Never Be The Same

Heyy, voilà le chap 11, yep et il est presque à l'heure ! Héhéhé~ C'est la belle Camilla Cabello qui m'a inspirée ce nouveau chapitre. Il est important pour moi que mes personnages se redécouvrent, dans ce chapitre il ne se passe pas grand-chose mais pour moi il est nécessaire pour que Dray et Ry se soient sur la même longueur d'ondes pour la suite. J'espère que ça va vous plaire ^^ j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce chapitre. J'espère aussi avoir répondu à tous les reviews ! Merci pour votre soutient, c'est ouf tous les retours que j'ai eus ! Vous ne vous rendez pas compte mais c'est hyper motivant. Continuez à encourager nos couples favoris, ils ont en besoin avec moi comme autrice !

Enjoy !

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sinon, ils auraient fini ensemble dans les livres)

Résumé :Draco avait toujours été amoureux du Survivant, depuis la première fois qu'il l'avait vu. Cet amour était ancré en lui, mais il savait qu'Harry ne lui appartiendrait jamais. Jamais. Alors pour que celui-ci garde un souvenir de lui, il s'en était fait un ennemi. On n'oublie jamais un ennemi. Les méchants n'avaient pas de Happy Ending. C'était ce qu'il croyait jusqu'à ce jour dans la Salle sur Demande qui allait tout changer. Attention MPREG/ scènes explicites !

Note de l'auteur : Chapitre non corrigé ! Désolée pour les fautes, j'ai fait de mon mieux !

Kissu :3

ShiyaMiam :3

~ Chapitre Onze : Les différences ~

Draco ouvrit péniblement les yeux en sentant un rayon de soleil lui frapper les paupières. Il gémit et leva la main pour se frotter le visage. Une douce couverture glissa de ses épaules et tomba sur ses genoux. Il regarda autour de lui l'air complètement hagard. Il se trouvait dans un salon minimaliste illuminé et à l'aspect accueillant. Il caressa le coussin capitonné du canapé style scandinave d'un gris charbon sur lequel il avait dormi. Où était-il ? Il observa le grand salon chaleureux dans lequel il se trouvait et un bruit attira son attention.

- Harry ? lança-t-il d'une voix hésitante, ayant peur d'avoir rêvé ses retrouvailles avec le jeune homme brun.

Harry passa par une ouverture latérale, un plateau dans les bras et lui adressa un sourire lumineux en lui répondant :

- Salut ! Tu as bien dormi ?

Les battements de cœur de Draco s'envolèrent dans sa poitrine, il sentit comme une douce chaleur s'épanouir en lui. Il hocha la tête alors que Harry posa le plateau de petit-déjeuné sur la table basse en bois massif.

- Du thé vert, du muesli au yaourt allégé aux fruits de saison et un spéculoos light. Désolé, je n'ai pas tes gâteaux préférés.

Harry se gratta la tête un instant avant de dire d'un ton contrit :

- Je ne sais pas si tu aimes toujours manger comme ça le matin.

Le jeune homme blond ne dit rien et se saisit de la fine tasse en porcelaine et trempa ses lèvres dans le liquide délicieusement chaud et sucré comme il l'aimait. Il prit son temps avant de lever les yeux vers Harry et lui dit doucement :

- Merci, c'est parfait.

- Tant mieux alors.

Il petit-déjeuna dans un silence relatif sous le regard attentif de Harry. Draco remarqua que le jeune homme brun avait remis son amulette sous la chemise grise ardoise :

- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il en désignant du menton l'amulette que portait le brun, il avait la sensation de l'avoir déjà vu avant la vieille.

Un souvenir lui titilla la mémoire mais il était beaucoup trop diffus pour qu'il puisse s'en saisir. Cela le frustra plus qu'il ne le pensait.

- Quoi ? demanda Harry en haussant les sourcils.

- Ça.

Harry suivit le regard de Draco et le posa sur son amulette en argent avec des gravures entourant une pierre bleue.

- Ah. C'est une longue histoire.

- Ah ?

Le jeune homme brun caressa l'amulette dans un geste inconscient, se demandant si c'était le moment d'avoir la discussion. Il ne savait pas si c'était le moment surtout lorsqu'il voyait l'état de Draco. Ce dernier était tellement fragile et il s'en voulait. Il en était en partie responsable de son état actuel. Il soupira :

- Je… je suis désolé.

- Pourquoi ? demanda Draco en posant sa tasse de thé vert sur le plateau.

Il se redressa, tendu, inquiet de ce que Harry pourrait lui dire. Allait-il lui dire que c'était une erreur ? Que tout cela n'avait été qu'un rêve que son esprit malade avait fabriqué ? Il se retint de couvrir son visage de ses mains et de pleurer toutes les larmes de son corps. À moins qu'il se fût trop épanché la veille. Le souvenir lui enflamma les joues, il était devenu si faible, cela lui brisa le cœur, il n'était plus que l'ombre de lui-même.

- Pour tout. J'ai été égoïste de partir. C'est comme si j'avais fui, tu comprends ? Mais j'en avais tellement besoin, je devais le faire, d'accord ? Pour ma santé mentale, pour mon bien-être personnel.

