~ Only You ~

Hey les gens ! Et de 12 ! Cette fois-ci j'ai beaucoup hésité entre deux chansons qui m'inspiraient beaucoup Bad Liar des Imagine Dragons et Only you des Little Mix ft Cheat Codes, finalement c'est la deuxième qui l'a emporté, vous comprendriez pourquoi ^^ Dites moi si vous auriez fait un autre choix ;) ! Alors des nouvelles de mon ordinateur : Lindislas - oui, c'est le nom de mon pc- est mort du moins tant que je ne paie pas les réparations… Du coup, Papa ? Maman ? Ils vont m'aider à acheter un nouvel ordinateur durant les soldes mais pour l'instant je me débrouille 😅

J'espère que vous allez vous amuser à lire ce chapitre ^^ On se revoit au reviews !

Enjoy It ^^

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sinon, ils auraient fini ensemble dans les livres)

Résumé : Draco avait toujours été amoureux du Survivant, depuis la première fois qu'il l'avait vu. Cet amour était ancré en lui, mais il savait qu'Harry ne lui appartiendrait jamais. Jamais. Alors pour que celui-ci garde un souvenir de lui, il s'en était fait un ennemi. On n'oublie jamais un ennemi. Les méchants n'avaient pas de Happy Ending. C'était ce qu'il croyait jusqu'à ce jour dans la Salle sur Demande qui allait tout changer. Attention MPREG/ scènes explicites !

Note de l'auteur : Chapitre non corrigé ! Désolée pour les fautes, j'ai fait de mon mieux !

Kissu :3

ShiyaMiam :3

~ Chapitre Douze : Mise en marche ~

Il était amusant de voir Draco fureté partout tel un petit animal qui faisait sa place dans toutes les pièces de la maison. Harry l'avait observé utiliser un sort pour ranger toutes ses affaires dans l'énorme dressing de leur chambre. Cela amena un petit sourire sur ses lèvres lorsqu'il se rappela avoir proposé à Draco l'une des nombreuses et somptueuses chambres d'ami, et que ce dernier l'avait regardé comme s'il était fou avant de se diriger vers la suite parentale d'un pas décidé :

- Je pensais que tu préférerais...avait-il commencé d'une voix hésitante.

- L'intelligence n'a jamais fait partie de tes attributs, Potter, alors cesse de penser, avait craché le blond d'une voix méprisante en sortant sa baguette de sa poche.

Harry avait jugé utile de s'éloigner de l'ancien Serpentard avant que cela ne dégénère. Il se contentait donc de regarder le jeune homme blond faire des allers-retours dans la chambre et le dressing, ajoutant sa touche personnelle dans la chambre, la salle de bain… s'appropriant l'endroit simplement. C'était apaisant à voir.

- C'est la maison de mes rêves, soupira Draco quelques heures plus tard alors qu'ils étaient tous deux en train de prendre une tasse de thé autour de l'îlot central en bois massif de la cuisine.

- Comme je te l'ai déjà dit, c'est le cas.

Draco leva les yeux vers lui en fronçant ses délicats sourcils blonds et demanda d'un ton sceptique :

- Que veux-tu dire ? D'après ce que j'ai compris, cette maison a été rénovée un an après la fin de la Guerre, bien avant que l'on se mette ensemble...

Harry se frotta la nuque l'air gêné de ce qui allait suivre, il déglutit en détournant le regard. Un sourcil blond et aristocratique se leva en l'air :

- Quoi ?

- Madame Trelawney, répondit-il simplement.

- Quoi ?! Sibylle la Folle ?!

- Yep, entre deux prédictions sur une de mes nombreuses morts tragiques, elle m'a donné le plan de cette maison en me disant que c'était la "clé de mon avenir" si je ne venais pas à mourir tué par le poison du Basilic...

Harry haussa les épaules s'attendant à voir Draco éclater de rire à tout moment. Telle ne fût pas sa surprise de voir Draco regarder autour de lui avant qu'un fin sourire étira le coin de sa bouche :

- Devrais-je lui envoyer des fleurs ?

- Sérieusement ?

- Pourquoi pas ? Pour une fois qu'elle ne dit pas des bêtises.

