La série de Ruby se termina, j'avais fini par suivre le déroulement de l'histoire.

Ce dernier épisode, s'achevait sur une fin mettant en scène un enfant entrant à l'hôpital. Les larmes me montèrent rapidement.

Il y a une chose que je n'ai jamais réellement compris, ni apprécié.

Je suis un vrai cœur d'artichaut. Je pleure, j'aime ça.

Je pleure face à la tristesse et la compassion, qui ont toujours et longtemps été mes plus grandes amies.

La tristesse ne m'a jamais déçu. Elle est vraie.

Je pleure quand je vois une bonne action qui est faite devant mes yeux, quand je vois du civisme et de l'humanité dans mon entourage.

Je pleure devant les films et en écoutant des chansons, parce que cela me procure des émotions, des sensations. Et vous savez ce que cela veut dire pour moi ? Le fait de ressentir cela. Que je suis en vie. Que je suis vivante.

J'aime apprécier mes émotions, parce que c'est une chance que beaucoup d'autres personnes n'ont pas eu la chance de vivre.

Je suis une hypersensible ? Oui.

C'est ce que je suis.

Je ne dis pas que c'est facile tous les jours, effectivement. Très peu compris par les autres, on se renferme. Mais je le conçois.

Mais ce qui peut m'agacer, c'est quand je pleure face à quelque chose d'anodin pour certains et qu'on me le fait remarquer.

« Ce n'est qu'un film. Ce n'est pas réel. »

« C'est normal qu'il fasse ça. »

« Ne chouine pas pour si peu. »

À quel moment de la vie, ont décidé de ne pas voir ce qui est beau ?

J'ai toujours aimé les artistes, et les enfants.

Parce que chez eux, je vois toujours quelque chose pétiller dans le regard.

J'en raffole.

Regina a cette passion folle, cette hargne de la vie, de la découvrir malgré les horreurs du monde.

Pourquoi ne pourrions-nous pas pleurer à la fin d'un film ?

Qui a estimé que ce n'était pas légitime ?

Mais rire face à une comédie, ça l'est ?

Avoir peur face à un film d'horreur ou une fête d'Halloween, c'est ok ?

Pourtant c'est aussi du 'faux', ce n'est pas vrai pour autant.

Donc face au spectre des arts, tels que la musique, le cinéma, le théâtre, les ballets, la danse, les chansons, ...

Il est recevable de rire et d'avoir peur. Mais la tristesse et les pleurs non.

Je ne comprends pas.

Qui choisit de mettre certaines émotions et pas d'autres en avant ?

Jugeons nous aussi maintenant ce que les autres doivent ressentir ?

Nous sommes tombés bien bas.

La tristesse est pourtant la seule que nous portons tous comme un fardeau. Que nous connaissons tous.

Après cette réflexion, je partis me coucher.

Demain m'attendait une grosse journée de révision avec l'une de mes amies de la faculté, pour préparer notre premier oral.

La veille de son retour à New-York, j'avais convenu avec Regina de lui téléphoner. Profitant encore d'être sur le même fuseau horaire.

« Et si nous faisions un jeu ? » Lui avais-je proposé.

« Lequel ? »

« Une vérité chacune. Je commence ! »

« D'accord. »

« Je suis une grande hypersensible. Je pleure devant les films. »

« Cela ne me déplait pas. J'apprécie la sensibilité. Pour ma part, je prie. Je prie pour ma famille, pour la santé de mes proches, pour énormément de choses dans ma vie. Excepté ma réussite personnelle. Je ne compte seulement sur mes capacités et non la main de Dieu. »

« Et tu n'en n'a visiblement pas eu besoin. Je suis fière de toi, fière de ta réussite. »

« Merci ! A toi. »

« Je pense que j'ai peur de certains chiens. »

« Vraiment ? » Me demanda-t-elle en rigolant.

« Oui. Ne rigole pas trop, je risque de me vexer. »

« Je te prie de m'excuser. A mon tour, je porte des lunettes. »

« Je ne t'ai jamais vu avec ! »

« Oui, j'ai eu honte de mes lunettes pendant des années. Je ne porte exclusivement que des lentilles, et ne mets mes lunettes qu'une fois seule chez moi. »

« Je demande à voir maintenant ! »

« Et bien, c'est amusant. Parce qu'il est tard, je suis seule dans ma chambre. C'est un excellent moment pour les mettre. »

« Montre-moi alors ! » Demandais-je excité de pouvoir la voir.

