yeux écarquillés par la peine. J'ai si mal.

Il posa la main sur sa poitrine et la serra compulsivement. Il avait la bouche entrouverte et cherchait désespérément sa respiration. Ron descendit les marches d'un pas peu assuré et s'approcha lentement de ses deux meileur.e.s ami.e.s. D'une main hésitante, il toucha l'épaule de son ami :

- Ha…Harry ? l'appela-t-il d'une voix douce.

Il avait la sensation de s'approcher d'un animal sauvage et dangereux. Ce dernier tourna la tête vers lui et le fixa avec une acuité dérangeante.

- C'est si dou…lou…reux, grogna-t-il d'une hachée.

- Ça va aller, répondit Ron en prenant le jeune homme brun dans ses bras.

- Ça n'irait jamais mieux, Ronald. Il m'a quitté. Il ne veut plus de moi. Il ne me veut pas.

Il avait tant de peine dans sa voix que Ron et Hermione eurent envie de pleurer.

- Pourquoi toutes les personnes que j'aime finissent toujours par disparaître ? Qu'ai-je fait pour ne pas mériter que l'on m'aime et qu'on veille me garder auprès de soi ? Suis-je si détestable ?

Le cœur brisé par le désespoir de leur ami, Hermione et Ron s'enroulèrent autour de lui, le protégeant de leurs corps. Ils se laissèrent tomber sur le sol recouvert d'un tapis bordeaux dans un état déplorable après les ravages des pouvoirs de Harry. Le jeune homme aux yeux émeraude se mit à hurler de tourment. Sa souffrance était telle que Poudlard se mettait à trembler en réponse à sa peine.

O*O*O*O*O

Dumbledore savait pertinemment ce qui se passait. Eh bien, il n'avait pas anticipé que les pouvoirs de Harry allaient échapper à tout contrôle et encore moins que Poudlard réponde à sa magie. Cependant, il se doutait fortement que Harry allait finir par s'en prendre physiquement à la jeune Weasley. Il s'en était douté à l'instant où la jeune femme n'avait pas été jugée pour ses actes plus que répréhensible. Il se devait de laisser le jeune homme remettre à sa place la société sorcière qui commençait à prendre un chemin des plus dangereux. Il caressa doucement les plumes de Fumseck- son phénix aux couleurs rouge et or- d'une main discrète, il attendit que Snape le rejoigne difficilement : il était tout de même à son cinquième mois de grossesse. Il se tourna juste au moment où ce dernier pénétra dans son bureau dans un tourbillon dramatique de capes.

- Professeur Snape, dit-il d'une voix douce en caressant sa barbe.

- Harry est en train de faire une Rage magique, il a vidé la Weasley fille de ses pouvoirs.

- Je sais.

Snape ne parut pas surpris face à ses yeux bleu pétillants qui le regardaient comme si le vieil homme avait une dizaine d'années de connaissance d'avance sur tout le monde.

- Il sera temps de prendre un congé paternité, Severus, le bébé devra être votre priorité à partir de maintenant.

Sur ces paroles, Dumbledore sortit de son bureau d'un pas tranquille, se préparant à gérer des parents paniqués. Décidément, les Potter avaient le chic de mettre l'école sans dessus-dessous. Snape resta interdit et posa instinctivement la main sur son ventre arrondi caché sous les plis de vêtements. Il ne dit rien en sentant de faible mouvement dans son ventre. Un faible sourire tendre se fraya un chemin sur son visage austère. Il sortit de sa contemplation avant de suivre aussi vite que possible Dumbledore qui était déjà arrivé en bas. Ils rejoignirent l'attroupement des devant la salle commune des Gryffondor.

O*O*O*O*O

« HARRY POTTER QUITTE L'ANGLETERRE : Une interview exclusive pour comprendre son geste.

Le journaliste : Pourquoi cette décision ? Vous n'avez pas encore fini vos études pourtant…