Il plongea son regard dans celui mercure de Draco avant de détourner les yeux en soupirant. Il se frotta la nuque avant de continuer :

- C'était la première fois que je faisais quelque chose pour moi et non parce qu'on me l'a dit, dicté ou autre. Je devais partir, j'étouffais, je perdais la tête. Quand tu m'as quitté, je…je ne pouvais pas en supporter plus. Il leva la main pour interrompre Draco qui s'apprêtait à protester. Ce n'était pas ta faute, tu as agi ainsi pour protégé ce qui reste de ta famille. Je l'ai compris. Mais pas sur le moment. Tes paroles résonnaient en moi, d'accord ? Je portais malheur à tous ceux que j'aimais… Bordel, c'était tellement vrai.

Il rit et se releva de sa place dans le fauteuil en cuir en passant la main dans ses cheveux couleur corbeau. Il commença à faire les cent pas.

- Pendant, un instant, un infime instant, je t'ai haï parce que tu disais vrai. Mes parents sont morts à cause de moi, Cédric est mort à cause de moi, Sirius est mort à cause de moi, tellement de gens sont morts à cause de moi. Du moins, c'est ce qu'on m'a fait croire pour que je puisse devenir ce bon petit Potter que Dumbledore et Voldemort pouvaient manipuler à leur guise. Il a fallu que je parte pour comprendre que je n'y étais pour rien, que ce n'était pas ma faute. J'étais un enfant et je n'ai pas été protégé comme cela aurait dû se passer, d'accord ? Je n'ai pas été protégé. Bordel, j'ai été transformé en arme de guerre. Tu avais raison quand tu disais que j'étais un putain de pantin, parce que dans un sens c'était le cas.

Il se tut un instant et vrilla son regard dans celui de Draco qui ne savait pas quoi dire alors il attendit la suite en silence.

- Alors je suis parti en partie à cause de toi mais pas seulement. Je suis parti loin de tout ça, pour respirer. Là-bas, je n'étais personne, tu sais ? Personne ne me connaissait, personne n'attendait quoique soit de moi. J'étais juste Harry, juste Harry. Draco, j'ai respiré pour la première fois. Une respiration dont j'avais besoin depuis …aah…, Harry ferma les yeux comme s'il revivait le souvenir une nouvelle fois, aussi longtemps que je me souvienne. Draco, j'ai respiré et c'était si bon, si libérateur que j'ai oublié que je vous avais laissé derrière. Je t'ai oublié parce que j'avais besoin d'être égoïste. Malgré ma promesse de revenir vers toi, je t'ai oublié car cette inspiration m'était devenue vitale.

Il s'arrêta, regarda par la baie vitrée du salon qui donnait sur une terrasse et un jardin des plus magnifique – les archimages avaient fait un travail extraordinaire, il devait le reconnaître – et continua sans se rendre de la grimace de douleur qui déforma les traits de Draco un bref instant :

- Ma magie…après la Rage Magique que j'avais faite, ma magie m'échappait.

- Comment ça ? demanda Draco en rompant le silence pour la première fois.

- Connais-tu les causes d'une Rage Magique ?

- Bien sûr, j'ai fait la première année commune aux études en médicomagie. Une Rage Magique survient lorsque le sujet subit un déséquilibre dans sa magie additionnée à une forte émotion qui fragilise son psychique.

Harry hocha la tête et répondit :

- Ma magie n'avait pas encore eu le temps de se reconstituer entièrement un an après la guerre donc elle était déséquilibrée, le fait que tu m'es largué m'a fragilisé psychologiquement, et j'avais la haine. J'avais tellement de rage en moi !

Draco écarquilla les yeux et conclut :

- De plus, tu es le sorcier le plus puissant de la société sorcière anglaise, ça n'a pu être qu'explosif. Il se redressa et demanda d'un ton paniqué : Est-ce que tu vas bien ?

Harry tourna les yeux vers lui et sourit avec une certaine gêne :

- Je n'ai rencontré personne aussi puissante que moi durant mon voyage. Mon Sensei m'a dit que j'étais le seul à être dans ce cas au monde.

- Tu es en train de me dire que tu es plausiblement le sorcier le plus puissant de la planète ?

Draco haussa un sourcil blond et fin en l'air et Harry rit face à son air sardonique qui lui rappelait l'ancien Serpentard.

- Tu es absolument magnifique, dit-il sans réfléchir.

Le jeune homme blond qui ne s'attendait pas du tout à cela sentit le rouge lui monter aux joues et il détourna les yeux, sans voix.

- C'était…ce n'était pas… oublie ! bafouilla le brun en rougissant à son tour.

- Oh non, Potter, je ne vais certainement pas oublier ça. On reviendra dessus. Plus ton histoire, exigea le blond en reprenant un ton naturellement lent, aristocratique.

Harry toussota, le rouge aux joues, pour reprendre contenance face au regard amusé que lui lança l'héritier Malfoy.

- Hm, pour reprendre à ta question, je n'en ai pas la moindre idée, mais je n'ai pas rencontré quelqu'un qui pouvait faire les mêmes choses que moi. Je ne pense pas être le sorcier le plus puissant de la planète. Je suis bon, je pense.

Draco haussa un sourcil aristocratique – bon sang, cela faisait un moment ! – face à la modestie de Harry :

- Au moins, il y a une chose qui n'a pas changé chez toi, c'est ta modestie, dit-il d'un ton sarcastique.