« Mais il me semble que tu ne me proposes jamais de webcam. »

« Qu'est-ce que tu essaies de dire ? Que je te demande pas assez de vidéo ? Je ne veux pas te déranger. »

« Demande-moi. Maintenant. » M'avait-elle répondu sur un ton autoritaire.

Je déverrouilla mon téléphone, et lui demanda un appel vidéo, qui ne mit que quelques secondes à se connecter.

Et je pu l'a voir enfin, devant moi. Toujours vêtue de son pyjama de satin, avec ses lunettes écailles sur le bout du nez.

Elle était diablement sexy ! Elle avait honte ? Mais de quoi ?

« Regina. Tu es resplendissante. J'aime beaucoup, d'ailleurs. Peut-être un peu trop ! Ca te donne un côté strict. C'est bon je suis amoureuse. » Avais-je dit le sourire aux lèvres.

« Seulement maintenant ? » Me demanda-t-elle faussement vexée, un sourcil levé.

« Exactement. Seulement maintenant. »

Je savais que ces petits moments allaient me manquer une fois Regina rentrée chez elle. Mais il ne resterait pas longtemps à tenir, avant de m'envoler pour New-York.

Il fallait d'ailleurs que j'organise cela assez rapidement.

Regina était assise dans l'avion. Direction New-York.

Elle avait pris le temps de m'envoyer un message avant le décollage.

Elle était assise à côté de Meredith, qui s'était endormie très rapidement.

Elle, elle ne dormait pas. Jamais. Regina n'avait jamais pu s'endormir dans un transport. Que ce soit avion, voiture, train. Elle avait besoin d'un minimum de confort pour ça.

Elle sortit son livre, et pu prendre ainsi le temps de le terminer durant ce vol.

Regina avait pu manger un plateau repas, prendre le temps de regarder par le hublot et profiter de la vue magnifique qui s'offrait à elle.

« J'ai bien dormi. Tu n'as pas fermé l'œil ?» Lui demanda Meredith.

«Non, je n'ai pas réussi. Qu'as-tu de prévu en rentrant ? »

«Je vais aller rendre visite à mes proches, manger au restaurant, voir quelques amis. Et toi ? Tu vas retrouver Zelena ?»

«Je vais rentrer dormir. Et j'irai après oui. Je voulais te remercier pour ton travail une fois de plus. J'aime reconnaître quand un travail est bien fait. Alors merci Meredith.»

« C'était un plaisir. Nous ne nous verrons pas avant septembre pour éventuellement une nouvelle collaboration. En attendant, je ne suis pas loin si tu veux que nous allions boire un verre, ou quoi que ce soit d'autre. D'accord ? »

«Je te remercie.»

Une fois les douanes passées, Regina sauta dans un taxi après avoir remercié son équipe, qu'elle devrait retrouver d'ici quelques jours.

Elle resta bien calme et silencieuse dans le taxi, profitant ainsi de sa solitude. De ne pas être sollicitée, de pas entendre de conversation qu'elle n'aurait voulu entendre.

Une fois chez elle, ses bagages abandonnés dans le couloir, elle entra dans la pièce principale.

Son loft, était un ancien atelier, il possédait une vue incroyable sur Central Park.

Très lumineux, les verrières reflétaient le soleil. La chaleur commençait à venir gentiment s'installer dans cette grande et magnifique ville.

«Enfin à la maison.»

Elle prit une douche rapidement, enfila l'un de ses pyjamas soigneusement rangé dans son dressing, et se faufila dans ses draps.

Elle se nota de les changer rapidement. Il n'avait pas bouger depuis un mois, et avait donc dû prendre la poussière.

Puis s'endormi, pour un sommeil réparateur.

Ce n'était pas une grosse dormeuse. Dès son plus jeune âge, elle avait été habituée à seulement ne dormir que cinq à sept heures par nuit, ayant toujours eu quelque chose à faire, à organiser, à préparer.

Et c'est donc seulement quelques heures plus tard, qu'elle se réveilla.