Harry Potter : Je ne peux plus rester dans ce pays. Toute la société sorcière anglaise me dégoûte, je veux m'éloigner de ces hypocrites. J'ai donné toute mon enfance pour ces gens, j'ai combattu alors que je n'étais qu'un enfant dans cette guerre que beaucoup ont fui ! Ce qui s'est passé récemment avec Draco Malfoy qui a été lynché par l'opinion publique alors qu'il a renié son père pour sauver celle-ci, m'a prouvé que je n'ai plus rien à y faire. De ma vie, je n'ai jamais ressenti autant de haine qu'à cet instant. Où était cette putain de société sorcière bien-pensante lorsque des enfants étaient embarqués de force dans la Guerre ? Où était-elle quand des enfants se dressaient seuls face aux Mangemorts ? Où était-elle ?! Vous dites partout, 'On a gagné' MAIS vous n'avez rien gagné du tout ! Cette victoire, elle m'appartient ! Elle appartient à Ron, à Hermione, à Draco et tous ceux et celle qui se sont tenus baguettes en main sur le champ de bataille ! Vous qui avez fui, vous n'avez pas votre mot à dire sur cette Guerre ! Vous vous êtes permis de juger et de condamner un jeune homme qui a plus perdu dans cette Guerre qu'aucun d'entre vous ! Vous vous permettez de décider de ce que je devrais faire de ma vie, de la personne que je devrais aimer ou pas ! De quel droit ?! QUI VOUS A DONNÉ CE DROIT ?! Draco s'est retrouvé menacé par des imbéciles alors que c'est lui la VICTIME ! J'en viens à me dire que je n'aurai pas dû me battre si fort pour tous ces lâches, que j'aurais dû laisser Voldemort mettre ce monde à feu et à sang ! J'ai pris une décision : celle de partir, le temps de me débarrasser de cette colère qui me consume. Mais avant, je vais mettre un bon nombre de personnes à genoux pour que jamais, vous entendez, JAMAIS elles ne pensent qu'elles peuvent s'attaquer aux personnes que j'aime sans crainte. Je porte plainte contre la Gazette du Sorcier pour diffamation : ils ont pourri mon enfance, je ne les laisserais plus faire à partir de maintenant. Je porte également plainte pour menaces et intimidations contre toutes les personnes qui ont envoyé des Beuglantes à la famille Malfoy. Draco Malfoy, ce message est pour toi : je ne pars pas à cause de toi, je pense que je serai parti dans tous les cas, à un moment ou à un autre. Je pars mais je reviendrais. Je reviendrai toujours vers toi. Toujours. »

O*O*O*O*O

Les mains tremblantes, Draco lisait l'article du Chicaneur que Théo lui avait donné. Il releva les yeux vers ses deux amis qui le regardaient avec des yeux désolés.

- Il est parti, vous dites ?

- Ron m'a dit qu'il partait en transport moldu…un abion…non…un avion je crois, répondit Blaise en fronçant les sourcils.

- Il est part où ?! s'écria le jeune homme blond oubliant toute la dignité liée à son rang.

- Personne ne sait. D'après ce que je sais, il va faire des escales afin de brouiller les pistes. Si tu veux le voir avant son départ, il est actuellement à l'aéroport, un truc du genre, de Gatwick, lui indiqua Théodore en posant la main sur son épaule.

Draco se pinça les lèvres avant de saisir sa cape d'un vert profond qu'il jeta sur ses épaules. Il se précipita dans les escaliers de leur petite maison de compagne. Pansy l'attendait de pied ferme dans le hall.

- Je sais ce que tu vas faire et je ne vais pas t'en empêcher, mais juste n'oublie pas d'où tu viens. Ils ne doivent pas voir. En aucun cas.

La voix de la jeune femme était coupante, ses cheveux avaient retrouvé une couleur normale, c'est-à-dire, leur brun habituel. Il hocha la tête comprenant ce qu'elle voulait dire. Elle le laissa passer et il se hâta jusqu'à la zone de transplanage pour l'aéroport de Gatwick.

O*O*O*O*O

Harry remonta le col de sa veste sous son nez, il faisait froid et cela faisait un moment qu'il attendait déjà. Il avait eut le temps de dire au revoir à tous ses ami.e.s avant de partir. Il avait refusé que l'un d'entre ne l'accompagne à l'aéroport, comme il avait tu sa destination. Hermione avait tapé du pied, avait argumenté et avait fini par pleurer et comme aucune de ses techniques n'avaient fonctionnées elle s'était contentée de le menacer des pires sévices s'il ne donnait pas de nouvelles. Il avait souri et avait acquiescé avant de poser un tendre baiser sur sa joue et de la serrer dans ses bras. Ron -malgré ce qui s'était passé avec sa sœur- lui avait donné une accolade virile en disant de donner de ses nouvelles le plus souvent possibles. Luna lui avait adressé un sourire éthéré dont elle avait le secret avant de lui dire : « Tous les chemins mènent à ton cœur » il n'avait pas saisi, mais ce n'était pas grave, car elle le serra fortement dans ses bras avant de le lâcher. Remus l'avait pris dans ses bras en silence et Snape se tenait dans l'ombre telle une statue taciturne. Il lui avait adressé un signe de tête et fut surpris de recevoir un semblant sourire à la place.