Le brun leva les yeux au ciel avant de continuer avec un sourire en coin :

- La Rage magique laisse des séquelles. Dans mon cas, eh bien, j'absorbe la Magie Sauvage qui m'entoure et je la fais mienne. Ce qui fait que j'ai trop de pouvoir magique par rapport à ce que mon corps peut supporter. Ce qui peut me mettre en danger ou les autres. Ce qui est arrivé à Ginny – il cracha son nom plus qu'il ne le prononça – en est le résultat.

Il se réinstalla face à Draco en touchant son amulette et dit d'une voix nostalgique :

- J'ai été dans une tribu dans la forêt Amazonienne qui utilise la Magie Sans Baguette depuis des siècles et ils m'ont offert cette amulette qui bloque la circulation de mon pouvoir. Ils m'ont également appris à utiliser la Magie Sauvage. J'ai tellement appris pendant mon voyage, c'était extraordinaire. La Magie n'a pas besoin de tous ces codes que nous lui imposant, elle a sa propre conscience si on prend la peine de l'écouter.

Il se tut un instant avant de reprendre :

- Une fois que tu comprends ça, la Magie est si simple à manipuler, à utiliser. Elle est là, partout, immense ! Pas cette magie domestiquée dans les baguettes. C'était extraordinaire ! Je l'ai vu à l'œuvre durant la Día de los muertos au Mexique. La Magie, elle était partout, créer par des moldus qui n'étaient même pas conscient d'être en train d'en faire. C'était un mélange entre les rituels des peuples indigènes et des rituels occidentaux. C'était extraordinaire, toute cette Magie Sauvage, libre, si libre.

Il s'était redressé, les yeux brillants d'excitation et de passion. Harry se tourna vers lui, le regard pétillant de joie et de promesses :

- Je t'y amènerai un jour !

Draco eut un petit sourire qui lui releva le coin de la bouche face à l'excitation enfantine de Potter.

- Où as-tu été ? demanda-t-il en ravalant la douleur qui lui vrilla le cœur.

Il le voyait bien, Harry avait profité de son voyage sans regarder en arrière, une pointe de rancune voulut éclater dans son cœur mais il l'étouffa avant que cela ne devienne plus grand. Ce n'était pas la faute de Potter s'il avait eu des séquelles dû à la potion de Transfert. Il n'y était pour rien.

Harry s'assit face à lui une nouvelle fois et dit d'un ton excité, les yeux brillants :

- J'ai fait le tour du monde ! J'ai d'abord été au Chili, j'ai fait le tour de l'Amérique Latine avant de partir vers l'Asie. J'ai rencontré mon Sensei au Japon et nous avons voyagé ensemble par la suite. J'ai été en Russie pendant quatre mois environ avant de partir pour l'Afrique subsaharienne en vivant uniquement dans les tribus, j'ai fait la même chose lorsque je suis retourné en Amazonie vivre avec une tribu qui utilise la magie sauvage dans leurs rituels sacrés.

Il caressa à nouveau son amulette d'argent et sourit à Draco.

- Pourquoi quatre ans ? finit par demander celui-ci d'une voix faible.

Harry se frotta la nuque l'air complètement gêné, les yeux baissés et marmonna :

- Pour être honnête, je ne me suis même pas rendu compte que quatre ans s'était écoulé. C'est mon Sensei qui m'a mis dans l'avion pour rentrer.

Draco en fût choqué, il se redressa avant de siffler :

- Tu n'es pas rentré de toi-même…On n'avait aucune importance pour toi ? Je n'en avais aucune pour toi ? Quatre ans Harry ! Quatre ans !

- Tu m'avais plaqué, Draco ! J'ai beau t'aimé, j'avais besoin de penser à moi pour une fois ! s'exclama le brun d'une voix agacée.

- Je t'ai rejoint à l'aéroport !

- La belle affaire ! Parce que tu crois que ça a tout arrangé ? J'avais le cœur brisé, j'ai aussi un amour propre, Draco ! Il n'y a pas que les Malfoy qui ont une fierté ! Est-ce que tu te rappelles seulement les mots que tu m'as dite ?! Est-ce que t'en souviens ?!

Draco pâlit face à la violence de la réplique de Harry et se tordit les mains sans répondre. Harry poussa un soupir en passant la main dans ses cheveux, ferma les yeux et murmura :

- Je… je ne veux vraiment pas me disputer avec toi, d'accord ? Je ne t'en veux même pas…Bon sang, pourquoi je crie ? On vient juste de se retrouver et tu ne vas pas bien…

Il laissa sa phrase en suspense.

- On doit en parler, insista Draco, même s'il avait envie de s'enfuir et aller se cacher loin de Potter.

- Je t'ai dit que je comprenais les raisons pour lesquelles tu as agis de cette façon…Je n'ai aucune rancune contre toi, tu sais ? Je ne t'en veux pas. On était si jeunes !

- Mais moi, je m'en veux ! s'écria brusquement Draco en se relevant, renversant son plateau de petit-déjeuner sur le tapis.

Il trembla, se mordit les lèvres avant de continuer d'une voix tremblante :

- Chaque jour ! Chaque jour, je me rappelle ton expression lorsque je t'ai jeté ces paroles au visage ! J'étais perdu entre le cauchemar et la réalité mais j'étais sûr d'une chose : ces paroles étaient réelles ! Je ne peux pas les retirer, ni …ni…, Il prit une inspiration tremblante, est-ce que tu veux réellement de moi ? Malgré tout le mal que je t'ai fait ? Veux-tu vraiment de moi ?

- Oui.

Harry avait répondu sans la moindre hésitation dans la voix, le regard rivé dans celui de Draco.