- Ne sois pas si dure, il y a des choses qu'elle a prédit qui se sont réalisées, remarqua-t-il d'un ton amer.

Il eut un léger silence qui les enveloppa pendant lequel Draco le dévisagea, se rappelant certainement tout ce qu'il lui avait raconté sur son enfance, les circonstances de la mort de ses parents quelques années auparavant.

- Je suis désolé, dit-il finalement.

- Pourquoi t'excuses-tu ? Tu n'es pas responsable.

- Je regrette les choses que je t'ai dites durant le collège.

Harry haussa les épaules avec un petit sourire :

- Je n'ai pas été un ange non plus. Assez parlé du passé et si nous nous concentrons sur le présent, hum ?

Draco rougit face à son regard insistant et si vert.

- Je… commença l'ancien Vert et Argent en se mordant délicatement la lèvre inférieure. Je te veux.

Harry eut un sourire éblouissant avant de répondre sur un ton conquis :

- Ça tombe bien moi aussi ! Peut-on nous présenter face au monde comme un couple ?

Draco était terrifié par cela mais il ne pouvait pas se permettre de perdre plus de temps avec Harry. Quatre longues années, cela avait été déjà suffisamment assez long. Il ne voulait plus mettre son bonheur de côté à cause du regard des autres ! Qu'ils aillent tous se faire voir ! Il méritait d'être heureux avec l'homme qu'il aime. Il le méritait après tous ses sacrifices. De plus, Harry lui avait montré qu'il pouvait les mettre à l'abri, alors…

- Oui, je te fais confiance, dit-il le regard plongé dans celui de Harry.

O*O*O*O*O*O

Blaise Zabini se tenait devant le paquet qu'il venait de recevoir dans son bureau en plissant le regard. Pourquoi Ron lui avait-il envoyé un paquet cadeau plutôt que de lui parler lorsqu'ils s'étaient vus ce matin ? Bon. Il était vrai que depuis qu'ils vivaient ensemble, Blaise lui consacrait moins de temps à cause de son travail. Il avait l'impression qu'ils s'éloignaient l'un de l'autre : le roux passait beaucoup de temps avec son meilleur ami qui était enfin de retour après de nombreuses années de séparation et lui restait plus souvent au bureau pour finir le nouveau produit de sa société. Il soupira en repoussant le cadeau : devrait-il l'ouvrir ? Et si Ron lui annonçait que c'était fini entre eux ? Ils avaient traversé beaucoup de crises dans leur couple cependant…

- Ne fais pas ta poule mouillée Zabini ! grogna-t-il en se saisissant du paquet dans un geste d'humeur.

Il défit le nœud dans un mouvement rapide avant de changer d'avis, le cœur battant la chamade, il arracha le papier cadeau sans aucune délicatesse et ouvrit la boîte. Il se figea, totalement stupéfait.

- Que… Hein ?

O*O*O*O*O*O

Ron tournait en rond dans la salle de repos des Aurors en se mordillant la lèvre inférieure. Hermione lui avait dit que tout allait bien se passer, Harry aussi et Draco lui avait assuré que Blaise allait finir par s'y faire. Mais il n'était pas rassuré, il connaissait sa moitié et sa position sur le sujet. Il craignait que cela sonne le glas de leur relation, qui, ces derniers jours, n'était pas au beau fixe. Il inspira profondément en s'installant sur le fauteuil proche de la porte de la salle de repos. Il connaissait suffisamment Blaise pour savoir que ce dernier allait débarquer pour exiger des explications. Était-il prêt ? La réponse était non. Il ne l'était pas !

- Calme-toi, Ronald. Calme-toi, s'exhorta-t-il en prenant une profonde inspiration.

Il sursauta lorsque la porte de la salle s'ouvrit sur l'une de ses collègue, Anna Jones. Cette dernière- une née moldue dont les parents avaient été tué durant la guerre-lui adressa un sourire en disant :

- Eh bien, Weasley, où te caches-tu ? Ton compagnon te cherche !

- Oh non… Déjà ?! s'étrangla le jeune Auror.

Il n'était pas encore prêt ! Mais alors pas du tout ! Merlin était trop cruel !