Harry revint au présent en entendant l'annonce de son vol. Il s'était déjà enregistré, il avait un peu de temps avant d'embarquer. C'était la première fois qu'il prenait l'avion, il appréhendait un peu mais cela allait être une bonne expérience. Son cœur le faisait souffrir mais il comprenait à présent ce qu'il devait faire pour être celui qu'il voulait être. Il devait vivre sa vie. Il eut un sourire mélancolique en pensant à un certain blond et se passa la main sur le visage :

Qui cherches-tu à tromper Harry ? Tu ne pourras jamais l'oublier, jamais…

# Passengers flying Boeing 345 to Sao Paulo are requested to arrive at G32 gate for boarding as soon as possible #

# Les passagers du vol Boeing 345 à destination de Sao Paulo sont priés de se présenter porte G32 pour embarquement immédiat #

Il se redressa en jetant son sac sur son épaule il allait quitter l'Angleterre ! Cela allait lui faire du bien, il le savait. Il s'arrêta car il crut un instant avoir entendu son nom. Il regarda de tout côté avant de ricaner dans sa barbe : il était du côté moldu, personne ne le connaissait ici ! Il haussa les épaules avant de continuer son chemin lorsqu'il entendit un :

- POTTY !

Ok, la seule personne au monde qui lui donnait ce surnom ridicule était un certain blond au cheveux presque blanc gominé. Il s'arrêta une nouvelle fois, se tourna et le vit enfin. Son cœur s'arrêta de battre dans sa poitrine. Par Merlin, il était magnifique. Ses cheveux blonds flottaient librement autour de son visage fin, ses joues étaient délicatement colorées de rose. Tous les regards convergeaient vers cet être à la beauté mystique venue d'un autre monde. Draco marchait dans le hall d'attente comme s'il possédait l'endroit, il avait cette grâce et ce charisme propre aux aristocrates. Harry se mordit violemment l'intérieure de la joue afin de soustraire de la beauté hypnotique de Draco. Il attendit que celui-ci le rejoigne avant de dire d'une voix rendue rauque par le désir :

- Salut.

- Salut.

Silence. Leurs yeux se capturèrent et ne se lâchèrent plus. L'émeraude plongée dans les diamants aux reflets bleutés.

- Qu'est-ce que tu fais-là ?

- Et toi ?

- Je pars.

- Pourquoi ?

Harry lui adressa un sourire mélancolique.

- Il le faut.

- Pourquoi ?

- Je dois apprendre à vivre d'abord. Seul. Juste moi.

Draco se mordit la lèvre inférieure, il résista au besoin de baisser les yeux.

- Toi aussi, tu dois apprendre à vivre. Ton père à contrôler ta vie depuis ta plus tendre enfance et moi c'est une prophétie. On doit apprendre à être nous avant de…

Harry haussa les épaules, avant de se taire.

- Tu ne m'as dit au revoir, chuchota difficilement Draco en serrant les poings, résistant à l'envie de se jeter dans les bras de l'homme qu'il aimait.

- Tu l'as déjà fait.

Silence.

Ils se regardèrent avec une frustration à peine cacher.

# Passengers flying Boeing 345 to Sao Paulo are requested to arrive at G32 gate for boarding as soon as possible #

Harry tourna la tête vers le couloir qui le menait vers les portes d'embarquement et soupira :

- Je dois y aller.

- Vas-tu revenir ?

Le jeune homme brun réajusta son sac sur son épaule et hocha la tête avec un demi sourire :

- Vers toi ? Toujours.

Harry leva la main, voulant toucher le visage de son vis-à-vis. Cependant, il suspendit son geste avant de laisser tomber son bras. Il soupira en passant la main dans ses cheveux.

- Au revoir, Draco.

Il se gorgea de sa vue, de sa beauté et se détourna en puisant dans une force qu'il ne savait pas posséder.

- Non, tu ne peux pas.

Sa voix se coinça dans sa gorge : il ne devait pas pleurer. Draco se mordit l'intérieur de la joue. Violemment.

- Si je peux.

- Non.

Soupire.

- Je pars. Laisse-nous partir. Je t'en prie.

- Si je le fais, tu ne reviendras pas.