- Je t'ai fait du mal aussi, tu sais ? lui dit Harry avec un sourire triste.

Il fit un geste de la main et le plateau et les dégâts sur le tapis disparurent sans laisser de trace.

- Je ne savais pas que la potion de Transfert laissait des traces sur sa victime. La vieille Talullah – la Sage du village des Kranak dans l'Amazonie – m'a dit qu'une ombre avait ses griffes plantées en moi. Je n'avais pas compris sur le moment. Elle m'a ensuite demandé si quelqu'un m'avait maudit avant mon départ. Je lui ai donc parler de la potion et elle m'a montré comme se « laver » des impuretés de la magie résiduelle.

Il s'approcha de Draco et lui prit doucement la main en le regardant dans les yeux, prêt à faire machine arrière si le jeune homme blond rejetait son toucher.

- Cette magie résiduelle est partout sur toi, elle t'imprègne profondément. Et je peux t'aider, comme je l'ai fait hier.

- Comment ? souffla le blond les yeux pleins d'espoir.

- Avec ma magie. Avec ça, tu vas cesser d'être confus, les cauchemars vont arrêter et peut-être tes crises de paniques également. Mais ça prendra du temps. Il m'a fallu six mois pour m'en débarrasser. Alors toi, je ne sais pas. Après ma magie est plus puissante que celle de la Vieille Talullah…, finit-il par marmonner pour lui-même.

- Je n'ai pas fait de cauchemar cette nuit, remarqua Draco, les yeux écarquillés par sa découverte.

Harry lui adressa un petit sourire satisfait :

- Souhaites-tu que je le fasse ? lui demanda-t-il d'une voix douce.

- Oui !

Draco avait répondu sans aucune hésitation, le regard plongé dans celui de Harry. Celui-ci sourit et conduit doucement le blond à se réinstaller sur le canapé confortable. Il ôta l'amulette de son cou, adressa un autre sourire à Draco lorsque celui-ci prit une brusque inspiration lorsque le pouvoir de Harry se propagea dans l'espace à une vitesse impressionnante.

- Comment…comment fais-tu …pour supporter la pression ? haleta-t-il en posant une main sur son cœur.

Harry haussa les épaules en répondant en faisant un geste nonchalant de la main :

- J'ai eu une formation physique pour ça.

Il se rapprocha doucement de Draco et posa une grande main douce sur sa joue imberbe et soyeuse.

- Si tu es mal à l'aise, dis-le-moi et j'arrêterai immédiatement, d'accord ? Je ne ferai rien avec lequel tu n'es pas d'accord.

Draco hocha la tête alors qu'un tendre frisson le traversa en sentant la chaleur de la main de Harry contre sa peau. Il ferma les yeux pour savourer le moment. Ce fut à cet instant qu'il sentit le pouvoir de Harry couler sur lui comme le miel napperait une pile de pancakes chauds. Ce fut comme être sous une cascade d'eau fraîche par une chaude journée d'été, ce fut comme être emmitoufler dans sa couverture préférée lors d'une journée pluvieuse d'automne, ce fut comme être dans les bras chauds de la personne aimée alors qu'au dehors, la neige tombait à flot, ce fut comme... Il divaguait et poussa un gémissement frémissant.

- Ha…rry, murmura-t-il dans un souffle éthéré.

- Je t'aime tellement. Si fort.

Sa tête pulsa agréablement à ces mots. Oh oui, voulut-il dire, moi aussi je t'aime ! Mais les mots ne sortirent pas, car il était trop perdu dans la chaleur de la magie de Harry. Il voulut protester lorsque celle-ci se retira de lui avec douceur. Il eut l'impression que celle-ci le caressa avec tendresse et ne voulait pas le quitter, cependant elle le fit tout de même. Il s'affaissa brusquement dans des bras puissants, il entendit à peine le « Draco » qui fut prononcé avec douceur. Le sommeil le happa et ce fut avec soulagement qu'il se laissa aller dans les bras de Morphée, persuadé que Harry veillerait sur son sommeil.

O*O*O*O*O*O*O*O

- Et pourquoi ?! On n'est pas important à tes yeux ?! Nous sommes ta famille bordel ! Tu reviens et ça fait deux semaines et t'as pas trouvé le temps pour venir me voir ?! hurla Ron sur un ton bas – si, si, c'est tout à fait possible, demandez à ma mère ! – en fusillant Harry du regard.

Le jeune homme brun ne répondit pas et baissa les yeux au sol, attendant que la tournade rousse se calme avant d'en placer une.

- Harry James Potter ! Je vais t'en dire une bonne d'accord ? Tu n'es qu'un sale égoïste ! Je me faisais un sang d'encre pour toi ! QUATRE ANS ESPÈCE D'ENFOIRÉ !

- Chuut, Dray dort, parle-moi fort ! lui fit remarquer Hermione qui sirotait sa tasse de thé.

- Je l'ai mis dans ma chambre, lui signala Harry avec un sourire reconnaissant car elle avait pensé à lui.

- Ne cherche pas à détourner le sujet ! grogna un Ron le visage rougi de colère.

- Écoute, Ronny, je ne pouvais pas me présenter devant toi, d'accord ?

- Et pourquoi ?

- Parce que j'ai rendu ta sœur CRACMOLE, BORDEL !