- Vous vous êtes encore disputés ? Et tu es tort cette fois-ci, c'est ça ? Il n'a pas amener de fleur ni de boîte de chocogrenouilles, demanda la jeune femme dans un haussement d'épaule.

Tout le bureau des Aurors connaissait le couple Weasley-Zabini à cause de leur nombreuses disputes légendaires avec les réconciliations explosives qui suivaient derrière. En deux ans, plus personne ne s'étonnait de voir Blaise débarquer durant les heures de service du roux avec des fleurs et des chocogrenouilles pour se faire pardonner.

- Je vais lui dire où tu es et mettez un collaporte et un sort de silence, dit-elle en faisant un clin d'œil exagéré.

Elle l'abandonna dans un rire et lui était au bord de l'apoplexie. Blaise était là ! Bon sang, il était là !

- Oh… par la couille gauche de Merlin ! gémit-il pitoyablement.

Il n'eut pas le temps de se reprendre que la porte s'ouvrit à la volée, il en sursauta et se redressa faisant face à son amant inexpressif qui le dévisagea silencieusement. Celui-ci lança un sort pour préserver leur intimité et croisa les bras.

- Tu n'avais pas une réunion ? demanda-t-il d'une voix hésitante.

- Si, mais ils peuvent s'en sortir sans moi pour une fois, répliqua le jeune homme noir en haussant les épaules.

- Mais annuler une réunion pour dîner avec moi, ce n'était pas possible ? grogna Ron en le fusillant du regard.

Blaise baissa les yeux en soupirant; ils n'allaient pas avoir cette discussion pour la énième fois ! Bon sang, il s'était déjà excusé ! Il sortit la petite boîte à chaussure que Ron lui avait envoyé et la lui tendit, ouverte.

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

Il avait pris soin de conserver une voix calme, neutre et de porter son masque Serpentard. Aucune émotion ne filtrait.

- Je déteste quand tu fais ça, grogna Ron en croisant les bras sur son torse.

- Tu ne réponds pas à la question, Ron.

- À ton avis ? Tu vas me dire que tu n'as pas compris ?! s'écria le jeune Auror en levant les bras au ciel, exaspéré par l'attitude de sa moitié.

- As-tu pris une potion de fécondité ?

- NON MAIS SÉRIEUSEMENT ?! TU ME CROIS CAPABLE DE FAIRE CA ? ALORS QUE TU NE VEUX PAS D'ENFANT À CAUSE DE TA PUTAIN DE CARRIÈRE ?!

- Tu es enceint, Patio sine ? demanda Blaise d'une voix incrédule.

- Oui !

Il eut un silence que seule la respiration précipité de Ron brisait.

- Je… je ...sais que tu n'en veux pas d'accord ? Je le sais… le plus jeune fils Weasley déglutit avant de continuer, je ne te demande rien, mais je veux le garder….

- Mais…

- T'as pas à assumer ta paternité. Si tu veux me quitter, fais-le ! Tu n'auras rien à faire, il ou elle ne saura pas qui tu es. Pour le bébé jamais, jamais je ne te forcerai à assumer quoi que ce soit. Je le garde, Blaise, je suis désolé, mais je le garde.

Il se redressa en plongeant son regard dans les yeux chocolats de sa moitié en se disant que c'était peut-être la dernière fois qu'il le voyait en tant que son compagnon. Il s'avança et voulut prendre la petite boîte à chaussure dans laquelle se trouvait les petits chaussons bleus avec des Vifs d'or voletant dessus. Des chaussons de nouveau-né. Blaise recula et cela lui brisa le cœur.

- J'ai besoin de réfléchir, souffla le jeune homme noir en secouant la tête. Seul.

Ron comprit et répondit sur un ton triste :

- Je vais rester chez ma mère pendant quelques jours.

Il quitta la pièce après avoir murmuré en pointant sa baguette sur la porte "Finite Incantatem", pour reprendre son service. Il était au travail après tout. Il pleurerait dans les bras de ses meilleur.e.s ami.e.s plus tard. Il sourit à ses collègues qu'il croisa sur son chemin, même si le cœur y était pas. Son organe était resté avec Blaise, attendant que celui-ci le brise ou le cajole.