Elle prit le temps de se préparer, de défaire ses valises, tout en en préparant une autre. Dans quelques heures, elle devait prendre la route en direction de Norwalk dans le Connecticut, pour y rejoindre sa sœur qui l'attendait impatiemment.

Et c'est ce qui se passa trois heures après. Sans retard, elle retrouva sa voiture dans le parking, et put prendre place derrière le volant.

Elle écrivit un rapide message à sa sœur, la prévenant qu'elle prenait la route. Et roula tout droit jusqu'à ce petit village portuaire.

Sur le chemin, sa playlist préférée tournait, tantôt elle chantonnait quelques paroles, tantôt elle faisait bouger ses doigts le long du volant, suivant ainsi le battement de la musique.

Mais elle restait malgré tout très concentrée sur la route. Ce n'était clairement pas le moment de risquer sa vie.

Quelques heures plus tard, elle se gara dans l'allée centrale de la belle maison familiale des Mills.

Sa sœur, Zelena, à l'entente du moteur, sortit de chez elle et vint à la rencontre de Regina.

« Regina, tu m'as tellement manqué. » Commença-t-elle, tout la prenant dans ses bras.

« Toi aussi. Je suis heureuse d'être de retour aux Etats-Unis. Je commençais à avoir le mal du pays. »

« Mais je croyais que tu adorais l'Europe. »

« C'est vrai, mais j'aime aussi notre pays. Et dans ces conditions, vous me manquiez beaucoup. »

« Viens rentrons, je t'ai préparé quelque chose de chaud. Allons-nous installer et discuter. »

« Tu es toute seule ? »

« Pour le moment, oui. »

«Dis-moi tout ! Paris est toujours aussi merveilleux à tes yeux ?»

«Oui toujours. Et bien plus encore, depuis que je sais qu'Emma y vit.»

«Oh mais tu dois tout me raconter ! Aucun secret entre nous, tu le sais.»

«Et bien nous nous sommes vues. Je lui ai fait la surprise d'aller la rejoindre à son université. Puis nous avons passé du temps ensemble. J'ai pu la découvrir d'une tout autre façon.»

«C'est à dire ?»

«Tu ne veux pas savoir !»

«Quoi ? Oh ! J'ai compris... Regina !»

La sœur aînée venait de prendre conscience de quoi parlait sa sœur. Et tout cela sous les rires de Regina qui s'amusait de la situation.

Cela lui donnait le sourire.

«Bon, plus sérieusement. Nous avons appris à se connaître, avons passé du temps ensemble. C'était délicieux. Et nous sommes maintenant ensemble.»

«Félicitation petite sœur ! Tu le mérite. J'espère que tu seras heureuse, que vous serez très heureuses toutes les deux.»

«Nous le sommes !»

«Et quand comptes-tu me la présenter ?»

«Et bien je lui ai proposé de venir cet été à New-York. Elle n'y a jamais mis les pieds.»

«Puis elle aura fini ses études à ce moment-là, à ce que j'avais compris.»

«Exactement. Ne me demande pas ce qu'il adviendra après. Je n'en sais rien. Et je pense que notre couple est bien trop jeune, pour lui demander ou espérer quoi que ce soit.»

«Je comprends. Et toi ? Des projets ?»

«Me reposer. J'aimerais retourner au Brésil cet été aussi.»

«Tu y vas de plus en plus ses dernières années. Non ?»

«Oui. Et tu sais très bien pourquoi ?»

«Je le sais.»

«Et toi, raconte-moi. Comment va Père ?» Lui demanda-t-elle rapidement, ne lui laissant ainsi aucune possibilité pour revenir sur le sujet de ses déplacements au Brésil.

«J'ai pu le voir plusieurs fois en ton absence. Nous avons essayé de lui faire entendre raison. Nous avons essayé de contacter d'autres spécialistes que nous connaissons. Mais il ne veut rien entendre. Il veut quitter ce monde sans traitement particulier. Juste des soins palliatifs.»

«Pourquoi ?» Lui demanda Regina portant une main à ses lèvres, essayant de se contenir au maximum pour éviter les larmes de couler.

«Il ne veut pas se battre contre la maladie. Mais refuse de souffrir. Il ne veut pas s'épuiser à lutter. Il veut profiter de ses derniers moments en famille.»