- ELLE L'A CHERCHÉE, BORDEL ! ET QU'EST-CE QUE ÇA À VOIR AVEC MOI ?! hurla le jeune homme roux en se redressant de sa chaise qui tomba en arrière dans un grand fracas auquel ils n'accordèrent aucune attention.

- JE PENSAIS QUE TU ME DÉTESTAIS POUR CE QUE JE LUI AVAIS FAIT ! J'AVAIS PEUR DE T'AFFRONTER ! hurla Harry tout en se redressant à son tour.

Tous les deux faisant la même taille, ils purent se fusiller du regard avec ardeur.

- JE NE TE SAVAIS PAS AUSSI FROUSSARD ! reprit Ron après avoir prit une inspiration.

- BIEN SÛR QUE J'AI PEUR DE TE PERDRE !

- ET POURQUOI ABRUTI ?!

- PARCE QUE JE T'AIME ENFOIRÉ, TU ES MON FRÈRE, MERDE !

Tous deux se fusillèrent du regard, l'écume aux lèvres, le souffle court de s'être époumonés de la sorte. Hermione se déboucha les oreilles en levant les yeux au ciel :

- Très bien, vos retrouvailles ont été bien viriles, on a compris. Maintenant embrassez-vous, qu'on en finisse !

Il ne fallait pas plus pour qu'ils se tombent dans les bras, reniflant de façon très suspecte et riant de l'un de l'autre. Ils se chuchotèrent des paroles que seuls des frères s'étant perdus de vus pouvaient savoir. Ce fut sous le regard attendrit de Hermione qu'ils se réconcilièrent. Ils finirent par se tourner vers elle et l'intégrèrent dans un câlin d'ours. Et naturellement, ils retrouvèrent leur dynamique d'antan et Harry leur raconta tout sans même le vouloir. Il était de retour à la maison. Et ce fut heureux

O*O*O*O*O*O*O*O

Draco poussa un soupir de plaisir en plongeant le nez dans les couvertures chaudes. Il pourrait rester dans ce lit douillet pour toujours…son estomac gargouilla… s'il n'avait pas aussi faim. Il se redressa lentement dans le lit, le visage froissé par le sommeil et regarda autour de lui, l'air perdu. La pièce se trouvait dans une douce pénombre que de lourdes tentures bordeaux préservaient. Il descendit du lit à baldaquin et remarqua sa baguette poser sur sa table de chevet en bois massif et tout à fait élégante. Il entra dans la salle de bain adjacente à la chambre et fut surpris de voir ses vêtements sur un tabouret accolé au mur. Il se soulagea pendant que la baignoire gracieuse se remplissait d'eau chaude. Il se sentait tellement à sa place dans cette maison, comme s'il la connaissait depuis longtemps. Il se déshabilla et glissa dans le bain avec un frisson de plaisir. Cela faisait des années qu'il ne s'était pas senti aussi bien, aussi détendu. Quatre ans de cauchemars, d'insomnies, de confusion et il lui avait fallu une journée avec Harry pour retrouver les idées claires. Une journée pour qu'il eut l'impression de se retrouver, de sortir de l'enfer dans lequel il était plongé depuis quatre ans. Il tendit les mains, écarta les doigts et vit avec plaisir qu'ils ne tremblèrent pas.

- Je vais aller mieux !

Il le sentait : l'étau qui lui enserrait la tête depuis toutes ces années s'était atténué, il avait l'impression de voir pour la première fois. C'était étrange, il se sentait plus libre ! Il ne tremblait pas, il ne s'était pas interrogé à son réveil dans quelle réalité il se trouvait. Un sanglot le secoua sans qu'il ne puisse s'en empêcher. Il se mit à pleurer dans son bain, soulager, tellement soulager, il en tremblait tellement ce sentiment était fort et puissant. Cela le prit du plus profond de son être, jusqu'à chaque cellule de son corps, toute son âme vibrait de ce sentiment. Il était tellement, tellement, tellement soulagé !

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Peu avant le réveil de Draco, dans la maison de sa mère.

- Et s'il ne veut pas ?

- Madame Malfoy, je saurai respecter la volonté de votre fils.

La Matriarche Malfoy haussa un sourcil aristocratique –apparemment cette manie était héréditaire, remarqua Harry avec un sourire intérieur – avant de dire :

- Vous savez, jeune Potter, mon fils a beaucoup souffert des actes d'autrui ces dernières années et je ne veux en aucun cas, vous m'entendez, que cela se reproduise !

- Je compr…

- Non ! Vous ne comprenez pas, le coupa-t-elle brutalement. Nous sommes devenus des parias, nous vivons loin de la société sorcière anglaise depuis des années, pour être en sécurité, d'accord ? La guerre n'a ménagé personne, mais la fin de la guerre nous a forcé à l'exil. Nous avons pu vivre grâce au procès que vous avez mené contre la Gazette – je vous remercie pour cela, d'ailleurs – mais sans cela, croyez-vous que quiconque nous aurait aidé ? Tout ce que vous voyez, Narcissa engloba la jolie petite maison de compagne, on s'est battus pour l'avoir. On s'est battus pour nous reconstruire, mal et de façon imparfaite, mais nous l'avons fait. Alors si c'est pour détruire tous nos efforts, je vous dis non ! Mon fils n'a pas besoin d'avoir cette société d'hypocrites sur le dos une fois de plus à cause du Héros National !

La mère de Draco lissa sa jolie robe bleue nuit dans un geste nerveux avant de boire une gorgée de sa tasse de thé avec grâce. Harry comprenait évidemment son point de vue et le respectait mais il aimait Draco.