O*O*O*O*O*O

Une semaine, cela faisait une semaine qu'ils vivaient ensemble. Draco devait avouer qu'il ne s'attendait pas à cela. Il ne s'attendait pas à ce que cela se passe si bien entre eux. Harry était quelqu'un de facile à vivre et bizarrement il était très silencieux. Il ne parlait pas s'il n'avait rien de pertinent à dire. Draco lui en avait fait la remarque et ce dernier avait répondu, l'air gêné, qu'il avait passé un an sans parler et cela lui avait appris la valeur des mots et du silence.

- Je ferai des efforts si ça te dérange, avait-il dit dans un petit sourire contrit.

Draco n'avait rien répondu à cela, il ne savait pas ce qu'avait réellement vécu le jeune homme brun et ne voulait pas le brusquer. L'image qu'il avait de Harry changeait de jour en jour, il était attentionné, chaleureux, doux, intelligent et toujours Gryffondor ! De plus, il était si calme et avait une telle confiance tranquille en lui, que c'en était assez perturbant. Surtout lorsqu'il se rappelait du jeune homme imprudent, lorsqu'ils étaient au collège, qui se jetait tête la première dans les ennuis. Le Harry James Potter adulte était un savant mélange entre la force et l'intelligence, cela le rendait si sexy ! Pour des raisons étranges, ils n'avaient pas partagé le même lit depuis le début de leur cohabitation. Il s'était dit que c'était parce que le brun ne souhaitait pas le brusquer après tout ce qu'il avait vécu, cependant il commençait à avoir des doutes. Draco était en train de ranger ses affaires de cours dans son sac lorsqu'il se fit interpeller par son professeure de Potion Avancé :

- Mr. Malfoy, attendez.

- Oui madame ?

- Vous n'avez toujours pas renvoyé votre convention de stage. Sans cela votre année ne pourrait pas être validée.

- Oui, je sais, mais mon maître de stage n'a pas encore pu me le faire. Je vais le relancer.

La vieille femme remonta ses lunettes en demi lune sur son nez avant de lui demander :

- Qui est votre maître de stage ?

- Severus Snape-Lupin.

- Oh, excellent choix. Cependant, dépêchez-vous, la date butoir est presque atteinte.

Mrs. Arnolde s'éloigna d'un pas léger, s'arrêta et lança par dessus son épaule d'une voix amusé :

- Passez le bonjour à Mr. Potter et dites-lui de venir me rendre visite bientôt.

- Ah ?

Draco n'eut pas le temps d'en dire plus que déjà sa professeure avait disparu. Par quel moyen Harry connaissait-il cette femme ? Il fronça les sourcils et se fit la réflexion de poser directement la question au principal intéressé. Lorsque ses pensées revinrent sur le brun, Draco sentit ses oreilles chauffées. Oh, Merlin qu'était-il en train de devenir ? Un obsédé ! Voilà ce qu'il était en quoi il était en train de se transformer ! Il avait passé des années après sa séparation avec Alvin sans ressentir de désir sexuel- c'était d'ailleurs l'une des raisons de leur séparation. Et voilà que Harry faisait bouillir son sang dans ses veines d'un regard. Il passa sous les arbres du parc de son université en serrant autour de son corps frêle sa robe sorcière. Le temps commençait sérieusement à se rafraîchir. Ils étaient définitivement en octobre.

- Hey, chéri !

Draco sursauta au son de la voix d'Alvin. Il se tourna vers le jeune homme aux cheveux blonds vénitien et aux grands yeux bleus avec un sourire.

- Salut !

Son ex-petit ami lui adressa un sourire charmeur en haussant les sourcils et en ouvrant les bras dans une invitation équivoque. Le jeune aristocrate eut un sourire désabusé avant de se jeter dans les bras de son ami.

- Que fais-tu là ? lui demanda-t-il curieux le nez contre le torse du sorcier.

- Ça fait un moment qu'on ne s'est pas vu. Je suis venu t'inviter à dîner, trésor.

Draco se détacha de lui en penchant la tête sur le côté avant d'accepter avec un petit sourire. Cela faisait longtemps qu'ils s'étaient séparés, mais ils avaient conservé une amitié tendre entre eux. De plus, Harry lui avait dit qu'il rentrait tard ce soir alors…

- Harry est revenu et je vis avec lui, lâche-t-il brusquement.