- Vers toi, je reviendrais toujours.

- Dans combien de temps ?

- Je l'ignore. Quand on aura assez vécu.

Draco eut envie de jeter ses bras autour de lui et de le retenir de toutes ses forces, cependant, il savait qu'il ne le ferait pas.

- Je t'aime Draco, je t'aime de toutes mes forces. Vraiment, mais je pense que nous ne sommes pas prêts.

Il prit une rapide inspiration et laissa un souffle tremblant échapper de sa poitrine.

- Partir loin de toi est la pire décision que je n'ai jamais prise, mais je sens que nous devons le faire. Actuellement, nous marchons sur une corde raide qui ne nous permets d'être qui nous sommes et d'être un nous.

# Last call for the passengers flying Boeing 345 to Sao Paulo are requested to arrive at G32 gate for boarding as soon as possible #

Harry se tourna brusquement vers Draco et fit ce qu'il avait envie de faire dès l'instant où ses yeux se sont posés sur lui dans ce hall de l'aéroport de Gatwick : il le prit fermement dans ses bras, le serrant contre lui avant de le relâcher aussi vite. Il fit un pas en arrière, le regard douloureux et le cœur saignant d'un amour qu'il ne pouvait combler.

Do you feel the same when I'm away from you? (ooh, ooh)
Do you know that land that I've walked for you ? (ooh, ooh)
We could turn around or we can give it up
but we'll take what comes, take what comes
oh, the storm is raging against us now
If you're afraid of falling, then don't look down
But we took the step, oh, we took the leap !
And we'll take what comes, take what comes

Draco le regarda avec de grands yeux, ne comprenant pas où il voulait en venir. Bien sûr qu'il ressentait l'amertume de leur séparation bien que ce soit lui qui l'avait provoqué. Il avait agi de cette façon face au déchaînement de haine de la société sorcière à son encontre. Et il avait plié, car il avait eu peur pour sa vie et pour celle de sa mère.

Feel the wind in yourhair
Feel the rush way up here !

Non. Il ne voulait pas. Il ne voulait pas sentir dans cet air de liberté qui effleurait ses cheveux, et qui le prenait à la gorge. Il ne voulait pas de ce cadeau que Harry lui offrait : une chance de vivre sa jeunesse sans crainte.

We're walking the wire, love
We're walking the wire, love !
We're gonna be higher, up !
We're walking the wire! wire! Wire!

There's nights we had, just walk away
And there's tears we'll cry, but those tears will fade
It's a price to pay when it comes to love
And we'll take what comes, take what comes

Non ! Cela ressemblait beaucoup trop à un adieu à son goût. Mais il comprenait, il comprenait si bien. Il voulait se souvenir d'eux deux mois plutôt, quand l'allégresse de l'amour étreignait encore leur âme d'une douce torpeur dans laquelle ils se complaisaient. Ce sentiment nouveau qui les prenait à la gorge et leur donnait envie de hurler leur amour sur tous les toits et de se cacher afin de se connaître dans l'intimité de leurs cœurs. Draco voulait revenir à cette époque qui semblait si proche et si lointain. Harry le caressait du regard en reculant lentement.

Feel the wind in your hair
Feel the rush way up here !

we're walking the wire, love
We're walking the wire! Love !
We're gonna be higher, up !
We're walking the wire! wire! wire!
So look out down below !
Look out down below !
Look out down below !
Walking the wire ! wire ! Wire !
So look out down below !

Harry fit demi-tour et s'éloigna vers le couloir d'embarquement d'une démarche déterminée. Il ne pouvait pas se permettre de s'arrêter maintenant. Il ne pouvait pas abandonner maintenant.

Oh, I take it when thunder roars
And I'll hold you close, I'll stay the course
And I promise you from up above
That we'll take what comes, take what comes

Chaque pas lui arrachait un morceau de son cœur, le laissant désespéré, meurtri, exsangue, cependant, il continua à avancer.

Love...

Il passa la porte d'embarquement sans un regard en arrière. Il avait peur de ne pas tenir s'il venait à croiser ces magnifiques yeux couleur perses. Il savait que sa détermination fondrait comme neige au soleil.

we're walking the wire, love
We're walking the wire! Love !
We're gonna be higher, up !
We're walking the wire ! wire ! wire !
So look out down below !
Look out down below !
Look out down below !
Walking the wire ! wire ! Wire !
So look out down below !