- Je l'aime, Mme Malfoy, je ne suis pas parfait, je suis parti pendant quatre ans en le laissant derrière mais il est mien et je suis sien. Je suis adulte, j'ai mûri, j'ai vécu des choses, je ne suis plus le jeune garçon qui ne parvenait pas à anticiper et à protéger ses proches. Je rendrai Draco heureux aussi longtemps qu'il voudra de moi et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le garder en sécurité. Je ne vous demande pas de m'aimer madame, mais donnez-moi une chance pour rendre votre fils heureux. Il le mérite tellement !

Narcissa plongea ses yeux marrons pailletés d'or dans ceux émeraudes de son interlocuteur. Bien sûr qu'elle lui faisait confiance –elle n'allait pas le lui dire, il devrait avoir peur de sa belle-mère, c'était dans l'ordre naturel des choses – il l'avait pris la défense de son fils lorsque tout le monde était contre eux, cela ne s'oubliait pas si vite dans une vie.

- Nanny Cissa, c'est qui lui ? demanda une petite voix de fausset.

Elle se tourna vers le fils de Severus qui la regarda de ses immenses yeux noirs. Il lui adressa son sourire adorable et vint se blottir dans ses jupons.

- Bonjour, mon cœur, comment a été ta sieste ?

- J'ai fait un rêve crop bien ! J'avais un balai mazique ! lui répondit-il d'une voix toute timide.

Il glissa son pouce dans sa bouche en regardant Harry par-dessus ses épais cils noirs :

- Qui t'es-toi ? lui demanda-t-il en se blottissant votre Narcissa.

- Voyons Freyr, sois plus poli ! la gronda tendrement la Matriarche Malfoy en passant la main dans ses cheveux noirs.

- Bonjour, je m'appelle Harry Potter et tu es ? demanda-t-il en se mettant au niveau du garçonnet.

- Harry Potter ? Comme le super-héros ? Dray m'a dit tu étais un héros ! C'est vrai ?

- Je ne sais pas, tu crois je suis un héros ?

- Mon papa est un héros ! Des gens pensaient qu'il était méssant, c'est même pas vrai d'abord ! Il me fait du socolat chaud ! s'écria le petit garçonnet, offusqué.

- Bien sûr, quelqu'un qui fait du chocolat chaud ne peut pas être méchant ! Qui est ton papa ?

- J'ai deux Papas, Severus et Remus ! s'exclama-t-il dans un cri plein de ravissement.

- Oooh ! Tu es comme mon neveu alors ! lui dit-il comme s'il s'agissait d'un grand secret

- C'est vrai ?! Tu sais Dray est mon Parrain ! Si toi aussi, j'aurai plus de cadeaux ! dit-il avec un sourire canaille.

Harry rit face à l'expression de joie pure du petit garçonnet.

- Oui, Remus est mon Parrain, donc c'est comme si tu étais mon neveu !

- Oooh, c'est bientôt Noël !

Il haussa successivement ses petits sourcils avant de partir en courant vers sa chambre pour semble-t-il faire sa liste de Noël.

- Il est adorable, sourit-il avant de se redresser.

- Severus le trouve un peu trop sauvage.

- Avec Remus comme autre père, cela ne m'étonne pas, dit-il avec tendresse.

- Je vous laisse votre chance. Vous n'avez pas intérêt à faire à vous rater j'ai une baguette et je n'hésiterai pas à m'en servir.

- Oui madame Malfoy.

Une mère furieuse c'était déjà quelque chose de terrifiant mais une mère Malfoy adepte de magie noire ? Il n'était pas suicidaire, il tenait à sa vie.

O*O*O*O*O*O*O*O

Draco se baladait dans la maison du 12, square Grimmaurd que Harry avait fait rénover de fond en comble au point de rendre l'endroit méconnaissable. Mais Draco savait où se trouvait chaque pièce comme s'il avait toujours vécu ici. Tout était à sa place, comme dans son rêve. Ce rêve de Noël dans lequel il était enceint et faisait la fête avec sa famille autour de lui. Sa mère lui avait dit que c'était un rêve prémonitoire –une particularité de la famille Black – cela lui avait permis de garder espoir pendant l'absence de Harry.

- Je me rappelle cette maison…murmura-t-il en caressant le bois poli de l'îlot centrale de la cuisine moderne.

- Bien sûr que oui. Elle a été faite selon tes désirs, lui répondit une voix rauque derrière lui.

Draco sursauta en se retournant brusquement pour faire face à un Harry dans un costume gris anthracite, sur lequel il portait une robe sorcière bleu sombre. Il était magnifique.

- Où étais-tu ? lui demanda le blond dans un souffle.

- Chez ta mère.

Draco fronça les sourcils avant de demander :

- Pourquoi es-tu allé chez ma mère ?

- Mon cœur, ça fait deux trois jours que tu es chez moi. Tu es censé avoir des cours et rentré chez toi. Je suis allé lui dire où tu te trouvais, sourit le brun.

Le cœur du jeune aristocrate pulsa plus rapidement dans sa poitrine. Il était si heureux !

- J'ai beaucoup dormi !

- Tu en avais besoin.

Harry s'approcha de lui et lui prit la main en prenant une brusque inspiration lorsque leurs peaux rentrèrent en contacte. Un frisson les traversa tous les deux, Harry ferma les yeux de plaisir et chuchota :

- Viens vivre avec moi. - Q…quoi ?! s'exclama Draco en reculant, cherchant à croiser le regard de Harry.