Alvin se figea un bref instant, ses yeux s'écarquillant durant une fraction de seconde avant qu'il ne se reprenne.

- Oh. Tu dois être très heureux !

Draco ne remarqua pas la douleur sous-jacent dans la voix d'Alvin ou peut-être fit-il semblant de ne pas l'entendre afin de conserver les limites de leur relation.

- Oui, répondit-il simplement avant de prendre la main du jeune homme pour l'entraîner à sa suite.

Ils allèrent à leur restaurant favori Les Mets giciens et d'un accord commun, ils n'abordèrent pas le sujet Potter.

O*O*O*O*O*O

Harry sortait des bureaux du Ministère de la Magie lorsqu'il eut envie de passer voir son meilleur ami afin de savoir si celui-ci avait pu parler avec Zabini. Il ne put faire un seul pas, sans être salué, interpellé, félicité ce qui lui rendit la tâche plus compliqué de se rendre auprès de son ami.

- Ron ! s'écria-t-il soulager de voir son ami de loin avec sa robe rouge sur les épaules.

Ce dernier se tourna et lui adressa un regard qui lui brisa le cœur et sans même s'en rendre compte, Harry lâcha une onde de magie hostile qui repoussa les attentions indésirables qu'on lui portait. Il saisit Ron par le bras et les entoura d'une bulle de silence et demanda d'une voix sourde :

- Que s'est-il passé ? Il t'a demandé d'avorter ?

Le jeune auror secoua la tête, la lèvre inférieure toute tremblante, le regard humide. Sans plus de cérémonie, Harry transplana, malgré la restriction de transplanage dans l'enceinte du département de la justice du Ministère. Dès l'instant où ils apparurent dans la cuisine, Ron éclata en sanglots. Harry le prit dans ses bras en silence avant de finir par l'installer autour de la table de la salle à manger. Il s'attèla à lui préparer un chocolat chaud, posa la tasse devant lui et dit simplement :

-Raconte-moi.

Ron prit une gorgée de sa boisson après s'être nettoyé le visage et séché ses larmes avant de souffler :

- Il m'a demandé si j'avais pris une potion de fertilité comme si j'avais cherché à le PIÉGER !

Il se cacha le visage entre ses mains et murmura d'une voix étouffée :

- Comment a-t-il pu me demander une chose pareille ?

- Ron…

- Il veut réfléchir, mais je pense que c'est fini entre nous.

Il se redressa, effaça les larmes qui perlaient encore sur ses joues et sourit tristement à son ami :

- Je me suis préparé au pire. Ça ira. J'espère.

Harry resta silencieux un moment puis dit à Ron d'un ton doux :

- Il se jettera à tes pieds, ne t'inquiète pas.

- Si seulement… murmura le jeune auror dans un chuchotement.

Harry garda le silence.

O*O*O*O*O*O

Théodore observa longuement son ami avant de secouer la tête et d'ouvrir la bouche avant de la refermer, incapable de dire quoique ce soit. Il réessaya à nouveau avant de finalement lâché d'une voix perplexe :

- Tu es stupide en fait ?

- JE SAIS ! s'écria l'italien en levant les bras au ciel.

- Très bien, donc ce n'est pas une découverte de ta part, rétorqua Draco d'un ton froid.

- Par Merlin, qu'est-ce que je suis stupide ! Je ne savais pas comment réagir et j'ai laissé ma bouche parlé sans réfléchir. Je suis idiot !

- C'est le cas de le dire, confirma la voix de Pansy depuis la cheminée.

- Que dois-je faire maintenant ?

- Te jeter à ses pieds et lui demander de te pardonner ta stupidité !

- Je, je, je vais faire ça...

Le jeune PDG se prit la tête entre ses mains et commença à réfléchir à tout ce qu'il devait faire pour se faire pardonner par sa moitié. Par le string léopard de Serpentard, pourquoi avait-il réagit de façon aussi stupide ?! Heureusement que ses ami.e.s étaient là pour faire en sorte qu'il se sorte les doigts et qu'il ne perde pas la chance de vivre une vie heureuse avec son Ron.

