Chapitre 5

Tanya observait sa fille incrédule, une sorcière… Plus précisément une hybride sorcière et vampire qu'y plus est ! Puis la vérité frappa la belle blonde en plein visage… Les Volturi ont les loups en horreur, mais c'est encore pire avec les sorcières.

— Cette femme qui a fait de toi une sorcière, t'a également formé à manipuler ta magie ? demande Eléazar intrigué n'ayant jamais entendu d'une telle situation.

— Non, elle avait débuté les bases, mais nous sommes tombés dans une embuscade avant qu'on approfondisse réellement les cours. Je suis parvenue à fuir in extremis. Mon chemin a croisé celui d'une autre femme…, une puissante sorcière qui m'a prise sous son aile… expliqua Katsa la voix étranglée en se taisant soudainement les yeux brillants d'émotions à l'évocation de cette femme.

Cette personne que l'hybride avait tant affectionné, aimé, cru, soutenu…

— C'est cette femme que tu pleures encore. Qui était-elle ? s'enquit Carmen en se rapprochant machinalement tandis que son conjoint protecteur manqua de tendre un bras pour la retenir de s'approcher.

Katsa avala difficilement sa salive, fuyant le regard de tout le monde avant de le poser sur celui de sa mère afin de trouver un peu de réconfort et de courage pour poursuivre, évoquer à nouvelle celle qu'elle avait tant chérie, tant pleurer, mit le continent à feu et à sang à l'époque pour la venger.

— La puissante Tissaia de Vries, murmura Katsa les yeux baissés la gorge nouée.

Tanya sentait la tension, la tristesse de sa fille et se retint fortement de ne pas l'enlacer immédiatement pour essayer de la réconforter.

— Elle était puissante, intelligente et impitoyable. Elle avait une détermination impressionnante, d'une persévérance hors normes.

Flash-back

Katsa se tapissait dans une grotte lorsque les pas d'un cheval retentissent à quelques mètres de là. La brune ne bougea pas durant quelques minutes au cas où un agresseur l'aurait vu prendre la fuite.

— Tu peux sortir de la grotte, il n'y a plus personne, déclara une voix féminine puissante.

Katsa prit quelques secondes de réflexion avant de sortir de son repère. Une femme a l'allure élégante et imposante se tenait à deux mètres d'elle. Des cheveux d'un brun foncés coincé dans une coiffure chic. Des traits du visage très expressifs, pouvant passer de doux à sévère selon ses humeurs. Ses yeux perçants d'un bleu céruléen lui donnant un air intense et mystérieux où la sagesse et l'intelligence y brillent. Elle portait une robe sombre sophistiquée reflétant sa puissance et son statut.

— Pressons-nous, ils ne sont plus très loin, annonça la nouvelle venue.

Katsa conserva le silence et lui emboita le pas. Elle observait la femme en douce, sa façon de marcher gracieusement, les mains gantées jointes devant son ventre.

— Je sens ta différence sans pouvoir mettre le doigt sur l'explication, mais tu n'as pas à t'inquiéter, tu es la bienvenue à Aretuza. Je notifierai à tout le monde que tu es ma protégée, que tu ne réponds qu'à moi. Ta magie est légèrement différente de la mienne mais nous y arriverons.

— Je suis à demi vampire, avoua Katsa en rivant son visage vers le sol.

Elle sentit la femme se stopper à l'avant puis se retourner.

— Bois-tu du sang ? demanda-t-elle avec une légère réticence.

— Absolument pas ! Ce serait comme me sucer moi-même le sang.

La remarque fit rire la mage qui ôta l'un de ses gants avant de tendre sa main vers Katsa. L'inconnue ferma les yeux, se concentrant.

— Tu seras puissante avec du travail et de la croyance en toi. Tu n'es plus seule. Qui a essayé de faire de toi un vampire ?

— La tante de ma mère. Et… et je pense qu'elle la justement transformée car ma mère n'ait jamais revenu du guérisseur. Jamais elle ne m'aurait abandonné.

— Comment s'appelle-t-elle ? Des fois que j'entendrais parler d'elle ?

— Tanya Denali. Et vous ?

— Tissaia de Vries, rectrice d'Aretuza une école de magie où tu trouveras ton nouveau foyer.

Fin du Flash-Back

Katsa se tût le temps de prendre une gorgée d'eau, les yeux brillants elle se leva avant d'aller enlacer sa mère. Tanya l'étreignit dans un câlin qu'elle voulait tendre et réconfortant bien qu'elle avait le sentiment d'être une statut de marbre froid et qu'elle faisait pire que mieux avec sa fille.