Le brun ouvrit les yeux et un tendre sourire releva le coin de ses lèvres :

- Je te veux ici, cette maison est autant la tienne que la mienne.

- Mais…

- Je pourrai plus facilement de soigner si on vit au même endroit. Tu peux avoir ta propre chambre si tu veux… Et c'est plus proche de ta fac ! Et ta mère est d'accord.

- Tu es sérieux ?

- Oui.

Silence.

- Je vais aller préparer mes affaires !

Et Harry éclata de rire en voyant Draco s'activer comme s'il y avait le feu. Il avait eu si peur que le blond ne refuse sa proposition ! Il savait qu'ils y allaient peut-être trop vite mais bon sang, Harry n'avait plus envie de tourner autour du pot. Il voulait vivre avec Draco, dès aujourd'hui si c'était possible.

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Draco se trouvait dans sa chambre et regardait son placard, se demandant ce qu'il devait prendre et ce qu'il pouvait laisser et venir récupérer plus tard. Sa mère avait eu l'air à peine étonné qu'il lui annonce s'installait avec Harry alors que cela faisait à peine trois jours qu'ils s'étaient réconciliés. Une chanson gonfla dans sa poitrine alors que d'un sort, il plia ses vêtements et les rangea dans ses malles :

Something must've gone wrong in my brain
Got your chemicals all in my veins
Feeling all the highs, feeling all the pain
Let go of the ways I used to fall in lane
Now I'm seeing red, not thinking straight
Blurring all the lines, you intoxicate me

Harry était comme une drogue qui courait dans ses veines, qui malgré la douleur, la souffrance le faisait rechuter à chaque fois, avec facilité. Il l'aimait et qu'il ferait tout pour vivre cet amour. Il avait attendu longtemps, si longtemps. Harry était à lui !

Just like nicotine, heroin, morphine
Suddenly, I'm a fiend and you're all I need
All I need
Yeah, you're all I need

Il s'approcha de la porte-fenêtre qu'il ouvrit afin d'aller sur son balcon et fut surpris de voir Harry dans le jardin jouant avec le petit Freyr dont les parents n'étaient toujours pas venus chercher. La chanson interpella Harry qui releva les yeux vers lui et le dévisagea avec un regard brûlant. La possessivité qui brillait dans son regard fit vaciller Draco de désir.

It's you, babe
And I'm a sucker for the way that you move, babe
And I could try to run, but it would be useless
You're to blame
Just one hit, you will know I'll never be the same

Oh Merlin, il était sous le charme de ce beau brun aux yeux verts, qui le regardait comme s'il était la huitième merveille du monde. Comment pouvait-il ne pas être à lui ? Comment pouvait-il ne pas l'aimer ? Harry était la cause de ses souffrances mais également la cause de ses moments de bonheurs. Juste une parole de lui et il pouvait se trouver au Paradis ou en Enfer. Harry avait tellement de pouvoir sur lui, ça lui était égal, il ne pouvait pas fuir, alors cela lui était égal !

It's you, babe
And I'm a sucker for the way that you move, babe
And I could try to run, but it would be useless
You're to blame

Harry lui adressa un regard qui lui fit avoir des bouffées de chaleur et en un clin d'œil Harry avait transplané, se retrouvant juste devant lui. Draco fit un pas et pénétra dans l'espace vital du brun. Il releva la tête le souffle court :

Sneaking in L.A. when the lights are low
Off of one touch I could overdose
He said, "stop playing it safe
Dray, I wanna see you lose control"

Les mains de Harry se posèrent sur ses épaules, descendirent lentement le lent de ses bras, provoquant d'agréables frissons, qui les secouèrent tous les deux. Harry s'exalta face à la douceur de la peau de Draco… Draco glissa un bras autour de sa nuque et effleurai ses lèvres des siennes, timidement. C'était presque trop intime. La chanson découla irrésistiblement entre eux.

Just like nicotine, heroin, morphine
Suddenly, I'm a fiend and you're all I need
All I need

Harry le rapprocha de lui dans un geste brusque, le collant contre son corps ferme et chaud sa bouche sur la sienne. Il était si facile de fondre dans les bras du brun. Draco répondit à l'appel de la lame de fond qui s'agrippa à l'intérieur lui. Le baiser s'approfondit, devint irrésistible, absolu. Le blond sentit que son âme se scella à celle de Harry, il se fondit en lui comme Harry se fondit en lui, ce fut comme devenir les deux faces d'une même pièce. Il soupira sur les lèvres du brun :

Ooh, yeah, you're all I need

Il n'y avait plus de Potter ni de Malfoy, ni de Héros Nation ni de Paria de la Société, il n'y avait plus de haine fratricide, ni de rancune, il n'y avait plus de société hypocrite, il n'y avait plus de peur. L'univers venait de s'étrécir seulement à eux deux, et pourtant, il ne lui avait jamais paru aussi grand. Draco en eut le souffle couper.

It's you, babe
And I'm a sucker for the way that you move, babe
And I could try to run, but it would be useless
You're to blame
Just one hit, you will know I'll never be the same

Harry lui libéra la bouche, Draco eut les yeux qui papillonnèrent, pas sûr de comprendre ce qui s'était passé. Mais il sut. Il sut qu'il avait choisi la bonne voie, il avait choisi la bonne personne. Il accepterait tout si cela signifiait rester avec l'être aimé. Il appartenait à Harry comme celui-ci lui appartenait, c'était son choix que personne ne lui avait dicté et qui était le plus important qu'il n'avait jamais eu à faire.