O*O*O*O*O*O

Ron déglutit en faisant face à Blaise. Il ne savait pas ce qui l'attendait durant ce dîner. Cela faisait bien une semaine qu'ils ne s'étaient pas vus -Ron ne rentrait plus au domicile conjugal, comme convenu. Il fit attention à conserver un visage aussi neutre que possible, tandis que sous la table il se tordait les mains d'angoisse. Était-ce la dernière fois qu'il voyait Blaise comme sa moitié ? Il posa la main sur son ventre dans lequel une petite vie était en train de tranquillement s'installer en lui. Non, il ne pouvait pas revenir sur sa décision. En soit l'avortement n'était pas le problème, il n'était pas contre cela et c'était un droit dont tout le monde devait jouir sans que cela ne soit remise en cause. Après tout c'était son corps, son choix. Non, le problème était qu'il désirait ardemment fondé une famille nombreuse avec l'ancien Serpentard. Il souhaitait voir leurs enfants métisses courir partout dans leur maison. Il le souhaitait de tout son cœur mais il ne voulait pas imposer son désir égoïste à Blaise. Lui aussi avait également le droit de ne pas vouloir jouir de la paternité, c'était son choix. La parentalité n'était pas une obligation en soit. Il leur fallait trouver un terrain d'entente.

- Tu vas bien ? finit par lui demander Blaise d'une voix neutre.

Ron hocha la tête son dire un mot. Puis il prit son courage à deux :

- Est-ce que tu peux aller directement au cœur du sujet ? répondit-il d'une voix qui se voulait nonchalante.

Blaise se racla la gorge avant de se servir un verre de vin et voulut en verser à Ron, mais ce dernier posa sa main sur le verre et secoua la tête.

- Oh…

- Oui, je dois faire attention à ce que je mange et je bois maintenant, répondit-il simplement.

Le jeune PDG hocha la tête avant de poser la bouteille de vin sur la table. Il but une gorgée pour se donner une contenance. Il ouvrit la bouche pour parler, mais n'y parvint pas. Il ne savait pas comment faire pour s'excuser de son comportement envers son compagnon et plus le temps passait, plus il avait l'impression de creuser un fossé entre lui et le jeune auror.

- Si tu es là pour me dire que tu vas me verser une pension, garde ton argent, Blaise. Comme je te l'ai dit, je sais que tu ne veux pas avoir d'enfants et je respecte ton choix. Je suis enceint par la bénédiction de Merlin et sans prendre de Potion de fertilité alors je veux apprécier ce cadeau de la vie. Et tu le sais à quel point c'est rare. Si c'était arrivé à Draco, cela ne m'aurait pas étonné après tout c'est Harry qui est avec lui mais …

Ron poussa un soupir, il était en train de radoter. Soudainement, il se rendit compte de ce que cela voulait dire que Blaise ne fasse pas parti de la vie de son futur bébé : il devrait prendre de la distance avec ses nouveaux ami.e.s Serpentards. Comment pourrait-il participer à des pique-niques entre ami.e.s tout en retenant son futur enfant d'aller vers son autre père ? Comment pourrait-il lui mentir sur sa ressemblance avec le jeune homme noir ? Comment pourrait-il regarder son futur bébé dans les yeux et lui taire l'identité de son autre père ? Il ne pourrait pas ! Ce n'était ni juste pour lui ni juste pour Blaise ni juste pour l'être innocent qui était en train de se former en lui. Il se redressa brusquement sur sa chaise et quitta le restaurant sans un regard en arrière. Était-ce égoïste de sa part de penser à son désir d'enfant sans réfléchir au conséquences de son choix ? Il se retint de toutes ses forces de pleurer. Un enfant était une énorme responsabilité que ce soit une responsabilité financière (il se devait d'être capable d'assumer les besoins matériels de son bébé), émotionnel (donner à l'enfant tout l'amour dont il aurait besoin pour s'épanouir). Et il le savait, il n'avait pas envie de faire cela seul. Il était admiratif des familles monoparentales mais bon sang, il ne voulait pas voir à supporter toutes ces responsabilités, seul ! Égoïste ? Oui, il l'était.

- Attends ! s'écria Blaise juste derrière lui.

Il s'arrêta mais ne se retourna pas.