Cela était trop pour Regina, qui se sentait si impuissante. Totalement démuni face à cette situation, qui l'a brisé.

Mais que pouvait-elle faire de mieux ? Sachant que son père était un homme têtu.

Zelena et son mari faisaient partie du milieu médical. Pas elle. Elle ne pouvait donc rien envisager d'autre, que de prier. Que d'espérer un maximum de temps auprès de lui.

Zelena remarqua la tristesse de sa sœur. Elle l'a savait très attaché à son père, à sa famille. Elle lui tendit les bras, et lui offrir un câlin. Un simple réconfort entre elles deux.

«Il arrive demain. Il passera quelques jours avec nous.»

Sentant les sanglots de sa sœur, elle lui frotta le dos, espérant que cela pourrait la calmer.

Puis elle reprit, essayant de lui changer les idées.

«Il sera ravi de te savoir amoureuse, tu sais.»

«C'est horrible de sentir deux émotions totalement opposées. Je n'arrive pas à me réjouir pour Emma et moi. Et par moment, c'est l'inverse, je ne jure que par cela.»

«Je comprends. Ce n'est pas simple. Mais nous sommes en famille maintenant. D'accord ? Puis nous allons recevoir de la visite ces prochains jours.»

«Qui donc ?»

«Quelques-unes de nos sœurs. Mais je ne t'en dis pas plus. Tu verras. Tu dois déjà être exténué de ton voyage. J'ai préparé ta chambre. Tu devrais aller te reposer le temps que j'aille chercher les enfants.»

La soirée se passa calmement, en famille. Regina put revoir ses neveux. Elle avait pris le temps de leur ramener des petits cadeaux, qu'elle était sûr qu'ils plairaient.

Le matin, après une douche bien chaude. Elle descendit pour y trouver Robin et son père en train de préparer le petit déjeuner pour tout le monde.

Elle sauta dans les bras de son père, heureuse de le retrouver. Malgré les conditions.

«Comment tu te sens ?»

«Bien ma fille. Et toi ? Comment était ton voyage ? »

«Bien. Tout s'est très bien passée. Comment puis-je vous aider ?»

Plus les minutes passaient et plus le trio s'afférait derrière les fourneaux.

Bientôt toute la famille se retrouva derrière des montagnes de pancakes, des litres de café et de jus de fruit.

Une fois le ventre bien rempli, un duo fit apparition dans la cuisine.

Rozenn et Leria, les sœurs jumelles de la famille.

Il y avait bien de longs mois qui s'étaient écoulés depuis leur dernière visite.

Rozenn et Leria étaient des jumelles monozygotes, les premières de la famille.

La grossesse gémellaire de leur mère avait été difficile à vivre pour la famille.

Car cela avait été une grossesse très surveillée, très éprouvante pour la mère et ses hormones.

La famille Mills les accueillait avec tout l'amour dont ils savaient faire preuve.

Rozenn avait fait des études pour devenir psychologue. Mais avait finalement abandonné le métier quelques mois après le diplôme pour suivre sa sœur Leria, dans son projet de bande dessinée.

Rozenn écrivait donc le texte et Leria était dessinatrice professionnelle.

Elles avaient créé leur propre bande dessinée, mais aussi leur propre maison d'édition.

«Vous m'avez tellement manqué !» Leur avoua Regina.

Et c'est ainsi qu'elles se joignaient à la petite famille, tout juste prête à se rendre au centre-ville pour une promenade familiale.

Durant cette petite balade, chacun prenait place à côté d'un membre de la famille, pour écouter les dernières péripéties des uns et des autres.

Les conversations s'entremêlaient par moment.

Regina finit par attraper le bras de sa sœur Rozenn, et elles marchèrent un tant en silence avant que l'aînée prenne la parole.

«Je dois te dire quelque chose. Je suis en couple.»

«Félicitations Regina ! Je suis ravi pour toi. C'est officiel ?»

«Et bien oui. Mais il n'y a que Zelena et toi, qui êtes au courant. J'ai du mal à partager cette joie en ce moment. »

«Et bien pourquoi cela ?»

Elle se rappela bien vite, que ses sœurs n'avaient pas été mises au courant de la maladie de leur père.