It's you, babe
And I'm a sucker for the way that you move, babe
And I could try to run, but it would be useless
You're to blame

La magie de Harry l'avait enveloppé lui tirant un frisson et un soupir de plaisir. Il caressa le torse de son vis-à-vis d'une main aguichante tandis qu'il murmura le reste de la chanson.

Just one hit, you will know I'll never ever, ever be the same
I'll never be the same
I'll never be the same
I'll never be the same

Harry reprit ses lèvres après l'avoir regardé avec une rare possessivité, son corps gagnant du terrain sur le sien. Harry se pencha pour goûter Draco encore plus mais résistant de toutes ses forces au désir de le faire reculer et de l'allonger sur son lit. Et c'était exactement ce que Draco voulait. Il rejeta la tête en arrière, le souffle erratique et poussa un cri de ravissement lorsque Harry lui mordit la gorge assez fort pour le faire gémir, il souffla :

You're in my blood, you're in my veins, you're in my head
You're in my blood, you're in my veins, you're in my head
You're in my blood, you're in my veins, you're in my head
You're in my blood, you're in my veins, you're in my head

Il allait devenir fou ! Il bouillonnait de besoin que seul le brun pouvait assouvir. Harry se recula assez pour lui adresser un sourire éclatant et l'âme de Draco se mit à chanter de joie, parce que ce sourire lui était dédié, ce sourire lui avait été adressé. Oh, Harry était à lui.

It's you, babe
And I'm a sucker for the way that you move, babe
And I could try to run, but it would be useless
You're to blame
Just one hit, you will know I'll never be the same

Souffle court. Tout son être rayonnait de tension sexuelle, et son énergie en cet instant exhalait l'arôme capiteux des fleurs carnivores, Draco fut effrayé mais frémissait d'impatience. Il ne désirait qu'une chose : s'allonger sur le lit et écarter un peu les cuisses dans une invitation explicite et lascive que Harry aurait été incapable d'ignorer. Ce désir était grisant et inquiétant, il avait tant l'impression de s'offrir en sacrifice à un dieu capricieux et sournois. Mais cela aurait été avec plaisir, oh oui…il y prendrait plaisir…Tant de plaisir. La chanson sortit comme un gémissement séducteur, hypnotisant :

It's you, babe
And I'm a sucker for the way that you move, babe
And I could try to run, but it would be useless
You're to blame

Son souffle effleura la peau de la gorge de Harry et vint se perdre près de son oreille, ce qui lui tira un léger frisson. Il voyait comment le brun tentait de réprimer ses instincts, luttant pour garder le contrôle sur sa magie. Un jour peut-être, Draco aurait la force nécessaire pour que Harry puisse se laisser aller et s'abandonner dans ses bras et laisser libre cours à sa magie. Faire l'amour avec Harry semble ressembler à la collision de deux astres.

Just one hit, you will know I'll never ever, ever be the same
I'll never be the same
I'll never be the same
I'll never be the same

Son envie était si évidente, cependant, il se raisonna et détacha ses lèvres de Draco et souffla sur ses lèvres :

- Bientôt. Tu n'es pas prêt, mon ange. Bientôt.

Et la promesse fit trembler Draco plus que ce qu'il pensait. Il s'arrima au dos de Harry, tentant de retrouver son souffle. Il avait tant envie de lui. Bientôt. C'était une promesse merveilleuse et terrifiante à la fois.

À SUIVRE

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J'espère que chapitre vous mis l'eau à la bouche pour la suite, je dois vous avouer que j'ai essayé de vous faire mouiller la culotte/caleçon ! J'espère que j'ai réussi, dites-le-moi ! Ahaha, je suis assez heureuse de ce chapitre parce qu'enfin je vais me concentrer sur leur histoire d'amour !

RAR ANONYMES :

PetitPoney : je suis heureuse que le dernier chapitre t'as plu. Je fais tellement de mon mieux pour rendre mes personnages réels, je suis ravie que ça puisse te toucher autant. C'est un magnifique compliment. Merci ! J'attends tes retours sur ce chapitre ^^ Merci à toi de me suivre et de m'encourager !

FAN2U : Oh arrête, tu vas me faire avoir la grosse tête – vas-y continue ! – Ahaha, merci à toi, j'espère que ce nouveau chapitre va te plaire. Ça me fait plaisir de te voir suivre cette histoire avec attention, ça fait un an quand même, entre toi et moi ! A quand un compte officiel pour que l'on puisse se rencontrer ? Bisous à toi !

Emi : Coucou ma belle ! Sache que pour moi, il est important que dans une relation les deux paires soient d'accord sur comment va se passer leur rapport. J'adore le côté bad boy, mais j'aime encore plus un bad boy qui respect le corps de l'autre. J'ai en horreur les histoires qui déguisent les agressions sexuelles en action romantiques. Non c'est non ! Qu'on soit un homme ou une femme ! Je ne sais pas l'âge qu'ont les lecteurs/lectrices de ma fic mais je ne veux pas qu'ils/ elles voient des agressions banalisées ^^ Désolée pour la pavé mais c'est un sujet qui me tient à cœur ! Bisous à toi et à bientôt