- Tu as été le seul à t'exprimer, maintenant écoute ce que j'ai aussi à dire...

Il savait évidemment que cette situation n'était au final que le résultat de sa négligence. Il s'était tellement jeté corps et âme dans son travail qu'il avait oublié pour quelle raison il s'était construit un empire financier : pour mettre sa famille à l'abri du besoin. En effet, c'était une pensée totalement macho sachant que Ron ne lui avait jamais demandé une chose pareille et il vivait très bien dans la simplicité. Blaise s'était éloigné de son amant à cause de son succès : les voyages d'affaires de plusieurs jours à l'autre bout du monde, les dîners ratés, les rendez-vous annulés : il avait beaucoup foiré de chose depuis un moment. était-ce pour cette raison que Ron avait cette image de lui ? Il y avait beaucoup réfléchi ces derniers jours, seul dans leur immense maison, vide sans la présence chaleureuse de l'ancien Gryffondor. Il ne voulait pas d'enfants pour une raison simple : il avait peur de ne pas être capable de l'aimer. Il ne savait pas ce qu'était l'amour filial, alors comment pourrait-il le donner ? De plus, il craignait de finir comme sa mère, plus obsédé par la réussite de son enfant que par ses besoins. Il ne pouvait pas laisser cette crainte lui enlever Ron. D'une voix rauque et basse il murmura :

Dancing with your silhouette in the places that we were met

Ooh, tryna find you in the moon

Paris never feels the same

When the streets all call your name

Ooh, so I hide in crowded rooms

Lorsqu'il s'était rendu compte de ses manquements, il avait cherché à se cacher tellement il s'était fait honte. Comment avait-il oublié cela ? Comment avait-il oublié la joie qu'il avait de passer du temps avec le jeune homme roux ? Sa voix rauque se brisa lorsqu'il chanta à Ron :

And I'll follow right down the river

Where the ocean meets the sky

To you, to you

Oui, il avait tout fait pour finir dans les bras du Gryffondor, malgré la haine qui séparait leur deux maisons, malgré le fossé social qui les séparait. Il avait affronté sa mère pour lui !

Once upon a time we had it all

Somewhere down the line we went and lost it

One brick at a time we watched it fall

I'm broken here tonight and darling no one else can fix me

Only you, only you

And no one else can fix me

Only you, only you

And no one else can fix me

Il avait rejeté sa famille pour les beaux yeux de Ron… à la fin de la Bataille Finale, il avait retrouvé la paix, la sérénité dans les bras de ce dernier. Il avait été le seul à pouvoir le rassurer, à faire fuir ses cauchemars, à le réparer car se battre contre sa mère l'avait brisé. Et seul Ron avait réussi à trouver les mots dans son silence pour l'aider à guérir. Il avait trouver la paix dans ses bras alors ? Pourquoi ? À quel moment les choses lui avaient-elles échappées ? N'avaient-ils pas tout pour être parfaitement heureux ?

Only you, oh

Only you

Ron le regardait avec de grands yeux ouverts, ils brillaient d'espoir contenus. Blaise était-il en train de lui faire miroiter de fausses promesses ? Oh, Merlin son coeur ne survivrait pas si cela était le cas. Il prit la main que le jeune homme noir lui tendit, la lèvre inférieure tremblante alors que Blaise chanta de sa belle voix rauque et légèrement brisée :

Did I let go of your hand for a castle made of sand

Ooh, that fell into the blue

I went following the sun to be alone with everyone

Ooh, looking 'round a crowded room

Que vaut sa richesse si au final il n'avait plus personne avec laquelle la partager ? Blaise ne parvenait pas à se rendre compte qu'il avait failli perdre Ron pour un château de sable. Pour une illusion. Le succès était fait pour être partagé et non pour détruire ce qui vous tient le plus à coeur. Ne jamais oublier la raison qui pousse à la réussite. C'était ce qu'il s'était toujours dit, cependant, il fallait croire qu'il s'était perdu en chemin.