Look out down below

Lorsqu'il posa le pied sur la dernière marche avant de pénétrer dans l'avion et se tourna vers l'aéroport. Une brise tiède lui caressa le visage avant de faire flotter ses cheveux autour de son visage. Il savait qu'il prenait la bonne décision. Alors il laissa un doux sourire illuminer son visage.

We're walking a wire
We're walking a wire,
walking a wire, walking wire, wire, wire !

Draco regard l'avion quitter le tarmac avec un nœud dans le cœur et le ventre. Il se retint de pleurer alors qu'il chuchota :

- Au revoir, Harry.

O*O*O*O*O

Draco ne remit pas les pieds à Poudlard après le départ de Harry. Il passa et obtint ses ASPICS à distance. Évidemment avec un optimal. Ce fut la pire année de sa vie où il alterna entre un état végétatif et une dépression sévère. Grâce à ses ami.e.s il avait réussi à garder la tête hors de l'eau. Il avait repris contact avec sa mère, il la découvrait et approfondit sa relation avec elle. Il se rendit compte qu'elle avait été obligée d'épouser son père et que celui-ci l'avait empêché de l'aimer comme elle le souhaitait. Cela lui prit beaucoup de temps pour lui pardonner, mais il y parvint. Après tout, elle avait été une victime également. Severus mit au monde à la surprise générale de tout le monde, d'un adorable petit garçon avec une touffe de cheveux noirs bouclés. Il était si adorable qu'il était étonnant de penser que c'était Snape qui l'avait mis au monde. Draco fut nommé son Parrain et le petit ange fut nommé : Freyr. Et cela lui allait bien. Freyr Lupin-Snape.

Le temps passant, Draco était devenu ami avec Ron et Hermione étant donné qu'ils sortaient tous les deux avec ses deux meilleurs amis, il ne pouvait pas faire autrement. Il apprit par Ron que sa sœur avait quitté le monde sorcier pour le monde moldu car Harry l'avait quasiment rendu Cracmole. Ils lui avaient raconté l'épisode où Harry avait fait une rage magique, chose qu'il ignorait. Cela le terrorisait et le remplissait de joie car Harry l'avait vengé. Cependant une Rage magique était très dangereuse pour les sorciers et sorcières, il était rare de s'en sortir sans conséquences. Il priait Merlin pour que Harry aille bien.

La vie continua sans Harry Potter, le monde sorcier commençait à s'y faire. Au mois de juin, les avocats-mages que Harry avait engagés réussirent à mettre à terre la Gazette du Sorcier. Il ne savait pas que cela allait lui faire autant de bien. Mais cela le fit. Il eut droit à des excuses publiques et une compensation financière. Ce qui lui permit de payer son école de médicomagie. Il voulait se spécialiser dans l'immunomagie, son Parrain l'avait poussé à suivre la voie qu'il voulait vraiment. Alors bien que son cœur lui fît encore mal, il reprit sa vie en main. Il commençait à sortir avec ses amis. Après tout, il venait d'avoir 18 ans.

Un an plus tard.

Il n'était pas amoureux, il ne pourrait jamais aimer quiconque comme il aimait Harry mais la vie continuait. Il ne pouvait pas attendre éternellement le Sauveur du monde sorcier qui n'avait plus donné signe de vie même à ses meilleur.e.s ami.e.s. Alors lorsqu'Alvin, le garçon qui lui tournait autour depuis un moment lui demanda de sortir avec lui, il accepta avec un pincement au cœur. Il découvrit sa sexualité dans ses bras ainsi que les prémices d'une vie de couple. Ils restèrent ensemble pendant sept mois. Mais, il n'était pas Harry. Il était roux et ses yeux étaient bleus. Il n'était pas Harry. Alvin comprit et ils restèrent amis après leur séparation. Draco obtint sa première année de médicomagie en étant deuxième de la promotion, la première étant évidemment Miss-je-sais-tout.

Freyr venait de fêter sa première année et tout le monde savait qu'il avait beau ressemblé physiquement à Severus, il était aussi canaille que Remus. Tous les deux en faisaient voir de toutes les couleurs à un Severus qui avait du mal à cacher son bonheur. Draco reprit totalement goût à la vie durant cette chaude après-midi de mars alors qu'il regardait son filleul plonger les deux mains dans son gâteau d'anniversaire et Severus pousser un cri d'agacement face au comportement peu distingué de sa progéniture. Sa mère riait aux éclats, les cheveux détachés, libres. Son cœur se gonfla de bonheur et alors il comprit ce qu'avait voulu dire Harry en lui disant qu'ils devaient apprendre à vivre pour eux-mêmes.