Il devait attendre d'avoir le maximum de ses filles à ses côtés pour le dire.

Il ne voulait pas aborder ce sujet plusieurs fois.

Pour couper court à l'inquiétude de sa sœur, Regina reprit bien vite.

«Que pourrais-tu me dire sur l'hypersensibilité ?»

«Pourquoi cela t'intéresse ?»

En effet, j'avais avoué un peu plutôt à Regina mon hypersensibilité.

Elle n'avait pas rebondi sur le sujet, je ne m'étais pas formalisé de cela.

Mais le sujet n'avait pas été oublié par cette belle Américaine, qui avait décidé visiblement d'en savoir davantage sur le sujet.

Il était impossible pour elle, de ne pas comprendre chaque cellule qui me composait.

Elle se disait que si je lui en avais parlé, ce n'était pas pour rien.

Et ne comprenant que très peu ce que cela pouvait cacher, elle préféra questionner sa sœur qui en tant qu'ancienne psychologue en savait bien plus.

«Et bien, la femme avait qui je sors. Elle est Française. Elle s'appelle Emma. Lors d'une conversation, elle a abordé le sujet. Et j'aimerais comprendre.»

«Et bien de ce que j'en sais, les personnes hautement sensibles, ont une tendance accrue à capter des informations émotionnelles, sensorielles et intellectuelles qui viennent de l'extérieur, et à les amplifier. A amplifier aussi ce qui vient de l'intérieur.

Ça engendre un 'people pleasing' important.»

«C'est à dire ?»

«Vouloir contenter les autres. Et ne pas savoir où mettre le curseur sur le juste milieu entre donner et recevoir.»

«Et comment cela est-il perçu ?»

«Dans mes débuts de carrière, j'avais accueilli une jeune femme qui représentait tous les phénomènes possibles, de ce trait de personnalité. On résumé ça a l'époque par le B.A.D.S. Soit, B pour burn out, A pour anxiété. D pour dépression et S pour somatisation.»

«C'est une maladie ?» Demanda-t-elle inquiète.

«Absolument pas. C'est seulement une captation des sens.»

«Et quel serait mon rôle dans tout ça ?»

«Emma est donc hypersensible ?»

«Très probablement. Mais je ne veux pas mal faire. Je veux qu'elle comprenne que je suis là pour elle. Et je sais que notre situation est difficile. Je veux lui montrer que malgré la distance, je suis à l'écoute.»

«Tu es adorable quand tu es amoureuse. Et bien, sachant que les choses peuvent lui tenir à cœur, sans qu'elle puisse rien y faire. Il faut faire attention à ce que tu peux lui dire à certains moments. Il ne faut pas essayer de la changer, ou de l'endurcir. On ne change pas les gens. Peut-être éviter aussi ce genre de phrase : 'Arrête de pleurer pour rien', 'Tu te prends trop la tête', 'Tu en fais trop', ...»

«Je comprends, je ne me serais jamais permise de dire cela de toute façon.»

«Je pense à toi. Il ne faut pas mal prendre, ou prendre pour toi certain comportement. Ce que je veux dire, c'est que nous sommes tous différents. Nous n'avons pas les mêmes comportements, ni les mêmes réactions face aux choses. Donc dis-toi que rien n'est fait contre toi. C'est possible que ce soit quelqu'un qui s'isole par moment, qu'elle ait besoin de ça pour recharger ses batteries, s'isoler de toutes les attractions qui pourraient lui procurer de l'anxiété, ou encore pour recharger ses batteries émotionnelles. Dans ce genre de cas, la sociabilisation n'est pas leur point fort.»

«Merci pour tes précieux conseils. Je ne vois pas pourquoi tu t'es arrêté d'exercer. Tu es très douée.»

«Je ne suis pas une hypersensible, mais je pense être trop sensible ou trop fragile pour ce métier. Mais je te rassure, j'aime ce que je fais.»

Elles furent coupées par Leria qui s'immisça entre les deux.

«Vous parliez de quoi ?» Demanda-t-elle, heureuse de se retrouver en famille.

«Et bien sache, que notre Regina est amoureuse !»

«Enfin ! Je perdais espoir.»

A l'entente de cette phrase, Regina leva les yeux au ciel.