And I'll follow right down the river

Where the ocean meets the sky

To you, to you

Mais heureusement, il lui avait simplement fallu un coup de pieds au fesses de la part de ses ami.e.s pour qu'il se rappelle le chemin du retour…

Once upon a time we had it all (we had it all)

Somewhere down the line we went and lost it (we went and lost it)

One brick at a time we watched it fall

I'm broken here tonight and darling no one else can fix me

Only you, only you

And no one else can fix me

Only you, only you (nobody else)

And no one else can fix me

Pour qu'il se souvienne de la paix qu'il ressentait en étant dans les bras de Ron, pour qu'il se souvienne de la chaleur qui s'emparait de lui lorsqu'il se trouvait proche de sa moitié, pour qu'il se souvienne de leur amour, de leur peine, de leur stupidités, de leurs rires, de leurs bêtises, de leurs moments de douceurs, de leurs disputes, de leurs réconciliations...

Only you, oh

Only you

Seulement toi Ron. Seulement toi. Tu es le seul.

Falling, falling, yeah

Only you, only you

And no one else can fix me

Only you (only you)

Only you (only you)

And no one else can fix me

Only you

Blaise se laissa tomber à genoux devant un Ron en pleure, ignorant les regards curieux des sorciers qui s'agglutinaient autour d'eux. Il entoura ses bras autour de la taille du jeune homme, posant l'oreille contre son ventre et il murmura :

- Je te demande pardon, je veux tout de toi, Ron. Parce que tu es le seul. Crois-moi, tu le seul qui compte.

Ron hoqueta et pleura toutes les larmes de son corps parce que Merlin avait entendu ses prières. Oh, merci, merci, merci !

O*O*O*O*O*O

Harry se massa la tempe en poussant un soupir de fatigue. Ses yeux lui faisaient mal à force d'être utilisés pour garder un œil sur un certain Serpentard et un Gryffondor. Il était heureux que tout s'était bien terminé entre son ami et Blaise. Il se servit une tasse de thé noir dans un geste lent et but une gorgée en reprenant la lecture du dossier qu'il avait abandonné pour se concentrer sur Ron et Blaise.

- Pourquoi tu ne me l'as dit ?

Il sursauta en levant les yeux sur Draco qui le fusillait du regard les bras croisés sur son torse.

- Que ne t'ai-je pas dit ? lui demanda-t-il en haussant les sourcils d'incompréhension.

- Tu te fiches de moi ?

Harry attendit patiemment que Draco développe son accusation.

- Tu te présentes comme prochain Ministre de la Magie et tu n'as pas jugé utile de m'en faire part ?

- Ah. J'avais oublié ça.

- Comment ça ?!

- Je dois avouer entre me retenir de te sauter dessus chaque jour et contenir tout le flot d'amour que tu m'inspires, ce détail m'a échappé… répondit-il en laissant son regard chargé de désir à peine voilé caresser le corps de Draco.

Le jeune aristocrate se transforma en torche humaine balbutiant face à son compagnon, incapable de dire quoi que ce soit avant de fuir précipitamment. Harry pencha la tête sur le côté en lâchant, les sourcils froncés :

- Oh ? Aurai-je été beaucoup trop direct ?

Draco s'était enfermé dans la salle de bain, les mains sur le cœur. Quoi ? Que ? Que venait-il de se passer à l'instant ? Depuis un mois qu'il vivait ensemble, Harry n'avait jamais fait une seule allusion sexuelle et là… Merlin, il ne s'y était si peu attendu qu'il s'était enfui telle une vierge effarouchée ! Cela voulait-il dire que Harry avait jugé qu'il était enfin prêt physiquement ? Le jeune homme l'avait soigné chaque jour, pendant un mois et chaque fois il avait senti la magie de Harry l'entourer, le pénétrer… Il frémit.

La magie de Harry l'avait tellement imprégné qu'il la sentait à l'intérieur de lui. Le réchauffant de l'intérieur, effaçant les résidus de magie noire qui restait encore en accroché en lui. Ravivant un désir oublié depuis des années, faisant frémir sa peau d'envie, lui coupant le souffle…

- Oh Merlin, je le veux.

À SUIVRE

O*O*O*O*O*O

Bon ça a pris du temps hein ? Mais le voilà ! Ahaha, dites-moi ce que vous en pensez dans les reviews ! Passez de bonnes vacances et de bonnes fêtes ! Des bisous sur vous !