Deux ans plus tard.

Draco venait de fêter ses vingt ans. Il avait tellement bu qu'il se promit de ne plus jamais faire une chose pareille encore une fois. Il savait pertinemment qu'il ne tiendrait pas cette promesse bien longtemps. Blaise l'avait fait boire comme un trou et il avait adoré chaque instant de cette fête. Tous ses ami.e.s s'étaient réunis mais un seul manquait cruellement à l'appel. Cela lui fit si mal qu'il avait failli vomir le gâteau qu'il avait mangé. Il avait alors serré les dents et avait souri.

Draco avait validé sa deuxième année, en troisième année il allait enfin aller vers la branche qui l'intéressait réellement. Il s'entendait toujours aussi bien avec Hermione qui allait se spécialiser en neuro-chirurmagie. Ron venait de finir l'école des Aurors et débutait son stage de deux ans avant de devenir inspecteur. Le concours se préparait durant le stage. Blaise faisait une école de commerce, Théo étudiait pour devenir Langue-de-plomb. Quant à Pansy, elle faisait le tour du monde avec Luna. Elle cachait à tout le monde la nature de ses voyages, mais Draco était presque persuadé que son ami réalisait son rêve de petite fille c'est-à-dire devenir Dresseuse de Dragon.

Tout le monde allait bien et filait le parfait amour avec sa moitié et Draco était le seul à attendre désespérément le sien.

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Draco fêtait ses vingt-deux ans. Cela faisait quatre ans que Harry était parti et qu'il n'avait plus donné signe de vie. Le jeune Malfoy avait continué sa vie, voyageant, faisant la fête, voyant des choses que les jeunes de son âge découvraient. Il passait du temps avec sa famille, son petit filleul qui devenait de plus en plus adorable en grandissant. Cela lui avait donné envie d'avoir des enfants. Un si petit être qui vous regardait avec toute la confiance du monde et qui illuminait votre journée en vous adressant un sourire plein de fossettes, cela avait de quoi faire fondre un cœur glacé. Et le sien de cœur devenait de plus en plus froid en l'absence de sa moitié. Frey était celui qui mettait encore un peu de chaleur et de douceur. Mais cela ne durait jamais longtemps. Il avait si froid.

Une chaude matinée du mois de Juillet

Draco passait les vacances avec ses ami.e.s avec leurs compagnes et compagnon lorsque d'un coup il eut un silence. Il se redressa face au calme et se redressa dans son transat lorsqu'il aperçut Ron avec une jeune femme très fine au même couleur de cheveux que lui dans ses bras.

Ginny…murmura Hermione d'une voix hachée.

Elle avait disparu pendant quatre ans, elle aussi. Ce fût une jeune femme extrêmement renfermée auquel Draco dû faire face. Loin de la jeune femme sûre d'elle qu'il avait connu à Poudlard. Il discuta avec elle, car Ginny souhaitait lui demander pardon. Ils passèrent le reste de la journée, jusqu'à tard dans la nuit à parler. Il ne lui pardonnait pas, mais il comprit son geste. Il n'allait pas lui jeter la première pierre car il avait été un véritable connard avant sa sixième année à Poudlard. Puis il eut pitié d'elle : elle n'avait plus de magie depuis quatre ans. Il trouvait que sa punition avait assez duré. Après tout, il allait bien maintenant n'est-ce pas ?

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Cela faisait une semaine qu'il avait entamer la dernière année d'Immunomagie. C'était fatigant et cela lui demandait énormément d'heure de travail. Il sortait de la bibliothèque universitaire lorsqu'il vit Hermione pendu au coup d'un gars qu'il ne connaissait pas. Quoi ? ! Son amie trompait-elle Théodore ? Oh non ! Non, ce n'était pas possible. Hermione n'était pas comme cela. C'était le genre de fille trop honnête pour cacher une telle chose. Elle se détacha de l'homme brun et barbu et son cœur lâcha. Il reconnaîtrait se sourire n'importe où. Il reconnaîtrait cette silhouette même dans les ténèbres de la forêt interdite. Harry. C'était Harry.

Harry Potter était de retour.

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À SUIVRE !

J'espère que ça vous a plu, j'ai hâte de lire vos réactions. Merci à toi P'tit Poney de t'être inquiété(e) pour moi ! Je suis de retour ! Vous aussi m'avez manqué ! J'attends les reviews pour me motiver !